Chapitre 21 : L'envol

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Océane et Léonard avaient réuni leur équipe et se lancèrent dans un discours.

- Cette mission est super importante mais aussi très dangereuse, c’est pourquoi Océane et moi vous demanderons d’être le plus prudent possible, de ne pas vous mettre en danger inutilement ou de prendre des risques stupides. La réussite de la mission ne dépendra pas seulement du groupe d’infiltrés mais de nous tous, chacun à un rôle important à jouer, il est donc nécessaire que vous preniez votre rôle au sérieux, intima Lenny avant de laisser la parole à son amie.

- Comme l’a dit Lenny, vous avez pas intérêt à jouer au plus fort, ces gens sont extrêmement dangereux, ils vous tueront sans hésiter s’ils pensent que cela est nécessaire. Je vous préviens si l’un de vous ne respecte pas les règles de sécurité, il aura affaire à moi, je tiens pas à avoir une mort sur la conscience. Sérieusement, faîtes attention à vous, termina Océane en souriant, malgré son air dur.

Les concernés applaudirent avant que Calland ne débarque.

- En route, votre avion vous attend, ordonna-t-il.

Tous le suivirent sans hésiter et embarquèrent dans le véhicule préparé spécialement pour eux. Une fois qu’ils furent installés, le directeur leur souhaita bonne chance et partit.

- Bon, vous êtes prêts ? Parce qu’à partir de maintenant, c’est sérieux, intervint Lenny en bouclant sa ceinture.

Rico à côté de lui, lui tapa dans la main.

- En route, les amis ! s’exclama Melvin, installé à côté de Tim.

L’avion décolla. Slany n’avait pratiquement pas dormi de la nuit, retourner en mission après le drame en Russie la stressait énormément. Elle ne savait plus comment réagir, les images de ses amis tournaient en boucles dans son esprit. Ses jambes tremblaient nerveusement, tandis qu’elle passait vivement sa main dans ses cheveux. Elle tentait tant bien que mal de contenir l’angoisse qui grandissait en elle.

Elle était installée à côté d’Océane, qui parlait avec Addie et Léah, assises en face d’elle. Addie, ayant remarqué l’état de sa coéquipière, attrapa sa main, l’empêchant de continuer ce mouvement répétitif dans ses cheveux. Slany la fixa, respirant longuement.

- Tout va bien ? lui demanda la brune.

L’Irlandaise hocha la tête puis la tourna vers la vitre, sans retirer sa main de celle d’Addie. La brune, comprenant que ce contact l’apaisait, resserra sa prise, croisant leurs doigts ensemble. Slany enfila son casque et lança la musique. Elle ferma les yeux et ne tarda pas à s’endormir. De son siège, Addie l’observa. Que lui était-il arrivée pour qu’elle se mette dans des états pareils ? Si seulement elle savait. Elle pourrait l’aider, tout n’avait peut-être pas été rose entre elles deux, mais maintenant, elles s’entendaient plutôt bien.

Après seulement un petit quart d’heure, Slany se réveilla en paniquant, le souffle coupé, elle pressa fortement la main d’Addie. Elle se battait contre ses démons.

- Non ! Non ! Nóra !! s’écria-t-elle.

- Slany, c’est un cauchemar, ça va. Tout va bien, lui assura Océane en posant sa main sur son épaule.

La rousse s’enfonça dans son siège en pleurant, repoussant violemment son amie.

- Slany, respire doucement, lui intima la brune en lui caressant le dos de la main.

Pas moyen pour l’Irlandaise de se calmer, ses pleurs étaient de plus en plus forts et sa respiration sifflante. Océane lança un coup d’œil à Slany, puis se leva et fit signe à Addie de prendre sa place. La brune fronça les sourcils mais se leva, desserrant la pression sur la main de la rouquine.

- Me laisse pas ! J’t’en supplie, me laisse pas seule ! sanglota-t-elle en comprenant qu’elle ne voulait plus l’aider.

- Je pars pas, Slany. Je suis là, lui assura la brune en s’asseyant à côté d’elle, l’enveloppant de ses bras.

Slany se blottit contre elle et attrapa à nouveau sa main, enfouissant son visage dans son cou. Addie rougit mais ne dit rien, se contentant de faire des petits cercles sur son épaule de sa main libre. Quelques minutes plus tard, elle s’endormit elle aussi, sa tête posait sur celle de la rouquine.

Océane et Léah sourirent, attendries par le rapprochement entre les deux rivales. Savoir qu’elles parvenaient à s’entendre et devenaient même proches les réjouissaient.

Lorsqu’ils atterrirent, Léah laissa Océane se charger de réveiller leurs amies, tandis qu’elle partait se poster aux côtés de Ricardo qui passa son bras autour de ses épaules, la serrant contre elle.

- Addie. Addie, appela Océane en secouant doucement l’épaule de la brune.

Cette dernière émergea du sommeil et releva vivement la tête vers Océane.

- Réveille Slan’, on est arrivé, fit-elle avant de descendre rejoindre ses coéquipiers.

Un peu plus loin, Mia faisait de grands gestes en parlant à Inès qui n’avait pas arrêter de faire la gueule depuis le début du voyage.

- Mais qu’est-ce que t’as bon sang !? s’énerva Mia.

- Rien, j’te dis, riposta Inès.

- Tu me fais la gueule depuis ce matin, s’indigna la brune.

- Mais n’importe quoi, répondit-elle froidement en croisant les bras.

- Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? demanda Mia, tristement.

- Rien, Mia, je te jure que tu n’as rien fait. C’est moi, pardon, s’excusa Inès, voyant qu’elle blessait bêtement sa meilleure amie.

- Alors, qu’est-ce qu’il y a, bon sang ?!

- C’est juste que quand tu as été blessée, j’ai cru que t’allais mourir, et puis après, c’est à moi qu’on s’en est pris, ensuite, Lydia a été, quoi, crucifiée ? Bref, quelqu’un veut notre mort et là, on part en mission, avec un niveau de danger très élevé, on pourrait être tué pour n’importe quoi. J’ai peur, Mia, expliqua Inès en baissant la tête.

- Pourquoi tu m’en a pas parlé avant, Inès ? Je suis là, ok ? On va tous s’en sortir, c’est des durs nos amis, ils se laisseront pas faire. Et puis, nous, on ne craint rien, assura la brune en la prenant dans ses bras.

- Merci, fit-elle en hochant la tête.

Les deux amies retournèrent avec les autres qui parlaient entre eux.

Dans l’avion, Addie regardait Slany, toujours endormie contre elle. La rousse avait l’air si calme et apaisée, elle aurait aimé la laisser dormir encore. Doucement, elle lui embrassa le front et le dégagea d’une mèche de cheveux rebelle.

- Slany ? appela-t-elle d’une voix douce qu’elle ne se connaissait pas.

L’Irlandaise ne bougea pas, continuant de roupiller sur son épaule. Addie sourit et secoua la tête. Elle frotta doucement son épaule, la secouant légèrement et n’obtenant qu’un faible grognement. Elle se retint de rire et la prit dans ses bras, avant de commencer à lui caresser les cheveux, embrassant de temps à autre son front. Slany commença à se réveiller, se redressant et frottant ses yeux de ses poings, comme le ferait un enfant. Ce geste fit rire la brune qui sourit en la voyant enfin éveillée.

- Merci, souffla Slany en levant les yeux vers elle.

- T’as pas à me remercier, je ferais tout pour me faire pardonner, insista Addie.

- T’es bête, je t’en veux pas et tu le sais, fit-elle en levant les yeux au ciel, venant embrasser délicatement la joue de la brune.

Adélaïde rougit fortement et se leva pour sortir, tentant de cacher ses joues. Slany ricana derrière elle, ayant bien remarqué les couleurs qu’avait pris la brune.

- Bah alors, Brochard. J’te fais d’l’effet ? s’amusa-t-elle, sans aucun sérieux.

- Prend pas tes rêves pour des réalités, Nic Craith. J’suis hétéro, la provoqua-t-elle en retour.

- Tu te trompes, je n’espère rien. Nóra sera toujours mon seul et unique amour, je la remplacerais pas, fit tristement la rousse.

- Eh, j’disais ça pour rire, Slany. Je suis désolée, je voulais pas te faire de peine, assura Addie, honteuse d’avoir ravivé ces souvenirs douloureux.

- T’en fais pas, va. Je vais bien, bon, on devrait rejoindre les autres, proposa-t-elle.

Puis elle ajouta malicieusement :

- Avant qu’ils ne se fassent des idées.

Addie fit les gros yeux et la rejoignit à l’extérieur en lui frappant l’épaule.

- T’es conne, fit-elle.

- Mais, t’es méchante, grogna Slany avant de croiser les bras contre sa poitrine, fronçant les sourcils.

- Mais non, boude pas, intima Addie en se postant devant elle.

Slany lui tira la langue et se retourna. La brune la contourna et lui fit un bisou sur la joue avant de retourner auprès de Léah. L’Irlandaise s’était figée.

- Bah alors Slan’, tu viens ? lui demanda Océane en lui montrant l’homme d’une trentaine d’année qui les attendait en parlant avec Lenny, ou plutôt devait-elle dire, Maxence ?

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