Chapitre 5 : La réunion des dirigeants

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Xaltar m'a pris la main, m'a dit de me détendre et de laisser son énergie me parcourir le corps. C'était la première fois que je la sentais vraiment, j'ai fermé les yeux pour en profiter, c'était doux et apportait de la chaleur. Je me sentais en sécurité, j'étais apaisé. Alors que je profitais de la sensation, elle a disparue et j'ai ouvert les yeux. Nous n'étions plus au palais de Xaltar mais devant de grandes portes en bois. Xaltar m'a demandé si tout allait bien et je lui ai répondu positivement, je n'avais même pas senti que nous avions transplané, étant concentré sur les sensations que son énergie m'avait fait ressentir. Les portes se sont ouvertes, j'ai baissé la tête et avança légèrement derrière Xaltar. Nous avons marché jusqu'à un petit escalier en bois. Xaltar m'a dit de resté là et d'attendre qu'il vienne me chercher. Il y avait une personne à ma droite et une autre arriva à ma gauche peu de temps après. Ça devait être des humains comme moi qui attendaient que les dirigeants viennent les chercher.

Après plusieurs minutes d'attente, une main apparue dans mon champ de vision, elle ressemblait à celle de Xaltar mais quelque chose était différent, je n'ai rien fais même si celle-ci me fit signe de la prendre. Un rire grave se fit entendre, différent de celui de Xaltar et la main changea de couleur pour devenir plus blanche. Cela me fit reculer sous la surprise et j'ai tapé dans un torse dur, un bras passant autour de mon torse, me faisant me tendre.

- C'est moi Ethan, tout va bien, dit la voix calmement contre mon oreille, c'était bien Xaltar. Je me suis donc détendu pour me laisser aller contre lui.

- Il est intéressant ton humain Xaltar, il ne s'est pas laissé avoir, pourtant la réplique était convaincante. Comment as-tu fait en peu de temps ? dit la voix de celui qui avait voulu me tromper.

- Je n'ai rien fait, il l'a trouvé tout seul. Ta réplique ne devait pas être assez convaincante Xuan. Rentrons. fit-il d'une voix plus froide.

Il m'a libéré de son étreinte et m'a prit la main doucement, ce qui était complètement le contraire de sa voix. J'ai suivi Xaltar, entrant dans le bâtiment, le sol couvert de tatami. Une fois entré, Xaltar m'a enlevé mon yukata, je l'ai laissé faire en gardant la tête basse et mes joues devenèrent légèrement rouge de gêne. Il prit de nouveau ma main pour entrer dans une pièce, il faisait un peu frais dans celle-ci. Il alla s'asseoir sur un petit tapis, en tailleur, et me fit signe de venir le rejoindre.

- Assis-toi là, dit-il en désignant l'espace entre ses jambes.

Je ne voyais pas comment réussir à m'asseoir là. Voyant mon problème, il a tendu ses jambes pour que je viennes m'asseoir contre lui et les replia contre les miennes. Il avait toujours son yukata, enfin sur le haut de son corps, ses jambes n'en étaient plus couverts. Il portait un pantalon noir qui était fait d'un doux tissu.

- Pour l'instant tu es le seul humain présent ici, mes frères veulent te rencontrer avant la réunion, tu pourras répondre à leurs questions, ne les regarde pas sauf si ils t'autorisent à le faire, me dit-il d'une voix basse.

J'ai acquiescé, de toute façon je n'avais rien à craindre car je me trouvais entre les bras de Xaltar et que j'avais confiance en lui.

- Nous allons commencer, nous ne faisons pas ça habituellement mais c'est le premier humain de Xaltar, ça mérite une attention particulière. J'aimerais connaître ton passé Ethan, pour savoir si quelque chose a fait en sorte de favoriser ton choix. Je vais entrer ta tête ça ne sera pas douloureux, laisse toi simplement faire, me dit une voix calmement, celle de Xineas si je me souvenais bien.

Je ne voulais pas qu'une personne entre dans ma tête et je me suis crispé contre Xaltar qui le senti aussitôt.

- Non Xineas, il n'est pas prêt, son esprit refusera de te laisser fouiner à l'intérieur. Arrêtez d'être pressé et impatient, ça fait à peine 4 jours qu'il est ici.

- Nous faisons ça à nos humains le premier jour de leur arrivé ici, je ne vois pas où est le problème Xaltar.

- Je vais le faire, dit-il d'une voix autoritaire.

- Ça va t'épuiser pour rien, ça demande pas mal d'énergie. Ne fais pas l'idiot.

- J'ai assez d'énergie pour ça, je ne laisserais aucun de vous le faire. Je rentrerais en transport si besoin.

Sa voix était froide et autoritaire, ses frères n'ont pas répondu et si jamais ça avait été le cas... je ne savais pas ce qui aurait pu se passer. Xaltar me demanda de me détendre et de le laisser faire. Il m'a dit que ça ne serait pas douloureux et que si je voulais lui bloquer des moments de ma vie, que je reverrais en même temps que lui, je pourrais le faire et il ne forcerait pas à le voir. Je n'aimais pas vraiment l'idée mais je n'avais pas le choix. J'ai fermé les yeux et me suis collé contre lui puis me suis détendu. Xaltar m'encouragea et me félicita puis posa sa main sur mon front et mes yeux. Une douce sensation se fit sentir et je me suis retrouver comme dans un rêve, mais cette fois je revoyais ma vie passer depuis mon arrivé à Dregea. Je suis passé à travers différentes émotions, tristesse, peur, joie, amusement,... au final j'ai laissé Xaltar tout voir, je n'avais rien à cacher. Sur la fin, il y avait beaucoup de douleur à cause de ma séparation avec Loann, de mon transfert sur Métila, du don d'énergie à Xaltar, mais je ne me sentais pas malheureux pour autant, car je n'étais pas seul. Je suis revenu à moi mais Xaltar n'enleva pas sa main de ma tête, et j'ai compris pourquoi en sentant des larmes couler, s'échouant sur la main de celui-ci.

- Il n'a rien vécu de spécial qui pourrait justifier qu'il réagisse à moi. Il a vécu une enfance comme les autres humains. Ça n'a rien à voir avec son passé.

- Bien... toi comment te sens-tu ? Tu as assez d'énergie ?

- Oui, il m'a nourri de son énergie hier.

- QUOI ?! dirent ensemble les 4 frères, surpris par la nouvelle.

- Comment voulez-vous que je sois venu autrement ? J'aurais décalé la réunion pour pouvoir faire le trajet en transport.

- Tu ne l'as pas forcé à le faire ?

- Non, répondis-je à la place de Xaltar, c'est moi qui est voulu le faire même après tout ce qu'il m'a dit, au final il m'a fait peur pour rien. Enfin... j'ai eu mal quand même mais je m'attendais à pire.

Mes larmes ont arrêté de couler. Plus aucun bruit ne se faisait entendre, on aurait pu entendre les mouches voler. Xaltar enleva sa main de devant ma tête, me permettant de voir à nouveau. Je suis tombé face à face avec la tête d'un de ses frères qui me regardait, me faisant me blottir plus contre Xaltar sous la peur du moment.

- Xuan, tu lui as fait peur ! dit-il d'une voix tranchante

Le prénommé Xuan recula pour partir de mon champ de vision en lâchant un soupir. Je n'avais pas eu peur de lui, mais j'avais été surpris, je ne m'attendais pas à ça. J'ai relevé la tête pour pouvoir dire quelque chose et j'ai vu les 4 frères de Xaltar qui me regardaient choqués alors que ce dernier me fit rebaisser la tête de force.

- Non, laisse le nous regarder, si ça se trouve il aura peur de toi par la suite en voyant notre beauté, dit une voix que je ne connaissais pas et qui semblait amusé de la situation.

Xaltar ne semblait pas s'amuser de la situation car il s'est tendu, faisant se contracter ses muscles. J'ai relevé la tête pour regarder ses frères. La grande différence qui me frappa était que ses frères avaient tous une peau blanche. Ils faisaient à peu près tous la même taille et plutôt grands, mais j'étais presque certain que Xaltar était plus grand qu'eux. Leurs cheveux avaient tous une couleur différente : bleu, blond, noir et rouge. Leurs yeux étaient de la même couleur que leurs cheveux, ils n'avaient pas les yeux noir aux extrémité comme leur frère. Leurs peaux semblaient d'une texture différentes, aucun ne se ressemblait sur ce point là. Leurs visages en ensemble étaient plus chaleureux que celui de Xaltar. Un certain charme se dégageait de leurs corps, oui ils étaient beau.

- Lequel de nous 5 trouves-tu le plus beau ? demanda le dirigeant avec les cheveux blond.

- Xaltar, dis-je sans prendre le temps de réfléchir, je savais la réponse et j'étais sûr de moi.

J'avais oublier de dire maître avant son prénom mais tant pis.

- Quoi ? Ce n'est pas parce que c'est ton maître que tu dois le choisir, il ne te fera rien si tu choisis un de nous.

- Je suis sûr de ma réponse, dis-je d'une voix claire.

Xaltar se mit à rire derrière moi en voyant la tête de ses frères se décomposer devant la réponse que je venais de leur donner. Il passa une main sur mon ventre pour me tenir contre lui. Je sentais qu'il était heureux de la réponse que j'avais donné.

- Et bien ton humain est bien différent des autres, mais pose lui la question toi-même, on sera sûr de sa réponse vu qu'il ne peut pas te mentir, dit celui qui avait les cheveux noirs et que je pensais être Xineas.

- Ethan, lequel de nous 5 trouves-tu le plus beau ? demanda-t-il d'un ton las.

- C'est toi Xaltar.

- Avec un maître devant, je te pris, me dit-il en me réprimandant. Vous êtes satisfait maintenant ? Vous ne pouvez pas toujours être les plus beaux. Vous avez encore d'autres questions à lui poser ou nous pouvons commencer la réunion ? dit-il assez froidement.

- Je voudrais juste qu'il boit cette lotion, dit le dirigeant aux cheveux bleus en tendant un flacon vers moi.

- Quoi vous pensez vraiment que je l'ai envoûté avec une potion ?! dit-il d'un ton énervé et froid.

- Toi non mais Syar peut-être.

- Syar n'aurait jamais fait ça ! dirent Xaltar et Xineas en même temps.

Leur frère voulait quand même que je la prenne donc je l'ai fais pour satisfaire tout le monde et qu'il n'y ai plus aucun doute sur ce que je pensais vraiment. Xaltar me tenait contre lui et j'ai bu la lotion. Elle était encore plus horrible que l'autre !! Non mais il ne pouvait pas faire des choses buvables ! Tous mes muscles se sont tendus, j'avais envie de vomir mais n'y arrivait pas et mon ventre me faisait horriblement mal. Xaltar essayait d'apaiser la douleur en caressant celui-ci et me disant que ça serait bientôt fini. La douleur dura plusieurs minutes, elle était moins supportable que celle que Xaltar m'avait infligé, celle là était juste horrible. Quand enfin la douleur s'en alla, j'ai relâché mes muscles, retombant sur le torse de Xaltar. Tous attendaient ma réaction.

- N'y a-t-il pas une lotion buvable sur votre planète ? dis-je à voix basse, fatigué. J'ai envie de tuer ton frère Xaltar...

Celui-ci se mit à rire contre moi, d'un rire grave qui me fit légèrement sourire. Sa main se trouvait toujours sur mon ventre, plus sur le tissu mais directement au contact de ma peau, c'était apaisant.

- Tu te rends compte de ce que tu viens de dire ? me demanda-t-il en riant

- Parfaitement... le prochain qui me fait boire ça je le tue...

- Bon vous voyez, il n'a rien prit, alors maintenant vous allez arrêter de vouloir me l'enlever, dit-il d'une voix froide.

- On ne voulait pas te l'enlever, on voulait être sûr qu'il soit bien lui-même pour éviter que tu ne sois blessé plus tard. Mais c'est bon, on est sûr, Ethan est fait pour toi, et apprends lui à ne pas menacer à mort un dirigeant, dit Xineas en riant légèrement. Bon on va commencer la réunion.

Les 4 dirigeants sont sortis de la pièce et sont revenus avec des humains, Xaltar m'a fait baisser la tête, maintenant j'allais devoir mieux me comporter. Xineas commença à parler mais je n'écoutais pas, j'étais fatigué. Je commençais à avoir froid, des frissons m'ont parcouru le corps ce que Xaltar remarqua. Il me fit me redresser et bougea dans mon dos puis passa son bras contre mon torse pour me coller de nouveau contre lui. Ce n'était plus le yukata que je sentais mais son torse chaud qui me fit beaucoup de bien. Il passa le tissu sur moi afin de me couvrir, j'étais très bien comme ça. J'ai fermé les yeux, profitant de la douce chaleur qui parcourait mon dos dénudé, se faisant ressentir dans tout mon corps. Ce geste de Xaltar envers moi n'a pas échappé aux yeux de ses frères mais celui-ci leur a interdit, d'un simple regard, de faire un commentaire. J'ai fini par m'endormir contre lui alors que la réunion continuait, rien ne pouvais perturber mon sommeil. Une sensation douloureuse parcouru le haut de mon corps, me faisant couiner de douleur alors que je me réveillais. Aussitôt une main vint se poser sur mon torse pour me garder bloquer.

- Chut... détends-toi, ce n'est que moi, accepte ce que je te fais... me dit Xaltar d'une voix douce.

J'avais mal mais je me suis laissé faire, essayant de rester détendu. La douleur augmenta encore, me faisant crier quelques instant puis stagna, la rendant plus supportable. Je m'abandonnais à ce que me faisait subir Xaltar, je n'avais pas peur. La douleur a disparu après quelques minutes et mes muscles qui étaient tendus se sont relâchés, Xaltar me gardant contre lui. La pièce dans laquelle nous étions ressemblait beaucoup à celle dans laquelle je m'étais réveillé à mon arrivé ici. Nous étions assis, les jambes allongées. Il ne m'avait même pas bloqué les jambes, je n'avais pas non plus chercher à me débattre, j'avais tout accepté. Ça me faisait peur d'être comme ça, je n'avais pas l'habitude de céder facilement, ni de me laisser aller, ni de laisser quelqu'un d'autre me gérer. Mais d'un côté c'était agréable de laisser quelqu'un décider à sa place, de pouvoir faire confiance. Ça ne faisait peut-être pas longtemps que j'étais ici mais je m'y sentais bien.

- C'est fini Ethan, désolé de ne pas t'avoir demander avant mais j'en avais besoin. Comme l'a dit Xineas, ça m'a demandé beaucoup d'énergie de rentrer dans tes souvenirs.

- Ça va... je vais bien. Mais je crois que je vais dormir de nouveau...

- Oui vas-y tu le peux, j'attendrais que tu sois en forme pour retourner dans mon royaume. Tu veux manger une soupe avant ?

Mon ventre a répondu à ma place, gargouillant, ce qui fit légèrement rire Xaltar. Il a prit une soupe qui se trouvait à côté de lui et me donna le bol. J'ai bu tranquillement la soupe, elle avait un léger goût différent, sûrement l'épice que je sentais un peu plus, mais c'était bon. Une fois terminé, j'ai posé le bol à côté de moi. Xaltar s'est levé et m'a laissé me coucher sur le futon, déclenchant en moi une légère sensation de froid. J'ai mis le drap sur moi et ferma les yeux, m'endormant presque aussitôt. Quand je me suis réveillé, j'étais seul dans la pièce. Je me sentais plus en forme, moins fatigué. Je suis resté allongé dans le lit, regardant le plafond, quand quelqu'un entra dans la pièce. J'ai regardé de qui il s'agissait, ce n'était pas un humain et je ne le connaissais pas. En me voyant dans le lit, son visage indiqua de la colère et il s'approcha de moi. Il me tira par les cheveux pour me faire me lever, me traînant à travers la pièce pour me jeter dehors.

- Pour qui te crois tu ?! Comment oses-tu dormir en pleine journée, en plus dans les quartiers du maître Xaltar ?! Me cria le Métilien.

Je ne comprenais pas ce qu'il se passait, je n'avais rien fait de mal. Vu que je n'avais pas réagit il me repris par les cheveux, me les tirant fortement.

- Réponds !

- Je... je... dis-je en gémissant de douleur, ça faisait mal.

Il me gifla une fois, s’apprêtant à le faire une deuxième fois quand j'ai senti une aura terrifiante venant de derrière moi. Le Métilien m'a directement lâché, s'est reculé et s'inclina en tremblant. Je me suis mis en boule au sol, comme pour me protéger.

- Maître... Maître Xaltar, dit-il d'une voix basse.

Aucune voix ne lui a répondu mais une main se posa sur mon épaule, me faisant sursauter et trembler.

- Ethan, c'est moi. Tout va bien maintenant... me dit Xaltar d'une voix la plus calme qu'il pouvait alors que je le sentais très énervé.

Sa voix eu le don de me détendre un peu, maintenant que je savais que c'était lui je n'avais rien à craindre.

- Xaltar, va t'occuper de lui, je me charge du reste. Il a besoin de toi.

Xaltar grogna de mécontentement mais en me regardant il capitula et vint me prendre doucement dans ses bras alors que je tremblais toujours. J'avais vraiment eu peur de ce qui aurait pu m'arriver si il n'était pas arrivé. Il m'a ramené dans la chambre, m'a posé sur le lit. Quand il se détacha de moi j'ai agrippé son pantalon.

- Ne pars pas... dis-je d'une voix tremblante.

- Non je ne pars pas.

Il s'est assis derrière moi, les jambes croisées, venant poser ma tête sur ses jambes, caressant mon front doucement. La porte s'est ouverte de nouveau, me faisant me tendre mais c'était juste Syar, tout allait bien. Il est venu se mettre à côté de moi, à l'opposé de Xaltar. Il a passé sa main sur mes blessures, parlant dans une langue que je ne comprenais pas. Il commença par la joue, pour atténuer la douleur, puis mes jambes où j'avais des égratinures et petites coupures du fait d'avoir été traîné au sol et jeté sur les cailloux. Syar soigna toutes mes blessures pendant que Xaltar me réconfortait. Quand Syar termina, il est resté a côté de nous sans rien dire.

La colère de notre maître était toujours bien présente. Je me suis redressé pour venir m'asseoir sur ses jambes, pas dos à lui mais sur le côté, posant ma tête contre son torse. Il fut surpris mais passa un bras dans mon dos pour venir caresser mon bras opposé à lui. J'ai fermé les yeux et me calma doucement contre lui. Une personne est entrée, j'ai voulu voir qui s'était mais Xaltar posa ma main sur ma tête pour la garder contre son torse. Je suis donc resté tranquille.

- Je me suis occupé du Métilien, il ne recommencera pas. Il a prit Ethan pour un humain travaillant ici. Il ne pensait pas que tu en aurais un dans tes quartiers, il n'a donc pas regardé la marque. Il est prêt à recevoir ta sentence, indiqua Xineas dont j'avais reconnu la voix.

- Bien, seulement je préfère rester avec Ethan, il a besoin de moi. Je viendrais le voir en soirée, nous dormons ici ce soir, dit-il d'une voix froide, essayant de contenir sa colère.

Son frère n'était pas resté longtemps. J'avais l'impression qu'il faisait peur à tout le monde en ce moment, pourtant je me sentais bien dans ses bras. Il serra un poing, ce que je vis, alors je vins poser ma main dessus doucement, faisant aller toute la brillance de son corps au niveau du poignet. Il a fini par décontracter sa main et me laissa la parcourir, regardant les milliers de petites étoiles suivre le mouvement. J'ai posé ma paume contre la sienne, effectivement ses mains étaient bien plus grandes. J'avais l'impression d'être un enfant à côté. J'ai continué de passer mes doigts sur son bras, tranquillement. Xaltar a fini par se calmer aussi, ça se sentait car son aura était moins menaçante. Ça se voyait aussi sur Syar, il avait été tendu jusque là et ses muscles se relâchaient. Environ une heure après, Xaltar était presque entièrement calmé. C'est à ce moment là qu'une personne entra dans la pièce. Cette fois-ci Xaltar ne me bloqua pas la tête mais je n'ai pas bougé.

- Je viens vous chercher pour le repas, à moins que tu ne veuilles que je fasse livrer ici mon frère ?

- Nous allons venir, donne nous 30 minutes le temps de nous préparer. Syar mangera aussi avec nous, demande un couvert de plus, je lui dois bien ça. Ethan prendra simplement une soupe, avec peu d'épice. Dit au cuisinier de la préparer comme si elle m'était destiné.

- D'accord, Xineas ne dira pas non et j'informerais le chef.

Je ne savais pas à qui appartenait la voix mais elle avait été légèrement tremblante au début, craignant sûrement qu'il serait encore énervé. Il avait parler de sa voix ferme et plus autoritaire, qu'il n'utilisait pas avec moi.

Nous nous sommes donc levés. Syar a remercié Xaltar pour le repas, disant qu'il n'avait rien de fait de spécial, alors que ce dernier pensait le contraire. Il voulait sûrement le remercier d'être venu ici malgré l'aura effrayante qu'il avait libéré, de m'avoir soigné, et d'être resté. Je n'avais plus mal nul part, les seules traces laissées par ce qu'il venait de se passer étaient sur mon pantalon, le tissu avait été déchiré. Xaltar le remarqua aussi et fronça les sourcils.

- La tenue ne va pas... tu ne peux pas non plus te présenter en yukata... mes vêtements sont trop grands pour toi... Syar ? Peux-tu aller demander à Xineas une tenue pour Ethan ? Et fait bien attention à ce qu'il te donne, si ça ne me convient pas je lui la fais manger.

- Bien sûr, je reviens rapidement, dit-il en souriant.

Il est donc parti, nous laissant tous les deux seuls. Xaltar me proposa de prendre un bain avant de m'habiller. J'ai donc accepté et alla me laver dans un bain ressemblant à celui présent chez Xaltar, mais plus petit. Une fois propre j'ai enroulé une serviette autour de mes hanches et me sécha les cheveux. J'ai rejoins la pièce centrale, Syar était de retour avec la tenue et Xaltar avait mit un autre pantalon bleu nuit, restant torse nu. Je les ai regardés, espérant que cette fois je pouvais m'habiller tout seul et se fût le cas ! Ils sont néanmoins restés dans la pièce mais dos à moi. J'ai commencé par mettre le bas, c'était un long pantalon blanc, assez ample. Le tissu était un peu plus rugueux que les affaires que j'avais portées jusqu'à présent. Le haut était composé d'un simple tissu blanc mais que je ne voyais pas comment mettre. J'ai donc demandé de l'aide et Xaltar était venu me le mettre. En fait il contournait mon torse en haut, ne couvrant pas plus de la moitié celui-ci. Le tissu servant a attaché me retombait dans le dos.

- Je n'aime pas... dis-je en me voyant dans le miroir.

- On est du même avis alors. Dis-toi que c'est juste le temps du repas, tu pourras te changer après. Mais je pense que c'est une tenue assez correcte par rapport à ce que mon frère aurait pu donner.

Syar s'occupa de ma coiffure, laissant mes cheveux détachés, prenant juste deux mèches de devant pour me les attacher derrière, faisant en sorte que mes cheveux ne cachent pas mon visage. Étant prêt, nous sommes sortis de la pièce, Xaltar me tenait la main et Syar marchait derrière nous. Nous avons rejoins une salle où se trouvait déjà ses frères et aucuns humains. La salle était grande, lumineuse avec les bougies qui l'éclairaient alors que dehors la nuit tombait. Le sol était recouvert de tatami et cinq coussins s'y trouvait, sûrement pour les cinq dirigeants. Une grande table se trouvait au centre de cette pièce où rien ne s'y trouvait pour le moment.

- Oh regardez comme la tenue lui va bien, elle est mieux que ce que Xaltar avait choisi non ? Dit Xineas avec un sourire, oui je l'avais vu car je n'avais pas baissé le regard.

- Je n'aime pas cette tenue, dis-je avant que l'un d'eux parle. Je préfère ceux que j'avais avant.

Ses frères m'ont regardé avec étonnement avant de se mettre à rire légèrement. Xaltar me fit baisser la tête et soupira mais avec un sourire fier que j'avais pu voir avant de regarder le sol.

- Garde la tête baissée, et ne leurs parles pas, normalement tu n'es pas autorisé à le faire. Heureusement que leurs humains ne sont pas encore arrivés. Et toi Xineas bien fait pour toi.

Xaltar s'est assis, les fesses posées sur ses talons sur le coussin présent devant la table. Il me fit signe de venir m'asseoir à ses côtés, légèrement en arrière. Je ne pensais pas pouvoir garder cette position pendant un long moment... j'allais avoir des crampes ! J'ai gardé la tête baissée et les autres humains sont venus dans la pièce, prenant position à côté de leur maître. D'autres sont venus apporter le repas pour tout le monde et une soupe fut posée devant moi, un grand bol de soupe ! J'attendais, ne sachant pas quoi faire et commençais déjà à avoir les jambes qui tiraient. Ils ont commencés à manger et Xaltar me fit signe que je pouvais manger moi aussi. J'ai donc commencé à boire ma soupe, elle était vraiment bonne, meilleure que toutes celles que j'avais goûté jusqu'à présent. Je l'ai fini assez rapidement.

Je commençais à avoir mal aux jambes donc je bougeais un peu sur place. Xaltar ne semblait pas de cet avis et posa sa main sur ma cuisse pour me faire arrêter de bouger. J'ai donc arrêter mais après seulement quelques secondes je me suis remis à dandiner, j'avais trop mal, c'était comme des crampes aux cuisses. Une main se posa sur mon autre cuisse et j'ai tourné la tête pour regarder qui c'était, ce qui m'a valu une fois de plus la main de Xaltar sur ma tête pour la faire baissée. Au moins j'avais pu voir que c'était Syar, pourtant il était de l'autre côté de Xaltar tout à l'heure. Il a du sentir que j'avais mal ou alors Xaltar l'a compris, je n'en savais rien. Tout ce qui comptait c'était la douleur qui partait grâce à Syar et que j'ai donc pu arrêter de bouger. J'avais l'impression que le repas durait une éternité et je sentais que Syar commençait à ne plus pouvoir canaliser ma douleur car je commençais à la ressentir.

- Nous allons vous laissez mes frères, je vais me retirer dans mes appartements. Syar peut rester avec vous, si vous le permettez.

- Bien sûr il peut rester, veux-tu que je fasse préparer une chambre pour ton humain ?

- Non cela ne sera pas nécessaire.

Xaltar s'est levé, dignement d'après ce que j'ai pu voir mais moi mes muscles refusaient de m'obéir pour faire quoi que se soit. Il m'a donc porté, Syar suivant pour atténuer ma douleur et une fois dehors il enleva sa main de ma cuisse et Xaltar mit la sienne sur ma bouche pour étouffer le cris de douleur, j'avais l'impression d'avoir mes muscles de déchirés, ils brûlaient ! Syar est retourné dans la salle alors que Xaltar m'emmena rapidement dans la chambre, enlevant sa main quand l'envie de crier n'était plus présente pour montrer ma douleur. Arrivé dans la chambre, il me déshabilla rapidement sans que je ne puisse dire quelque chose et alla me mettre dans le bain, assis sur une marche.

- Ça va te détendre les muscles. Désolé mais je ne pouvais pas partir plus tôt, nous avons comme principe que lors des repas entre nous cinq, de devoir rester au moins une heure. La douleur va finir par passer.

C'est vrai que la chaleur du bain faisait beaucoup de bien, mais par contre me retrouver là nu avec Xaltar à côté était plus que gênant. Il a dû le comprendre car il est parti en me disant de l’appeler quand je me sentirais mieux. Je me suis détendu tranquillement et mes muscles se sont décontractés. Après une trentaine de minutes j'ai appelé Xaltar, ne pouvant pas me déplacer seul. Il est arrivé et m'a sorti du bain puis me déposa assit sur un tabouret pour que je puisse me sécher tranquillement et mettre mon pantalon pour dormir. Il a quand même dû m'aider pour le mettre et prendre un tissu pour le faire tenir. C'était sûrement un des siens et il était beaucoup trop grand pour moi. Une fois habillé, il m'a porté jusqu'au futon et me posa doucement dessus, mettant le drap sur moi. Il est venu s'allonger à côté de moi, gardant un espace entre nous deux. Je l'ai regardé quelques instants puis fini par m'endormir.

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— …Les loups ! Pas entendu les loups qui hurlaient là… ?!
— Canis Lupus… Le loup gris commun d'europe…
Notre ami Sherlock, il ne peut jamais s'empêcher de ramener sa science à tout bout de champ. Il en deviendrait presque chiant à force.
Finalement, on s'est arrêté dans une petite auberge qui était située au beau milieu d'un clairière. Et recommandée par le guide du Routard ce qui ne gâchait rien. L'établissement, tenu par un vieux couple très propres sur eux, ne payait pas de mine, mais on a bien bouffé quand même.
Et on a bien picolé aussi.
Peut-être même un peu trop pour certains, car cela s'est terminé en bagarre générale, juste après le dessert…
Columbo qui saignait fort du nez a fini par sortir son flingue, un remington calibre 38 avec une crosse en nacre véritable qu'est toute jolie, et nous a tiré une salve en l'air pour que le calme revienne. De vrais gamins.
Ensuite, on est tous allés se coucher dans le foin.
Ça grattouille un peu quand on n'est pas habitué, mais on s'y fait assez rapidement surtout lorsque l'on est bien crevés comme nous l'étions. Un sacré roupillon que l'on s'est payé même, parce le lendemain matin à neuf heures, personne n'était encore debout.
Il est vrai que dans notre boulot, on a rarement le temps de faire la grasse mat', alors on en a profité un peu. Et puis l'air de la campagne nous avait fait du bien à tous, qui sommes le plus souvent enfermés dans des bureaux, à taper des rapports criminels ennuyeux au possible. Alors c'était l'occasion ou jamais de décompresser un peu.
Bref…
On s'est remis en route vers quinze heures, quinze heures trente, aprés avoir petit-déjeuné et  déjeuné dans la foulée. La patronne de l'auberge nous avait préparé une daube aux morilles, qui est sa spécialité, et il aurait été idiot de ne pas en profiter.
Dès le début, on a vu tout de suite que les chiens n'avaient plus du tout la gnaque… Ils commençaient sûrement à en avoir plein les pattes. Nous aussi, quelque part.
Alors, comme les pauses devenaient de plus en plus nombreuses, et longues, le commissaire Navarro, qui était le plus âgé d'entre nous, mais aussi le plus ancien dans le grade le plus élevé, a décidé de tout arrêter. À vrai dire un peu la mort dans l'âme tout de même, parce que c'est un sacré professionnel, le père Navarro, quoi qu'on en dise dans le télé Z de la semaine dernière.
— Bon… Je crois qu'on va laisser tomber les gars ! Parce que sur la tête de ma mère, la vérité que ce n'est pas humain de faire endurer ça à ces pauvres chiens !
Un bus, bien climatisé, est venu nous chercher rapidement pour ne pas avoir à se retaper toute la traversée de la forêt profonde. Sur le retour, on a chanté tous en chœur "Plus vite chauffeur !" et l'ambiance était vraiment au top. Sherlock a joué de son instrument, et la Marleau, qu'est pas bégueule pour un sou celle-ci, nous a fait un stripe dans les règles de l'art. Alors vrai que l'on s'était bien marré, et comme a dit Barnaby, lui qui se faisait toujours drôlement chier à la maison avec sa femme, qui n'en rate pas une pour lui casser les pieds, pour ne pas dire autre chose de beaucoup plus vulgaire : —Il faudrait que l'on recommence l'expérience plus souvent non… ?!"
Retour donc à la cabane sanglante en fin de journée, où pendant notre absence, les petits gars de la propreté scientifique avaient bien bossé, et tout nettoyé du sol au plafond. Sûr que l'on y voyait beaucoup plus clair maintenant dans cette histoire.
Et surtout qu'ils avaient finalement retrouvé le petit criminel, bien caché dans un placard à balais…
— L'aurait fallu peut-être mieux fouiller le baraque… que nous a sorti l'inspecteur Harry que l'on n'avait pas entendu encore jusque là, mais qui cause pas très bien le français non plus, il faut dire.
Le petit chose de mes deux a avoué tout de suite ses horribles crimes, ce qui nous a permis de gagner pas mal de temps pour résoudre l'affaire, surtout que l'on était un vendredi soir, et qu'évidemment personne ici n'avait envie de faire des heures sup' une veille de week-end.
On a tout de suite fêté ça comme de bien entendu, en ouvrant quelques bonnes bouteilles de champagne millésimées, que l'on a trouvé dans la cave, et où il y avait également un ogre qui se planquait bien dans le noir, et depuis pas mal de temps…
Mais ceci est une autre histoire…
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