Chapitre 7 - Alec

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Après que le père d'Hailey ait été raccompagné par la détective Mc Clenahan, le calme est revenu dans ma chambre me laissant le souffle coupé, les souvenirs de la soirée revenant par flash dans ma tête.

Quand la scène de mon agression refait surface, je me tord de douleurs.

Mes poings se serrent instantanément, de la bile remonte dans ma gorge lorsqu'apparaît les yeux larmoyant de ma blonde me regardant totalement apeurée.

Les larmes coulent sur mes joues, tel un torrent, sans que je ne puisse les arrêter.

Les instruments auxquels je suis rattaché font un bruit d'enfer alertant le docteur Young et Mandy.

La doc aboie je ne sais quels ordres à l'infirmière, quand elle se retourne vers le détective Isha pour lui demander de quitter les lieux, j'arrive péniblement à parler entre deux sanglots.

– Non … Je … souviens, réussis-je à dire entre deux spasmes.

– On va vous donner un calmant pour vous reposer et vous raconterez tout ça plus tard à la police, me répond Young.

– Non ! Maintenant ! Faut pas que j'oublie ! hurlé-je les phalanges devenues blanches.

Je souffle plusieurs fois pour garder mon sang froid, ravaler mes putains de larmes et calmer ces putains de machines.

Tous les trois me regardent. Le flic se tourne vers la doc.

– Vous pouvez nous laisser ?

Elle acquiesce d'un signe de tête, et sort accompagné de Mandy.

Une fois seuls tous les deux, il verse de l'eau dans un verre qu'il me tend, puis s'assoie sur la chaise à côté de moi.

– Buvez et ensuite vous me raconterez tout.

J'avale d'une traite l'eau comme si cela allait me redonner toute la force dont je manque, telle une potion magique.

Les cris dans la nuit et ces magnifiques yeux émeraude en tête, je raconte tout à l'officier, du moins tout ce dont je me souviens, sans que celui-ci ne m'interrompe.

Une fois son carnet rempli d'encre, il prend congé.

Epuisé, je m’endors dans un sommeil agité.

Une semaine après l'enlèvement d'Hailey, plusieurs rassemblements ont été organisées par la communauté, pour qu'un maximum de médias locaux et nationaux diffusent son doux visage.

Jusqu'ici je n'ai pas pu y aller à cause de mes côtes pétées, mais aujourd'hui je sors enfin et une nouvelle marche est organisée. J'ai besoin de participer aux recherches, je culpabilise tellement.

C'est de ma faute si elle a disparue !

Je viens d'arriver dans ce nouveau bahut, j’attends devant le secrétariat du principal, car il a demandé à la déléguée des élèves de m'accompagner toute la journée. Je m'attend à une geek boutonneuse, mais au contraire, mon regard tombe sur une cheerleader mignonne. Brune aux yeux marron, les lèvres pulpeuses, elle sait le pouvoir d’attraction qu’elle a.

– Salut, c’est toi le nouveau ? Me demande-t-elle. Je suis Leean.

– Hey, moi c’est Alec, lui réponds-je.

Elle me jauge de la tête au pieds, et avec un sourire appréciateur je fais de même.

– Hmmm tu es plutôt pas mal, dit-elle d’une voix mielleuse.

Ça y est les hostilités commencent. Bien qu’elle soit canon, je me suis promis de ne plus me laisser aller avec ce style de fille.

Voyant que je ne lui cède un quelconque compliment, elle part sans même un signal. Je fais quelques enjambés pour la rattraper, puis elle commence son speech tout fait pour une visite de lycée.

– Voilà ton premier cours est l’anglais, je t’amène dans ta classe et après tu te débrouilleras, nous n’avons peu de cours en commun.

– Hmm ok. Merci pour la visite.

Et sans un mots, elle me laisse en plan devant la porte de la salle.

Je toque, et quand on me donne l’autorisation d’entrer, j’ouvre et me retrouve dans une classe pleine.

Putain que j’aime pas ce genre d’entrée !

– Bonjour, je viens d’arriver, je m’appelle Alec Smith.

– Ah oui, le principal m‘a prévenu de votre arrivée, prenez place.

Je cherche rapidement une chaise, au fond de préférence, et je trouve mon bonheur entre un latino et une magnifique blonde.

Une fois installé, mon voisin se présente,

– Salut moi c’est Wyatt

– Salut.

Je prend le temps de le détailler, les cheveux brun en piques, yeux vert, un t-shirt de Nirvana sur le dos, on pourrait porter les mêmes fringues.

Ma voisine souffle tout en gribouillant dans son cahier. En penchant légèrement la tête je me rend compte que ce ne sont pas des notes de cours, mais plutôt des dessins, mais je n’ai pas le temps de bien voir que le prof se racle la gorge.

Je me remet en place sur ma chaise, ce serait con de choper une heure de colle, au bout de cinq minutes du premier cours de la journée.

Du coin des yeux je fixe discrètement la blonde, cheveux long, ses ongles sont vernis en noir, plutôt canon de ce que je vois. Quand elle pose ses yeux sur moi, je manque de défaillir. Son regard est sublime, je suis ensorcelé par ses yeux émeraude, l’impression de voyager dans un lagon de l’Océan Pacifique et d’y plonger. Elle est magnifique,on dirait un ange tombé du ciel. Mon cœur palpite comme jamais. D’un regard , elle m’a envoûté telle une sorcière. Et je sais qu’à partir de ce jour, je ferai tout pour être avec elle.

Deux coups sur la porte qui s'ouvre en même temps sur Mandy poussant un fauteuil roulant, me sort de mes souvenirs.

– Bonjour Alec, je t'ai apporté ton carrosse.

Je grimace en voyant l'engin aux grosses roues.

– Merci Mandy.

Wyatt passe le pas de la porte accompagné de Betty.

Ces deux là, depuis le drame, passent le plus clair de leur temps ensemble.

– Hey, me dit mon pote.

– Salut vous deux. J'imagine que c'est l'heure ?

Le stresse me gagne, ça fait une semaine que je n'ai pas revu les parents de ma belle blonde. J'appréhende les retrouvailles, me tiennent-ils autant coupable que moi de tout ce bordel ?

Wyatt doit s'apercevoir de mon mal-être car il s'approche de moi et pose une main sur mon épaule et y applique une légère pression.

– Ça va bien se passer mon pote, essaie-t-il de me rassurer.

Je prend sa phrase comme une gifle dans la gueule.

– Sérieux ? grondé-je. Bien se passer ? Ça se passera bien quand elle sera retrouver !

Betty s'approche de moi et me prend dans ses bras. Je ne suis pas un habitué de ce genre de rapprochement physique, mais mon corps se détend instantanément. Je retiens mes larmes de couler. S'éloignant de moi de quelques centimètres, elle me regarde droit dans les yeux.

– Elle va revenir, je le sais. me souffle-t-elle.

Le torrent jaillit sur mes joues sans que je ne puisse contrôler quoi que se soit.

– C'est de ma faute Betty, arrivé-je à lui dire doucement. Tout est de ma faute, je n'ai pas su la protéger.

Elle reprend son étreinte, caressant mon dos avec des mouvements circulaires, comme on berce un enfant.

– Rien n'est de ta faute Alec, me chuchote-t-elle. Tu n'aurais rien pu faire.

Au bout de quelques minutes, elle reprend ses distances et me montre le fauteuil roulant du menton.

Je hoche la tête pour signifier à Mandy que je suis prêt.

Une fois installé dans le siège, nous nous rendons en voiture jusque chez les Clarks.

Une foule opaque se tient devant leurs maisons. Tous ont des pancartes avec le visage d'Hailey dessus.

En regardant le pas de la porte je me revois l'embrasser. Ce doux moment est vite remplacé par son visage anéanti. Mes poings se serrent jusqu'à enfoncer mes ongles dans les paumes de mes mains.

Je secoue la tête lorsque j'entends mon prénom au loin. Ma mère, accompagnée des parents de Becky, de T.J, de Wyatt et à mon grand étonnement de ceux de ma douce, nous rejoignent.

Me sentant honteux, je salue tout le monde sans oser regarder ces derniers.

Madame Clarks s'abaisse jusqu'à moi pour me prendre dans ses bras.

– Nous sommes heureux de te voir sorti de l'hôpital mon grand, me dit-elle.

Estomaqué, je la regarde avec des yeux comme des soucoupes.

– Je suis tellement désolé Madame Clarks, je devais la protéger, j'aurais dû la protéger.

Ma voix se meurt sur ces dernières paroles. Une envie de vomir me prend.

Elle secoue la tête de gauche à droite.

– Vu dans l'état où tu as fini, tu n'aurais rien pu faire de plus, continue-t-elle.

– Le plus important est que nous soyons soudés, tous ensemble, pour la retrouver. Elle ne voudrait pas que cela soit autrement, déclare Monsieur Clarks. Et je souhaitais m'excuser pour mon attitude à l'hôpital mon garçon.

– Vous êtes tout excusé monsieur, lui dis-je.

Comment des gens que je ne connais pas, puisse être si bienveillant avec moi ? Le mérité-je vraiment ? Quand on les regarde, malgré les épreuves qu'ils traversent, on ne peut voir que leur bienveillance sur leurs visages. Pas étonnant qu'Hailey soit une jeune fille si formidable.

Ma mère, émue, s'approche de moi et me sert fort dans ses bras. J'hume son parfum si rassurant, tel un petit garçon ayant besoin de son câlin après un cauchemar.

Sauf que ce n’est pas un putain de rêve !

T.J nous rejoint rapidement et je les regarde tous. De ce que je connais d'elle, effectivement, je ne crois pas qu'elle aurait voulu qu'on se déchire. Cette fille est un vrai rayon de soleil pour tout le monde, mais surtout pour mon coeur noir qui reprenait vie à ses côtés.

Hailey, je te retrouverai quelque soit le temps que cela me prendra.

Une fois le cortège finit, la télévision locale souhaite interviewer Monsieur et Madame Clarks, ainsi que le Shérif Anderson accompagnée des détectives Mc Clenahan et Isha.

Je m'éloigne de l'attroupement pour essayer de réfléchir aux derniers événements

Comment vais-je faire pour la trouver ? L'enquête de police stagne et ils n'ont aucune pistes valable.

Levant les yeux au ciel d'un bleu presque noir parsemé d'étoiles, j'aperçois une nuée de lanternes célestes.

Une larme s'échappe et je l'essuie d'un geste rageur.

Putain mais t'en as pas marre de chialer comme une gonzesse ?

Je suis rejoins par T.J, suivis de prêt de Wyatt et Betty qui se tiennent la main.

Nous nous asseyons de concert tout en regardant cette magnificence nocturne.

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