PROLOGUE

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DAVID

Je me réveille la tête dans le creuse du cou de Ryan. Les souvenirs de la nuit reviennent, nous deux ne faisait qu’un pour la première fois, acceptant sans condition l’amour de l’autre. Je repense à ses baisers, à sa peau contre la mienne, à la beauté de son corps en vouté par le désir et ça me rend heureux. Heureux de savoir qu’aucun de nous ne s’est enfui, heureux d’être enfin amoureux.

— David, qu’est-ce qu’on ait ? Je sais que je t’ai demandé de rester, mais est-ce que tu le veux vraiment ? me demande-t-il.

— Pour être franc entre nous, c’est nouveau, d’effrayant et magnifique. Et la seule chose dont je suis sûr c’est que je veux rester avec toi.

Cette réponse a l’air de le satisfaire puisqu’il m’embrasse passionnément. Je ne me lasserai jamais du goût de ses lèvres, de sa langue, de son corps. Quand nos bouches se quittent enfin, la douceur de ses yeux est remplacée par le désir. Comment fait-il être aussi craquant ? L’instant d’après tout son corps me surplombe et un sourire coquin s’affiche sur mon visage.

— J’ai tellement envie de toi, dit-il.

Je sens son corps brûlant, son érection et l’amour qui anime ses yeux. Il sent mes mains lui caresser le bas du dos. Il gémit et frotte nos érections, je sais où il veut en venir, il veut me faire perdre le contrôle et j’aime cette idée. Il m’embrasse avec sensualité, passant une main entre nous, mon dieu j’adore ses va-et-vient sur mon sexe.

— Ryan vient prendre ton petit déjeune ou je viens te chercher par la peau des fesses.

Nous grognons de frustrations, c’est haletant et rouge de sueur que nous nous habillons. On aurait pu prévoir ça, maintenant on se retrouve tous les deux frustrer. Nous descendons l’escalier et je sens gêner, Elise McKainny n’a aucune idée que je suis ici.

— Ah tu t’es enfin décidé à des… Bonjour David.

Je passe nerveusement ma main dans mes cheveux. Ryan n’est pas mieux, il n’avait vraiment pas prévu ça.

— Bonjour Elise, euh je ferais mieux de rentrer chez moi.

— Non, reste, je pensais juste que Ryan était tout seul, dit-elle avec le sourire, je suis contente que tout ce soit arranger entre vous. Sachez que vous êtes mignon ensemble.

— Maman arrête.

Pour la première fois que je le connais, Ryan rougir et il y a de quoi. Mais alors que la situation est toujours incommodante, un flash info apparaît à la télévision. Nous nous retournons :

« Le corps de James McCall, le bras droit de Drew Lire, a été retrouvé nu ce matin dans la rue. Ce dernier est presque irreconnaissable, d’après le légiste, James serait mort après des heures et des heures de tortures. Alors est-ce que le chef du gang serait impliqué dans cette disparation ? A l’heure actuelle il est le principal suspect, même si aucun motif n’a été trouvé. Drew Lire sera entendue par la police dans la journée. Nous vous donnerons plus d’informations dans l’édition du soir »

— Merde, jure Ryan.

Il s’empresse de sortir de la maison sous le regard inquiet de sa mère. De mon côté, je suis sous le choc. On avait l’espoir que tout était fini, quand enfin on vivrait en paix. Mais ce n’est pas ce qui passe, le danger est toujours là et à cause nous, James en a fait les frais. Il ne mérité pas ça, il mérité de s’en sortir, d’avoir une vie meilleure. J’aurais aimé l’aider comme il l’a fait avec nous. Maintenant on va devoir se battre une nouvelle fois.

— Vous le connaissiez ? me demande Elise.

— Oui, il était à l’école avec nous. Je…Je vais aller lui parler.

Elle hoche la tête et je rejoins Ryan sur le perron. Il est assis là les mains sur le visage, il a l’air désespérer, dépasser par tout ça. Je m’installe à côté de lui et pose une main sur l’épaule :

— Il faut qu’on parte, dit-t-il en ce tournant vers moi.

Je déteste la détresse que je vois dans ces yeux, la peur qui l’habite de nouveau, j’aimerais pouvoir soulagé tout ça mais j’en suis incapable, je suis dans le même état.

— Non, on ne peut pas tout abandonné. On ne doit pas le laisser gagner.

— Tu ne comprends pas, il est trop fort pour nous. Si on reste, il s’en prendra à nos proches, et même si on arrive à le vaincre on aura perdu tous ceux qui nous sont chers. Je sais que ce n’est pas facile, mais je préfère leurs dires au revoir qu’adieu.

On se regard fixement et il prend ma main

— On s’en sortira, dit-il avec tout l’espoir qu’il lui reste.

— OK, mais laisse nous finir notre année terminale, après on ira où tu veux.

Il déteste cette idée, je le vois dans ses yeux, rester ici lui fait peur. Je prends son visage dans mes mains et l’embrasse. J’essaye de le rassurer, de lui montrer que tout va bien ce passé.

— D’accord, répond-t-il, mais je ne te lâcherai pas d’une semelle.

Je souris et nous rentrons chez lui prendre ce fameux petit déjeuner. On ne sait pas de quoi sera fait demain, ni même comment tout ça va se terminer. On s’est une chose, il faut qu’on survive…

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