VI - Camille

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Oui, je sais pourquoi tu es là, Louis.

Pour me faire payer.

Tu sais quoi ? Je ne sais pas si je regrette.

Après tout, j'ai juste... laissé les choses se faire.

###

Je vois souvent Anaïs en dehors du lycée. Ça me fait du bien de lui parler. Grâce à elle je me sens... normale. C'est dur à expliquer, mais depuis notre rencontre, je vais beaucoup mieux.

J'arrive à surmonter les choses, à dompter le monstre.

###

Ce matin, pour la première fois depuis une éternité, j'ai fait quelques exercices de Pilates.

Il était temps que je me réapproprie mon corps.

Louis était là, dans un coin de la pièce. Il me regardait sans rien dire. Peu importe. Maintenant, j'arrive à l'ignorer tout à fait. Il ne me gène plus. Vivre devant lui est devenu une douce provocation. Chaque fois que je sors du lit, je crie haut et fort que je suis vivante.

Tu m'entends ?

Je suis vivante !

###

On frappe à la porte.

Il est quatorze heures trente. Je n'attends personne.

Quand j'ouvre, mes jambes flagellent. Je m'attendais à ce qu'il me rende visite un jour.

Noë.

###

« Camille ? »­­

Que fais-tu là ? J'ai peur. Il veut se venger, il va m'agripper, me coller contre un mur et m'étrangler jusqu'à ce que mes artères implosent.

« Je suis Antoine. Le frère de Noë. »­­

Une colère sourde serpente entre ses mots.

« Je vous ai retrouvée grâce... À vrai dire, je me fous un peu que vous me croyiez ou non. Je vous ai retrouvée parce que mon frère m'a mis sur votre piste. »­­

Je sais de quoi il parle.

###

« Maintenant, j'aimerais bien savoir pourquoi vous êtes venue le voir ce soir-là. Le soir où il est mort. »­­

Ses yeux sont pleins de rage. Sur le coup, je pense lui devoir une réponse. Je bredouille :

« Parce que je voulais lui dire... Enfin, je voulais lui dire que je savais, pour mon mari. Je savais pour eux. »­­

Je fais une pause.

###

« Devant lui... je n'en ai pas été capable. Je l'ai regardé, longtemps. Analysé. Jugé. Puis je suis repartie. »­­

Il me fait peur. Il m'a déjà condamnée. Que croit-il ? Je craque.

« Je sais que votre frère est mort. Mon mari me l'avait dit. Et vous savez quoi ? Il en est mort, lui aussi. Il n'a pas supporté. Il l'aimait tellement... »­­

Mes larmes commencent à couler. Je crois que les siennes aussi.

###

Je craque.

« Vous croyez que je vis comment, moi, avec tout ça ? Que c'est facile ? Vous débarquez chez moi avec un air de flic, vous me posez des questions de flic, mais vous êtes qui ? Vous vous prenez pour qui ?

  • Je... excusez-moi. Je suis désolé. Sincèrement.
  • Dégagez maintenant. Emportez vos fantômes avec vous. J'en ai déjà un, si vous voulez savoir. Prenez-le avec vous, lui aussi, si ça vous chante. Mais foutez-moi la paix. Tous ! »­­

###

Tout est sorti. D'un coup.

Les choses s'apaisent en silence.

« Je suis désolée pour votre frère. Je suis désolée. »­­

Je m'affaisse contre le mur le plus proche. Le contact froid du plâtre me fait du bien. Je me sens fatiguée, tellement fatiguée. Vidée. Mais... soulagée.

Antoine s'approche de moi.

###

Nous nous enlaçons.

Nous mêlons nos peines.

Tu aurais tellement voulu que ton frère ne se soit pas fait du mal tout seul. Que ce soit juste... un accident. Ou encore mieux : une vengeance.

Mon mari est mort. Il est mort de chagrin. Peu après avoir su pour ton frère, il s'est mis à boire beaucoup. Beaucoup trop. Il n'allait plus au travail.

Il a tout laissé tomber. J'étais comprise dans le lot.

###

Je l'ai gardé à la maison, pourtant.

Je l'aimais toujours. Un amour emprunt d'une colère noire, du chaud et du froid mélangés. C'était dur.

Alors quand je l'ai découvert un soir, étalé sur le sol, je n'ai rien fait. Je me suis dit qu'avec un peu de chance...

###

Je n'ai pas aimé ça, Louis. Je n'en ai tiré aucun plaisir.

Je n'ai pas aimé te regarder mourir.

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Estelle


21 mars 1796, royaume sahrasin, Mehyrawn (capitale)
Article 1 : Afin d’être reconnu par la justice sahrasine comme étant un assassin formé par l’école officielle de Mehyrawn ou de Cyan Perry, il faut être en possession de la licence des assassins signée de la main du roi.
« …..»
Cette inscription provocatrice gravée au-dessus de l’entrée de la villa donnait un avant-goût de la mentalité de son habitant. Estrella Del Mar détacha son regard et avança à pas prudents. Les deux gardes placés de part et d'autre de la grande porte en ébène l'observaient du coin de l'œil. La journaliste se racla la gorge.
« Vous êtes la journaliste du Petit Sahrasin ? Demanda celui de gauche.
- Exact, Estrella Del Mar.
- Je suis Zakariah Seïd, de la garde personnelle de Tom Norsk, se présenta-t-il en lui tendant une main qu'elle s'empressa de serrer. Chahid, reste ici. Aran arrive dans deux minutes pour prendre ma place, ajouta-t-il d'un ton sévère à l'intention de son camarade. »
L’autre garde hocha la tête en silence. Zakariah invita la jeune femme à le suivre. Elle lui emboîta le pas sans hésiter, heureuse d'échapper à la chaleur impitoyable du soleil.
Estrella admira l'intérieur de la villa. Elle était aménagée d'un gout irréprochable, quelques tableaux des artistes les plus en vogue ornaient les murs d'un beige doux. Ils montèrent un escalier en colimaçon pour arriver dans une grande salle baignée de lumière grâce à une baie vitrée qui offrait une vue panoramique sur Mehyrawn. Zakariah l'emmena dans une autre pièce pour finalement s'arrêter devant une porte en verre opaque.
« - Monsieur Norsk vous attend. »
Pour la première fois, la journaliste sentit la nervosité fissurer la façade calme qu’elle s’était juré de conserver. Elle allait interviewer l'un des personnages les plus influents de la capitale. Les rumeurs allaient bon train sur le jeune sahrasin. Parler de lui faisait vendre, qu'il soit présenté comme un manipulateur assoiffé de sang ou un fin négociateur, les gens aimaient les histoires sur lui, vraies ou non. La stricte vérité était que les réelles informations sur l’assassin étaient quasi inexistantes. Estrella avait la lourde responsabilité de montrer le vrai visage de Tom Norsk au public. Elle inspira profondément avant que Zakariah ne lui fasse signe d'entrer.
Elle se retrouva sur une immense loggia en pierre blanche, un peu partout, des palmiers en pots égayaient l’ambiance. La balustrade basse libérait la vue sur le port, avec son eau claire et ses voiliers qui circulaient à toute heure de la journée. Au centre de la pièce, un jeune homme était assis à une grande table en bois. En vis à vis, une chaise vide semblait attendre l’arrivée de la jeune femme. Concentré sur son journal, il tarda à lever la tête en entendant Estrella arriver. Cette première impression de Tom Norsk la surprit. Il avait l'air de tout sauf dangereux. Le maître incontesté de la classe assassine était d’une beauté délicate, des traits fins et des pommettes marquées. Tout comme Zakariah, il était grand et mince.
"- Monsieur Norsk… ? l'interpella la journaliste."
Norsk tourna son regard sombre vers la jeune femme, son visage resta inexpressif pendant quelques secondes durant lesquelles la main qu'Estrella lui tendait restait tristement vide. Puis, il se leva dans un mouvement félin et la saisit dans la sienne, chaude et soyeuse.
« - C'est un plaisir de vous rencontrer, Estrella, dit-il d’une voix chaleureuse.
- De même.
- Je vous en prie, prenez place ! »
Elle s’exécuta et il l'imita. La journaliste se retourna lorsqu’elle entendit des pas derrière elle : Zakariah, une bouteille de vin à la main, posa deux coupes en cristal devant eux.
« - Vous n’avez pas eu de mal à trouver ? demanda Norsk en observant son verre se remplir. »
Il s’en saisit pour prendre une gorgée.
« - Non, c’est assez…voyant, dit la journaliste pendant que son hôte tirait une grimace en goûtant la boisson.
- Je t’avais bien dit d’ouvrir la bouteille au moins une heure avant, non ? railla-t-il à l’intention de Zakariah qui servait maintenant la jeune femme.
- Je n’ai pas eu le temps, monsieur, murmura l’intéressé. »
La métamorphose de Norsk était stupéfiante ; son ton passa d’aimable à hautain et ses traits pourtant si doux se durcirent :
« - Donc notre invitée va devoir boire un vin rempli de tanins. Superbe.
- Pardon, Seigneur Norsk. Je n’ai vraiment pas…
- C’est bon. Va-t’en, feula le maitre assassin avec ce geste qui servait habituellement à faire partir les mouches. »
A force de travailler dans la communication, Estrella avait une connaissance développée du langage non verbal. Elle ne voyait pas juste un supérieur qui traitait son employé avec mépris mais une haine profonde et sans doute de longue date entre ces deux hommes.
« - Vous vous connaissez depuis longtemps ? demanda-t-elle.
- Depuis nos treize ans.
- C’est votre garde du corps ?
- Oui.
- C’est votre main droite, votre adjoint ?
- Oui. »
Vu les réponses monosyllabiques de l’interrogé, le sujet ne l’emballait pas vraiment. La jeune femme décida de ne plus insister
« - Il faut être proche de ses ennemis quand on est dans l’incapacité de s’en débarrasser, plaça le maître assassin avec un clin d’œil avant qu’elle n’ait le temps de poursuivre dans une autre voie. »
Avant d’avoir eu le droit d’interviewer Norsk, Estrella s’était informée en détail sur les assassins et leur passé. Ainsi, elle connaissait sur le bout des doigts le code des assassines, crée en 1368 :
« - Article 3 : Un assassin formé ne peut pas tuer un autre assassin formé, même à la demande d’un client. A moins que le client soit le roi, cita la journaliste. »
Norsk sembla se réjouir de sa parfaite connaissance de cet extrait.
« - Je ne savais pas vous suiviez toutes ces lois, s’étonna Estrella.
- Oh si…à la lettre. Je les connais par cœur depuis mon premier jour de formation. Ce sont elles qui font de nous quelque chose de plus que de simples tueurs à gages. Nous obéissons tous à des règles très précises, presque sacrées. »
Estrella prit le soin de tout noter avant de passer à la prochaine question :
« - Pourquoi avoir accepté cette rencontre avec les médias ?
- Je suis un sujet à controverses. En moyenne, je fais la Une d’au moins un des six journaux principaux publiés dans la capitale toutes les deux semaines. Certains, comme le vôtre, font mon éloge. D’autres me font passer pour un fou à lier qui n’a pas d’autre but que de tuer le plus personnes possibles.
- C’est donc en partie pour rétablir votre réputation que vous êtes devant moi en ce moment.
- Entièrement, oui.
- Je ne suis pas sans savoir qu’une bonne partie des journaux paraissant dans la capitale se déchirent pour avoir droit à un entretien avec vous. Pourquoi avoir choisi le petit sahrasin ?
- Tout d’abord, je n’ai jamais eu l’intention d’accorder une interview à un autre journal que le petit sahrasin et le journal du peuple. Le journal du peuple ne parait que des articles me dénigrant. Enfin, plus maintenant, mais à mes débuts. Il a changé de parti dès que j'ai acquis une certaine popularité, ce qui est encore pire à mes yeux.
- Bien. Pouvez-vous donner à nos lecteurs les informations les plus importantes sur votre personne ? »
La journaliste accompagna sa requête d’un sourire encourageant.
« - Je suis Tom Norsk, j’ai vingt-huit ans. Je suis assassin, je suis d’origine sahrasine. »
« - Bien, enchaîna la jeune femme. Plus ou moins tous les assassins de la capitale travaillent pour vous. Vous êtes devenu le chef d’une entité qui n’en a jamais eu. Comment en êtes-vous arrivé là ?
-J'ai terminé ma formation de neuf ans en 1792. Bien qu'ayant obtenu d'excellents résultats, je n'ai pas croulé sous les contrats de suite. Nous sommes peu nombreux, certes, mais la concurrence est extrêmement forte. Les meilleurs clients font généralement partie de l'élite, et ils se connaissent entre eux. C'est un circuit fermé et j'ai dû batailler pour y entrer.
- Et comment en êtes-vous arrivé à mettre vos confrères sous vos ordres ?
- Disons qu'après un certain nombre d'années, ma notoriété a commencé à agacer la concurrence. Bien que ce soit strictement interdit par nos lois, certains ont tenté de m'éliminer. J'étais las de devoir surveiller mes arrières. Le premier pas fut d’acheter la villa dans laquelle nous nous trouvons maintenant, le deuxième d’y rassembler tous mes confrères. Mon plan était enfantin en vérité, je voulais tous les assassins formés de Mehyrawn à mon service. La plupart acceptèrent mon offre.
- Et les autres ?
- Ont été contraints de quitter la ville. J’ai toujours considéré ceux qui ne sont pas avec moi comme mes ennemis. Et avec près d’une centaine d’alliés, je suis un ennemi dont on préfère qu’il soit très loin. Mes assassins exécutent des contrats en mon nom, la récompense me revient et eux touchent un salaire très convenable à la fin du mois. »
Il se tut pour remettre son turban en place. Ses longs doigts fins en inspectèrent rapidement la surface.
« - Donc, pour résumer… »
Elle fut interrompue par un trentenaire qui arriva à leur table, essoufflé. Norsk se tourna vers lui, une envie de meurtre dans les yeux.
« - Iman ? »
L’homme s’inclina légèrement avant de parler :
« - Je viens de préparer le terrain pour le contrat de demain soir, l’avocat : la propriété est sécurisée par quatre gardes du corps, j’aurais besoin de renforts…
- Mets Jalel sur ce contrat, l’arrêta son patron. »
Iman hocha la tête, l’air rassuré.
« - Tu réalises que tu viens de perdre ton seul contrat et que nous touchons à la fin du mois ? susurra Norsk.
- Quoi ? Mais si Jalel m’assiste, je prends la moitié de la commission…
- Jalel, le coupa l’autre avec intransigeance, est bien meilleur que toi. Il s’en sortira très bien seul. »
Son subordonné semblait sur le point de protester. Perdu, son regard vagabondait entre Norsk, Estrella et la porte de sortie. Au final, il se retira sans rien dire mais manifestement fou de rage.
« - Je suis vraiment désolé pour cet incident, Estrella. »
Au contraire, la journaliste était ravie. Cette petite scène lui permettait de comprendre le système de payement utilisé par le maître assassin.
« - Donc vos employés gagnent une partie des gains sur un contrat ? l’interrogea-t-elle.
- Quarante pour cents, pour être exact.
- Alors pourquoi se soumettent-ils à vous ? Pourquoi ne préfèrent-ils pas garder leur indépendance ?
- Je leur prête ma réputation. S’ils ne travaillaient pas pour moi ils n’auraient à peine assez pour payer leur loyer car les clients passent par moi. En général, le prix et les circonstances du meurtre se discutent autour de cette table même. Rien qu’entre moi et l’employeur. »
Un soudait mal être s’empara d’elle en imaginant quelles discussions devaient avoir eu lieu ici même. Elle baissa son regard sur ses notes afin de se redonner une contenance.
« - Beaucoup de gens parlent de vous…
- Beaucoup de gens parlent trop, la coupa son interlocuteur qui semblait irrité d’avance par la question.
- Certes, sourit Estrella, mais des rumeurs disent que les rares personnes s’étant détournées de vous ne sont plus de ce monde. Qu’avez-vous à dire à ce sujet ? »
Les yeux de l’assassin brillèrent de malice.
« - Je vous assure que je ne les ai pas tués. »
Elle hocha la tête. Pas personnellement, donc.
« - Exécutez-vous certains contrats vous-même ?
- Les plus importants, oui. Mais mes services sont très onéreux et la plupart des employeurs s’en tiennent à mes subordonnés.
- Puisque nous en parlons : combien de narys dois-je investir pour un assassinat professionnel ?
- Tout dépend de la victime. Les prix varient entre quinze mille et un million. »
Le sahrasin moyen gagnait dans les deux mille narys par mois, ce service restait donc financièrement assez accessible si l’on prenait le tarif le plus bas.
- C’est intéressant, la vie humaine vaut donc entre quinze mille et un million narys…
- Non, Estrella, ce sont nos services qui valent ces prix. Si vous voulez connaître le prix d’une vie, adressez-vous à un marchand d’esclaves. »
Elle prit quelques notes avant de poser son ultime question :
« -Cela fait deux ans que vous avez décidé de dévoiler le secret de votre identité. C’est aussi à cette époque que la quasi-totalité des dirigeants de la guilde des voleurs, autrefois très influente dans cette ville, a été éliminée. De source fiable, nous sommes sûrs que l’ordre provenait du roi mais quel était l’exécutant de cette mission ? Travaille-t-il pour vous ? En savez-vous quelque chose ?
- Ils sont morts de ma main. »
L’assassin ne devait pas se rendre compte de ce qu’il venait de dire. Le cœur de la jeune femme s’accéléra, elle inspira plusieurs fois par la bouche pour retrouver son calme. Depuis des mois, voire des années, la rédaction du petit sahrasin faisait des recherches pour retrouver l’identité de ce fameux assassin, responsable de la chute de l’entité illégale la plus puissante du royaume. Bien que Tom ait toujours été le suspect principal, rien ne valait des aveux. Sa promotion lui serait offerte sur un plateau d’argent si elle parvenait à les publier.
« - Si vous voulez, je ne publierai pas ces aveux. Je ne voudrais pas vous mettre en danger. »
Dire cette phrase lui coûta une force considérable. Mais Norsk n’hésiterait pas une seule seconde à la faire tuer s’il n’avait pas donné son approbation. Le jeune homme répondit de suite :
« - La guilde ne peut s’en prendre qu’à elle-même, elle est allée beaucoup trop loin. Ses membres devenaient une réelle menace pour l’équilibre économique de la ville. En particulier avec le vol de plusieurs reliques, c’est d’ailleurs ce qui a fait réagir le roi. Par ailleurs, les dirigeants actuels me doivent tout et je tiens à ce qu’ils le sachent. Ils ne sont à la tête de leur organisation que parce que j’ai coupé les têtes précédentes. Je l’ai fait et ils en ont profité, je peux le refaire, ils devraient le craindre. »
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