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Une minute de lecture

Quand est-ce que ça a commencé ? Quand je t’ai vue pour la première fois ? Quand tu es venue me parler pour la première fois ? À notre première sortie entre amies ? La première fois que j’ai senti des papillons danser dans mon ventre ? Quand je te parlais pendant des heures parce que ne pas le faire était impossible ? La première fois que nos mains se sont effleurées ? Lors de notre premier baiser ? Au second ? Au treizième ? La première fois que nos corps se sont emmêlés ? La première fois que j’ai goûté la saveur de ta peau ? Quand tu m’as dit « je t’aime » ? Quand je t’ai répondu ? Quand nos baisers sont devenus une habitude ? Quand tu es devenue ma quotidienne ?

Quand est-ce que ça se terminera ? Quand le quotidien deviendra fade ? Quand les baisers s’espaceront ? Quand les mains s’écarteront ? Quand les corps ne se répondront plus ? Quand les papillons ne voleront plus ? Quand je ne te suffirai plus ? Quand nos corps pourriront sous terre jusqu’à se réduire en cendres ?

Mais nos proches porteront encore nos souvenirs. Notre empreinte, celle du « nous » que nous formons, perdurera encore et encore.

Il n’y a donc pas de début et pas de fin. C’est une broderie que l’on tisse perpétuellement, inlassablement, amoureusement.

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Recommandations

Défi
Jacques IONEAU
Ce texte, co-écrit par carolinemarie78 et Jacques Ioneau, en réponse au défi "Imaginaire", est une suite de Fleur de nave : "https://www.scribay.com/text/337348389/fleur-de-nave" .
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Anna Greensayer
Voici un calcul simple :

Harcèlement + Injustice - Un "grand" homme.

10 ans après, on y applique également le calcul suivant :

Un beau détective + Un policier qui sort de l'académie - 420 de Q.I

Impossible mais non.

= Flandre
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Victor Bouvier


Il vit un profond calvaire dans cet enfer
Banal qu’est cette inhumaine planète terre.
Attendant que sa peine soit exécutée
Il doit porter sa croix, solitaire oublié.
Au milieux de ces Hommes, il se sent bien seul.

Eux, d'ailleurs, tissent succinctement son linceul,
Lors de leurs dégoulinantes veillées passées
A se bourrer, ne pouvant y participer,
Ange déchu, risquant de s’électrocuter.
Corneille déçu aux artères écœurées,

Le vermeil poison, la virulente sangsue,
S'éparpille dans ces veines bleutées. Perdu
Dans ces folles nuées de possibilités
Il ne sait comment agir, rester éveillé
Toujours sur ces gardes, sortant ces rêches griffes.

Son destin ne cesse de le gifler, nocif,
Alors obnubiler par l'espoir, il encaisse.
Il les voit sans les voir, tous tenus en liesse,
Pauvres chiens drogués par cette rouge fontaine
De jouvence, profit, aveuglés par la haine,

Haine quotidienne. La sale violence
Etend rapidement ses tentacules fourbes.
Fourbes et viles sont les divines puissances
Qui règnent sur ce monde d'ondes et de courbes.
Courber l’échine, s’échiner à en pleurer

Le soir, saignant, devant son enfant affamé.
Il lit dans les métro, sur les suants visages
De ces êtres, la désillusion des rêves
Enfantins, des palpitants, colorés, paysages
Imaginaire. Mais sombre est sa vie de rêve.

Le jour est devenu nuit depuis qu'il s'enlise,
Que les barres d'immeubles sont devenus grises,
Blanchâtres, à en faire pâlir un croc mort.
Devant son noir miroir, il regarde la mort
L'enlacer. Il avale des médicaments

Pour mentir puisque c'est la loi, le monde ment,
Tout le monde tente de se voiler la face.
Alors il cherche à faire partie de la masse
Pour être tranquille, libre. Lui fils de rien,
Il veut devenir fils du bon dieu, fils de chien.
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