PSY 2 : fidèle compagnon.

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Rien ne laissait transparaître qu'il était un adolescent à problèmes. C'est vrai qu'il était d'un tempérament calme et qu'il ne s'aventurait pas facilement dans le récit de ses histoires, mais je ne voyais qu'un jeune garçon faisant de son mieux pour réussir dans une école telle que Saint-Clair.

Il n'y avait rien de plus difficile que d'être un élève boursier dans cet établissement qui ouvrait ses portes sur invitations aux progénitures richissimes des plus grands du gratin. D'où viens-tu ? Quelle école fréquentais-tu ? Qui sont tes parents et que font-ils dans la vie ? Les réponses à ses questions suffisaient à faire un tri parmi les élèves, du moins auparavant.

Le directeur avait mis en place une nouvelle politique qui acceptait les jeunes de tout horizon, à condition qu'ils réussissent les examens d'entrées. Le fait que le barème de réussite soit haut avait été un choix délibéré. Le but étant d'accueillir les meilleurs d'entre eux. L'étudiant qui n'atteignait pas quatre-vingt pourcents aux tests pouvaient rentrer chez lui. Cependant, une deuxième chance leur était accordés avec les tests de deuxième cycle.

Dossan avait dû s'y rependre à deux fois pour entrer à Saint-Clair. Je remarquai aux légères crispations au niveau de ses mâchoires et de ses sourcils, que ce premier échec était un mauvais souvenir. En tant que psychologue, et particulièrement avec cet étudiant, je devais être attentive au non verbal, révélateur de souffrances non explicités.

Il n'avait pas cherché à comprendre lorsque je l'avais invité dans mon bureau. J'avais pris soin de laisser des lettres aux concernés à la réceptionniste de l'internat. Elle pouvait ainsi les interpellés en toute discrétion pour leur donner mon message, et éviter l'humiliation de la convocation devant le restant de la classe.

- Alors Dossan, est-ce que tu as une idée du pourquoi je t'ai appelé aujourd'hui ? lui demandais-je lorsqu'il s'assit devant moi.

- Il y a sûrement une bonne raison ? me retourna-t-il la question.

Le secret professionnel m'empêchait de lui avouer que c'était son amie Alicia qui m'avait appelé au secours. Habituellement, je préférais que les élèves fasse la démarche de leur propre gré, mais dans leur cas, je fis une exception.

- Je préfère te dire à l'avance que nous pouvons parler en toute honnêteté ici. Je n'ai en aucun le droit de révéler des informations sur mes étudiants, sauf cas exceptionnel. Et c'est pour cette même raison que je ne peux pas te dire qui m'a parlé de toi, lui expliquais-je pour le mettre en confiance. Mais puisque cette personne à estimer que tu avais peut-être besoin de moi, je veux être sûr de ne pas passer à côté de quelque chose et je propose, bien que ce ne soit pas une obligation, qu'on apprenne à se connaître, d'accord ?

Pendant un instant il ne dit rien, et réfléchit, sûrement aux personnes qui m'avait parlé de lui. Il fronça les sourcils et je crus le perdre. Puis je compris à la façon dont il fouilla mes yeux, qu'il avait un intérêt à continuer ses séances.

Je décidai de faire des jeux pour en apprendre plus sur sa personnalité et sur comment il se percevait. Dossan Dan's, bientôt dix-sept ans, ne choisissait que des couleurs froides pour se décrire dont le bleu, le gris, et le noir. Dans la liste de mots que je lui donnais, il entoura : calme, réservé, observateur, et d'autres qualités qui laissait entendre qu'il n'aimait pas être le centre de l'attention.

Aucune idée du métier qu'il souhaiterait faire plus tard et incertain quant à son avenir. Un enfant qui ne connait pas ses points fort comme s'il lui était interdit de se valoriser et qui vit au jour le jour, comme s'il n'en verrait jamais le bout.

Je compris tout de suite que parler de ses amis étaient un sujet sensible, je n'étais simplement pas encore sur de la raison.

- Comment te sens-tu vis-à-vis du fait de fréquenter les Richess ? J'ai cru comprendre que vous étiez fort proches.

- Oui, répondit-il dans la lune.

- Nous savons tous deux que la plupart d'entre nous pensent qu'il s'agit d'un privilège, est-ce que tu te sens chanceux ? Ou est-ce que tu trouves ça...

I- ls sont plus normaux qu'on le pense, me coupa-t-il d'une expression peinée, et j'ai pu être amis avec eux seulement parce que Chuck et Alicia ont fait le premier pas.

- Quand tu dis qu'ils sont normaux, tu insinues qu'ils ne sont pas considérés comme tel ?

- Bien sûr, le monde les idéalise mais ils ne sont pas si différent de vous et moi. S'ils les connaissaient comme je les connais, ils comprendraient que ce n'est pas toujours drôle d'être un Richess, même s'il y a l'argent derrière.

- Je vois et comment se fait-il que quelqu'un comme toi ai pu intégrer leur cercle ? Pourquoi toi et pas un autre ? En outre comment tu t'y es pris pour les "approcher" ?

- Vous insinuez que c'était calculé ? s'énerva-t-il. C'est vrai que mon père m'avait demandé de… mais c'était juste le hasard des choses, bredouilla-t-il.

Il s'arrêtait toujours de parler lorsqu'il évoquait son père. J'ajoutais cette idée à la liste des sujets à approfondir, à côté du sentiment d'être ami avec des "célébrités", en quelque sorte.

Pour clôturer cette première séance, je lui demandai ses impressions et il me partagea son incertitude vis-à-vis de sa présence dans mon bureau. Malgré tout, je lui donnais rendez-vous la semaine qui suivit.

Ainsi donc, je jugeai important de discuter de sa situation familiale. Il avait été très vague à ce sujet et je sentais qu'il y avait une raison derrière cela. Ce n'était pas un comportement normal que de déglutir à chaque fois que je prononçais le mot "père" ou "mère".

Je voulais également en savoir plus sur son suivi scolaire et je pris les devants en rendant visite à son titulaire de classe qui me remit l'ensemble des notes de ses élèves. J'aurais pu me contenter des bulletins de ceux dont je m'occupais, mais je ne voulais pas donner de noms au professeur, par soucis d'intimité.

En découvrant ses notes de périodes et celles qu'il avait obtenu aux examens, quelque chose me sauta aux yeux. S'il était capable d'atteindre le maximum de ses capacités durant les contrôles et les devoirs au cours de l'année, pourquoi n'était-ce pas le cas aux examens ? Il n'était pas rare que les étudiants perdent leurs moyens face à leur feuille le jour J, mais je ne pouvais pas croire qu'un enfant aussi assidu que lui subisse ce symptôme post-exam.

Je décidai d'en avoir le cœur en allant chercher ses bulletins des années précédentes et je découvrais que ce phénomène avait débuté durant le deuxième trimestre de sa troisième année.

Deux raisons me poussèrent à vouloir creuser cette information. Si je pouvais l'aider à donner le meilleur de lui-même aux évaluations de Noël et de juin, ce serait un plus. Et si ce comportement s'avérait être la conséquence d'une autre option, je voulais le savoir pour qu'il puisse saisir tout ce qui s'offrait à lui.

Vint donc notre deuxième rencontre pendant laquelle nous discutions essentiellement de son parcours scolaire. Je lui donnais quelques pistes pour son avenir, qui étaient à prendre ou à laisser. Il avait toujours une certaine réserve et ne s'étalait pas sur ce que voudrait ses parents pour lui. Il évoqua juste le fait qu'ils étaient stricts, attendant de lui qu'il score les notes maximales.

- La compétition est ardue à Saint-Clair n'est-ce pas ? Qui est premier de classe actuellement ?

- Chuck et Blear ont un score identique, Katerina n'est pas loin derrière eux.

- Et toi ou te situe-tu dans cette folle course ?

- Après Katerina.

- Tu te défends donc ! Tu as dit que tes parents attendait beaucoup de toi, tu peux me dire ce qu'ils en pensent ?

- Ma mère est fière et mon père, s’arrêta-t-il en devenant livide, préférait que je sois premier, je suppose. Mais ce n’est pas si mal de se tenir derrière eux, ajouta-t-il d'un sourire qui me paraissait extrêmement faux.

- Et toi, tu aimerais être premier de classe ?

- Non ! s'exclama-t-il. Ah je veux dire que si ça arrive, tant mieux, mais ce n'est pas mon objectif, pas comme eux…

Cette information sonna comme une révélation dans mes oreilles. Était-ce pour cette raison qu’il y avait un tel écart entre ses notes.

- Que veux-tu dire par là ?

- Que ce n'est pas si important pour moi, contrairement à mes amis qui ont l'obligation d'être premier de classe.

- Si ce n'est pas le cas que se passe-t-il pour eux ?

- Je n'en suis pas sûr, mais je sais que Katerina souffre déjà du fait d'être un peu à la traîne. Pourtant il ne s'agit que d'un ou deux points…

- Et pour toi que se passe-t-il si tu as de mauvaise notes ?

- Ce n'est pas un risque que je souhaite prendre, répondit-il d'une voix serrée. Tant que j'ai plus de quatre vingt pourcents, il ne se fâche pas trop.

- Alors tu donnes ton maximum durant l'année, pour que tes parents soient fiers de toi et ensuite, tu fais attention à ne pas dépasser tes amis lors des examens, conclus-je. Comment est-ce que tu t'y prends ? Tu calcules ? lui demandais-je en voyant que j'avais touché juste.

- Comment est-ce que …

- Je trouvais ça étrange que tu n'ais pas les notes maximales aux examens alors que tes bulletins montre que tu es un excellent élève. Cela dit, je suis impressionné que tu arrives à être aussi stable et que tu mettes de côté tes intérêts et ceux de tes parents pour tes amis. Tu fais preuve d'une grande loyauté, m'impressionnais-je en tournant les pages de son dossier.

- Vous avez fouillé mes archives ? fit-il en me regardant sévèrement.

- Je voulais connaître ton parcours scolaire et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer ce détail. Je comprends que tu te sentes trahis, mais j'avais besoin de savoir. Peut-être que c'était dû aux stress des examens, et j'aurais pu arranger ça avec toi. Cependant, puisque tu ne démens pas mon hypothèse, je suppose que j'ai raison.

Son expression et la façon dont il se tenait sur la chaise montrait un rejet de sa part. Il mordait sa lèvre inférieure nerveusement et tirait sur le bout de ses manches frénétiquement. Je compris qu'il se sentait à nu et je profitais cruellement de cette occasion pour en apprendre d'avantage.

- C'est très noble de ta part, mais je voudrais que tu prennes conscience d'une chose. Peu importe ce que tu veux faire de ta vie et peu importe que tu n'ai pas encore trouvé ta vocation, ajoutais-je voyant qu'il était prêt à me couper la parole. S'il est si important pour tes amis d'avoir les notes maximales dans leur bulletin, c'est parce qu'il s'agit d'un critère pour rentrer dans les meilleures universités.

- Je le sais, me coupa-t-il enfin comme s'il éprouvait un besoin irrépressible de le faire.

- Alors tu dois savoir qu'en agissant de cette manière, tu fermes délibérément des portes sur ton avenir ?

- Mais je n'ai peut-être pas envie d'entrer dans une de ses universités…

- Comme tu le précises, ce n'est peut-être pas aussi important pour toi, mais vu tes capacités il serait intéressant que tu donnes le meilleur de toi-même, histoire de ne pas avoir de regrets plus tard ? Tu changeras peut-être d'avis et si ce n'est pas le cas, tu te seras au moins donné toutes les possibilités, quitte à dépasser tes amis. Tu as du potentiel ne le gâche pas.

- À croire qu'il n'y a que le potentiel qui compte, grogna-t-il.

- Bien sûr que non, mais c'est important de t'offrir un choix vaste de futur métier, sachant que tu ne sais pas encore ce que tu souhaites faire plus tard. Et même si ta mère serai toujours fière de toi, de ce que tu me dis, cela éviterait des conflits inutiles avec ton père…

- Et pourquoi je lui ferais ce plaisir ?! cria-t-il à travers la pièce.

Il s'était levé de sa chaise d'un bond, me montrant enfin un peu de lui-même et s'essoufflait de ce soudain effort. Il y avait la rage dans ses yeux enflammés et la colère sur ses mâchoires serrées. Il y avait donc bien un réel conflit avec son père, et son comportement face à ses notes n'étaient pas seulement une manière de propulser ses amis en haut de la liste des meilleurs élèves. C'était aussi un moyen de garder le contrôle sur ses parents. Sur ce père qui, sans aucun doute, le forçait par tous les moyens d'être le premier.

- C'est à toi de me le dire ? lui renvoyais-je la question, satisfaite de mes découvertes.

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Elle -bon c'est non négociable! tu viens avec moi!

Il avait eu beau refusé elle l'avait entrainer au fils des ruelle jusqu'à arriver au dit lieu.

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Elle - bon je crois qu'il est temps pour toi de redescendre sur Terre.

Pour seul élément de réponse elle n'eu qu'un hochement de tête.

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Elle continua de le guider jusqu'à la fin de la procédure. Après les émois de l'homme le reste de l'heure se passa plutôt tranquillement.

Et alors qu'ils sortaient elle lui demanda.

Elle - Alors c'était comment? c'était pas si dur tu a vus.

Il - oui merci. J'aurrais jamais si tu ne m'avais pas poussé. Merci de m'avoir innitié?

Elle - tout le plaisir est pour moi. Et j'espère que tu reviendra vite.

Il- Ne t'inquiète pas, l'escalade c'est passionnant.



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L'attente glissait aussi paisiblement sur l'esprit du guerrier que l'eau dans le ruisseau. Il suivait les sons venant du faré, les imprécations et le bruit du pilon dans le mortier. Il avait su vaincre et le reste était secondaire. Assis sur un caillou, il était chez lui, il se sentait vibrer pour sa Terre. Tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour les siens, pour être un brave. Et pour manger. Des années de sécheresse avaient réduit les vivres. L'arbre à pain dépérissait et il fallait agrandir le territoire, s'approprier la vallée sur l'autre versant de l'île volcanique.
Ce n'est pas lui qui a ramassé les noix de bancoulier dont on tirerait l'encre, après les avoir calcinées. Il fallait des mains aux pouvoirs sacrés pour transmettre au liquide tinctorial les qualités honorant celui qui les recevrait.
La peau brune habillant des muscles colossaux frissonnait de temps à autre sous cette force mal contenue. Le guerrier revivait son combat. Il revoyait son ennemi en face, avec dans le regard la même détermination que la sienne, la même bravoure. Une seule des deux lances atteindrait son but, c'était la loi pour pouvoir rentrer au village plein de gloire et apporter ainsi la promesse de nourriture pour le peuple. Il a failli tout perdre, décontenancé, à l'instant où il avait entendu son frère hurlant s'élancer sur un adversaire et retomber net, le crâne fracassé. L'ombre sur la victoire. Alors il avait rugi, transmettant la douleur de la perte de son frère aimé à la pierre effilée de son arme.
Ce fut le massacre.
Les hommes, vieux, nus à l'exception d'un pagne de tapa, tissu végétal, sortaient enfin du faré, l'un d'entre eux tenant haut un bol fait du crâne d'un animal. Leur nudité étalait au grand jour leurs tatouages qui, au fil des ans, prenaient des reflets verdâtres. Leurs actes valeureux étaient inscrits et chacun respectait ces marques. Le guerrier se leva et les salua. Rien en cet instant n'était plus précieux sur l'île que le contenu de ce bol, une encre produite par la terre nourricière et qui avait reçu les paroles sacrées.
On fit asseoir le vainqueur nu sur un gros caillou et les sages l'entourèrent. Pendant que l'encre végétale était étalée sur la peau dorée de l'homme imposant, les voix masculines psalmodiaient et le tatoueur, le seul habilité à marquer les peaux des signes de la bravoure, commença à enfoncer une dent de requin acérée, puis encore et encore répéta son geste, patiemment. Le tatouage s'est dessiné sur la peau au fil des chants ininterrompus lentement, jusqu'à la tombée du jour. Une marque indélébile qui dira à tous combien il s'est battu pour les siens.
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-Eh, Paul, t'as vu là-bas la cahute ? Y a un mec, il te fait des supers tatouages, regarde celui que j'ai !
-oh la vache ! Fais un selfie !
Le temps du festival, l'archipel, envahi de touristes dont la seule force est d'avoir payé leur billet d'avion, ressert, au milieu des danses et des chants, ce passé guerrier par petites touches, gravant sur des bras, des cuisses, des oreilles, des poitrines flasques des fragments de la marque de bravoure du guerrier.
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