LEO - Regarde-moi...

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Halsey - Not afraid anymore 


Mais putain, c'est quoi encore ce merdier ?! je songe alors que tout le bâtiment se met de nouveau à trembler. Des murs surgissent de toute part, je manque de m'étaler sur le sol, mais je réussis à me rattraper de justesse au bar.

Et pour couronner le tout, Asmet et Marie disparaissent derrière une cloison et je me retrouve avec une Miss France hystérique dans les bras. Je la garde fermement contre moi pour l'empêcher de se ruer vers la paroi en pierre qui nous sépare désormais de son amie. Quoique... je ne suis même plus sûr que Marie soit encore derrière.

C'est comme si la pièce avait pris vie et que les murs étaient des rouages qui tournent et se mettent en place dans le plus grand bordel. Fuck, ce que je déteste la magie ! Et Lars qui n'est pas là, alors qu'on a vraiment, mais vraiment besoin de lui et de ses incroyables pouvoirs. Genre là. Maintenant. Tout de suite !

Pourquoi il a catégoriquement refusé de venir déjà ?!

Je lance des SOS télépathiques à mon ami, même si honnêtement, je ne suis pas du tout convaincu par ce système de messagerie. Après, difficile de me concentrer avec Miss France qui fait une crise de panique. Elle appelle Marie à grands cris, tandis qu'autour de nous, des murs continuent d'apparaître et de changer de place. Ça en devient flippant, surtout avec le rire glauque de l'autre pétasse en musique de fond.

— Miss France, calme-toi, je murmure alors d'un ton que je veux apaisant en braquant mes yeux dans les siens. Marie ne craint rien avec Asmet, je te le promets.

— Marie est complètement bourrée et Asmet je ne le connais pas ! Comment veux-tu que je reste calme ! elle crache en me repoussant avec colère.

— Ouais, mais ça t'avancera à rien de gueuler comme ça ! je m'emporte alors avec agacement. Tu dois faire confiance à Asmet pour veiller sur ta copine ! Faut que tu te reprennes, j'ai besoin de La Lame là, pas d'une madeleine hystérique !

Merde, je crois que j'y suis allé un peu fort. Faut vraiment que j'apprenne à fermer ma gueule, sérieux ! Je me crispe d'appréhension, me préparant à recevoir une grosse claque à tout moment, mais rien ne vient. Je risque alors un coup d'œil vers la miss. Elle est en train de souffler un bon coup pour se calmer.

— Ok, ok... Je reste zen, tu as raison. Je suis juste sur les nerfs en ce moment...

Elle est sur le point de dire autre chose, mais une secousse plus violente que les précédentes la coupe dans son élan. Puis tout s'arrête brusquement et un silence de mort flotte dans l'air. C'est pas bon du tout.

— Asmet ? Marie ? je lance d'une voix forte en me redressant prudemment, entraînant Miss France à ma suite.

Aucune réponse, on n'entend même plus une mouche voler. La pénombre environnante n'arrange pas les choses. Plus glauque que ça, tu meurs.

— Vous êtes là quelque part ? Encore en vie ?

Ouais je sais, ma dernière question est vraiment conne. Ma charmante acolyte me le fait d'ailleurs comprendre en me fusillant des yeux. Je lui réponds par une petite grimace contrite, puis je scanne rapidement les lieux du regard : on est désormais dans une espèce de couloir qui semble s'étendre à l'infini dans le noir. Seul le bar et quelques tables ont survécu au chaos magique du pseudo Marilyn Manson.

Aucune issue en vue. Fait chier !

— Alors mes petits chasseurs, toujours vivants ?

L'horrible voix roucoulante d'Aradia explose brusquement en écho dans l'air. Je braque immédiatement mon flingue devant moi, et Miss France fait pareil, mais en dirigeant son arme du côté opposé. Aucune trace de la pétasse démoniaque cependant. Cette dernière éclate de rire et c'est pas du tout beau à entendre.

— On va s'amuser un peu, d'accord ? elle minaude. Le but du jeu est simple : vous devez arriver au cœur du labyrinthe... en un seul morceau ! Elle prononce les derniers mots d'une petite voix chantante tout simplement ridicule.

— Et si on n'a pas envie de jouer à votre petit jeu stupide ? je réplique d'un ton faussement enjoué. Sortez de votre trou plutôt ! Qu'on puisse vous faire la peau !

Seul son rire perfide nous répond, avant de s'éteindre dans un sinistre écho. Et puis de nouveau le silence. Mais pas pour longtemps, Miss France me gueule aussitôt dessus :

— Tu vas ENFIN m'expliquer qui sont ces deux ploucs et surtout dans quelle merde tu t'es encore fourré, amérloque de malheur ?!!! elle s'écrie en m'enfonçant un doigt rageur dans l'abdomen. Et elle est vraiment furieuse.

Bon, faut que je m'explique, sinon elle va finir par me tirer intentionnellement une balle quelque part et avec mon propre Magnum en plus !

— Aradia et Lucretius, les meilleurs traqueurs des enfers, je réponds avec réticence en évitant son regard. Ils cherchent un truc que... qu'on cherche aussi avec Asmet.

Aïe. Mauvaise réponse. Ses yeux s'écarquillent comme des soucoupes et je sens l'orage qui va éclater. Un véritable ouragan... avec un délicieux parfum de violette.

— Mais putain Blondie ! Tu te fous de moi ! Toujours aussi éloquent, encore des secrets ! Pourquoi par les Saints, mais pourquoi je suis allée voir Asmet au lieu de me barrer ! Mais quelle conne ! elle crache en tournant en rond devant moi. Elle va même jusqu'à lever les mains au ciel dans un geste théâtral. Non mais à quoi je m'attendais, sans blague...

— Des secrets ?! Des secrets ?! j'explose alors avec colère. Mais enfin Miss France, ça t'aurait avancé à quoi de les connaitre mes putains de secrets, à part te foutre dans la merde ! Tu bosses pour la Guilde, bon sang ! T'aurais fait quoi si je t'avais tout dit ? Et puis d'abord, figure-toi que je voulais vraiment tout te dire et toi t'as failli me coller une balle dans la tête au lieu de me laisser parler ! J'ai voulu me barrer avec toi, mais t'as rien voulu entendre !

Miss France reste un instant interdite face à mes paroles, avant de se reprendre.

— Quoi ? Tu voulais partir avec moi ? elle demande, l'air un peu perdu. Mais... si tu m'avais tout raconté, je t'aurais écouté ! Je t'ai laissé l'occasion de le faire, mais tu ne me faisais pas confiance. J'ai peut-être surréagi, mais je suis blessée ! Moi, je te faisais confiance !

Je me sens coupable en entendant ses derniers mots. Mais aussi en colère. Faire confiance ? Plus facile à dire qu'à faire ! C'est pas comme si elle avait des trucs à cacher non plus ! Alors que moi...

— Ok alors tu sais quoi ? La vérité c'est que ma vie est un putain de bordel et que tes grands patrons y sont beaucoup pour quelque chose ! OUI je leur ai volé le Séraphin, mais ce n'est qu'une maigre compensation comparé aux années d'enfer que j'ai vécues à cause d'eux ! Et crois-moi, ce n'est que le début de ce que je compte leur faire subir ! Alors tu vas faire quoi maintenant que tu sais tout ? M'en empêcher ?!

Je me rends même plus compte des conneries que je suis en train de débiter. Je suis tellement en rage. Contre ces enfoirés qui ont bousillé ma vie avant même qu'elle ne commence. Mais aussi contre moi. Je suis injuste avec Miss France. Ce n'est pas sa faute. C'est la mienne, j'aurais jamais dû commencer une quelconque relation avec elle. Maintenant c'est trop tard. Je crois que je suis mordu.

Je me détourne brutalement d'elle et farfouille dans la poche intérieur de ma veste, à la recherche de clopes. Raaah zut, le paquet est complètement écrasé, toutes les cigarettes sont fichues. Putain de bordel de merde !

Alors que je suis en train de jurer, fulminer en tapant des pieds comme un gamin, une main se pose sur mon bras. Miss France me force doucement à se tourner vers elle. Je résiste une micro-seconde avant de finalement me laisser faire, mais je garde les yeux baissés. Pas envie de croiser les siens qui sont si beaux, si magnifiques, si...

— Leo, s'il te plait regarde-moi, elle murmure, sans me lâcher. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais si tu m'avais parlé, je ne t'aurais pas... Hey, regarde-moi, ne me repousse pas, Leo... Pas encore.

Mais putain ce que j'aime quand elle prononce mon nom ! Je lève la tête malgré moi et croise ses prunelles vertes. Elles sont douces, tout comme sa paume qui glisse sur ma joue. Ses yeux se posent sur ma bouche, ses lèvres sont entrouvertes et c'est un véritable supplice. Miss France se rapproche doucement, son pouce caresse ma pommette et descend sur la ligne de ma mâchoire.

Son nez se frotte lentement contre le mien et elle franchit l'infime distance qui nous sépare. Elle se jette sur ma bouche, j'ai cru qu'elle ne le ferait jamais ! Comme deux camés en manque, on se retrouve et gosh ! c'est comme si je respirais à nouveau. Nos dents s'entrechoquent, nos souffles se mêlent et nos corps se fondent l'un dans l'autre. Ses doigts agrippent mes cheveux et elle gémit contre mes lèvres.

C'est tellement bon de la retrouver ! J'ai besoin de plus.

Je recule pour la plaquer contre le bar et je la soulève pour l'asseoir dessus.

Elle écarte les jambes et je me glisse entre ses cuisses pour me coller contre elle. J'ai besoin de ressentir la chaleur de son corps, de m'enivrer de son parfum qui me rend dingue. Je respire ses cheveux tout en glissant mes doigts sur ses bas, ses cuisses. Puis mes paumes remontent vers mon visage que je saisis délicatement. Miss France plante ses iris dans les miens en mordant sa lèvre inférieure. Elle rapproche ensuite sa bouche pour me susurrer au creux de l'oreille :

— Tu m'as tellement manqué...

Les mots me font frissonner de la tête aux pieds et je me jette sur ses lèvres pour un baiser passionné. Au diable les deux malades qui doivent sûrement nous mater.

J'ai envie de plus... Et elle aussi.

Ses mains arrachent ma veste puis remontent sur ma nuque. Pendant ce temps, mes doigts s'aventurent sous sa robe et remontent jusqu'à son intimité. Ils caressent le tissu trempé de sa culotte et elle soupire de plaisir en griffant mon dos. Je caresse doucement son point sensible et finalement, j'arrache le vêtement qui nous sépare.

Miss France me pousse, s'empare de ma ceinture et glisse une main impatiente dans mon pantalon. Ses yeux s'allument instantanément d'une lueur coquine et sa paume brûlante s'enroulent autour de mon sexe. Elle fait des mouvements lents et précis en ancrant ses yeux dans les miens.

J'en peux plus, je retire sa main et la soulève du bar pour la ramener contre moi et m'introduire en elle. Putain, c'est tellement bon... Ses jambes se referment autour de moi et on reste un instant immobiles, seul le bruit de nos souffles résonne dans le silence. Nos yeux se trouvent, connectés et je la déplace vers une table. Elle s'y allonge en cambrant le dos et je la pénètre plus profondément d'un coup de rein.

Ses cheveux s'étalent sur le bois, elle est tellement belle, bordel ! Je me penche pour capturer ses lèvres en commençant des mouvements lents au rythme de ses hanches. Ses ongles s'enfoncent dans mes bras, tandis qu'elle écarte davantage les cuisses. Tout en bougeant en elle, j'emprisonne son visage dans ma paume, ma langue parcourt sa peau délicieuse jusqu'à son décolleté. Elle frissonne, ses paupières se ferment et elle gémit lorsque je mordille son téton dressé à travers sa robe.

Putain, c'est... c'est tellement bon de faire l'amour avec elle !

J'accélère mes va-et-vient en me perdant dans ses prunelles vertes. Des petits cris s'échappent de sa bouche et ça m'excite encore plus. Je sens qu'elle va jouir, alors je glisse un doigt entre nous et stimule son clitoris.

— Putain Leo...

Mon Iris est submergée par l'orgasme, elle se cramponne à moi en gémissant. C'est tellement érotique que je la rejoins en l'embrassant dans le cou. Le souffle court, je la serre ensuite contre moi, en respirant les effluves de son parfum.

Ça m'a tellement manqué !

Je pourrais la garder éternellement dans mes bras comme ça... Malheureusement, comme à chaque fois qu'on est bien avec Miss France, il faut toujours que quelque chose (ou quelqu'un) vienne foutre la merde. Là, maintenant, c'est une certaine pétasse des enfers qui vient nous faire chier.

— Vous ne jouez même pas au jeu ! claque brusquement la voix furieuse de cette dernière alors qu'elle apparaît de nulle part à seulement quelques mètres devant nous.

— Et toi, tu ne pouvais pas nous laisser faire l'amour tranquille ? je réplique sèchement en me détachant à regret de Miss France qui se redresse aussitôt.

Aradia nous toise avec fureur, alors qu'on se rhabille sans la quitter des yeux. Elle n'esquisse cependant aucun mouvement, même lorsque je glisse vers le bar pour récupérer mes Magnum. Puis soudain, ses lèvres se tordent en un sourire sadique.

Elle lève lentement une main, d'où se déroule une espèce de fumée noirâtre qui se transforme en un long fouet dont la corde cloutée n'augure rien de bon.

— Très bien, petits chasseurs, susurre-t-elle de son horrible voix mielleuse. Dans ce cas, on va changer les règles du jeu, qu'en dites-vous ? Désormais, ce sera : tuer ou être tué... et ça commence maintenant !

Elle fonce alors vers nous en faisant claquer son fouet dans l'air. La lueur carnassière dans ses yeux ne laisse aucune place au doute : ce sera un combat à mort. 

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