Chapitre 11

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Quelque part entre le continent Pacifique et la zone interdite*, Utopia, 14 juillet 1990, vers 18h00

*La zone interdite se trouve sur un autre continent que le continent Pacifique (continent où se trouve Dalkia et le Pays des Rêves).

Depuis quelques jours, le Efdéème était officiellement en guerre contre le Véerème et ses alliés. Cependant, ni bataille, ni escarmouche n'avait eu lieu entre les deux camps, depuis la fin de la guerre de Dalkia.

Le Efdéème ne voulait pas engager directement le combat contre le Véerème. Pas pour le moment. Il préférait payer des mercenaires pour affaiblir son ennemi avant d'attaquer lui-même. C'est pour cela qu'il avait engagé Akeba Leonas. Ce dernier avait des contacts dans le monde de la pègre. Il n'était pas difficile pour lui de convaincre les plus infâmes portes flingues utopiens de rejoindre la cause efdéème. Et il savait où les trouver.

Le chasseur de prime Elfe était avec les agents zavaleta et Greave à bord d'une navette efdéème à destination du repaire du plus grand criminel utopien : Orko, un Léonéen. Ce dernier se trouvait dans ce que l'on appelait la "zone interdite". Une zone désertique, connue pour abriter nombre de criminels parfois très recherchés. Elle était aussi connue pour être l'endroit où, il y a des dizaines de millénaires, une gigantesque explosion avait profondément marqué le paysage, créant un énorme cratère devenu par la suite un gigantesque lac.

Akeba avait déjà travaillé à plusieurs reprises pour le Léonéen. Orko était recherché par presque toutes les puissances utopiennes. Il contrôlait le plus grand réseau criminel du monde : trafique d'armes, de drogues et même d'esclaves. Même si ce dernier était moins rentable étant donné que les deux seules nations à pratiquer l'esclavage étaient : Amal'Gur et la Mortalie. L'esclavage existait également de façon clandestine à Pacifia, dont le territoire était trop vaste pour que l'armée elfique puisse le contrôler efficacement.

Lorsqu'il arriva à destination, Akeba fut accueillit par des hommes armés qui braquèrent leurs fusils sur la navette.

— On se calme, dit Leonas les mains en l'air, en descendant de la navette. Je viens causer affaire...

— Avec une navette efdéème ?! hurla l'un des gardes en montrant l'engin de son fusil.

— Bah justement, ajouta Leonas, ce sont eux qui veulent faire affaire.

— Tu te fous de notre gueule... Le Efdéème a toujours été contre nous... Pourquoi ça changerait ?

— Bah là ils sont en guerre contre le Véerème... Et comme il ne sont pas du genre à avoir beaucoup d'amis, insista l'Elfe pour narguer les agents Greave et Zavaleta qui écoutaient la conversation via un micro placé sous le col de la veste du chasseur de prime, toute aide leur serait la bienvenue.

Les gardes se regardèrent dans les yeux ne sachant pas quoi faire.

— C'est pas possible, se dit Akeba à lui-même. Bon... je dois parler à Orko, c'est faisable où je dois encore rester planter là longtemps ?

Les gardes fouillèrent le chasseur de prime, sans remarquer le micro, leur attention étant focalisée sur d'éventuelles armes qu'auraient pu porter Leonas. Puis ils l'escortèrent jusqu'au repaire d'Orko.

Il s'agissait d'une ville fortifiée, avec en son centre, un immense palais qui était autrefois un avant-poste militaire Léonéen. Lorsque ces derniers ont abandonné la zone, il y avait de cela plusieurs décennies, la cité fut délaissée et investie par divers fugitifs, criminels en cavales et autres malandrins. Jusqu'au jour où Orko arriva pour s'autoproclamer chef de la cité.

Le palais était assez peu éclairé. Il y avait d'ailleurs très peu d'éclairage artificiel. Il comptait sur la lumière naturelle. Les fenêtres n'avaient pas de vitres. Tout était constamment ouvert. De toute façon, l'endroit où se trouvaient Orko et toute son organisation ne connaissait pas d'hiver rude. Il s'agissait d'un climat aride et chaud.

Le criminel Léonéen siégeait dans une vaste salle où pendaient des tapis de couleur rouge. La salle étaient remplie d'esclaves et de gardes. Orko vivait tel un despote. Il était affalé sur son trône, attendant la venue de son chasseur de primes favori. Lorsqu'il le vit arriver, il se redressa et le dévisagea.

— Akeba... commença-t-il. On m'a dit que tu étais venu avec une navette efdéème. Tu travailles vraiment pour eux ou tu leur as volé ?

Akeba se mit à rire.

— Non... Ils ont besoin de monter une petite armée pour aller foutre la merde sur le continent Pacifique. Pour faire des opérations de sabotages, des assassinats, ce genre de choses. Pour nuire au Véerème... tu vois.

— Vraiment ? Tu te lance dans leur croisade contre le Véerème ?

— Ça paie bien.

— Le soucis c'est que je ne suis pas en bon terme avec le Efdéème...

— Ouais... ouais... de toute façon, tu es en bon terme avec personne... Mais là ils sont prêts à fermer les yeux et à te payer si tu leur fourni des hommes.

Orko regarda son visiteur l'air interrogateur.

— Vraiment ? n'ont-ils pas la meilleure armée du monde ? N'ont-ils pas... comment ils appellent ça déjà... la... la Force Ecarlate ?

— Oui... Mais ils ne veulent pour le moment pas engager directement le combat...

Orko se mit à rire. Jamais Akeba ne l'avait vu rire à ce point-là.

— Normal, reprit le criminel, après la débâcle qu'ils ont connu à Dalkia. Oui je suis au courant... Moi aussi je suis l'actualité figures-toi... Je sais que le Efdéème à subit la défaite la plus humiliante de son histoire.

Akeba savait que les deux agents efdéèmois avaient entendu ce qui venait d'être dit. Il pouvait imaginer leur malaise.

— D'après ce qu'on dit, ils auraient quitté eux-même Dalkia parce que ça ne leur profitait plus.

— Ah vraiment... C'est ce qu'ils t'ont raconté. Je crois plutôt qu'ils se sont fait ramasser comme il faut par les piètres forces résistantes et l'armée Véerème. Sans compter que l'Empire était là lui-aussi. De toute mon existence je n'avais jamais entendu parler d'une quelconque intervention militaire Impériale... je les croyaient coincés, à croire qu'ils ne le sont pas tant que ça finalement.

Leonas en avait marre de cette conversation. Il décida d'y mettre un terme.

— Bon, tu suis ou tu te couche ?

Orko reprit son sérieux.

— Combien paient-ils ?

— Pour toi, cent millions d'unités. Cent millions juste pour fournir des hommes.

Orko écarquilla les yeux. La somme était assez importante. Suffisamment importante pour mettre de côté ses quelques petits "différends" qu'il avait avec le Efdéème.

— Et combien d'hommes demandent-ils ?

— Bah là ça dépend... Ils n'ont pas mentionné de chiffre... Ils veulent juste un groupe assez important et entraîné pour combattre le Véerème. Ils sont prêts à les armer s'il le faut.

— Et si tu es là, je suppose que c'est parce que ces hommes qu'ils demandent... seront placés sous tes ordres, je me trompes.

L'Elfe fit un signe de la tête, ne sachant pas trop quoi répondre. Orko éclata de rire.

— Toi en chef de guerre... Tu m'étonneras toujours.

Le Léonéen marqua une pause avant d'ajouter :

— Je peux leur fournir deux cents hommes. Et en faisant ça je prend un très gros risque... Deux-cents hommes, c'est dix pour cent de mon effectif combattant... Si vous en voulez plus, il va falloir que j'appelle des contacts sur le continent Pacifique et ça risque de prendre beaucoup de temps.

— Deux cents hommes... ça ira pour le moment, dit l'agent Greave à l'oreillette que portait l'elfe.

— Ok, ça marche... ça ira, termina le chasseur de prime, bien qu'étonné que deux cents hommes suffisent au Efdéème. Préviens moi lorsqu'ils seront prêts.

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