After Shave

Une minute de lecture

Depuis une semaine il pleut des grenouilles. Je devrais peut-être changer de cap ? Ah ça non, avec les voiles gonflées à bloc, la chaudière prête à exploser. Sauf si le réacteur globulaire pète, le Flying Bitch fonce plein pot sur l’Ouest, jusqu’à se retrouver plein Est. Logique.

Personne n’a bronché quand la vigie a crié : « Terre ! » La belle affaire ! Ce ne sont pas des vagues de sable qui vont arrêter mon paquebot, tabarnak !

Le Flying Bitch fend la terre comme du beurre. Il faut aller, vite, plus vite.

Il pleut maintenant des annuaires téléphoniques. Pas de quoi intéresser un flic, ils arrivent déchiquetés par le vent, comme des confettis, comme lors des grands festivités d’autrefois sur la Vème, chaque fois qu’on tuait un Président US. Mais les traditions se perdent.

D’ailleurs, tout fout le camp : on réclame mon paquebot pour sauver un pays ravagé par la sécheresse, et le temps de virer de bord, c’est une inondation qui réclame ma présence. Quant à l’invasion de cactus vénéneux au Texas, et les escarmouths enragés qui dévorent tout sur leur passage, qu’ils se débrouillent.

La nature se venge. Elle secoue sa fourrure pour se débarrasser des 12 milliards de puces qui lui rongent le cuir. La fin du monde ? Depuis le temps qu’elle nous est tombée dessus, on ne distingue ni fin ni monde. Elle est sans fin, la fin du monde. Si ça se trouve, elle a déjà eu lieu : après la vie, l’après-vie. Comme après le rasage, l’après-rasage

Bon, je change de cap : il pleut des airbus.

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