Un été ardent (deuxième partie)

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Julien remontait le long couloir qui séparait la chambre de la cuisine, sa cuisse droite martelée au rythme de ses pas par le représentant de sa masculinité encore à demie-bandée.

Sophie s'affairait déjà à la préparation du petit déjeuner. Elle avait rempli d'eau le réservoir de la machine expresso et, sur la pointe du pied gauche, l'autre jambe décollée du sol, tentait d'attraper dans une extension extrême, la boîte qui renfermait les capsules d'aluminium qu'elle poussa malencontreusement trop loin en voulant la saisir dans un geste mal assuré, ouvrant ainsi son entrejambe délivrant avec grâce la beauté de son petit paradis rose.

Dieu que j'ai de la chance ! pensa Julien dans un soupir de bonheur alors qu'il arrivait dans la cuisine.

Julien s'approcha de Sophie et, posant sa main droite au creux de sa hanche, attrapa la boîte rebelle sans même exprimer le moindre effort. Sophie retrouva le sol de plein-pied dans une moue faussement blasée et, lui arrachant des mains la boîte maudite, lui adressa un regard coquin qui semblait vouloir dire : "... va falloir que tu te fasses pardonner pour cet affront !"

La chaleur de ce début de matinée créait des sortes de pressions atmosphériques qui généraient un vent faible et chaud, faisant frémir en petites saccades les arbustes aux feuilles légères. Quelques cumulus s'étaient formés comme pour contrebalancer le bleu profond du ciel de la Côte d'Azur, imprimant un contraste aveuglant par un soleil puissant. Des sillons d'écume dessinaient un "V" à l'arrière de bateaux à moteur prenant le large en direction des Deux-Frères. La vie reprenait peu à peu en cette belle journée d'été.

Un bruit aussi soudain qu'agressif surgit de la machine expresso qui démarra en mode marteau-piqueur le temps de l'amorçage de l'eau. Puis la nuisance sonore se fit plus douce, laissant échapper par son bec la précieuse boisson dans une tasse rouge brique en aluminium brossé à double paroi, formant un petit nuage de mousse brune, cachant le noir profond du Brazil intense que Sophie avait choisi. Elle avait hésité avec un Veluto mais l'amertume d'un café vert avait eu raison de son doute. L'odeur du café s'épandit dans la cuisine en effluves légères et rondes.

La machine se remis à gronder sous l’impulsion du doigt de Sophie qui entamait de faire le café de Julien cependant qu'il coupait de fines tranches de pain. Postées dans le grille-pain, il jeta un œil furtif sur les deux fruits délicats de Sophie qui finissaient en petites pointes fières tandis qu'il actionnait dans un geste descendant le levier, faisant disparaître le pain dans l'antre de l'appareil. Un air taquin aux lèvres, elle tourna les épaules pour priver Julien de la vue qui avait ragaillardi son membre encore plein d'envie, heurtant dans son brusque réveil le tiroir du meuble de la cuisine.

Sophie le taquinait mais elle adorait lorsqu'il calait son corps sur le sien, peau sur peau, sentant son corps chaud et puissant envahir son dos, ses mains prenant possession de ses hanches avant de remonter en une douce caresse ses lignes fines sur la route des ses seins durcit par l'excitation. Elle aimait sentir la ferveur de sa queue cherchant à s'immiscer entre ses fesses alors que ses mains faisaient naître en elle des frissons doux, envahissant son corps enfièvré, les paumes de son amant saisissant ses deux merveilleux petits monticules. Elle adorait lorsque ses doigts se refermaient sans hésitation sur ses tétons, les tirant dans un dosage maîtrisé, lui procurant un plaisir aussi soudain que violent, lui arrachant des gémissements incontrôlés. Elle exacerbait parfois ce plaisir en imaginant son sexe tendu à l’extrême la prendre promptement, pénétrant en un coup de rein brusque son abricot délicat dégoulinant de cyprines, sans respect. Mais ce fantasme était une sorte d'essence qui alimentait son plaisir ; elle aimait par dessus tout sa délicatesse et les longs moments qu'il prenait à aimer son corps et son doux minou, de la pulpe de ses doigts, de ses lèvres soyeuses, de sa bouche indiscrète et gourmande, de ses yeux affamés de toutes ses beautés.

Mais l'heure était au petit déjeuner et Sophie avait faim... très faim ! Un floc soudain signala que le pain était grillé à point, son parfum boisé se mêlant à celui du café.

Attrapant la deuxième tasse qui venait de se remplir, Sophie prit le chemin de l'ilôt central.

- A table mon chéri ! s'exclama-t-elle.

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