CHAPITRE 134 : « à bord du « Kannn ». » « Florian »

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CHAPITRE 134 : « à bord du « Kannn ». » « Florian »

« Quelques jours plus tard. »

Florian reprend son habitude à passer de longs moments seul dans son bureau, il est depuis plusieurs jours en mode analyse de donnée à rechercher dans tout ce que son cerveau s’est imbibé comme informations, ce qui pourrait l’aider à redevenir celui qu’il était avant.

Étrangement, les éléments qu’il a eu de l’esprit du capitaine lui semblent bien plus utiles que toute la mémoire atavique venant de la reine pondeuse, comme il se plait à l’appeler.

N’ayant que celle de ces ancêtres femmes, il lui manque donc les informations les plus cruciales sur leur vie du temps ou les ruches étaient gouvernées par un roi guerrier.

Le capitaine était donc plus riche en informations utiles pour lui, s’étant depuis sa sortie de cellule de couvage à l’âge adulte, gaver des écrits gardés précieusement à la commanderie.

Là il doit bien reconnaitre une similitude d’avec la race humaine quand il s’agit de détruire pour le pouvoir d’un seul, les guerres de cette époque ou les ruches vivaient toutes sur leur terre natale ne manquant pas des mêmes despotes et des mêmes héros que dans la culture humaine.

Une question pourtant se pose à lui à laquelle il n’a pas encore trouver la réponse, celle d’avoir l’assurance que l’embryon soit l’âme de celui qu’il recherche avant toute chose et non pas simplement que ce qu’il parait être.

Aussitôt son esprit part dans les pires scénarios catastrophes d’un roi non humain qui prendrait l’hégémonie sur une planète entière avec toute la technologie de son espèce, il ne lui faudrait pas bien longtemps pour construire des vaisseaux aussi puissants que les vaisseaux ruches, mais cette fois munie en permanence d’armes mortelles.

Florian se secoue après avoir ressenti le frisson d’appréhension lui traversant le corps, « Cha-A » ou Xiao-lu, peu importe le nom qu’il porte, il ne ferait pas une chose pareille et ne laisserait très certainement pas un esprit aussi dément prendre le pas sur sa véritable nature.

En se disant cela, Florian soupire un grand coup, car il doit bien s’avouer qu’il ne connait rien de la véritable nature de son ami duquel il n’a même plus le souvenir, juste qu’il fait le pari que lui et ses autres amis retrouvés ne seraient pas partis avec quelqu’un de si différent d’eux.

Un tressaillement venant du « Kannn » l’alerte sur le changement de cap de ce dernier, ayant sans doute terminer les calculs nécessaires à sa nouvelle destination.

Il ouvre alors un canal de transmission direct avec l’IA.

- Combien de temps avant d’arriver à destination ?
- À vitesse standard environ quarante ans maitre.
- Et à tout berzingue ?
- ?? Je n’ai pas cet élément linguistique dans mes banques de données maitre ??
- Pffttt !! à vitesse maximum ?
- Un peu plus de vingt ans maitre, mais je ne saurais le conseillé.
- Pourquoi donc ?
- Le fait d’aller à tout « berzingue » mettrait le « Kannn » en état de faiblesse et nous ne connaissons pas les dangers inerrant à cette position spatiale vers laquelle il se dirige.
- On pourrait faire moite/moite pas vrai ?
- Maitre !! Est-ce issu du langage de ce vaisseau que nous avons détruit ?
- Oh non !! C’est du très vieil argot Franchouillard ! Hi ! Hi !
- Je désespère de vous comprendre un jour maitre.
- Où serait le charme sinon ? Bien ! Coupons la poire en deux alors, programme la vitesse pour un gain d'une dizaine d’année de traversée spatiale.
- Je ne comprends pas cet empressement alors que ce soit dix ou vingt ans à passer en cellules de stase ne font aucune différence.
- Qui sait si à l’autre bout ils ne nous seront pas utiles.

Florian sent l’accélération du vaisseau et commence à se détendre, ressentant d’un seul coup le besoin d’une autre sorte de distraction.

- Hum !! J’ai faim d’un seul coup, demande à mes « nourriciers » de me rejoindre dans ma chambre d’ici un quart d’heure standard, dis leur bien que j’ai une grosse faim ! Hi ! Hi !

L’IA encore une fois cherche à comprendre le sens des paroles de son maitre, mais cette fois elle fait en sorte de ne pas lui poser la question, ayant bien comprit qu’il s’en amuse à ses dépens.

Aussi entre-t-elle en contact avec Thomas, ce dernier étant également seul au poste de commande ce matin-là.

- Votre majesté a bien dormi ?

Thomas a un sourire intérieur, comprenant que ces paroles dites d’un ton doucereux ne sont que les préliminaires de la demande qui devrait suivre.

- Votre majesté ? depuis quand ai-je de nouveau droit à ce titre de ta part ?

Devant le silence gêné de l’IA, Thomas n’en reste pas moins curieux d’en connaitre la suite.

- Vas-y crache le morceau !!
- Est-ce également de l’argot Franchouillard votre majesté ?
- Ah !! Je comprends mieux maintenant, « Flo » t’a donné un ordre que tu n’as pas comprise, c’est bien de cela qu’il s’agit ?
- En effet, depuis ce matin il s’en amuse avec moi et j’ai…
- Décidé de ne pas passer plus longtemps pour une imbécile ?
- C’est un peu l’idée en effet.
- Bien alors que t’a-t-il demandé au juste ?
- Le maitre a eu subitement faim et voulait déjeuner dans sa chambre, juste que je ne comprends pas pourquoi il a besoin de ses nourriciers et de plus qu’y sont-ils ?

Thomas s’en amuse au grand désespoir de l’IA qui commence à bien connaitre les expressions faciales des humains.

- Dois-je comprendre qu’on se moque encore de moi ?

Thomas sent bien la contrariété grandissante dans le ton de voix de l’IA, aussi préfère-t-il répondre à sa question plutôt que de subir plus tard les foudres de sa rancune.

- Il parlait de ses partenaires sexuels, je m’en occupe, retourne à tes affaires s’il te plait.

Thomas sort alors pour rejoindre la zone nuit et tape à la porte des chambres, réveillant ses amis pour ensuite une fois tous rassemblés leurs passés le message.

- Le nain a le postérieur qui le démange on dirait, c’est à qui le tour déjà ?

Trois mains se lèvent, laissant Thomas dans un étonnement grandissant.

- Qu’est-ce que vous faites ? à quoi vous jouez là ?

Samuel qui est celui ayant parlé juste avant s’approche de Thomas pour le ceinturer sensuellement par la taille.

- Tu serais resté hier soir, tu serais au courant des dernières décisions prises pour l’équité entre nous tous. Vous êtes en surnuméraires et de plus il semblerait que cette galaxie soit moins « boulivore » de l’énergie qui lui est nécessaire et qui maintient le corps de Florian en parfaite santé.
- Et donc, quoi ?
- Willy, Andréas et Ricoh, ont été désignés cette fois-ci pour satisfaire aux fringales du rouquemoute, si tu veux en savoir plus tu n’as qu’à lire le tableau.
- Vous êtes des vrais gamins…

Samuel resserre Thomas encore plus sensuellement contre lui, ressentant l’attirance qu’il éprouve à son tour à sentir sa chaleur corporelle.

- Peut-être que moi et Kim, nous avons envies d’être plus proches de vous trois.
- Nous trois ?
tu sais bien de qui je parle en plus… Ceux aux cheveux blonds qui sont immortels depuis la nuit des temps.

Samuel n’a maintenant pas la main dans sa poche et c’est peu de le dire, cette dernière faisant son petit bonhomme de chemin là où c’est tout aussi blond mais nettement moins visible, accrochant au passage le « gardien » des lieux déjà tout raidi devant l’intrusion.

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