PSY 5 : ÉPILOGUE

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Si Alicia ne m’avait pas appelé à l’aide ce jour-là, je n’aurais jamais rencontrer les Richess. Je n’aurais jamais appris tout ce qu’il y avait à apprendre de riches ados pourris gâtés et soumis à des lois caduques. Ce lot de souffrance, ce flot d’amour, ils m’ont touchés, tous les uns plus que les autres. Je ne sais pas pourquoi lui plus que ses amis, alors que même l'un d'eux avait un destin tragique.

Des jeunes dans sa situation, j’en avais rencontré des tas, mais lui particulièrement, je n’arrivais pas à m’enlever son image de ma tête. Des années après, j’ouvrais le journal vierge qu’un oncle m’avait offert à Noël. Il s’avéra utile finalement. Le stylo rempli d’encre déposé sur la première ligne de la première page, voilà ce que j’y écris :

“ Repenser à cet étudiant, c’est me souvenir de ses yeux meurtris : gonflés et rouge, en parfait contraste avec son teint blafard.

Une peine cachée derrière son beau visage et quelques mèches noires de jais par-dessus ses yeux, semblant appartenir au diable.

Il n’avait jamais été très bavard, mais depuis quelque temps, il était devenu presque muet. Mais il n’avait aucunement besoin de mots, son corps avachi sur le bureau exprimait toute la tristesse du monde.

Et à chaque fois que je lui posais cette même question, à laquelle il ne voulait pas répondre, il tressaillait sur sa chaise, retombant aussitôt dans le gouffre sombre qui lui servait de bouclier.”

Je levais mon stylo et ferma les yeux, me plongeant dans ces souvenirs qui faisait grandir une angoisse en moi :

- Arrêtez-ça, je vous en supplie, geint-il en s'agrippant la tête.

- Dossan, je sais que tu n’en peux plus, mais ça n'ira pas mieux tant que tu ne seras pas honnête avec toi-même, commençais-je.

- Je le suis !! Je vous ai tout dit, alors arrêter-ça ! s'écria-t-il au bord des larmes.

- Pourquoi tu n'as jamais répondu à cette question alors ?

- Je...

- Je veux que tu me le dises, pour ton propre bien, le coupais-je.

- Taisez-vous…

- Est-ce que tu l’aimes encore ? osais-je, pénétrant son regard sombre.

- Je vous ai dit de la FERMER !! hurla-t-il en claquant ses poings contre le bureau.

Ce garçon dont les yeux monstrueux me transperçait, dont la peine s’écoulait sur ma table, prit de cris de rage et de pleurs de désespoir, m’avait marqué plus que les autres.

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Défi
queuvin

Mot de l'auteur: Voici une courte nouvelle. J'espère qu'elle vous plaira et saura vous surprendre. Bonne lecture
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Ils se retrouvaient enfin. La semaine avait été longue. Ils avaient l'habitude de se retrouver autour d'un café. C'était leurs petit rituel. Même jour, même heure, le lieux pouvais varier mais c'était bien souvent un endroit caché des regard. Ils s'étaient rencontré par des amis en commun. Lui cadre d'une entreprise, elle étudiante. Elle narrant ses aventures, lui scotché à ses lèvres.

Elle - tu verrais comment elle était bonne, franchement tu devrait essayer.

Ce n'était pas la première fois qu'elle lui proposais de l'accompagner, il avait toujours refusé prétextant que ce n'était pas sa tasse de thé

Elle - Mais justement, il faut expérimenter dans la vie et puis bon t'a personne qui t'empêche de le faire.

C'était une habituée tandis que lui était méfiant mais son hésitation montait un peut plus au fils des rencontre et il s'avait bien malgré lui que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne s'essaye à la "pratique"

Elle - et puis je suis sûr que tu t'y fera vite, au début ça fait un peu mal mais on s'habitue rapidement.

Elle - bon après le dernier avec qui je l'ai fait il m'a pris un peut trop sec.

Il faillait dire qu'elle était très fine et c'était même étonnant qu'elle pratique encore après toute ces annnées. Le seul signe visible était ses mains qui avaient pris l'habitude de l'effort.

Elle -bon c'est non négociable! tu viens avec moi!

Il avait eu beau refusé elle l'avait entrainer au fils des ruelle jusqu'à arriver au dit lieu.

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Elle - Plus à droite, vas y fait une lolote, mais met ton doigts dans le trou ne t'inquiète pas. Voila tu vois elle est bonne.

Lui ne répondit par un gémissement absorbé par sa tache les jambes flageolentes.

Elle - bon je crois qu'il est temps pour toi de redescendre sur Terre.

Pour seul élément de réponse elle n'eu qu'un hochement de tête.

Elle - concentre toi sur ma voix. écarte toi. Voila, lache prise n'ai pas peur. Bon ok maintenant tu vas vacher.

Elle continua de le guider jusqu'à la fin de la procédure. Après les émois de l'homme le reste de l'heure se passa plutôt tranquillement.

Et alors qu'ils sortaient elle lui demanda.

Elle - Alors c'était comment? c'était pas si dur tu a vus.

Il - oui merci. J'aurrais jamais si tu ne m'avais pas poussé. Merci de m'avoir innitié?

Elle - tout le plaisir est pour moi. Et j'espère que tu reviendra vite.

Il- Ne t'inquiète pas, l'escalade c'est passionnant.



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hersen



L'attente glissait aussi paisiblement sur l'esprit du guerrier que l'eau dans le ruisseau. Il suivait les sons venant du faré, les imprécations et le bruit du pilon dans le mortier. Il avait su vaincre et le reste était secondaire. Assis sur un caillou, il était chez lui, il se sentait vibrer pour sa Terre. Tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour les siens, pour être un brave. Et pour manger. Des années de sécheresse avaient réduit les vivres. L'arbre à pain dépérissait et il fallait agrandir le territoire, s'approprier la vallée sur l'autre versant de l'île volcanique.
Ce n'est pas lui qui a ramassé les noix de bancoulier dont on tirerait l'encre, après les avoir calcinées. Il fallait des mains aux pouvoirs sacrés pour transmettre au liquide tinctorial les qualités honorant celui qui les recevrait.
La peau brune habillant des muscles colossaux frissonnait de temps à autre sous cette force mal contenue. Le guerrier revivait son combat. Il revoyait son ennemi en face, avec dans le regard la même détermination que la sienne, la même bravoure. Une seule des deux lances atteindrait son but, c'était la loi pour pouvoir rentrer au village plein de gloire et apporter ainsi la promesse de nourriture pour le peuple. Il a failli tout perdre, décontenancé, à l'instant où il avait entendu son frère hurlant s'élancer sur un adversaire et retomber net, le crâne fracassé. L'ombre sur la victoire. Alors il avait rugi, transmettant la douleur de la perte de son frère aimé à la pierre effilée de son arme.
Ce fut le massacre.
Les hommes, vieux, nus à l'exception d'un pagne de tapa, tissu végétal, sortaient enfin du faré, l'un d'entre eux tenant haut un bol fait du crâne d'un animal. Leur nudité étalait au grand jour leurs tatouages qui, au fil des ans, prenaient des reflets verdâtres. Leurs actes valeureux étaient inscrits et chacun respectait ces marques. Le guerrier se leva et les salua. Rien en cet instant n'était plus précieux sur l'île que le contenu de ce bol, une encre produite par la terre nourricière et qui avait reçu les paroles sacrées.
On fit asseoir le vainqueur nu sur un gros caillou et les sages l'entourèrent. Pendant que l'encre végétale était étalée sur la peau dorée de l'homme imposant, les voix masculines psalmodiaient et le tatoueur, le seul habilité à marquer les peaux des signes de la bravoure, commença à enfoncer une dent de requin acérée, puis encore et encore répéta son geste, patiemment. Le tatouage s'est dessiné sur la peau au fil des chants ininterrompus lentement, jusqu'à la tombée du jour. Une marque indélébile qui dira à tous combien il s'est battu pour les siens.
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-Eh, Paul, t'as vu là-bas la cahute ? Y a un mec, il te fait des supers tatouages, regarde celui que j'ai !
-oh la vache ! Fais un selfie !
Le temps du festival, l'archipel, envahi de touristes dont la seule force est d'avoir payé leur billet d'avion, ressert, au milieu des danses et des chants, ce passé guerrier par petites touches, gravant sur des bras, des cuisses, des oreilles, des poitrines flasques des fragments de la marque de bravoure du guerrier.
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