CHAPITRE V - Chez Tante Marra -

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Le samedi suivant, treize heures trente, à l’université.

« Bon, tout le monde, écoutés-moi, vous allez avoir deux semaines de vacances, qui n’en seront pas vraiment. Oui je sais, mais il faut travailler ! Je vous enverrai les travaux à réaliser sur l’espace élèves, alors n’oubliez pas d’y jeter un coup d’œil. Bonnes vacances à tous et ne fait pas trop la fête d’accord. Vous pouvez y arriver. »

Béa s’installa derrière son écran d’ordinateur pour trier quelques cours avant de partir. Quand maria est venue l’interrompre dans son travail.

« — Ah maria ! Alors cette entretient, c’est pour lundi. Vous êtes prête ?

— Oui fin prête, j’ai lu votre lettre de recommandation. C’est très gentil de votre part.

— Ce n’est rien maria tout était vrai ! Je suis sûr que vous ferez une très bonne enseignante.

— Merci ! Et vous tous s’est bien passé le week-end dernier ?

— Euh oui, à vrai dire s’était plus compliqué que je ne l’aurais pas cru ! Heureusement, tout est derrière moi maintenant. »

Un homme entra dans la salle et fit signe à Maria.

« — Bon, je dois vous laisser, bonnes vacances.

— Merci, vous aussi Maria. »

Béa rangea ces affaires et pris la route seule pour se rendre chez sa tante. Le trajet était fluide, elle arriva en avance avec tous un tas de questions en suspens dans la tête et toqua à la porte.

« — Béa ! dit-elle en l’enlaçant.

— Tu vas bien ?

— Oui et toi ? Vient ne reste pas sur le pas de la porte. »

Béa entra, cela faisait longtemps qu’elle n’était pas venue rendre visite à sa tante, depuis son mariage pour être exacte. Elles s’installèrent toutes les deux au salon avec du thé et des biscuits. Le salon était spacieux, au centre de la pièce, un canapé marron assortie au fauteuil, les biscuits trônaient sur la table basse en bois recyclé. La cheminée accueillait toutes les photos de famille, Marra et Béa notamment sur la plupart d’entre elles. Il restait une photo de l’oncle de Béa, décédé quelques années plutôt d’un cancer des poumons.

« — Alors, que me vaut ta visite ? dit-elle émerveiller de la voir.

— Voilà, j’ai des questions sur la vie de maman.

— Je t’aiderais du mieux que je peux !

— D’accord. Avant l’accident, tu ne trouvais pas maman bizarre ?

— Bizarre ? Qu’entends-tu par la ?

— Je veux dire, elle t’avait confié quelque chose avant l’accident. »

Marra pausa sa tasse de thé qu’elle tenait entre les mains sur la table basse.

« — Pourquoi te poses-tu toutes ces questions Béa ?

— Je veux savoir, c’est vrai vous ne m’avez pas dit grand-chose, je me rappelle seulement mettre réveiller à l’hôpital sans maman et toi qui m’apprend que l’appartement à brûler et que maman ne s’en est pas sorti…

— Béa…

— Non ! Je veux des réponses et tu as l’air de pouvoir m’en apporter alors s’il te plaît, si tu tiens à moi...

— D’accord, j’ai attendu assez longtemps après tout… »

La Tante s’absenta un moment et réapparut avec une vieille boîte en carton. Sur laquelle l’inscription « Adrianne » été écrite au marqueur noir.

« Tiens se sont toutes les affaires de ta mère, enfin tout ce qui reste, de vieilles photos, des souvenirs et autres… »

Béa se leva et pris quelque chose au hasard dans la boîte, il s’agissait d’une photo de sa mère et d’elle pour une rentrée des classes. Béa devait avoir huit ans sur celle-ci.

« — Pourquoi ne pas me les avoir confiés avant ?

— Pas avant de t’avoir dit ce qui s’était réellement passé.

— Réellement passé ? Quoi ! Elle n’est pas morte dans un incendie ?

— Si, mais… ce…ce…n’était pas un accident… »

Quoi ! Je n’arrivais pas à le croire, ma mère n’était pas morte dans un accident. Pourquoi avoir menti toutes ses années ? La lettre disait donc vrai, je devais en savoir plus.

« — Pourquoi ne pas me l’avoir dit avant, dit-elle les larmes aux yeux

— Tu étais si jeune…

— Mais j’ai 28 ans, vous aviez tout le temps pour me le dire. Pourquoi attendre ?!

— Je…je ne savais pas comment l’aborder. Mets-toi à ma place ma sœur a été tuée, que voulais-tu que je dise à sa fille de neuf ans !! »

Elle a marqué un point, mais je me sentais trahis. Croire toutes ces années que ma mère était décédée dans un incendie, était en réalité un incendie criminel !

« — Quand je pense que si je n’avais pas reçu cette lettre, je n’aurais jamais été au courant !

— De quelle lettre parles-tu ? »

Béa sort de sa poche arrière la lettre et la tends à sa tante qui la lu.

« — Qui t’a remis ça, dit la tante Marra apeurée

— Une cousine éloignée de maman me la remise à la cérémonie.

— À la cérémonie…

— Que s’est-il passé alors ? Raconte-moi… Je peux l’entendre... Marra ?

— Une cousine éloignée tu dis ?

— Oui. Pourquoi ?

— Béatrice, je ne sais pas avec qui tu as parlé, mais…nous n’avons pas de cousine éloignée !

— Quoi ! Mais si c’est ce qu’elle m’a dit pourtant.

— Non, je te l’assure. »

Je m’écroule dans le fauteuil, j’avais besoin d’air, toutes ces révélations me firent l’impression de coup de poignard dans le dos. Ce doux sentiment de trahison, si ma tante m’a menti sur une chose si importante. Quel autre mensonge cache-t-elle ?

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