Chapitre 1

13 minutes de lecture

Hana

« Si vous voulez une qualité, agissez comme si vous la possédiez déjà. »

  • William James

Tu parles. Si la vie était aussi simple, ça se saurait.

Je pose mon stylo sur le bureau et je plie ma feuille pour la ranger sur le côté. Le fonctionnement du psychisme humain me fascine et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’entamer des études de psychologie, mais si j’avais su qu’on continuerait à me faire écrire des dizaines d’absurdités philosophiques pour des dissertations, comme une lycéenne qui prépare son baccalauréat, je crois que j’aurais réfléchi davantage à mon orientation.

Je me lève de ma chaise pour abaisser les volets. Ce soir, le ciel est particulièrement sombre et nuageux. L’éclat de la lune, à moitié formée, traverse les stores et illumine une partie de ma chambre.

  • Hana ! s’écrie ma mère, me tirant de mes rêveries.
  • Oui ?
  • Yanis m’appelle depuis tout à l’heure ! Il dit que tu ne décroches pas.

Oh mince. Yanis. J’étais tellement absorbée par ma dissertation que j’en ai oublié son existence.

J’attrape mon portable, posé sur la couverture en laine de mon lit, et je l’allume rapidement. Il vibre à plusieurs reprises et je constate que ma messagerie vocale est pleine à craquer d’appels en provenance de mon grand frère. Il faut que je le rappelle.

  • Allô ?
  • C’est maintenant que tu réponds ? hurle-t-il. Ça fait une heure que je t’attends ! Qu’est-ce que tu fous, bon sang ?
  • Je suis vraiment désolée ! J’étais en train de travailler et je n’ai pas vu le temps défiler !
  • Et je peux savoir où tu es, là ?
  • Je sors maintenant de la maison.

Je laisse échapper un petit gloussement en entendant la voix crispée de mon interlocuteur.

  • C’est une blague ? s’impatiente-t-il.
  • J’en ai pour dix minutes maximum. Arrête de te plaindre, sinon je te laisse là-bas !

Il ne relève pas ma remarque et me raccroche spontanément au nez. Crétin. Je prends le temps de venir le chercher et c’est comme ça qu’il me remercie.

J’attrape précipitamment mon voile noir en soie, que je rabats sur mes cheveux de la même couleur, et j’enfile une veste. Je préviens ma mère, avant de franchir le seuil de l’entrée vers le perron.

Ma Clio 5 m’attend sur le trottoir d’en face. C’est un cadeau que mes parents m’ont offert après mon entrée à l’université. Au début, elle a suscité pas mal de querelles au sein de la famille. Yanis est mon aîné d’un an et il n’a pas supporté l’idée que j’obtienne une voiture avant lui. Pourtant, sa plainte n’était pas vraiment légitime. J’ai obtenu mon permis avant lui, en terminale, alors qu’il peinait encore avec le code. Mais je ne supportais plus le climat que toute cette histoire avait instauré. Alors pour le réconforter, et surtout parce que j’adore conduire, j’ai accepté d’être son taxi le temps qu’il s’en procure une à son tour. Pas question de le laisser conduire la mienne, il me la bousillerait en une soirée.

J’allume le moteur et je passe la première vitesse. Je parcours la ruelle en direction de Rosewood, le terrain de basket du coin. Il doit son nom à son emplacement, un terrain abandonné depuis des années au milieu d’une immense forêt. Après les cours, Yanis aime venir s’entraîner ici avec ses amis.

Je me gare à l’entrée du terrain. Il fait froid et je n’ai aucune envie de descendre, alors je décide de l’appeler. Comme prévu, il ne décroche pas. Double crétin.

J’ouvre à peine la portière de la voiture qu’une bourrasque glaciale manque d’arracher la peau de mon visage. Je presse le pas en direction du fond du terrain lorsqu’une odeur de fumée vient picoter mes narines. J’espère que ce n’est pas ce que je crois.

J’accélère alors et je manque de percuter quelqu'un.

  • Pardon, m’exclamé-je spontanément.
  • Ce n’est rien ! rétorque une voix rauque plutôt familière.

Je lève les yeux vers la personne qui se tient face à moi. Il est grand et pourvu d’un corps plutôt mince, mais musclé. Son bras droit recouvert de tatouages tribaux me permet de déceler sa silhouette.

  • Naïm.
  • Hana ! Toujours aussi jolie… réplique-t-il avec un clin d’œil.

Je me fige instantanément en croisant le bleu translucide de son regard. Il passe sa main dans ses cheveux châtains coupés très courts, puis il me scrute avec insistance. Je n’aime vraiment pas ça.

Je recule par réflexe et mon interlocuteur le remarque, puisqu’il réagit :

  • Désolé, j’avais oublié. La cigarette.

Il retire alors le mégot placé entre ses lèvres et le balance brusquement sur le sol, avant de l’écraser avec son pied pour éteindre le feu. Sérieusement ? L’écologie, ça lui parle ?

Je lui adresse un sourire hypocrite en guise de remerciement, mais je ne peux m’empêcher de ressentir de l’appréhension. De toutes les fréquentations de mon frère, Naïm est celle que j’apprécie le moins. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je croise sa route, mon intuition me dit de fuir loin. Très loin.

Alors que je tente de mettre fin à la conversation, des boucles brunes et épaisses apparaissent dans le dos de mon interlocuteur.

  • C’est pas trop tôt ! déclare Yanis.

Je lâche un soupir de soulagement.

  • Et la reconnaissance, ça te parle ? je rajoute. D’ailleurs, pourquoi tu ne me réponds pas ? Je t’ai appelé plusieurs fois en arrivant.
  • La vengeance est un plat qui se mange froid !

Je fronce les sourcils et je toise mon grand frère. Son expression s’adoucit et il s’avance vers moi :

  • Je déconne, murmure-t-il en ébouriffant ma tête délicatement. J’avais plus de batterie.
  • Oh.

J’ai bien failli ne pas le reconnaître.

  • Bon, on y va ?
  • Ok.

Yanis salue rapidement son ami et je fais de même en prenant soin de garder mes distances. Nous finissons par rebrousser chemin vers l’entrée du terrain.

  • Alors, vous avez fait quoi ? demandé-je, tout en ouvrant la portière de la voiture.
  • Rien de spécial, un match comme d’habitude, rétorque-t-il nonchalamment.
  • C’est tout ?

Sur ces mots, il marque un arrêt et me fixe de ses yeux ébène aux cils très fournis. Les mêmes que les miens.

  • Qu’est-ce que tu veux dire ? questionne-t-il alors.
  • Rien, je suis juste curieuse.

Je me retiens d’exprimer mon appréhension vis-à-vis de Naïm et me contente de balancer quelques banalités pour le reste du trajet.

* * *

Le lendemain matin, je suis réveillée par les rayons du soleil qui traversent mes volets. L’envie de rester couchée dans mon lit me tente, mais je finis par m’arracher en pensant à la multitude de tâches que j’ai à effectuer. Je manque de trébucher deux fois en enfilant mes pantoufles rosées et je peine à me diriger vers la salle de bain commune au fond du couloir.

Lorsque j’arrive enfin devant la glace, je me retiens de pousser un cri en me mordillant la lèvre inférieure. Mes cernes violacés trahissent immédiatement mon manque de sommeil et contrastent avec le teint basané du reste de mon visage. Quant à mes cheveux de jais, ils partent dans tous les sens.

Tout en tentant de dompter ma tignasse, entre deux bâillements, je sens une main me tapoter brusquement le dos.

  • Pourquoi tu perds ton temps à coiffer tes cheveux ? déclare Yanis en piquant une brosse à dent dans le pot placé sur l’évier. Tu vas les cacher sous ton voile, de toute façon !
  • Hey, c’est à moi ! rétorqué-je. Et qui te dit que je vais sortir, aujourd’hui ?
  • Tu comptes pas profiter du beau temps ?

Il pointe du doigt le ciel azur, dégagé de tout nuage via la lucarne, et je hausse les épaules nonchalamment.

  • Je suis fatiguée. Et si on se matait un film ensemble ?
  • Désolé, mais ce sera sans moi. Je sors aujourd’hui.
  • Ah bon ? Et avec qui ?
  • Tu poses trop de questions.

Je me retourne vers mon frère et lui exprime mon mécontentement par une moue.

  • Tu me laisses toute seule ici, alors je mérite bien de savoir non ?

Il soupire avant de glousser.

  • Je sors avec un nouveau pote. Tu le connais pas.

Sur cette remarque, je ne peux m’empêcher de ressentir un pincement au cœur. Les fréquentations de Yanis m’effraient de plus en plus et l’épisode d’hier soir n’a fait qu’accentuer mon appréhension.

  • C’est qui, ce pote ? Où est-ce que tu l’as rencontré ? demandé-je spontanément.
  • Détective Conan, vous avez fini votre interrogatoire ?

Il sort de la salle de bain et descend vers la cuisine pour dénicher de quoi grignoter.

  • Yanis, c’est pas drôle ! Réponds-moi !

A mon tour, je dévale les escaliers pour le suivre.

  • Tu vas continuer encore longtemps ? m’écrié-je.

Mon frère lâche le couteau dont il s’est servi pour beurrer sa tartine et le dépose sur le plan de travail, avant de me lancer un regard peu amène.

  • De quoi est-ce que tu parles ?
  • Arrête de faire l’innocent.
  • Je suis pas devin, je te rappelle.
  • Je parle de Naïm.

Cette fois, ses prunelles noires m’adressent une expression austère et son ton se fait plus sec.

  • Hana, commence pas avec ça.

Pour autant, cela ne suffit pas à me dissuader d’assouvir ma curiosité, alors je poursuis :

  • J’essaie simplement de comprendre ce que tu lui trouves.

Il élève soudainement brusquement la voix :

  • C’est mon pote, on rigole bien ensemble. Il te faut quoi de plus, bon sang ?!
  • Tu sais très bien que cette relation te tire plus vers le bas qu’autre chose !
  • Hana, tu me gonfles sérieusement.
  • C’est mon rôle de sœur de t’avertir quand je sens un danger, non ?
  • D’accord. Et tu te bases sur quoi pour vouloir me protéger ? (Il se met à ricaner.) Ah oui, c’est vrai, ton intuition ! Ouah, quelle preuve incroyable !

Mes membres se raidissent face à l’attitude bornée de mon frère.

  • Je te demande juste de rester prudent, finis-je par murmurer.
  • J’ai pas besoin de tes mises en garde.

Il débarrasse les restes de son repas en grommelant des choses inaudibles et attrape sa besace, avant de se diriger vers la porte de l’entrée.

  • Je te conseille d’arrêter de me suivre comme un clébard, mon pote est là, termine-t-il.

Je m’arrête un instant face aux paroles de mon frère. Il sait que mon sang s’échauffe rapidement et que je suis capable de balancer des atrocités sous le coup de la colère, ce que je m’autorise à faire cette fois.

  • De toute façon, tu sais juste pas choisir tes amis, m’exclamé-je. Faudra pas pleurer quand tu te retrouveras sans avenir parce que tu t’es entêté à traîner avec des abrutis !

Il ne prête pas attention à mes jérémiades et se contente de claquer brutalement la porte, sans se retourner. Triple crétin.

Je regagne ma chambre et m’affale sur le lit. Ma gorge se noue et mon esprit est rongé par la culpabilité. Je ne voulais pas lui dire de telles horreurs, mais je déteste quand il ne me prend pas au sérieux. Il me voit sûrement comme la petite sœur insupportable qui se mêle de ses amitiés et qui le materne comme un gosse de six ans. Pourtant, je ne fais pas ça pour l’embêter, au contraire. C’est mon seul frère et je tiens tellement à lui que je ne me le pardonnerais jamais s’il lui arrivait quelque chose.

* * *

Finalement, j’ai fini par sortir. Après tout, rester allongée dans mon lit à me morfondre toute la journée n’allait pas effacer ma dispute avec Yanis. Alors lorsque Lucie, mon amie d’enfance, m’a proposée d’aller faire les boutiques au centre-ville, je ne me suis pas faite prier pour la rejoindre.

  • La note boisée, un peu fumée et terreuse, c’est une valeur sûre, affirme-t-elle en hochant le menton.
  • Mouais, je suis pas convaincue… marmonné-je. J’ai l’impression que l’odeur est trop forte.

Elle passe sa main dans ses cheveux ambrés, puis roule des yeux, avant de déclarer :

  • Hana, on s’en fiche de l’odeur. Le plus important, dans un cadeau, c’est l’intention. Tu comprends ?
  • Oui…

J’acquiesce sans grande conviction. Nous avons passé la matinée à traîner devant les grands magasins de luxe, les commerces et même les friperies autour du carrefour giratoire, en vain. Mais lorsque je me suis retrouvée nette face à la vitrine de la parfumerie, masquée au fond par le marché du week-end, je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir y faire un tour.

  • D’ailleurs, reprend Lucie, pourquoi tu veux offrir un cadeau à ton frère ? C’est une occasion spéciale ?
  • Non, pas vraiment. J’avais juste envie de me racheter.

Elle me lance un regard désespéré avant de lâcher un gros soupir.

  • C’est pas vrai ! Vous vous êtes encore disputés !

Je frotte le haut de mon crâne pour tenter de masquer mon embarras. La blonde croise les bras et fronce les sourcils.

  • Qu’est-ce qu’il s’est passé, cette fois ?
  • Rien d’important…
  • Si tu vas jusqu’à lui acheter un cadeau pour te racheter, c’est que ce n’est pas rien Hana.

Lucie est douée pour lire dans mon esprit. Elle a toujours été capable de déceler mes émotions, même lorsque je faisais de mon mieux pour les dissimuler. Je me souviens qu’un jour en primaire, nous nous étions affrontées à la balle au prisonnier. Mon équipe avait gagné et tous mes amis fêtaient la victoire avec un sourire jusqu’aux joues. Mais pendant le match, j’étais tombée et l’asphalte m’avait écorché la jambe. La douleur me lançait terriblement, mais je ne voulais pas gâcher la joie de mes camarades, alors j’ai fait semblant d’aller bien. Lucie n’a pas mis longtemps avant d’entrevoir mon petit jeu. Elle s’est précipitée vers moi avec une telle fougue qu’il m’a fallu moins de cinq secondes pour éclater en sanglots dans ses bras.

Je secoue la tête pour me tirer de mes rêveries avant de soutenir à mon tour le regard cyan de mon interlocutrice.

  • Disons que je lui ai reparlé de ses fréquentations qui ne me plaisaient pas.

Elle croise les bras et place une de ses canines sur sa lèvre inférieure, comme si je venais d’évoquer un sujet sensible.

  • Hana, tu serais pas un peu parano sur les bords ?
  • Toi aussi, tu t’y mets… Puisque je te dis que mon intuition ne me trompe jamais !
  • Je ne doute pas de ton ressenti, mais tu devrais peut-être juste lâcher prise… Laisser ton frère faire ses propres erreurs pour ensuite en tirer des leçons.

J’attrape brusquement le parfum à l’odeur boisée qu’elle tient dans ses bras avant de lui lancer un regard sévère.

  • Le laisser se mettre en danger alors que j’aurais pu agir ? Jamais.

Je me dirige vers la caisse et Lucie me précède le pas en blâmant mon attitude parfois trop intrusive, ce que je réfute à maintes reprises, sans lui laisser le bénéfice du doute. Le débat est de toute façon stérile.

* * *

En rentrant à la maison, je m’aperçois rapidement que cette dernière est vide. Mes parents travaillent tard et Yanis ne risque pas de pointer le bout de son nez. Je décide alors de m’atteler aux tâches ménagères que j’ai repoussées depuis bien trop longtemps à mon goût.

Les heures passent et ma famille ne me donne aucun signe de vie. Je commence à m’impatienter lorsque je reçois un appel en provenance de mon frère.

  • Allô ?
  • Ouais, Hana ?

Les battements de mon cœur s’accélèrent. J’appréhende le dialogue après notre dispute.

  • Oui ? balbutié-je.
  • T’es toute seule, là ?

La voix de Yanis est ferme, sans écart. Ce que j’aime avec lui, c’est qu’il oublie les querelles aussi vite que passées. Cependant, même si la hache de guerre est enterrée, sa question m’interpelle. Je hausse un sourcil sans pour autant demander des détails.

  • Oui, j’étais en train de passer la serpillère.
  • Parfait. J’arrive dans cinq minutes avec mon pote, je voulais te prévenir.

Je n’ai pas le temps de rétorquer quoique ce soit qu’il me raccroche au nez. Je poursuis inconsciemment mon activité avant de réaliser les paroles de ce dernier. Il vient de dire qu’il arrivait dans cinq minutes ?!

Je lâche immédiatement le balai qui tombe sur le parquet en chêne du salon avant de remonter dans ma chambre pour me rhabiller. Les battements déjà vifs de mon cœur cognent contre ma poitrine et des gouttes de sueur perlent sur mon front. Mais bon sang, à quoi est-ce que ce crétin pense ?!

J’enfile rapidement mon voile et mon pull oversize couleur nuit, avant de redescendre pour débarrasser les piles d’assiettes sales qui errent sur l’évier depuis ce matin. Alors que je balaye d’un regard le reste de la salle à manger, je sursaute en entendant la sonnerie de la porte retentir. Il n’exagérait pas quand il disait cinq minutes.

Je prends une profonde inspiration pour calmer l’angoisse qui me sillonne, mais mes joues écarlate peinent à retrouver leur couleur initiale. Je finis par ouvrir la porte.

  • T’en as mis du temps ! s’écrie Yanis en franchissant le seuil.
  • Pourquoi est-ce que tu as eu besoin que je t’ouvre ? C’est chez toi ici, je te rappelle.

Il me toise et tire la langue :

  • J’ai oublié les clefs sous la précipitation. Tu crois que je t’aurais appelé sinon ?

Je comprends mieux sa requête. Je recule par réflexe pour laisser mon frère passer avant de relever la tête vers la personne qui se tient à ses côtés.

  • Lui, c’est Reda, ajoute-t-il. Le nouveau pote dont je t’ai parlé tout à l’heure.

Mon interlocuteur est un grand garçon qui me dépasse facilement de vingt centimètres. Son teint est plutôt pâle et ses cheveux bouclés me rappellent ceux de Yanis, en plus clairs et plus fins. Avec ses prunelles émeraude, il me lance un regard perçant que je peine à soutenir.

Je décide cependant de ne pas réitérer mes erreurs matinales et je me surprends à le saluer d’un sourire chaleureux.

  • Salut, je suis Hana, la petite sœur de Yanis.

Un silence succède à ma phrase et mon interlocuteur franchit le seuil en détournant ses yeux de moi. Je l’observe d’un air ébahi, en attente d’une réaction de sa part, en vain.

Il finit néanmoins par s’approcher et murmurer de sa voix grave :

  • Pas besoin de te présenter, je suis pas stupide au point de pas comprendre que tu étais sa sœur.

Génial.

Mon frère choisit vraiment bien ses amis.

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