CHAPITRE IX : La traque (2/2)

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Un grand cri résonna soudainement au camp des orcs. Le groupe de nain les attaqua et tous se lancèrent à l’assaut. Surpris, les orcs mirent du temps avant de réagir et une bonne partie d’entre eux n’eut le temps de prendre les armes. Alors que la bataille faisait rage, chacun prit à parti deux voire trois orcs. Nalir, coupa un premier adversaire en deux avant de frapper violemment un deuxième ennemi en pleine tête. Balgruf et Varnir combattaient ensemble : Varnir tenait un grand bouclier tandis que Balgruf frappait les ennemis devant eux avec une grande massue. Ysard restait en retrait et tué ceux qui essayaient de contourner ses frères. Elàlia fit face à un premier orc. Il faisait bien deux têtes de plus qu’elle et tenait une épée à deux mains. Il leva son arme le plus haut possible puis l’abattit directement sur l’elfe qui esquiva d’un pas sur le côté. Profitant d’une ouverture, elle sauta sur le géant et enfonça sa dague dans son cou. Alors que son premier ennemi tombait, deux autres apparurent devant elle. D’un geste vif, elle jeta un couteau sur l’un d’entre eux qui le prit dans l’épaule. Le deuxième hésita alors un instant avant d’attaquer et saisissant l’occasion, Elàlia lui trancha la gorge. Elle se tourna alors vers le deuxième, mais celui-ci se prit une flèche dans l’œil droit et il tomba aussitôt. Bohord arriva et il banda à nouveau son arc, puis décocha un deuxième trait dans la jambe d’un orc qui courrait vers lui. Tirant son épée, il l’acheva, puis reprit sa première arme et tua un troisième, l’envoyant directement dans le royaume d’Hel. Aurore passa ensuite devant lui et jeta une de ses fioles sur un ennemi qui s’effondra d’un seul coup en suffocant. Elle prit ensuite son éventail et se mit à faire de grands mouvements en tournant sur elle-même. Elle passa à côté de plusieurs de ses adversaires et leurs taillada la carotide un à un tout en continuant sa « danse ». Koto prit la suite en tranchant directement les deux bras de son opposant. Il le poussa d’un coup de pied puis coupa la tête d’un autre orc d’un geste violent. Il s’arrêta ensuite un bref instant pour s’apercevoir que l’orc blanc avait blessé Girin à l’épaule. N’arrivant plus à tenir correctement sa hache, le nain résistait tant bien que mal. Son cousin arriva en furie derrière le géant et lui asséna un coup dans le dos.

— Ne le tuez pas ! s’écria Bohord. On le veut vivant !

Nalir regarda le vieil homme, surpris. Son rival en profita pour lui donner un coup de massue, ce qui lui coupa la respiration. Balgruf et Varnir arrivèrent et se jetèrent dans la mêlée, sans plus de succès. Zargar était si imposant et fort qu’il les envoyait valser d’un simple coup.

— Comment va-t-on faire ? demanda Elàlia, paniquée.

— On ne peut pas tenter de le capturer, il est trop dangereux. Nous devons le tuer. Affirma Koto.

— Non ! Il nous le faut vivant ! refusa le vieillard. On doit savoir ce qu’il sait. Il le faut…

— Mais comment peut-on faire ?

— Viser ses jambes. On doit le faire plier. Koto, prend ton arc, il est plus puissant que le miens. Frappe son bras droit, c’est celui qui tiens la masse. Vise au niveau de ses articulations ou son épaule.

— Mon arc est démonté, il va me falloir deux minutes pour l’assembler.

— On va te les donner, viens gamine ! ordonna Aurore.

— Non, n’y aller pas ! s’écria Bohord.

Les deux femmes firent face à l’orc, qui leur jeta un regard noir. Il commença par viser la jeune femme, mais elle esquiva en reculant de deux pas. Elàlia fit alors une roulade sur le côté et taillada une jambe de son opposant qui fit un cri en sentant la douleur. Il changea de cible et mit un coup à l’elfe qui recula de plusieurs mètres. Aurore découpa alors la deuxième jambe du monstre, lui enlevant une partie de sa chair. Il se tourna à nouveau vers la jeune femme et leva son bras, prêt à frapper. Une flèche le coupa net dans son élan et transperça son épaule, le faisant lâcher son arme. Les deux jeunes filles plantèrent leurs armes dans ses mollets ce qui l’obligea à se mettre à genoux. Girin lui donna alors un coup de pied en plein visage et il tomba sur le sol, vaincu.

— Tout le monde va bien ? demanda Nalir.

— Oui ça va ici ! cria Ysard.

— Ici aussi ! s’écria Koto.

— Idem, ajouta Bohord.

— Attachez-le, ordonna Aurore. Il nous a donné assez de mal comme ça.

— Elàlia, ça va ? Il ne t’a pas loupé, questionna Balgruf.

— Oui, je vais bien merci. Girin aussi a prit un coup au bras, il saigne beaucoup.

— C’est superficiel. Un bandage et je serais comme neuf ! rigola le nain.

— Bon, reste à savoir comment on fait pour le faire parler ? Je doute qu’il se mette à table si facilement, attesta Varnir.

Zargar commença à se réveiller doucement. Lorsqu’il comprit qu’il était attaché, il se mit à se débattre et à crier sur ceux qui l’entouraient.

— Elàlia, je peux avoir ton couteau ? demanda Bohord.

— Oui, bien sûr…

Le vieil homme prit le couteau et s’avança vers l’orc qui l’insulta de plus belle. Il commença à presser sa blessure à l’épaule, puis il entra lentement la dague dans l’œil de son prisonnier qui hurla à la mort. Il sortit ensuite l’œil et derrière celui-ci se trouvait une toute petite clef. Tout le monde le regardait faire, sans dire un mot. Il la donna à Girin pour qu’il la nettoie puis il s’adressa au monstre devant lui :

— À quoi sert cette clef ? Où allez-vous ?

— Je ne répondrais pas ! Tue-moi !

— Mauvaise réponse.

Bohord coupa deux doigts à son cobaye et reprit :

— Tu ne veux toujours rien dire ?

— Non ! Tue-moi, je te dis !

— Tu vois cette elfe là-bas ? Elle connaît le pouvoir du Halo et elle n’hésitera pas à l’utiliser sur toi si besoin.

— Quoi ?! non ! Pas ça ! Pitié !

— Alors parles ! cria le vieil homme.

— La clef sert à ouvrir le coffre d’un temple à Ygrinfall ! Un vieux temple abandonné, dont même la secte a peur de s’en approcher ! C’est là-dedans que se trouve une autre partie de carte ! Nous étions en route ! Octacilius m’a donné la clef il y a quelques jours de cela ! On s’était juste arrêté pour retrouver mon frère, mais il n’est pas venu ! D’autres renforts étaient prévus, mais on ne m’a rien dit de plus ! C’est tout ce que je sais.

— Je te crois, affirma Bohord.

Sur ces mots, il lui trancha la gorge puis se retourna vers les autres, complètement stupéfait :

— Je… Je ne suis pas bien certain d’avoir tout compris… dit Girin.

— Moi non plus à vrai dire, ajouta Balgruf. C’est quoi ce Halo ?

— Le Halo est un pouvoir très puissant qui permet de sceller l’esprit d’une personne ou d’une créature magique et de la lier à l’endroit. Il enlève aussi toute carapace physique ce qui veut dire que la personne souffre pour l’éternité. C’est un sort bien pire que la mort et les créatures magique, dont les orcs par la même occasion, ne peuvent reposer en paix si un tel sort leur est jeté. Contrairement à un humain qui finira par mourir de vieillesse, expliqua l’elfe.

— Comment peut-on mourir de vieillesse si seul l’esprit perdure ? demanda Ysard.

— C’est plutôt l’esprit qui vieillit et tue la personne. Imagine toi être seul, ne pas pouvoir bouger et souffrir comme si l’on te planté mille aiguilles dans tout le corps et ceux, pour des dizaines d’années. Ton esprit finira par se fatiguer et tu mourras. Mais c’est parce que tu es un être vivant. Les créatures magiques ne sont pas « vivantes » à proprement parler, donc elles ne peuvent mourir par ce principe. D’où la peur de finir ainsi.

— Et tu connais un tel pouvoir ?! s’écria Koto.

— Non, très peu d’elfes savent l’utiliser et je dois dire que ça m’étonne qu’un humain puisse connaître ce pouvoir, affirma-t-elle en se tournant vers Bohord.

— C’est que… Disons que j’ai quelques connaissances, dit-il, confus.

— Bon, en tout cas, on a une adresse désormais, assura Aurore. Il ne nous reste plus qu’à trouver ce temple à Ygrinfall.

— Oui ! C’est vraiment génial ! sourit Girin.

— Attendez ! On doit vous dire une chose avant… coupa Nalir.

— Qu’il y a-t-il ? demanda son cousin.

— La secte… On la connait. Vous devriez rebrousser chemin, n’y allez pas.

— Pourquoi dis-tu ça ?

— C’est là que vit Viktor, Alexander et Alia. Ils nous ont aidés à retrouver Balgruf, mais… Ce sont des monstres.

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