27,12,21, la peste est à nos portes

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03h19, je me réveille

Dans une grande ville, je ne sais pas laquelle. J'étais entrée dans une de ces maisons le long de l'avenue, pressée par un besoin naturel qui ne pouvait tellement plus attendre que je n'ai pas eu le temps de soulever l'abattant et l'ai inondé. Il y avait une petite fille qui attendait son tour et je lui ai dit de patienter, le temps que je nettoie.

Dehors, sur le trottoir, il y avait une armoire vitrée et illuminée d'un bleu genre le même que celui des voitures de secours, contenant toutes sortes de produits de nettoyage en libre accès. Avec les microbes qui cherchent à nous anéantir, c'était une bonne idée. J'y ai pris ce dont j'avais besoin et j'ai fait le nécessaire.

Dans le rêve, je me dis que c'était une maison que j'avais déjà visité dans un autre rêve, et qu'elle existait aussi dans mon village d'enfance, dans la vraie vie. Ma meilleure amie de l'époque y habitait avec ses parents.

Plus loin dans la rue, un fourgon-ambulance des pompiers était garé à l'arrache devant une entrée dans un des bâtiments dans le style du boulevard Haussmann à Paris. *
Je m'approchai et j'entendis une femme blonde d'une sobre élégance, dire qu'ils venaient chercher un homme connu d'elle et de bien d'autres, surnommé « Princesse », à la réception en cours dans une salle somptueuse du rez de chaussée.

Du coup, je me suis infiltrée pour me régaler de petits fours avec la belle dame dont la gabardine beige flottait comme une voile de navire. Les tartelettes au citron étaient succulentes. Je pensais que c'était peut-être la dernière fois que j'y goûtais. Il semblait que notre monde était en voie de disparition, notre civilisation en tous cas. La peste bubonique avait fait des ravages en Allemagne et ses habitants protestaient quand même contre la fermeture des frontières.

Je sortis. C'était la cohue, les gens fuyaient. Des véhicules se frayaient un passage à grand renforts d'avertisseurs. D'une voiture bleu foncé aux vitres baissées me parvinrent des éclats de rire et des affirmations alcoolisées précisant qu'à côté de la peste, le Covid c'était du pipi de chat.
Je me suis dit que ce n'était pas faux, et je m'enfuis de la ville aussi, à pied.


03h26, j'ai fini de noter et je me recouche

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