Naissance

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    Pour comprendre son histoire il faut remonter très loin dans le passé. L’espèce Ellemaënne est très ancienne et ses origines se sont perdues dans l’écume du temps. Parfois des bribes se font charrier et on en apprend un peu plus sur ce peuple. Ils n’ont pas toujours été comme on les connait maintenant, les sept différents peuples Ellemaëns étaient plus soudés et vivaient tous en harmonie. 

    Mais les choses changèrent, nul n’a la connaissance nécessaire pour expliquer ce phénomène, mais les sept peuples prirent sept chemins différents. C’est à cette époque que les Ellemaëns d’Ini (littéralement « Homme du vent », en référence à leur royaume constitué d’immenses plaines venteuses) se marginalisaient, mais cela n’était dû qu’à leur curiosité envers le myste. Cependant la haine qu’on leur voue aujourd’hui n’existait pas encore et ils étaient encore respectés. Leur royaume prospérait grâce à ces découvertes scientifiques en avance sur les autres Ellemaëns. Peut-être la jalousie de ces derniers détruit l’avenir de ce peuple ?

    Leur société était patriarcale et loyale, fière et ambitieuse. Les sujets  droits qui chérissaient les traditions et l’honnêteté.


    C’est à cette époque que LLinôrah naquit. Alors que Laïeswaen ne s’était pas encore déchirée entre le Royaume et les Fells.

   Les souverains des Ellemaëns d’Ini voulaient accéder au trône du Royaume, d’autant plus qu’ils estimaient que leur peuple méritait cela. Quand le Roi des Ellemaëns mourrait, ce n’est pas son fils qui lui succédait mais un roi d’un des sept peuples. Le père de LLinôrah était le roi des Hommes du Vent, comme son père avant lui. Sa femme était de sang noble comme l’exigeait la tradition. Leur premier fils deviendrait roi à son tour et se marierait à une noble. C’est pourquoi ils faisaient très attention à leur sang royal, la noblesse pourrie n'a pas été que le fléaux des Hommes, toute société avec un monde d'inégalité est sujette à cette tragédie des classes, divisant le peuple.

    Le roi plaçait tous ses espoirs en son premier né pour aller sur le trône si lui ne pouvait pas. Lui et sa femme aurait pu y accéder, mais LLinôrah naquit.


    Elle n’était pas la fille de la reine. Le roi avait eu quelques conquêtes hors mariage, ce qui en soit est déjà très mal vu par les Ellemaëns, et ne permet pas d’être choisi pour être roi. Cela dit, personne ne le savait, et il tenait bien à garder son petit secret avec lui, bien installé sur le trône.

        Un jour de fête en grande pompe, une vieille femme se présenta devant le couple royal avec un tas de linge dans les bras. Sa fille venait de mourir en couche et son enfant avait besoin de son père. Le roi ne broncha pas, c’était son rejeton, il le savait, il connaissait la vieille, car ses visites chez sa fille n’étaient pas rares. Alors tout le monde compris que cette enfant était celui du roi.

    C’était sa première née, la reine n’ayant jamais enfanté. Tout n’était pas perdu, elle n’aurait qu’à lui donner un fils pensa-t-il. Mais la reine, elle, ne supporta ce déshonneur que son époux trouvait sans importance, elle ne le vit plus, refusant de l’approcher, cela lui retournait les intestins et la rendait malade. Elle mourut. Personne ne sut pourquoi.

    Le roi était fils unique, seuls ses enfants pouvaient accéder à la couronne. Cet enfant que lui apportait cette vieille femme serait le roi. Seulement, il ne serait pas roi, mais reine.

    C'était un grand déshonneur pour tout le royaume que de voir son souverain être un bâtard, un enfant de rien, de traîtrise, de sang sale. Mais quand le peuple eut vent du sexe de l’enfant, ce fut comme une ombre qui s’abattit sur tout le royaume. Une hétaïre pour souveraine d’un peuple patriarcal.


    Dès lors la malédiction de LLinôrah s’enclencha.


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J'aime bien ces deux activités culturelles, la première se trouvant le viatique de toutes mes pérégrinations intérieures, la seconde mon credo dans ma soif à apprendre encore et toujours …
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Si l'intégration de l'une comme l'autre se fit sans réel difficulté ni retard pendant ma scolarité en primaire, c'est au moment de la puberté et pendant tout le temps de l'adolescence qui suivit, que j'ai accumulé pas mal de retard par rapport aux acquisitions indispensables à l'éveil d'une pensée à la fois rationnelle, conformiste et personnelle, soutenue par les idées et jugements devant se dégager des lectures recommandées que l'on recense comme étant les classiques du genre. Exit, les penseurs et chroniqueurs de l'antiquité, les poètes de la Pléiade, puis après eux, les Montaigne, Pascal, Rousseau, Voltaire, et encore Hugo, Chateaubriand, Stendhal, Balzac, Zola, Flaubert, Maupassant et enfin les Peguy, Camus, Sartre et consort et j'en passe … par contre, les Pieds Nickelés, Tom & Jerry, Spirou, Tintin et autre Bibi Fricotin ont alimenté mes lectures un bon bout de temps, y suppléèrent quelques livres de la bibliothèque verte, les romans d'aventures de Jules Verne puis ceux de Bob Morane … c'est en faisant mon service militaire que j'ai découvert "San Antonio", tout ceci constituant une littérature qui ne demande pas grande réflexion il faut bien l'avouer.
La vérité c'est que je n'étais pas assez mature pour m'intéresser à des ouvrages plus académiques conduisant à une meilleure élaboration de son jugement personnel.
L'écrit reflétait tout à fait ces lacunes et si l'orthographe et les produits de l'imagination ne constituaient pas un handicap majeur dans mes compositions, il s'en dégageait par contre un manque de rigueur dans la façon de rédiger et de références à auteurs, traduisant, en fait, l’immaturité me caractérisant à cette période.
Et ce ne sont pas les injonctions des adultes autour de moi m'invitant à lire les classiques qui pouvaient changer ce constat.
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Mais voilà, le temps passant et la vie vous modelant, éveille votre conscience et vous permet de repérer quels sont les bons jalons pour élargir votre vision du monde et le champ de vos investigations pour en façonner la compréhension. C'est alors que vous vous remettez à lire des œuvres aux contenus bien plus denses, aux développements d'intrigues toujours plus complexes et aux savoirs bien plus étendus, parfois énigmatiques voire, quasi hermétiques...
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S'agissant de mes écrits, le plus souvent ils sont narratifs et se rapportent à des événements ou des anecdotes vécus. Ils s'inspirent aussi de mes lectures et deviennent alors : récits historiques, descriptions de monuments ou édifices remarquables, résumés littéraires, commentaires de textes, critiques d'articles de presse etc. Et, comme vous pouvez le constater ici, ce sont ces genres d'écrits qui, essentiellement, habillent mon blog...
 
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P.L.
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