CHAPITRE VI : Encre de sang (2/2)

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*Le hangi est une veste kimono de hauteur mi-genou avec des manches de differentes finitions suivant l'utilisation.

**Le hakama est un pantalon large plissé (sept plis, cinq devant et deux derrière), muni d'un dosseret rigide.

*** Le hankyū est un arc court japonais. Pour des raisons pratique, j’enlèverais par la suite le « ū » en le transformant en « u ».

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— Je vois que tu as trouvé quelque chose d’intéressant, remarqua le vieil homme.

— Oui regardez, dit-elle en montrant les documents. Ils ont tous un signe étrange et l’un d’eux parle de Miranishi. Il y a de fortes chances, à mon avis, pour qu’une partie de cartes s’y trouve. Mais d’après ce que je sais, l’endroit est fermé à tous les étrangers.

— C’est exact, confirma le vieillard. Fais-moi voir ces documents, dit-il en les prenants.

— C’est incroyable que tu ais trouvé ça toute seule Aurore ! félicita la petite elfe. Et ce symbole, c’est celui des masques noirs !

— Alors on a la confirmation que s’en est bien un. Heureusement que je ne vous ai pas attendu, cracha-t-elle.

— Excuse-nous, s’il te plaît. demanda Girin.

— Il va vous falloir plus que de simples excuses, mon vieux.

— Effectivement, la carte se trouve là-bas, confirma Bohord.

— Merde… Je ne sais absolument pas comment on va pouvoir y entrer, jura Girin.

— Moi je sais, mais je ne pourrais pas vous en parler ici.

— Que voulez-vous dire, le vieux ? interrogea Aurore.

— Excusez-moi de vous déranger, intervint Aquilius. Nous avons fait parler Octacilius, il a mentionné un certain Gargaz et un Zargar. Ça vous parle ? D’après lui, ils savent des choses, mais je ne sais pas vraiment quoi. Je ne comprends rien de ce qu’il raconte.

— Gargaz ? Ce n’est pas celui qu’Aurore a tué ? questionna l’elfe.

— Si, c’est bien lui, confirma le nain. Mais on ne connaît pas ce Zargar. Peut-être pourrait-il nous être utile ?

— Je ne sais pas trop. Il est très flou dans ses réponses.

— Par contre, Aurore à trouvé des documents avec un œil sans paupière, peut-être que c’est la preuve que vous souhaitiez ?

— Quoi ?! Vous… Non, je n’arrive pas à y croire. Vous aviez raison !

— Attendez ce n’est pas tout, ajouta Bohord. Il est question d’une personne à Miranishi qui est en contact avec Octacilius. Cela voudrait dire que les masques sont aussi là-bas.

— Merde… Quelle plaie ! s’emporta le sénateur. Merci d’avoir confirmé vos soupçons sur ce gouverneur, je m’en vais lui donner le châtiment qu’il mérite. Si vous n’avez plus rien à faire, vous pouvez partir quand bon vous semble, bien que je ne sache pas ce qui vous a été profitable dans l’histoire. Encore merci, dit-il avant de partir.

— Tout le plaisir est pour nous, affirma Girin. Bon, on fait quoi ? On cherche ce Zargar ?

— Oui, cela me semble une bonne idée. Mais on a encore une carte à jouer avant, annonça le vieil homme. Je vous dirais tout quand nous serons dehors.

Le petit groupe prit la direction de la cuisine afin de récupérer, comme promis, de la nourriture. En sortant, ils virent Octacilius, pendu au balcon et les soldats en train de lui jeter des lances. Ils remercièrent une dernière fois les hommes d’Imperium pour leur aide et ils s’en allèrent. Bohord les guida alors jusqu’à Koto, qui les attendait non loin de là. Il avait enlevé sa cape et l’on pouvait désormais voir qu’il portait un hangi* ainsi qu’un hakama**. Sur sa ceinture, se trouvait un katana. Il avait aussi un carquois dans son dos et un hankyū*** était attaché à son sac. Il possédait également un bâton dépassant le mètre cinquante. L’homme était immense et mesurait un mètre quatre-vingt-dix. Il pouvait exhiber une musculature impressionnante. Ses cheveux court et brun se marié bien avec ses yeux verts et en amandes. Assis sur une pierre, il nettoyait son sabre délicatement et avec soin. Le groupe s’approcha de lui :

— Vous revoilà, dit l’homme en continuant de regarder son arme.

— Comme promis, lui sourit Bohord.

— Qu’avez-vous découvert ?

— Nous avons une piste. Un orc du nom de Zargar pourrait nous aider. Mais peut-être que nous n’aurons pas besoin de le retrouver.

— Bien… Et en ce qui nous concerne ?

— Je te présente Aurore, Elàlia et Girin. Ce sont mes compagnons de route.

— Mon nom est Koto, dit-il en les regardant cette fois-ci.

— Vous nous expliquez, Bohord ? demanda la jeune femme.

— J’ai rencontré Koto dans la villa. Il souhaitait s’entretenir avec le gouverneur de ces lieux, mais je l’ai convaincu qu’il serait mieux avec nous. Il recherche l’Amulette du Temps.

— Encore un ?! s’écria le nain. Décidément, si ça continue, on va se retrouver à cinquante !

— J’ai mes raisons, si je n’y étais pas contraint, je n’irais pas la chercher.

— Quelles sont tes raisons alors ? demanda la petite elfe.

— Je dois sauver ma femme et ma fille. Le monstre qui les retient en otage m’a donné cette carte illisible, dit-il en montrant la carte. Il m’a dit d’aller voir Octacilius. Une fois que j’aurais cette amulette, ma famille sera relâchée.

— Fais-moi voir, demanda Girin.

Koto tendit le parchemin, qui ressemblait aux autres. Le groupe sortit à son tour les deux morceaux de cartes qu’ils possédaient et les superposèrent avec le troisième.

— Je ne comprends rien du tout, annonça Elàlia.

— C’est vrai que ce n’est pas très clair, ajouta la jeune femme.

— Fais chier… jura le nain. On va être obligé de trouver cet orc. Mais comment savoir où il se trouve ?

— Commençons par nous en aller d’ici, proposa le vieil homme. Allons au nord. Je connais un homme qui pourra nous aider contre un service.

— Quel genre de service ? demanda Aurore.

— Cela dépendra de son humeur. Mais préparez-vous au pire.

— Génial… dit le nain.

La petite troupe rangea les cartes et repartit en direction du nord.

***

Quelques jours plus tard

La ville commençait à reprendre vie. Les habitants ressortaient dans les rues et les commerçants réouvraient leurs échoppes. La rue principale, redevenait ce qu’elle était autrefois à savoir bonder de monde. Aquilius patrouillait avec ses hommes, heureux d’avoir pu rendre à cette ville ce qu’elle aurait dû avoir il y a plusieurs mois. La rivière étant nettoyée, le pont commençait doucement mais sûrement à être reconstruit.

— Monsieur ! Monsieur ! cria une voix au loin.

— Qu’il y a-t-il ? demanda le sénateur en se retournant.

— Bonjour, excusez-moi de vous déranger…

Aquilius reconnut immédiatement la jeune femme à qui ils avaient sauvé la vie.

— Oh c’est vous ! s’exclama-t-il. Comment allez-vous ?

— Bien, merci ! dit-elle en souriant. Je n’ai pas pu vous remercier comme je le voulais la dernière fois alors permettez-moi de vous offrir ce panier, plein de vivres, continua la femme en montrant sa corbeille.

— Je vous remercie, mais vous n’étiez pas obligé, je n’ai fait que mon devoir…

— Si, j’insiste ! Qui sait ce que j’aurais pu devenir si…

Un cri strident coupa la parole à la jeune femme. Soudain, une ombre immense traversa la ville, cachant le soleil et les plongea dans l’obscurité. Ce qui ressemblait à une créature fit quelques tours autour au-dessus d’eux puis repartit, en direction du nord. La jeune femme lâcha sa panière et bredouilla :

— C’était un… Un…

— Un dragon.

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