Chapitre 39

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     C’est madame Notat qui s’occupe de me momifier cette fois ci. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est plus douée que Léna. Plus sadique également…

« Masturbe-toi de la main droite et malaxe ton sein avec la gauche. »

Dans un premier temps je ne comprends pas pourquoi. Mais je lui obéis sans discuter, sachant que toute question de ma part me vaudra une punition.

Je m’aperçois bien vite qu’elle souhaite me faire prisonnière dans cette position vulgaire et indécente. Les bandes s’enroulent autours de mon corps, emprisonnant ma main droite au niveau de mon intimité et la gauche sur ma poitrine.

     Les bandelettes sont positionnées de façon presque artistique mais si serrées que ça en est douloureux. Même monsieur Pirot, alors en train de s’occuper de Juliette, lâche un sifflement admiratif en voyant le travail de sa collègue de bondage.

« Je m’occuperais de ta tête après, profite d’abord du “spectacle“. »

     La prof s’approche alors de Mathias. A lui aussi, elle lui donne des instructions sur sa position. Le pauvre doit saisir son sexe à deux mains avant d’être momifié.

Pendant ce temps, le directeur immobilise Zoé. La jeune fille est en larme, terrorisée à l’idée de recommencer l’exercice.

Enfin, c’est au tours de Léna. Cette dernière est blême de terreur mais ne tente pas de se défendre. Tremblante, elle se laisse faire pendant que l’enseignante lui lie les jambes. Arrivée au niveau de son entre jambe, la femme place un vibro et sourit :

« Le même que celui dont était équipée Leïla. Félicitation, c’était un excellent choix. »

N’y tenant plus, l’apprenti domina fond en larmes et commence à se débattre. Mais monsieur Pirot arrive vite et l’immobilise pendant que l’enseignante finit son travail. Ses mains sont croisées sur sa poitrine, comme les vraies momies. Comme moi hier…

     Alors que la dernière bande allait lui recouvrir les yeux, la jeune femme se tourne vers moi, le regard assassin. A une autre époque, je lui aurais souris, satisfaite de la voir en si mauvaise posture. Mais la tortures de cet après-midi m’en a coupé toute envie. Que ne donnerais-je pas pour reprendre mes paroles de ce matin, voir Léna loin d’ici et surtout avoir la certitude que je ne retournerais pas sur le cheval mécanique vendredi.

     Me bander la tête n’est qu’une formalité rapide pour madame Notat. Et sitôt que je me retrouve dans le noir, je sens la peur qui s’empare de moi. Mais je m’astreins au calme. La sensation n’est pas beaucoup plus terrifiante que lorsque je suis allongée dans la cage qui me sert de lit.

     Toute la nuit, j’entends les gémissements de Léna. D’abord de plaisir puis de douleur. Je l’entends rouler, se cogner, geindre et tenter d’hurler. Et chaque bruit me rappelle ce qui m’attend vendredi, provoquant d’infimes tremblements de peur chez moi.

     Le lendemain, c’est avec soulagement que j’entends arriver madame Notat et monsieur Pirot. Comme la première fois, ce dernier fait le bilan pendant que sa collègue défait nos liens. Cette fois, je suis la première à passer. Pendant que l’enseignante me libère, l’homme consulte ses notes :

« Peut mieux faire mais ton résultat est suffisant pour valider le test. »

     La prof de bondage libère un à un les autres. Dans son coin, Léna, toujours momifiée, rampe en tous sens, visiblement toujours sous l’emprise du vibro. Ses gémissements nous parviennent, étouffés par les bandelettes sur son visage.

Un brusque éclat de voix de la part de monsieur Pirot me sort de cette contemplation morbide :

« Zoé, tu as réussi à faire pire que la première fois ! Puisque tu n’apprends pas, je passerais personnellement dans ta chambre chaque soir te momifier jusqu’à ce que tu sois en mesure de te contrôler.

- Oh non ! S’il vous plait monsieur, pas ça ! »

L’homme la gifle brutalement :

« Pas de jérémiades, tu es une soumise, tu dois accepter sans mot dire tout ce que ton maître t’ordonne. A 22 heures précise, tu m’attendras allongée par terre. Compris ?

- Oui monsieur… »

     Enfin, les deux adultes libèrent Léna. Cette dernière à piètre allure : son visage est rouge, couvert de bave et de morve. Quant à son corps, il est couvert de sueur et de cyprine

C’est donc à ça que je ressemblais hier… C’est un visage à peine humain que j’arborais. Mais humain, nous ne le sommes plus réellement ici : juste un objet de désir et de perversion…

     « Cesse donc de te relever !! »

Le prof de sport vient à grandes enjambées furieuse vers moi. Serrant les dents, je recommence mon grand écart latéral. Depuis peu, j’y arrive enfin mais je ne parviens pas à le maintenir plus de quelques secondes.

Une fois encore, je me remets sur les genoux, vaincue par la douleur.

« Recommence et reste en position stupide soumise !! Tu dois être capable de maintenir le grand écart !

- C’est trop douloureux, je n’y arrive pas… »

L’homme me contemple avec mépris.

« Très bien, je vais t’y aider. A poil ! »

Je me déshabille à contre cœur pendant que monsieur Grigor s’en va chercher de quoi “m’aider“.

Lorsqu’il revient, il tient à la main une longue et épaisse barre en bois et quelques pelotes de ficelle rugueuse. Un garde l’accompagne et son sourire ne me dit rien qui vaille…

« Fais le grand écart. »

Serrant les dents de douleur, je m’exécute. Au-delà de la douleur, nue comme je suis, je sens mes lèvres intimes s’écarter de la manière la plus vulgaire qui soit.

Les deux hommes me saisissent chacun une jambe pour m’empêcher de me redresser puis place la barre en bois tout contre mes membres écartés. Rapidement, ils lient mes cuisses, genoux et cheville à la tringle. Le garde en profite pour me ligoter les poignets dans le dos, m’interdisant ainsi tous mouvements.

     Lorsque les deux hommes se relève, je suis prisonnière contre la barre de bois, laquelle m’oblige à conserver mon grand écart. La douleur est telle que je commence à sangloter en me débattant. Le prof, lui, ricane en me contemplant :

« Une heure ainsi devrait t’assouplir un peu. »

Puis il s’en va torturer un autre apprentis soumis.

     En relevant la tête, j’aperçois madame Noblet qui me regarde avec compassion. Elle aussi est prisonnière de la position qu’a choisi le prof de sport. Allongée sur le dos le long d’une poutre de gymnastique et le torse lié à cette dernière, les jambes de la pauvre femme ont été ramenées près de sa tête. Pour avoir appris cette position quelques semaines auparavant, je sais à quel point elle est douloureuse également.

Madame Noblet à encore moins de chance que nous. Arrivée depuis peu, elle doit rattraper son retard en gymnastique également. Et bien que sportive et souple de base, chaque séance est une véritable torture pour elle.

     Bien que sachant cela inutile, je me débats vigoureusement pour tenter de me libérer. La douleur augmente de seconde en seconde et je ne désire plus qu’une chose, mettre fin à la torture.

Une main épaisse se pose sur ma nuque, stoppant mes vaines tentatives pour me libérer. C’est le garde.

« Je… Je ne tiendrais jamais une heure ainsi ! Je vous en prie, libérez-moi, s’il… »

L’homme m’impose un bâillon avant que je n’ai pu finir ma phrase.

« Chuuut petite soumise. Ne t’inquiète pas, je vais t’aider à faire passer le temps.

- Mmmphh ?! »

Le garde agrippe à pleine mains ma poitrine. Quelques instants plus tard, je sens un pénis en érection se présenter à l’entrée de mon anus.

« Mmmmphhh !! »

     J’ai le corps tellement endolori que je ne suis pas convaincue de pouvoir me rendre en khôlle. Je boite terriblement, mes cuisses et mon dos ne sont plus que douleur et à force de me débattre, les cordes ont entamés ma peau en plusieurs endroits.

Pourtant, j’arrive bel et bien en khôlle. Madame Noblet est déjà là, agenouillée devant Mathieu, Antonin et madame Possat.

Je l’imite rapidement et attends le sujet.

« Partage. » Annonce l’enseignante.

Mathieu et Antonin s’éloigne pour discuter avec enthousiasme avant d’aller chercher le matériel dont ils ont besoin.

     Moins de vingt minutes plus tard, ils ont fini. Madame Noblet et moi sommes l’une en face de l’autre, attachées ensemble. Si nos poignets sont liés dans notre dos, nos poitrines, ventres, cuisses et genoux ont été ficelés ensemble, nous obligeant à être collée l’une contre l’autre. Un collier de cuir nous ceint le cou et une courte chaine les lie ensemble. Et pire que tout, le bâillon : il s’agit d’un double bâillon. Muni de lanières de cuir, l’une entoure ma tête et l’autre celle de madame Noblet. Cette horreur est composée de deux long pénis factices qui s’introduisent dans nos deux bouches. L’objet de caoutchouc est si long qu’il s’enfonce en partie dans ma gorge. Incapable de lever la tête pour diminuer la pression exercée, j’en suis réduite à avoir des hauts le cœur et à baver énormément. Et puisque qu’il n’y a aucune séparation entre les deux parties du bâillon, mon ancienne prof et moi-même sommes bouche contre bouche et nous nous inondons mutuellement de bave.

     La voix de madame Possat se fait entendre :

« Expliquez-moi les garçons.

- Pour bien illustrer la notion de partage, nous les avons attachées l’une à l’autre. Mais le centre du bondage n’est pas leur position mais les vibros que nous avons placés entre leurs cuisses. Les deux sont liés ensemble. Lorsque l’une jouit, la vitesse de l’autre augmente. Et puisque la vitesse augmente, le plaisir en sera décuplé et la jouissance plus rapide, entrainant ainsi une augmentation de la vitesse du premier vibro. Et ainsi de suite.

- Une boucle vicieuse en somme. Elles vont devoir lutter contre leur propre plaisir. Non seulement pour préserver l’autre mais aussi pour empêcher que leur propre vibro n’augmente indirectement sa vitesse !

- Elle partage la même torture. » Conclut Mathieu avec le sourire.

     La prof prend quelques secondes pour nous observer puis ordonne :

« Allumez les vibro, je veux voir ce que ça donne. »

Les deux apprentis dominants s’exécutent. Face à moi, les yeux bleus de madame Noblet exprime la même terreur que moi.

L’objet commence à vibrer au niveau de mon clitoris. Les yeux de l’ancienne enseignante s’écarquille, signe que pour elle aussi, l’enfer vient de commencer.

Pendant quelques minutes, rien ne change. Puis un léger spasme secoue la femme face à moi. Immédiatement, la vitesse des vibrations augmente considérablement le long de mon intimité. Prise par surprise, je ne peux empêcher mon corps de jouir et c’est madame Noblet qui en paye les conséquences. Son gémissement désespéré, tout contre mes lèvres, indique qu’elle ne pourra pas faire face très longtemps. De mon côté, je suis parcourue de tremblements de plaisir que je tente de réfréner.

     La boucle vicieuse s’est très rapidement refermée sur nous. Je me débats en vain, tentant de me contenir mais une fois de plus, le plaisir m’envahit. En réponse, madame Noblet gémit un peu plus fort et se débat. Mais bouger ainsi ne sert qu’à nous blesser l’une l’autre. Nos deux visages sont recouverts de bave et nos corps, qui frottent l’un contre l’autre de façon vulgaire, échangent sueur et cyprine.

    Enfin, madame Possat indique la fin de la khôlle et la torture s’arrête.

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