La rébellion est en marche

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« Ce fauteuil m’a vu vieillir, il est temps pour moi de réaliser des exploits à ma hauteur, je trouverai un héritier à Bjorn, je le ferai asseoir sur le trône qui lui revint de droit. Nous, peuple et descendant de son père, nous ploierons le genou devant lui et le protégerons. Artaglias, je vous en prie, vous qui détenez tout savoir, y a-t-il quelqu’un qui pourrait tenir ce rôle, qui détient cette magie capable de se faire mouvoir les montagnes ? Par pitié…


- Mes souvenirs sont vagues, c’est si loin et flou. Je me revois, là-bas, ayant perdu tout espoir, mais je ne sais pas si je puis faire confiance à ma mémoire. Je me rappelle qu’ils n’ont pas eu le courage de tuer le nouveau-né qui sanglotait, incapable de comprendre ce qui venait d’arriver. Ils le jetèrent aux portes de Rathengar comme un vulgaire chien. Il me semble avoir aperçu, lors de ma fuite, un vieillard et sa femme l’avoir enveloppé dans un drap de soie blanc et l’avoir amené dans leur demeure, sans doute dans les campagnes de l’est vu leur pauvre apparence. »

 

La fille de Brohn, Lorelia, âgée d’à peine vingt ans surgit de derrière un poteau. Elle portait les traits de son père et les yeux de sa mère, d’un noir sombre, transperçant.

 

« Comment aurait-il survécu par deux siècles, personne ne le peut. Il doit se reposer six pieds sous terre, conversant avec les vers… Sans vouloir choquer damoiselles et damoiseaux présent ici…

 

- Est-il possible de converser à l’abri des oreilles indiscrètes dans ce château ? Ne vous avais-je point demandé de tisser votre étendard de mariage plutôt que de vous entraîner à l’archerie et à l’équitation ma fille ? Et sachez surveiller votre langue, par pitié… 

 

- Votre fille ne dérange pas monseigneur. Elle soulève d’ailleurs un point qu’il fallait aborder. Le roi Bjorn semblait devoir sa longévité au talisman qu’il portait autour du cou. Cette pierre de jade réputée magique offre une vie immensément longue à quiconque la détient, si cette personne possède une âme noble. Cet enfant vit encore et il est encore dans la force de l’âge.

 

- Artaglias, je vous confie un navire et trois de mes meilleurs guerriers. Trouvez ce gosse, je vous l’ordonne. Nous nous reverrons lors du dénouement de cette histoire, je m’en vais quérir nos cousins au-delà le fleuve, leurs cavaliers et leurs lanciers nous seront d’une aide précieuse. A bientôt mon ami.

 

- Père, laissez-moi partir sur les flots trouver ce jeune homme, je suis en âge de me battre. Vous m’avez toujours dis qu’une fille de seigneur devait suivre une noble quête et dédier sa vie à celle-ci. »


Brohn perdit son sang-froid et dit d’une voix forte et autoritaire.

 

« - Il suffit. Vous êtes une femme, puissiez-vous me donner des héritiers et ne pas mourir d’ici là, je tiens à vous comme à un joyau, je ne veux pas devoir vous enterrer de mon vivant. Je vous ai promis à Fralgorn, un prince digne de votre main, ma fille.

 

-Père je n’en veux point… Laissez-moi choisir par moi-même.

 

-Sortez maintenant ou je vous fais enfermer ! »

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