Chapitre Deux : Première énigme écrite par ArtemMissArtiss

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Chapitre Deux : Première énigme écrite par ArtemMissArtiss

Noir complet et là, il leur apparut dans cette cheminée une énigme :

« Cristoforo Colombo Venezuela »

Puis plus rien.

La pièce était spacieuse, avec un papier peint empreint des siècles du roi soleil, un grand lit baldaquin, aux contours rouges, des rideaux pendaient à ses côtés, longs en velours, à la droite de celui-ci des fauteuils.

Océane regarda autour d’elle cherchant une issue de secours, la porte était verrouillée, ils étaient pris aux piège, elle leva les yeux vers le plafond pouvait-on s’échapper par là une trappe, elle essayait de trouver une sortie sans réfléchir à l’énigme posée, sa stratégie bonne ou mauvaise, elle l’ignorait encore.

Il apparut sous les yeux interloqués des candidats, une lumière au-dessus du faux âtre de cheminée, un rectangle blanc et en son centre des chiffres.

Autour d’elle tout le monde se regardait, Léa interrompit le silence :

Il faut qu’on réponde à cette énigme et je crois que ce que nous avons là n’est rien d’autre qu’un compte à rebours.

On l’a tous bien compris je pense, renchérit Jean Claude.

Et à la fin du compte à rebours qu’est-ce qui va se passer pour nous, on est uniquement en train de jouer, non ? Se sacrifier veulent dire s’éliminer rien d’autre, pas mourir dans le sens du terme, laisser la place aux autres c’est ça ? dit Jessica naïvement.

Arthur le retraité de l’armée, pouffa de rire et d’agacement : Tu crois qu’ils rigolent en parlant de « mourir » c’est sûrement une façon de nous faire flipper, et ensuite qu’on veuille se débarrasser des plus lâches et plus nuls. Il se radoucit et dit : Nous sommes ensemble dans ce pétrin on en sortira ensemble avec perte ou pas nous devons rester unis, une famille comme dans mon temps lorsque nous allions en mission pour le pays.

Léa se ressaisit : vous avez compris on doit vite comprendre le message codé, allez !

Maxime accoudé sur un fauteuil depuis le début de leur entré se redressa, je parle Espagnol et Italien.

Et en quoi cela va nous aider répliqua Didier.

Et bien l’énigme est en Italien dit Maxime en souriant.

Super et ça dit quoi s’excita Joël.

« Cristoforo Colombo Venezuela » soit Christophe Colomb et le Venezuela vous l’avez tous bien compris celui-ci. (dit Didier)

Oui dit Léa et ça voudrait dire quoi d’après vous ?

Je n’ai pas dit que je saurais donner une réponse mais je pourrais bien vous faire une traduction.

Okay, okay, dit Éric et Christophe Colomb a découvert l’Amérique ça on le sait, mais le Venezuela en particulier ça ne nous aide pas trop, il faut qu’on cherche dans chaque recoin de la pièce un indice, déjà 6 minutes se sont écoulé.

Plus que 24 minutes s’inquiéta Jessica.

Oh regardez s’exclama Inaya. Il y a des inscriptions sur les contours du lit.

« Petite Venise P. LL DD 6.42375014 -66.58973098 »

Mais que veux dire ces chiffres il y en a tellement, dit Léa.

Léa parle beaucoup mais n’aide pas énormément pensa Océane, fait-elle cela exprès, ou par stress, ou par s’affirmer, pourquoi je me pose des questions, il faut que je les aide, je n’ai de toute manière pas d’autre choix, se dit-elle.

Je sais Le P. veux dire Position, et ensuite Le premier L : Latitude et le deuxième L : Longitude, puis Degré Décimaux ces caractères sont utilisés en géolocalisation, ce sont des coordonnées, la seule chose qui me dérange c’est le nombre de chiffres, il y en a beaucoup, la grandeur est normal pour la latitude le chiffre doit être compris entre -90 et 90 et pour la longitude entre -180 et 180, ils sont donc correctes.

Je vois et donc ces chiffres correspondraient à la Latitude et Longitude du Venezuela c’est bien ça répondit Léa.

Elle est intelligente en fin de compte je l’ai bien sous-estimé se dit Océane.

Oui je pense que c’est bien ça, mais je me demande à quoi la Longitude et Latitude serviront.

Attendez, comme tu l’as dit Océane le nombre de chiffres de ces suites de nombres paraissent trop longues et s’il y a des nombres parmi eux a supprimé ? S’exclama Jean-Claude.

Il nous faudrait un smartphone ou un ordinateur pour vérifier les coordonnées dit Jessica.

Pas que répliqua Océane, une carte simplement peux faire l’affaire.

Il reste moins de 13 minutes, cherchons une carte ! S’écria Joël.

N’y a-t-il pas moins d’air tout à coup, je respire mal, dit Léa.

Je suis asthmatique dit Didier.

Je dois sortir !

Tout de suite !

Iyana s’écria, il faudrait peut-être appeler quelqu’un de la direction du jeu, crier, peut-être qu’il y a des caméras et qu’ils nous voient. Ohé y a quelqu’un !

Elle s’agitait sans savoir qu’on l’analysait et la regardait au même instant dans une pièce voisine.

Il faut se ressaisir, pas de prise de panique, sinon on va tous y rester cria Joël. Ce n'est plus un jeu normal, il faut trouver la carte.

Christophe Colomb, il est de quel siècle ? Didier ? Tu as dit que tu t’y connaissais en histoire à quel dates a-t‘il découvert l’Amérique et en particulier le Venezuela ? Cria Éric.

Au XVème siècle dit-il avec peine et en suffoquant.

Les coordonnées ! Les deux chiffres de la fin s’exclama Océane, 14 et 98 ensemble ça donnerais 1498, peut-être la date de découverte du Venezuela par Christophe Colomb.

Oui c’est bien ça j’en suis certain dit Didier assis sur le fauteuil, respirant avec beaucoup de mal.

5 min dans le compte à rebours, les candidats en stress se regardent, un mélange entre peur, déception, surprise et inquiétude. Où est-ce qu’ils étaient ? Pourquoi les avaient-ont enfermés ? Y avait-il quelqu’un entre eux qui ne sortirait pas d’ici ?

Il nous faudrait pouvoir taper ces quatre chiffres, dans un coffre ou une porte électronique ou je ne sais pas, comme une sorte de code. Dit vivement Jean-Claude.

Deux minutes 15 s’écoulent, tout le monde s’affaire, cherche quelque chose où mettre ce fameux 1498, certains s’énervent, d’autres s’assoient en scrutant avec perspicacité chaque endroit de la pièce, Didier s’étouffe, Iyana essaye de le soutenir. Océane touchait le papier peint du bout des doigts en cherchant une anfractuosité, Léa stressait, et cherchait aussi une sortie dans le mur, Jean-Claude réfléchissait activement et Maxime marchait tout en réfléchissant et scrutant autour de lui.

Jessica s’était évanoui, il restait 1 minute et 23 secondes, Simon n’avait encore rien dit depuis le début, il s’approcha du cadran virtuel où était inscrit les chiffres du compte à rebours et hurla j’ai trouvé j’ai trouvé ! Tout le monde accourru, c’est comme un smartphone, c’est tactile on peut changer les chiffres inscrits, en remontant vers le haut avec les doigts, ils étaient subjugués et en attente d’un miracle. D’un hôtel à une pièce de la mort, ils étaient bouleversés par les évènements. Les nombres furent remontés et un déclic retentit de nulle part, un carré s’ouvrit dans le fond du lit, juste à la taille d’un homme, ils se précipitèrent vers l’espace, ils ne savaient plus combien de temps ils leurs restaient avant de laisser leur peau, ils s’engouffrèrent en faisant passer en premier Jessica évanouis aidé de Simon sous les ordres de Jean-Claude, puis Didier soutenu par Éric, arrive Léa, suivis D’Iyana, suivis d’Océane, de Joël, plus que deux personnes, Jean-Claude et Arthur, la trappe était encore ouverte mais uniquement quelques secondes leur restait, Arthur très grand de taille et musclés, arrivait difficilement à passer, il laissa Jean-Claude passer.

Dans la pièce suivante tous étaient sain et sauf, ils attendaient Arthur. Dans la chambre précédente, il savait qu’il ne pourrait pas continuer, beaucoup trop large il ne rentrerait jamais dans ce trou, il respirait avec peine, il cherchait des yeux quelqu’un, ceux qu’il l’avait enfermé dans cette pièce, il espérait pouvoir sortir vivant et rentrer chez lui, retourner dans sa maison, il revoyait sa vie défilé devant ses yeux, des balles, du sang, la guerre ailleurs de sa patrie, il savait qu’il avait commis des meurtres mais au nom de son pays, à cet instant, il se demandait si il méritait de vivre ou cela n’était qu’un retour des choses, de son combat, comme une pièce de monnaie, il avait été utilisé puis jeté dès que sa valeur s’était estomper. Il avait peur de mourir, par perte d’oxygène, par étouffement, de souffrir, mais n’avait-il pas fait souffrir des gens aussi en les tuant, en détruisant des familles dans des pays dont il ignorait à moitié pourquoi il combattait. Il aurait dû réfléchir avant de s’engager, il aurait dû écouter sa fiancée, mais c’était trop tard pour revenir en arrière, la fin était là sous ses yeux.

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