Un Regard Chaleureux

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Encore cette chambre sombre et étouffante. Chaque matin, je me réveille dans cet environnement cloîtré, qui rappelle ma faute impardonnable. Bien que le ciel soit plutôt dégagé aujourd'hui, mon esprit est terne et ma vision embrouillée. Les cristaux de glace nappant la grande fenêtre filtrent la lumière, ne la laissant pas embellir cette pièce. Peu importe, cela n'est guère important à mes yeux. Tout ce que je veux en ce moment, c'est disparaître ou partir loin dans un lieu où je serai la seule à subir mes erreurs. Mes iris las observent le parquet blanchi et glissant, puis les murs ornés d'un papier peint solidifié par le froid, et enfin les rideaux rigidifiés par la glace. Ce décor irréel fait maintenant partie de mon quotidien. Il n'y a plus rien de surprenant ou de déroutant. Ce qui est étonnant, c'est le fait que je sois encore là, à vivre dans la tourmente, à inspirer et expirer cet air frais d'une fumée blanche. Pourtant, ce froid glacial, pouvant même figer la lave d'un volcan, ne m'atteint pas. Mon corps n'est pas frigorifié, comme s'il n'est plus sensible à cette température extrême.


Malgré tout, quelque chose m'agresse au fond de mon âme. Un flux invisible se propage dans mon corps et prend possession de son entièreté. Il le remplit progressivement, à une vitesse folle, si bien que mon anatomie n'arrive plus à le contenir. Des irritations s'invitent sur ma peau, et les pores qui les tenaient enfermés sont prêts à capituler. Cela est tellement envahissant que je ressens une envie incontrôlable de l'expulser hors de moi. L'intense oppression m'oblige à ôter mes gants blancs que j'ai gardés depuis quelques jours. Le bruit du satin glissant sur mes doigts laisse place à celui des poussières de glace. Mes mains, tout juste découvertes, projettent une vague de neige qui repeint toute la chambre en un instant. Un déferlement de givre marque son empreinte tout autour de moi, imposant cette couleur blanchâtre qui rend mon monde si désespérant. Bien qu'un soulagement s'empare de mon être, mon cœur se serre fortement. J'ai l'impression d'être complètement isolée et le temps figé.


En moins d'une seconde, la salle s'est métamorphosée en une prison de glace, avec moi au milieu de ce désert hivernal. Des images se succèdent dans ma tête, concluant à chaque fois sur un drame. Je me tiens le visage, apeurée, ne voulant pas revivre une douleur pareille. Cependant, ce passage est inévitable et je revois Anna dans mes bras, inconsciente, une mèche blanche apparaissant dans ses cheveux. Cette image est le symbole de mon acte irréversible. Des larmes s'évadent de mes yeux pour caresser mes joues rougies. Au fur et à mesure de leur descente, elles se solidifient et tombent au sol comme des perles oubliées. Si mes parents n'étaient pas intervenus ce jour-là, j'aurais sûrement perdu mon unique petite sœur, celle avec qui j'ai vécu tant de merveilleux moments, et qui occupe une place si spéciale dans mon cœur.


« Elsa, je veux un bonhomme de neige. »


Ces paroles, prononcées par une voix à la fois chaleureuse et mélancolique, me libère de ma désolation. Mais tout de suite après, cela me torture l'esprit. J'essaie de réprimer tant bien que mal mes sentiments. Je me mords la lèvre inférieure pour reprendre les esprits, puis réponds d'un ton sec :


« Va-t'en Anna. »


Ces mots ont eu l'effet escompté, et le son des pas s'éloignant de la porte le confirme. En projetant des particules glacées hors de ma paume droite, la forme d'un bonhomme de neige se dessine devant mes yeux. Bien que des souvenirs heureux dansent dans ma tête, mes iris sont embués par la nostalgie. Je fais disparaître ces traces du passé en refermant ma main, puis me recroqueville. Mon visage est enfoui dans mes membres afin d'étouffer mes lamentations. Je me déteste de devoir renvoyer ma sœur de cette façon, c'est à chaque fois un déchirement. J'imagine sa déception et cela me fend le cœur. Elle, qui devrait me haïr pour mon attitude ingrate, ne cesse de venir me rendre visite et prendre de mes nouvelles. Quoi que je fasse, elle ne semble pas m'en vouloir. Elle est si différente des autres.


La plupart auraient abandonné l'idée de m'approcher, me reprochant certainement mon hostilité, mais pas elle, pas Anna. Le fait que je sois de sa famille n'est probablement pas la seule raison. Ma cadette a toujours été comme cela, enjouée, aimante, innocente, un cœur pur comme il en existe peu. C'est même cela - avoir une attitude odieuse envers une personne aussi bienveillante - qui me fait le plus mal. Un tel comportement devrait être considéré comme un crime. Justement, je suis en train de l'expier en ce moment même. Néanmoins, cela n'impacte pas que moi. Cette capacité à créer un hiver au creux de mes mains a donné du souci à mon père, a fait pleurer ma mère et a blessé ma petite sœur. C'est un fardeau qui coule dans mes veines, et qui m'empêche de profiter des êtres qui me sont chers.


Mes parents me rendent souvent visite et je leur en suis reconnaissante. A chaque fois, je leur fais part de mes inquiétudes devant l'évolution de ce don qui prend de plus en plus d'ampleur. Bien que je voie leur angoisse et leur impuissance face à ma détresse, leur amour me permet de retrouver de la sérénité. Cependant, ma peur revient rapidement lorsque je me retrouve à nouveau seule, et cela est une aubaine pour ce pouvoir, ou cette malédiction, qui devient vite incontrôlable. Les trolls disaient qu'il était préférable de modifier la mémoire d'Anna, afin de ne lui laisser que de bons souvenirs. Je ne suis pas certaine que cela soit la meilleure solution. J'imagine son incompréhension la plus totale concernant mon éloignement soudain et sans explications. Pour ma sœur, nous avions toujours été proches, et elle ignore surtout les risques qu'elle encoure en étant près de moi. De mon côté, je ressens chaque jour de la culpabilité en la laissant dans cette situation. Lorsque mon père me demande de répéter cette phrase : « Cache tes pouvoirs, n'en parle pas », au fond de moi, cela nourrit ma frustration et je le dis à contrecœur.


Mon regard se projette au loin, à travers la fenêtre qui est le seul moyen de m'évader de cet enfermement. J'y observe les quelques passants accompagnés de leurs enfants. J'ai entendu dire que ces derniers enviaient notre famille, notre situation et rêvaient de vivre dans ces lieux. De mon côté, je donnerais n'importe quoi pour être à leur place. J'admire leur innocence et leur joie de vivre. En entendant le son des pas s'approchant de ma chambre, je reconnais immédiatement ceux d'Anna. Bien que la tristesse hante mes pensées en premier lieu, sa venue m'apaise. Égoïstement, je suis soulagée de savoir qu'elle ne m'a pas encore abandonnée. Lorsqu'elle passe devant ma porte, mon pouls s'accélère et des dizaines d'images défilent dans ma tête. Elle marque un petit temps d'arrêt, puis repart dans les allées du château. Une déception s'empare de moi. J'aurais tellement aimé entendre le son de sa voix, toutefois je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même. A force de la rejeter, elle a sûrement perdu tout espoir.


Hélas cette situation se poursuit inlassablement, comme si le temps n'avait pas d'impact sur elle. Après quelques semaines, j'apprends que mes parents doivent partir pendant plusieurs jours, loin d'Arendelle. Ils me disent de ne pas m'inquiéter mais j'ai un mauvais pressentiment. Malgré cela, je reste silencieuse car rien ne justifie une telle crainte. Ce sera la première fois que je devrai me débrouiller seule depuis l'accident avec Anna. J'ai peur de ne pas pouvoir gérer une autre crise sans eux. Leur présence me rassurait et me donnait du courage. Je leur souhaite un bon voyage, et essaie de paraître optimiste. Mon regard accompagne leur départ jusqu'à ce qu'ils disparaissent entièrement de mon champ de vision.


Je remonte dans ma chambre, et l'idée de la retrouver me tord l'esprit. Contre toute attente, j'aperçois ma petite sœur au loin, et surtout ses iris remplis de tendresse, mélangée à de la mélancolie. A ce moment-là, j'ai envie de la prendre dans mes bras, de m'excuser et de lui dire la vérité. Cependant, la promesse faite à mon père me l'en empêche, et je finis par m'enfermer dans ma prison cristalline. Immédiatement, j'imagine sa déception et cela chamboule mes émotions. Mon dos collé à la porte, je sens le chagrin se bousculer devant mes yeux. Une nouvelle désillusion s'ajoute à ma collection, et je ne peux que constater son expansion envahir mon quotidien. Les jours passent et aussi surprenant soit-il, je n'ai plus subi la loi de mon pouvoir depuis l'absence de mes parents. J'ai même l'impression de mieux le maîtriser et contenir sa fougue.


Néanmoins, l'anxiété m'est toujours fidèle, berçant mes nuits et m'empêchant de dormir correctement. Je remplis ces heures supplémentaires en pensant à ma sœur. Qu'est-elle en train de faire ? Que pense-t-elle en ce moment ? Est-elle triste ? Optimiste ? A-t-elle perdu goût à la vie ? Même si mon objectif était de l'éloigner le plus loin possible de moi, l'idée qu'elle puisse me détester me peine énormément. Cela m'arrive encore de croire que tout finira par s'arranger. N'est-il pas utopique de penser ainsi ? Pourtant, tout semble aller dans ce sens et j'ai hâte de montrer mes améliorations à mes parents.


Une nuit, alors que je retrouve peu à peu un bon sommeil, je me fais réveiller par une agitation qui gagne le château. Mon cœur s'emballe sans en connaître les raisons. Malgré les épais murs qui me tiennent à l'écart, je peux ressentir de l'inquiétude et un certain bouleversement. De façon instinctive, mon corps se dirige vers la porte et ma main s'apprête à actionner la poignée. Toutefois, l'image d'Anna évanouie me paralyse, coupant ainsi mon élan. C'est à ce moment que je ressens un flux glacial se manifester dans mon corps. Celui-ci est de plus en plus insistant, mais ma volonté parvient finalement à l'étouffer. Le stress et la frustration prennent cependant le relais, formant une boule au creux de ma gorge. Je n'arrive pas à m'apaiser et plus je m'agite, plus ce pouvoir est envahissant.


« Calme-toi Elsa, Anna va sûrement venir et t'annoncer que ce n'est qu'une fausse alerte », essaie-je de me persuader.


De longues minutes, qui s'apparentent à des heures, s'écoulent sans que personne ne vienne m'informer de la situation. Je tourne en rond dans ma chambre, et enlace fortement mes doigts entre eux. J'imagine des événements tous plus horribles les uns que les autres. Y a-t-il eu un cambriolage ? Le château est-il en train de brûler ? Est-il arrivé quelque chose de grave à Anna ? Cette dernière possibilité me semble tout d'un coup plus que probable. Cela expliquerait pourquoi elle n'est pas encore venue me parler. Mon corps se tend encore davantage, et mes pensées s'embrouillent. Si je reste là à ne rien faire, je vais le regretter toute ma vie. En revanche, si j'interviens et blesse ma sœur, cela serait encore pire. Je tiens ma tête entre mes mains tremblantes, tandis que mes paupières se ferment d'effroi. Que dois-je faire ? Père, mère, que me conseilleriez-vous ? Soudain, l'image d'une Anna souriante me sort de mon angoisse grandissante. Retrouvant mon courage, je décide de quitter ce cocon pour venir en aide à cette personne qui compte tellement dans ma vie. Malgré ma détermination, mon cœur bat la chamade et ma main est frissonnante à l'approche de la porte. Je ne dois pas me laisser distraire par des pensées négatives, pas maintenant. Expirant un grand coup, je me sens prête à surmonter ce combat intérieur. Je reprends le contrôle de mon corps et agrippe avec sûreté la poignée.


« Elsa, es-tu là ? »


Ces mots prononcés d'un timbre rempli de tristesse gèlent mes mouvements. Je ressens tout d'abord un soulagement, sachant que ma sœur va bien, puis une émotion plus néfaste envahit mon être.


« Il est arrivé quelque chose à père et mère... »


Elle marque un arrêt, tentant de contenir ses larmes. En cette nuit, c'est une Anna effondrée et désemparée qui se trouve derrière cette porte, alors que d'habitude, elle est toujours joyeuse et positive dans n'importe quelles circonstances. La voir dans cet état décuple ma peine, aidant mon pouvoir à prendre de l'importance.


« Leur bateau a été emporté par la tempête... Il n'y a plus aucune trace d'eux. »


A cet instant, tous mes sens semblent éteints, choqués mais n'acceptant pas cette réalité. Les pleurs de ma sœur réveillent mon ouïe et sans m'en rendre compte, mes doigts versent des milliers de cristaux miniaturisés qui se répandent partout dans cet espace confiné. En un instant, ceux-ci imposent sa domination et appliquent une couche de glace à l'entièreté de la chambre. Cela fait des mois que je n'ai plus rien partagé avec Anna, mais en ce moment même, mes larmes s'harmonisent avec les siennes. Même séparées par l'épaisse cloison, j'ai le sentiment qu'elle est à côté de moi, s'échangeant nos chagrins pour surmonter cette tragédie. Une dizaine de minutes plus tard, elle confesse son désir de me voir à l'enterrement de nos parents qui se déroulera demain. Sans attendre ma réponse, elle part rejoindre sa chambre dans un silence pesant. Pendant toute la nuit, je ne cesse de me répéter que mes parents sont encore vivants, telle une incantation pour conjurer le sort. Je n'arrive pas à dormir, mon corps est frigorifié.


Étrangement, je ressens le froid qui colonise mes veines. Mon pouvoir s'exprime dorénavant à son plein potentiel, n'ayant plus la force de le contenir. Je pensais avoir connu le pire, mais finalement, je me rends compte que je n'ai pas encore atteint le fond. J'ai l'impression d'avoir perdu quelque chose d'inestimable, que la vie a déchiré une partie de mon âme. Cette malédiction qui m'a fait tant souffrir n'est plus qu'une égratignure, face à cette blessure inguérissable dans mon cœur. Ma chambre devient de plus en plus blanche, repeinte par les couches successives de glace. Ces dernières sont aussi indélébiles que ma détresse. Je constate, impuissante, que je n'ai plus aucun contrôle sur ce pouvoir. Mais en vérité, ma volonté ne cherche même plus à l'apprivoiser, car elle s'est perdue à l'instant où Anna m'a annoncé cette terrible nouvelle.


L'astre solaire se réveille d'une longue nuit, et colore le ciel de ses doux rayons. L'épais gel qui s'entasse devant la fenêtre m'empêche d'observer ce spectacle. Mon corps n'a pas changé de position depuis la venue de ma sœur. Le dos appuyé contre la porte, les jambes remontées à la poitrine et la tête à la renverse, mon regard est vide et éteint. Je reste dans cet état pendant des heures, comme morte, jusqu'au retentissement de trois coups à la porte.


« Elsa, peux-tu ouvrir cette porte ? s'élève la voix anéantie d'Anna. Pourquoi restes-tu enfermée ? »


Immédiatement, ma gorge se noue, mon cœur se serre et mes larmes remontent à la surface. Je me rends compte que je n'ai même pas eu le courage d'aller à l'enterrement de mes parents, et de leur faire un dernier adieu.


« On me dit sois forte, le temps arrange tout, mais j'ai besoin de nous pour oublier, continue-t-elle dans la douleur. Que nous n'avons plus personne, plus aucune famille, quel avenir pour nous ? »


Les remords commencent à se bousculer dans ma tête. Est-il normal de faire du mal à ceux que nous aimons ? Je me hais au plus profond de moi-même. Je me sens faible, tellement faible, au point d'être à la merci de cette malédiction. Mon comportement fait certes de la peine aux êtres chers, mais ce pouvoir a la capacité de détruire leur vie, alors ai-je le choix d'agir différemment ?


« Je voudrais un bonhomme de neige... » conclut-elle son monologue.


Bien que cette ultime phrase puisse sembler insensée dans une telle situation, elle signifie énormément de choses pour nous deux. Elle symbolise les merveilleux moments passés ensemble, notre relation si fusionnelle et l'époque où j'étais une grande sœur aimante. Tout cela appartient maintenant au passé, et y restera sûrement pour toujours. Lorsque j'aperçois ma prison de glace, je ne peux qu'accepter cette destinée. Anna doit être partie depuis quelques minutes. Elle est certainement déçue de mon attitude, mais comment ne pas l'être, car moi-même je le suis. Pendant les trois ans qui suivent, rien n'a évolué. Néanmoins, ma sœur me rendait parfois visite et me glissait souvent un cadeau sous la porte. Ce dernier pouvait prendre la forme d'un message, d'un dessin ou même d'une figurine en paille, tous en relation avec le bonhomme de neige de notre enfance.


Bien que ce soit de plus en plus difficile pour moi de vivre, je maintiens mon existence en hommage à mes parents, et aussi grâce à l'affection de ma sœur. Ces derniers voudraient certainement me voir heureuse, pourtant il m'est impossible de sourire actuellement. J'ai dorénavant l'âge requis pour occuper le trône d'Arendelle, et aujourd'hui est le jour de mon couronnement. Je n'ai nullement envie de faire face aux habitants, de célébrer cet événement et encore moins de prendre autant de responsabilités. Un monstre tel que moi ne devrait pas régner sur un si grand royaume. Pourquoi Anna n'est-elle pas la sœur aînée ? Cela aurait rendu la situation beaucoup plus aisée. Un valet me signale le début de la cérémonie. Mon corps se tend instinctivement, tandis que mon stress est accompagné de flux glaciaux qui longent mes bras. J'enfile des gants pour interrompre leur avancée, et prie pour que cela se passe sans encombre.


En sortant de ma chambre, une boule au ventre se forme rapidement. Ma tête est envahie par des pensées négatives qui alimentent mon anxiété. Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas affronté le monde extérieur. Mes gestes sont hésitants et approximatifs, doublés d'un souffle court qui perturbe mon calme. J'ai l'impression d'évoluer dans l'inconnu, ne reconnaissant plus la demeure dans laquelle j'ai toujours vécu. Rassemblant mon courage, je finis tout de même par me diriger vers la grande salle avec appréhension. Lorsque la porte s'ouvre, de multiples yeux se tournent vers moi. Cette attention soudaine et intense chamboule mon esprit, paralysant même mes mouvements. J'ai l'impression qu'ils me jugent, scrutent mes faux pas et veulent me voir tomber. Dans cet amas de regards, un seul exprime de la bienveillance. Ces pupilles reflétant une grande innocence me détendent progressivement. Un petit sourire aux lèvres, Anna me contemple avec ses iris bleus. Ces derniers n'ont pas changé, ils ont toujours cette lueur positive et douce qui me réconforte. J'ai vécu pendant des années dans un froid glacial, mais grâce à son regard chaleureux, je retrouve peu à peu de la sérénité.

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