Chapitre 09

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Les ténèbres vivent dans ses yeux, je peine à le regarder, je sens qu’il m’oppresse.

— Al ! Qu'est ce que tu as fais ? Répète-t-il plus fort.

— Je...enfin...euh

— Putain accouche ou je te jure que tu vas le regretter !

(putain trouve une excuse !)

— J'a...j'avais envie de toi dans la douche et...je vous demande pardon Monsieur. (je deviens une vrai pro dans le mensonge et la manipulation, moi)

— Et avec quelle autorisation ?

Son regard a repris le chemin de la raison et je peux maintenant l’affronter. Je sais que je me suis mal conduite, et je dois payer le prix de mon infidélité.

— Aucune Monsieur.

— Penche-toi sur la table !

Ses mains soulèvent ma jupe, et passe sur mes fesses. Heureusement que je me suis bien nettoyée pour effacer les preuves de mon infidélité.

— Je vais t'apprendre l'obéissance, bébé.

Je reste silencieuse et pendant que sa ceinture me confesse, je pense à mon après-midi. Je mérite bien plus que quelques coups, j'ai trompé mon mari, je l'ai trahi.

— Tu ne me fais même pas mal !

Je sais que ça va le mettre hors de lui et quelques secondes plus tard, je suis par terre, tremblante de mes douleurs mais enfin je me sens bien.

— Va te préparer, ce soir on sort.

Où est ce qu'on va ? Est ce à l'entrepôt, où j'ai jamais mon mot à dire ou au restaurant en amoureux ? Peut-être au cinéma. Je préfère mettre une robe noire, ça passe partout, et je relève mes cheveux avec une barrette, mettant un foulard rouge afin de cacher mes quelques marques d'étranglement. Un peu (beaucoup) de maquillage et je me regarde dans le miroir, faisant face à mon âme. Je me suis toujours détestée sans vraiment savoir pourquoi, mais maintenant je le sais.

— T'es prête Al’?

— Oui c'est bon on peut y aller.

Quand Alban gare la voiture, je comprends vite qu'on passera une soirée très sympa à danser. Dans la boite de nuit le "crazy" on se sent un peu comme à la maison pour un endroit qui accueille autant des jeunes de 18 ans que des plus vieux comme nous. On arrive et on voit Bastien, Marc et sa copine, Eric et sa femme qui a acccouché y a un mois et... David. Nos regards se frôlent pour pas éveiller les soupsons et ses bises sont rapides.

— Ça va les gars ? Ce soir on fait la fête !!! Je lève mon verre au petit Philippe.

— Au Petit Philippe !!!

La femme d'Eric est une femme splendide et la grossesse lui a laissé quelques formes bien placées. Mon mari ne loupe pas son décoletté qui peut recevoir plusieurs queues sans problème. Je sais qu'elle n'est pas au courant que pendant qu'elle couvait, je me tapais son mari en fin de soirée poker, mais je suis quelqu'un de discrète et bien mal placée pour juger l'adultère.

— T’es radieuse, la maternité te va bien, la complimente Alban.

— Vous êtes toutes belles Mesdames, surenchérit Marc.

Sa copine est plutôt discrète, fine et limite fade, rien à voir.

— Alors David on nous fait des cachotteries, lance d’un coup mon homme.

Mon coeur s'affole, est ce qu'il sait ? David tente de ne rien montrer en lui répondant.

— Euh tu parles de quoi ?

— Eh mec, nous prends pas pour des cons, tu refuses mes invit ! Allez elle est où ta meuf ?

Je comprends vite que c'est notre porte de sortie, et je souris à David l'invitant à rentrer dans le jeu d'Alban.

— Elle n’a pas pu venir, soirée entre pote elle aussi.

Alors qu'ils le charissent, je me dis qu'on devrait maintenant être tranquille et pars vers la piste de danse. Mon corps est porté par la musique, sans réfléchir je le laisse décider par lui même. Les mains d'Alban me resserent contre lui et nous voilà l'un contre l'autre à nous déhancher. Je me retourne et plonge mon nez dans son cou, je profite de ses petits moments courts de douceur qui ne vont surement pas durer. Alors qu'il a déjà ses mains sous ma jupe, je vois par dessus son épaule, David qui nous observe.

Un pincement me fait replonger contre Alban, putain que ça fait mal quand il tient mon clito entre ses deux doigts et qu'il l'écrase au rythme de la musique.
Alors qu'on est sur un rythme lent et qu'il me caresse, je vois que David n'est plus là. Notre danse enflammée est maintenant terminée, je sens mes lèvres prendre plus de place entre mes jambes et mon excitation perler sur mes cuisses. Je m'éclipse discrètement, pendant que mon mari ricane avec ses copains cherchant David de vue et demandant à quelques personnes s’ils ne l'ont pas vu. Mes recherches m'amènent dehors, et sur le parking personne n'est là. (merde) Je fais le tour de la boite et le retrouve sur un banc derrière où généralement on y va pour retrouver un peu de calme, les sons étant asourdis. Il est là, les yeux dans le vide, et je m'approche doucement pour ne pas le faire sursauter.

— Dav’, qu'est ce que tu fais là ?

Il reste figé, silencieux, et c'est la première fois que je le vois aussi fermé.

— David, je te parle.

Je prends une voix posée pour lui montrer que je ne veux pas le déranger mais que j'aimerai qu'il communique. Ses yeux se dirigent sur moi, il a un regard moitié triste, moitié en colère, je préfère donc rester à distance.

— J'en peux plus Al, j'en peux plus de cette situation.

Il lache ses mots comme des couteaux qui viendrait m'abattre. (Non ! me quitte pas !), ma gorge se serre et je n'arrive plus à garder mes distances.

— Tu veux plus de moi, tu veux me quitter ? balbutié-je tremblante en m'asseyant à cheval sur lui.

— Non, non Al, mais c'est dur de te voir avec lui, sachant ce qu'il te fait.

Je veux me relever, mais il me retient.

— J'en ai marre de le voir te traiter comme ça, de te voir cacher ça !

Me montrant les marques de mon après midi (Merde, mon fond teint s'est barré avec la chaleur)

— Je suis mariée, je n’ai pas le choix.

— Si ! Viens vivre avec moi !

Il me balance ça comme ça, sans explication, sur un banc, derrière une boite de nuit.

— Qu...quoi ? Mais...mais je ne peux pas, je suis mariée à Alban.

— Le divorce ça existe Al !

Mon coeur résonne dans ma tête, et j'ai l'impression que je vais exploser. Il vient de me lacher le mot qu’il ne fallait pas ! (Alban n'accepterait jamais un divorce)

— Je ne peux pas !

— Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ? me questionne t-il le regard inquiet.

Très bonne question, il n'a jamais été question de projet et encore moins avec David, l'avenir c'est Alban qui le trace, pas moi.

— Dav’, tu connaissais les conditions, tu ne peux pas me demander ça.

Ses mains me serrent de plus en plus, et sa bouche se jette sur la mienne, comme pour se consoler. Mon corps à cheval sur le sien pendant que ses mains relèvent ma jupe. Quelques secondes et il est là, la queue posée sur mes lèvres gonflées d'envie. Je me frotte à lui, et la force du mouvement l'embarque en moi, il glisse et mes bras s’accrochent à lui, mon refuge.

Comment ai-je pu le rendre complice de ma vie, comment ai-je pu trahir mon mari, comment ai-je pu lui faire espérer un avenir ?

Mes interrogations me poussent plus fort contre lui, je dois avoir mal, j'ai besoin qu'il me lave de mes péchés mais ses mains bloquent mes mouvements, ralentissant mon corps.

— Al, je ne suis pas lui !

Ses mains me retiennent de m'enfoncer jusqu'a la douleur, il bouge pour me faire du bien et m'emmène à jouir sur lui, lui mouillant son pantalon (et merde). Mais nos corps continuent à bouger, il se frotte en moi, j'aime le laisser me faire l'amour, là comme ça, oubliant qu'Alban pourrait nous surprendre.

Son râle de délivrance vibre dans mon cou et son corps se raidit.

— Bouge pas Al, laisse-moi encore en toi !

Son corps tremble, il est essouflé, et ses baisers passionnés recouvrent mon cou nu. (merde mon foulard !)

— Tu peux y réfléchir s’il te plaît ? Y a de la place à la maison.

Je préfère ne pas lui répondre, et lui poser un doux baiser.

Alors que son sperme coule entre mes cuisses, je me dirige vers les toilettes pour me nettoyer afin de rejoindre Alban et les autres. Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé. Je me passe un coup d'eau sur le visage, et la porte des toilettes s'ouvre.

Mon regard se fixe sur le miroir qui reflète mon mari.

— Tu t'es décidée à réapparaître, bébé.

(J'ai pas eu le temps de faire ce que je voulais faire, merde)

Ses bras s'enroulent autour de ma taille, me regardant à travers le miroir.

— Tu te refais une beauté ?

Passant ses doigts sur les marques de ma désobéissance.

— Oui

— T’as perdu ça, me lance t-il en me montrant mon foulard.

— Ah je le cherchais, il était où ? (pas dehors pitié)

— Sur la piste de dance.

Ses mains me font tourner et me voilà contre le lavabo. Il resssere le foulard autour de mon cou, et je sens ma respiration petit à petit diminuer. Et tout en serrant, il m'emmenent dans une des cabines, baissant son pantalon. Alors qu'il me tient tourjours par mon foulard, il me retourne et s'enfonce en moi jusqu'a mon point de douleur (oui punie moi Alban !).

— T'es trempée ma chienne.

Le voilà mon confesseur, celui qui va me laver de mes péchés. Il pousse en moi tout en tirant sur mon foulard. La porte des toilettes s'ouvre et on se fige, plus un mouvement, et seulement le bruit de l'autre coté de notre porte des filles qui discutent. Alban pose sa main sur ma bouche et reprend sa torture. Quelques minutes avant c'etait David qui me remplissait et maintenant c'est mon mari. La torture est terminée et nous rejoignons notre groupe après m'être fait une retouche maquillage. Mon esprit est ailleurs, je repense à ma discussion avec David. Comment je pourrais quitter Alban, et Arielle que deviendrait-elle ? Sans parler de la menace qui plane au dessus de nous.

— Putain Dav’, t'as fais quoi à ton pantalon ? S'exclame Eric, me rappelant à la soirée. (Merde, merde, merde)

— Euh...un con m'a renversé son verre dessus.

Me voilà semi honteuse d'avoir baisé avec les deux mecs de ma vie alors qu’ils étaient au même endroit mais semi soulagée de la réponse de David.

— Allez moi je vais danser, tu veux venir ? me propose mon homme.

— J’ai le choix ?

— Si ce n’était pas le cas, je ne te demanderai pas. Alors ?

— Je préfère rester un peu ici.

— Viens me rejoindre vite quand même. Je t’aime.

Il m’embrasse, et je sens le regard de mon amant sur nous puis Alban va se déchainer sur la piste de danse. Je reste à notre table, jouant avec la paille de mon verre, toujours plongée dans mes pensées.

— Tu penses à nous ?

David est là, près de moi, ses mains caressent discrètement ma cuisse. Je peux pas lui mentir, je peux pas non plus le faire espérer, je ne sais pas quoi dire et je reste muette regardant Alban danser avec une inconnue.

— Il t'a baisé, n'est ce pas ?

Mon coeur se serre, je n'ai pas envie de parler, j’aimerai qu'on me laisse tranquille.

— Faut forcément qu'il ait le dernier mot, lui ! crache-t-il nerveux.

— Putain David, lâche-moi !!! C'est mon mari, il me baise quand ça lui chante, il me fait ce qu’il a envie et non je ne le quitterai pas pour toi !

Mes mots le lascérent aussi vite que possible pour qu'enfin cesse cette discussion.

— On verra ça, me dit-il calmement en s'éloignant vers Alban, un sourire aux lèvres.

(mais qu'est ce que tu fous David !)

Et je le vois parler avec Alban, ils reviennent tous les deux, et les autres suivent le pas. Mon corps se raidit, qu'a t'il dit ?

— Bah alors bébé, ton mari te manque à ce qu'il parait ?

Mon corps se relâche aussi sec, lançant un regard noir à David.

— Ne lui en veut pas, c'est bon de se savoir demandé par sa femme. Allez prend ton manteau, on va rentrer retrouver notre chez nous.

David a provoqué mon départ, je lui en veux un peu, mais d'un autre coté j'ai plus à esquiver nos regards et nos envies. La voiture roule en direction de la maison et mes paupières deviennent lourdes. Un orage a éclaté pendant qu'on dansait, et il pleut à averse.

— Bébé réveille-toi.

Quand j'ouvre mes yeux, je suis dans un endroit totalement sombre, et il pleut toujours, le bruit des essuie glace est notre seule musique, ce qui calme les bourdonnements de ma tête.

— Viens avec moi !

— Euh...mais il pleut là

— discute pas !

Je sors et pour seule lumière, celle de nos phares.

— Mets-toi à genoux !

(et s’il savait ? Non !)

— Obéis !

C’est donc maintenant que ça se termine. David lui a tout raconté ou il a deviné et il va mettre son plan à exécution et me faire disparaître. Après tout, je ne mérite pas mieux. Bien que je ne vois pas grand chose, la voiture m'aide à me tenir et me mettre en position. Nous devons être sur un chemin car les cailloux s'enfoncent dans mes genoux et ce n’est pas agréable mais de toute façon, bientôt tout sera fini pour moi.

— Ouvre ta bouche.

Je le scrute voir s’il a une arme mais au lieu de ça, il sort sa queue et me l'engoufre dans la bouche.

— J'ai pas encore baisé ce coté là aujourd'hui !

(ouf…enfin rien ne dit qu’il ne me tuera pas après avoir jouis)

Tenant ma tête, il s'éclate dans le fond de ma gorge, ce qui me provoque un reflexe de rejet et une gifle tombe aussi sec.

— Me repousse pas ! Ouvre ta foutu bouche...Plus grand...encore...allez !

Il alterne les gifles et les coups de bite, et ma gorge me brule sentant remonter l'acidité de mon estomac.

— Gerbe pas Al’ ou je te défonce !

(donc il a prévu un avenir pour moi, c’est déjà ça)

Je ravale à chaque fois et ma gorge est aussi brulante que ma joue. Mais enfin il se retire, le sperme calmant mon feu intérieur. Alors que je me frotte la joue, nous reprenons le chemin de la maison sans un mot. Je suis toujours vivante mais pour combien de temps ?

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