Le dilemme de Lucie - Chantage sexuel en entreprise - Roman érotique

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Le dilemme de Lucie. 

Littérature érotique originale. Ouvrage destiné à un public averti. par Axel Maubuisson, une nouvelle vision de l'érotisme.

Lundi : petit plaisir solitaire

Lentement, j’enfile mes bas en remontant le long de mes jambes fines et musclées, presque prête pour une soirée où je serai l’objet de bien des désirs. Moi, Lucie Courtois, il aura fallu que j’atteigne mes 30 ans et que je traverse bien des péripéties pour que je trouve mon équilibre et que je sois enfin moi-même, entière et heureuse.

Je remonte mon string noir sous ma minijupe noire sexy. Je dois être parfaite pour la personne qui m’accompagne ce soir. Celle qui a participé à ma transformation et qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui : une femme qui assume ses désirs, qui accepte et sait mettre en valeur son physique avantageux.

Et pourtant, en y repensant, que de chemin parcouru ! Il y a six ans à peine, j’étais encore sage et timide. Désormais, j’apprécie de me glisser dans des ensembles de lingerie glamour, véritable atout de séduction, tout en positionnant mon redresse-seins en dentelle sous ma lourde poitrine ; le miroir me renvoie le reflet d’une femme plantureuse. Mon 90D va encore faire tourner des têtes et donner le vertige ce soir, je le sais, et j’en salive d’avance.

Dire qu’il aura fallu un événement que beaucoup auraient jugé traumatisant pour que je devienne la nouvelle Lucie.

Tout est encore frais dans ma mémoire, c’était un soir de semaine comme un autre, je travaillais dans la tour Ève de la Défense au 12e étage.

Voilà pour une brève présentation : l’histoire que je vais maintenant vous raconter débuta il y a six ans de cela, j’avais alors 24 ans, je travaillais dans un bureau à la Défense. C’était un soir de semaine comme un autre, peu avant 19 heures, j’attendais patiemment que Mike, mon fiancé et patron, finisse son travail. Nous nous sommes rencontrés lors d’une soirée entre amis il y a environ un an et, depuis, nous ne nous sommes plus quittés. Il n’avait que 30 ans et pourtant, il était déjà le cofondateur d’une société de produits de protection informatique pour les grands comptes internationaux. Ses produits permettent à ses clients d’éviter les attaques informatiques externes comme internes. Quand il me proposa de travailler pour lui en contrat à durée indéterminée, je profitais de l’aubaine, vu que mes finances n’étaient pas au beau fixe après deux années de chômage à chercher un emploi. Dès que je me mettais en quête, on me reprochait toujours la même chose : trop jeune, manque d’expérience…

Après quatre mois sur les six que comptait ma période d’essai, j’avais réussi à trouver ma place dans la société en me rendant utile au sein de l’équipe, notamment en devenant sa secrétaire. Cette situation me convenait parfaitement et je pressentais que l’avenir s’annonçait radieux.

Cela faisait trente minutes que j’attendais dans mon bureau que Mike termine son dossier. Il faisait chaud pour un mois de juin, je portais un chemisier cintré et un jean moulant. J’avais pour ma part terminé mon travail depuis longtemps.

Mon esprit vagabondait d’une pensée à l’autre, voire d’un désir à l’autre. Avec Mike, nous étions toujours dans cette période d’amour et de désir fou que les jeunes couples vivent au début. Nous faisions l’amour deux à trois fois par semaine, il était aussi demandeur que moi !

Je n’avais eu que deux hommes dans ma vie, dont Matthieu avec qui j’avais vécu une histoire sans lendemain. Mais, à l’époque, je ne le savais pas encore ! J’étais follement amoureuse de cet homme rencontré à l’école de commerce, qui me faisait rêver. C’était pour moi le compagnon parfait, beau, grand, fort et musclé. Cependant, tout cela, c’était en apparence. Dans la réalité, il aimait beaucoup sortir, mais aussi beaucoup boire et ne se souciait pas beaucoup de ma personne. Il m’a fallu quelque temps pour m’apercevoir que je me sentais incomprise, incomplète et que notre relation n’avait pas d’avenir. Je n’étais pas capable de définir ce mal-être ; seulement, au plus profond de moi, je sentais bien que c’était un autre genre de relation que je recherchais.

Puis j’ai rencontré Mike, un homme charmant avec qui je me suis bien entendue tout de suite. Nous étions sur la même longueur d’onde à tous les niveaux. Un véritable coup de foudre !

Il m’arrivait souvent de repenser aux relations physiques que j’avais pu avoir avec eux, pas en même temps bien sûr, ou alors dans mes fantasmes les plus secrets. Je me remémorais ainsi les baisers langoureux, leurs mains qui parcouraient mon corps, leurs caresses, leurs va-et-vient qui me faisaient vibrer.

J’aimais aussi le côté un peu provocateur de Mike, qui avait bien compris mon besoin de plaire et d’être appréciée. Il me lançait régulièrement des petits défis comme aujourd’hui par exemple : soutien-gorge interdit ! À plusieurs reprises dans la journée, Mike m’avait lancé un regard plein d’amour et de désir en voyant la pointe de mes seins se dresser fièrement à cause des frottements incessants du tissu.

À y réfléchir, je crois qu’il n’était pas le seul à avoir essayé de regarder ce jour-là le galbe de ma poitrine. Il s’avérait que j’avais reçu, ce jour-là, plus de visites à mon bureau qu’à l’accoutumée. C’est en songeant à toutes ces situations qu’une douce chaleur se fit sentir dans mon bas-ventre. Le désir m’envahissait peu à peu en cette belle journée d’été.

Je regardai l’heure : 20 heures. Je décidai d’aller aux toilettes me rafraîchir ou me refroidir, diront certains. Les bureaux étaient déserts, seul celui de mon fiancé était encore allumé. J’entendis une discussion au loin, je me suis dit qu’il était au téléphone. Nous étions seuls, cool !

Devant le miroir, l’image qui s’y reflétait était celle d’une jeune et jolie fille. Mon chemisier était un peu entrouvert, je m’apprêtais à le refermer, mais je ne pus refréner mon envie de frôler mes tétons à travers le mince tissu. Ce simple geste me fit du bien, il contribuait à évacuer le stress, voire l’excitation de la journée. N’écoutant que mon désir, je commençai à me caresser les seins avec plus d’insistance, en les massant avec volupté. Je me laissais aller à cette sensation de plaisir tout en m’assurant qu’il n’y ait aucun bruit à l’extérieur. Personne. Je pouvais poursuivre mon exploration en déboutonnant mon chemisier, suffisamment pour pouvoir glisser une main et empoigner entièrement mon sein nu. Toute la tension de la journée s’évacuait dans ce massage tonique. Me découvrir ainsi, pétrissant mes seins devant le miroir, me fit perdre pied. Mon chemisier se retrouva rapidement sur le lavabo, ma poitrine était enfin libre ! Je fis rouler tout doucement mes tétons entre mon pouce et mon index. Avec délice, je vis mon visage légèrement déformé par la petite décharge électrique ! Mon esprit était maintenant obnubilé par les pensées érotiques les plus folles. Vous savez comme il est difficile de réfléchir dans ces conditions !

Une pensée insensée me traversa l’esprit : nous n’étions plus que deux dans le bureau, il n’y aurait pas de mal à se faire un peu de bien, pensai-je à cet instant. « Je suis sûre que Mike adorerait me voir excitée après une dure journée de labeur ! »

Attisée par cette idée, je me faufilai dans une cabine libre, je fermai la porte et je défis mon jean qui tomba au sol en embarquant ma culotte. J’étais enfin nue, assise sur le siège, mes mains se baladaient partout sur mon corps impatient, mes seins, mes cuisses, mon ventre. J’écartai les jambes, je fermai les yeux, le plaisir était intense et je poursuivis mes caresses.

Le fait de pouvoir être surprise, nue, en ce lieu insolite par mon futur mari amplifiait mon plaisir. C’en était même trop, mon envie était irrésistible, j’avais besoin de plus. Je décidai d’aller plus loin… Pendant que ma main gauche malaxait mon sein droit, ma main droite s’approchait doucement de mon sexe. Je découvris ma fente dégoulinante de mouille. Sur l’instant, j’eus honte d’être aussi excitée, alors que j’étais dans un endroit aussi peu raffiné que des toilettes ! Il faut croire qu’associer travail et sexe me faisait de l’effet.

Mais le plaisir me submergea au moment où je frôlai mes lèvres ; je pus sentir le sang affluer dans mon sexe et la boule de chaleur grossir dans mon ventre. Je me suis mise à me masturber avec deux doigts frénétiquement, c’était brûlant à l’intérieur. Mon Dieu, que c’était bon ! Mon esprit vagabonda en repensant à une étreinte que j’avais vécue dans un lieu similaire avec mon ex. Ce jour-là, il m’avait plaquée contre le mur, nue, mes seins écrasés contre la paroi. Matthieu me prenait sans retenue avec de grands va-et-vient pour notre plus grand plaisir. L’exotisme de la situation m’avait fait avoir un très bel orgasme à l’époque, le seul malheureusement !

Repenser à cette situation accentuait mon état, j’étais en feu et je m’imaginais entre ces deux seuls hommes que j’avais connus. Comme dans mes fantasmes, je prodiguais une fellation à Matthieu à quatre pattes et Mike me prenait en levrette. Perdue dans mes pensées, je ne pouvais plus me retenir et un plaisir immense m’envahit. Je haletai frénétiquement, ne pouvant plus me contrôler, je gémis de plus en plus fort en murmurant le prénom de mon ex et de Mike à tout-va.

Enfin, l’orgasme surgit, puissant, une vague de plaisir pur me parcourut du bas-ventre à la racine des cheveux. Toute ma pudeur fut balayée, toutes mes tensions disparurent, j’étais simplement apaisée dans un profond état de calme intérieur…

Cependant, ce sentiment de bonheur ne dura qu’un bref instant, car, soudainement, j’entendis une voix féminine familière. Reprenant rapidement mes esprits, j’ouvris les yeux et fus horrifiée de voir Cécilia en haut des murs de ma cabine avec son téléphone portable à la main braqué sur moi.

Je n’en croyais pas mes yeux, que faisait-elle encore là ? Cécilia Bertheau était une collaboratrice de mon fiancé et elle exerçait en qualité de chef de produit. Elle travaillait avec lui depuis pratiquement l’avènement de la société et l’assistait sur tous les sujets stratégiques. Du haut de ses 27 ans, elle avait toujours su se faire respecter grâce à son autorité naturelle et son charisme. Personnellement, je la trouvais hautaine et dédaigneuse, mais force était de constater que ses relations et ses compétences, notamment en informatique, l’avaient rendue indispensable.

Elle avait toujours été très froide vis-à-vis de moi. Même si, pour l’instant, je n’étais rien dans cette entreprise, j’étais sûre qu’elle me voyait comme une menace à l’issue de ma période d’essai. Ma relation avec Mike me donnait un avantage certain et j’étais persuadée qu’elle ressentait de l’animosité à mon égard. Pour peu qu’elle ait des vues sur Mike, vu comment elle le regardait, vous comprendrez mon désarroi ! D’autant plus que j’étais convaincue qu’elle était prête à tout pour grimper les échelons de la société et que la promotion canapé ne l’effrayait pas.

Bref, la situation était catastrophique ! Je tentai tant bien que mal de remettre mes vêtements. Tout le monde, mais pas elle !

Cécilia prit alors la parole :

— J’ai bien fait de faire un tour aux toilettes avant de partir, ça m’a permis de voir une bonne chienne en chaleur. J’ai toujours su que tu étais une petite salope ! Ça ne m’étonnerait pas que tout le monde te soit passé dessus. Sale petite pute.

Son regard était dédaigneux au possible, je me sentis tellement ridicule.

— Excellent, j’ai enfin ma vengeance, tout le monde va enfin savoir quel genre de fille tu es vraiment ! Dis adieu à ton avenir dans cette société, voire à ton fiancé d’ailleurs. Je suis sûre qu’il va apprécier que Matthieu te fasse encore fantasmer ! Au fait, tu préfères que je diffuse les photos par mail ou que je les accroche à l’accueil directement ? ajouta-t-elle ironiquement.

— Cécilia, ne fais pas ça ! criai-je d’un ton agressif, tout en remettant ma culotte et mon jean tant bien que mal.

Elle rit aux éclats et continua :

— Tu crois vraiment être en position de discuter ? Depuis le temps que j’attends cela, ça va être énorme. J’ai tout filmé, tu te serais vue en train de te toucher comme une traînée ! C’était digne d’un film porno ! Bon, ce n’est pas tout ça, mais c’est que je suis pressée, j’ai un rendez-vous ce soir. À demain, petite pute ! Dors bien ! jubila-t-elle.

Elle se retourna et commença à marcher en direction de la porte. Il fallait que je tente quelque chose avant qu’elle parte !

— Attends ! Ne fais pas cela, je ferai tout ce que tu veux ! criai-je en dernier recours.

Elle s’arrêta un instant sans se retourner puis partit sans un mot ni un regard, me laissant seule face à une angoisse sidérale.

Je n’en revenais pas. Comment cela avait-il pu arriver ? Je repensai alors à la discussion qu’avait Mike, il devait être avec elle et non pas au téléphone, ce qui expliquerait pourquoi je ne me suis pas aperçue de sa présence.

Une voix me sortit de ma torpeur, c’était Mike qui m’appelait pour rentrer. Je lui répondis, en panique, que j’arrivais dans une minute. Encore sous le choc, je finissais de m’habiller. J’avais honte de mon reflet dans le miroir. Je ne ressemblais plus à la jeune fille de bonne famille et bien éduquée que j’étais. La chevelure hirsute et le visage pâle, j’avais une allure dépravée. Mon cœur battait à cent à l’heure, je respirai profondément et sortis des toilettes.

Dans la voiture, Mike me fit remarquer que j’avais une sale tête, je répondis, du bout des lèvres, que j’étais fatiguée. Que répondre d’autre ? Je pouvais difficilement avouer ce qui venait de se passer…

La soirée me parut interminable, mon esprit tournait en boucle sur ce que pourrait faire Cécilia avec ces photos humiliantes. Elle avait le pouvoir de me détruire et elle ne le savait que trop bien. Ma vie allait être ruinée. J’allais sûrement perdre Mike ! Cela ne concernait pas seulement moi, si tout le monde venait à apprendre que la future femme du boss se masturbe dans les toilettes ! Quelle image de sa société je renverrais ! Une entreprise où les employés étaient vulgaires et sans savoir-vivre ? Comment ma relation avec Mike pourrait-elle perdurer dans ces conditions ? Lui qui avait travaillé avec acharnement pour construire une bonne image de marque vis-à-vis de ses clients ?

Ma réputation anéantie, mon boulot n’y survivrait pas ! Dans mon lit, je me retournais sans cesse, j’étais en proie à des sueurs froides avec un sentiment d’oppression au niveau du thorax. Toutes sortes d’angoisses m’envahissaient : allais-je retrouver les photos sur les murs du bureau ? À la vue de tous et à vie sur Internet ? Sur les réseaux sociaux ? Devrais-je changer de ville ? Voire de pays ?

Toutes ces années d’études, ces années de galère pour trouver un travail, mes dettes en cours de remboursement complètement balayées pour deux minutes de plaisir ! Je n’étais vraiment qu’une gourde…

Mardi : chantage

Le lendemain matin, je me rendis au travail, la peur au ventre, en compagnie de Mike. Une fois arrivée au bureau, je me précipitai vers le mur d’affichage. Pas de photo de ma débauche ! Quel soulagement ! Je me retournai et cherchai dans le regard des personnes présentes autour de moi le moindre signe de moquerie ou de dédain. Tout semblait normal jusque-là, à mon grand soulagement.

L’entreprise était située dans des locaux modernes de plain-pied au cœur de la Défense, et constituée d’un hall d’accueil desservant deux couloirs en T et de bureaux individuels. Mike m’accompagna jusqu’à mon bureau et m’embrassa tendrement en me souhaitant une bonne journée.

J’allumai mon ordinateur, un peu rassurée que rien n’ait transpiré. Peut-être que Cécilia n’avait finalement pas pris de photos ! Avec un peu de chance, son appareil avait eu un dysfonctionnement ! Et si ça se trouve, cela n’était que du bluff…

Malheureusement, mon répit ne fut que de courte durée ! Je désenchantai lors de l’ouverture de ma messagerie. Un email court de la part de Cécilia m’attendait :

« J’ai les photos, viens immédiatement dans mon bureau. Cécilia. »

Mon angoisse monta d’un cran. Que me voulait-elle ? Pourquoi n’avait-elle encore rien fait ? Pourquoi vouloir me voir ? Voulait-elle négocier ? Elle avait toutes les cartes en main, je ne voyais vraiment pas ce que je pouvais proposer.

Avec rapidité, je me dirigeai vers son bureau à quelques pas du mien. Je pris une grande inspiration avant de frapper à sa porte.

— Entre, Lucie, me dit-elle d’un ton neutre.

Sa complaisance m’inquiétait. J’ouvris et je la vis plus resplendissante que jamais. Cécilia était une grande femme brune avec des seins lourds, et son allure sportive semblait fort appréciée au bureau. Elle était habillée d’une jupe et d’un chemisier très glamour. C’était une belle femme qui aurait dû faire fantasmer bien des hommes, à n’en point douter, si elle n’était pas aussi sévère et inflexible.

Elle était confortablement installée dans sa chaise ergonomique et, tout en me regardant d’un air sardonique, elle tourna son écran d’ordinateur. En y jetant un coup d’œil, je me décomposai immédiatement. Une fille complètement débauchée, nue dans de vulgaires toilettes, apparut en vidéo sur l’écran. Cette fille se masturbait avec acharnement en se caressant frénétiquement les seins. Les va-et-vient de sa main étaient clairement visibles, son corps ondulait de plaisir à chaque passage. On entendait ses gémissements et ses paroles distinctement, elle ressemblait à une vraie actrice porno. J’avais du mal à croire que c’était moi qui ondoyais de façon obscène !

Et pourtant, cette fille, c’était bien moi ! Son téléphone était d’une grande qualité, on y voyait tout en détail. Puis vint le moment de l’orgasme ! C’était pire que ce que j’avais pu imaginer ! J’avais tout d’une salope, et ce n’était rien par rapport à la tête de traînée que j’avais au moment de la jouissance. C’était édifiant.

— Oh, mon Dieu ! Je t’en supplie, ne les divulgue pas, sinon…

Elle me coupa sèchement la parole :

— Ferme-la, tu n’es pas en position de discuter. J’ai bien réfléchi cette nuit et je suis prête à ne pas divulguer les photos à une seule condition. Dans ma grande bonté, je te laisse un choix. Soit je divulgue la vidéo et les photos de ta débauche à toute la boîte et spécialement à ton fiancé, et j’aurai alors grand plaisir à me débarrasser de toi et à assister à ton lynchage public. Soit cela reste entre nous, mais tu te soumettras au moindre de mes désirs jusqu’à la fin de ta période d’essai, c’est-à-dire dans deux mois, et j’ai bien dit tous mes désirs sans exception. Avoir une esclave a toujours été mon rêve. Si tu acceptes cette proposition, tu te mets à genoux les mains derrière le dos, la tête baissée, là tout de suite. Tu as 10 secondes pour te décider. 10, 9…

Ma tête allait éclater ! J’avais pensé à tant de choses sauf à cela. M’imaginer à sa merci en permanence, alors que j’avais réussi jusque-là à la braver, moi qui étais bien appréciée de mes collègues. J’avais du mal à concevoir toutes les conséquences de cet engagement. Mais d’un autre côté, les répercussions pourraient être dramatiques si je refusais ce qu’elle me proposait. Cela me laissait un petit espoir de sauver les meubles. Quelque part, il ne s’agissait « que » de deux mois, a priori rien d’impossible ! Si tout restait privé, ma situation pourrait ne pas être affectée. Même si être à sa merci ne m’inspirait rien de bon…

— Comment puis-je savoir que tu ne divulgueras jamais la vidéo ? demandai-je.

— 8… Tu n’as pas d’autre choix que de me faire confiance. 7… 6… 5… plus que 4 secondes avant l’envoi de la vidéo. J’ai le doigt sur le bouton de publication.

Cécilia était aux anges, elle gagnait dans les deux cas. Son sourire sadique trahissait sa joie d’avoir la mainmise sur moi. J’hésitais tremblante, les pensées se succédaient dans ma tête. Finalement, je me convainquis qu’il valait mieux une humiliation en privé qu’en public.

Je capitulai, me mis à genoux, les mains dans le dos et le regard bas. Tous mes espoirs de ce matin n’étaient plus que de lointains souvenirs. Comment avais-je pu en arriver là ? Les choses allaient trop vite…

Cécilia semblait ravie de ce choix, elle avait sûrement passé la nuit à réfléchir au meilleur moyen de m’en faire baver. Je ne savais pas ce qu’elle avait prévu, mais j’imaginais qu’elle jubilait de m’avoir à sa disposition, moi, sa rivale, une « esclave » comme elle l’avait dit. Qu’est-ce que ce terme pouvait bien représenter pour elle ? Elle a dit qu’il correspondait à l’un de ses plus grands désirs, que cela cachait-il ? Je commençais à paniquer un peu en me disant que, si elle éprouvait plus de plaisir à me transformer en esclave qu’à savourer ma déchéance en publiant les photos, cela n’annonçait rien qui vaille.

Elle reprit la parole.

— Soyons claires : tu devras exécuter tous mes ordres sans objection. Tu devras me demander la permission pour tout. Tu me seras dévouée, tu seras mon objet aussi bien au bureau qu’ailleurs. En contrepartie, je m’engage à ce que ton côté salope en chaleur ne soit pas rendu public. Mais ne compte pas rester la favorite, je vais te souiller. Tu seras ma soumise en toutes circonstances. Seule exception, tu es autorisée à me parler normalement en public. Tu vois, je sais être gentille. Maintenant, répète après moi : « Moi, Lucie Courtois, déclare devoir allégeance à maîtresse Cécilia. Je serai une esclave soumise et obéissante et j’accepte d’être son jouet pour les deux mois à venir. »

— Moi, Lucie… commençai-je à murmurer.

Dire ces paroles me faisait du mal. Moi qui étais digne il y a encore 24 heures, j’étais maintenant à genoux, vulnérable, à prononcer un serment que je n’aurais jamais imaginé à Cécilia…

— Je n’entends rien, pouffiasse ! cria-t-elle avec des yeux pleins de fureur.

Son regard était menaçant, je n’osai pas discuter et me résignai.

— Moi, Lucie Courtois, déclare devoir allégeance à maîtresse Cécilia. Je serai une esclave soumise et obéissante et j’accepte d’être son jouet pour les deux mois à venir, déclarai-je à haute voix.

— Parfait, on va bien s’amuser, ma petite truie ! Bon, eh bien, puisque tu es consentante, on va commencer tout de suite : fous-toi à poil maintenant !

— Quoi !!!?? Ici, dans ton bureau ?? Mais si quelqu’un entrait ? m’offusquai-je.

Une claque magistrale arriva sur ma joue pour toute réponse.

— Tu apprendras que ma patience est très limitée. J’ai l’impression que tu n’as pas bien compris les nouvelles règles du jeu. Si j’ai encore une fois à me répéter, je me ferai un plaisir de divulguer les photos et les vidéos. C’est clair ? À poil, immédiatement ! Quant à ta pudeur, elle était où hier soir, dans les toilettes ? Plus tu attends, plus tu prends le risque que des personnes arrivent.

Sa colère atteignit son paroxysme. Envahie par la panique, je n’arrivais plus à réfléchir. Je m’exécutai tout bonnement. Je commençai à rentrer dans mon nouveau rôle. Lorsque je tentai de me relever pour défaire mon chemisier, Cécilia me stoppa net.

— À genoux, chienne ! beugla-t-elle. T’ai-je autorisée à te relever ?

— Non.

Deuxième claque.

— On dit « non, maîtresse ». Tu es encore moins intelligente que je ne le pensais.

— Oui, maîtresse, excusez-moi pour ma lenteur d’apprentissage, tentai-je, en pensant la calmer un peu.

Elle sourit avec un plaisir non dissimulé, son pouvoir augmentait d’instant en instant. Elle se délectait de cette soumission si rapide. Je me remis à genoux et mon chemisier fut défait puis tomba au sol. J’hésitai une seconde pour mon soutien-gorge puis me résignai. Je le dégrafai rapidement, ma poitrine généreuse se libéra à la vue de Cécilia.

Ce geste libérateur eut sur moi un sentiment que je n’attendais pas. Une douce chaleur émergeait dans mon entrejambe, mes tétons pointaient fièrement pour ma plus grande honte ! Je n’arrivais pas à le croire. Malgré la situation, mon corps ressentait de l’excitation ! Je fus horrifiée de constater que mon corps me trahissait ainsi. Je fis mon possible pour ne rien montrer, mais c’était difficile…

Cette situation était finalement bien trop similaire à un certain nombre de rêves osés que je faisais. Des rêves où, immobilisée, dominée et abusée par une ou plusieurs personnes, je perdais toute volonté de résistance. Tout mon être se rappelait ces émotions nocturnes intenses.

Si Cécilia s’en apercevait, c’en serait fini de moi. Je tentai de retirer mon jean tout en restant à genoux. La situation était inconfortable au possible. Mes seins ballottaient de droite à gauche. Cécilia me regardait d’un air supérieur et laissait transparaître des sourires.

— Dépêche-toi, je n’ai pas que ça à faire, aboya-t-elle.

— Oui, maîtresse, répondis-je rapidement.

J’essayai d’accélérer mais je ne faisais que gesticuler comme un pantin désarticulé, ce qui rendait encore plus grotesque ma situation. Une fois la culotte retirée, je me retrouvai nue devant elle, à sa merci. Je n’osai rien dire ni lever les yeux. Je me trouvais si méprisable et, malgré cela, j’étais stupéfiée de sentir mon sexe palpiter et s’humidifier…

Les secondes s’égrenèrent. Je n’osais pas bouger. Cécilia me contourna en m’examinant à la fois avec attention et répugnance.

— Je ne comprends pas ce que les garçons te trouvent, tu es une vraie pouffiasse. Tu as un beau petit cul, certes, mais c’est tout. Tout le reste est vulgaire. Mets-toi sur les avant-bras, les jambes bien droites et le cul bien haut, immédiatement.

Je ne cherchai même pas à discuter et exécutai l’ordre. Je me mis en position, mes fesses bien hautes, jambes serrées, la tête baissée sur les avant-bras. Mes seins pendaient et se balançaient dans le vide.

J’attendais. Un choc d’une violence inouïe s’abattit sur mes fesses. Cécilia venait de m’assener un coup de règle en plastique. J’essayai de retenir un cri de douleur, nous étions au bureau, il ne fallait surtout pas éveiller les soupçons ! Je la cherchai du regard pour essayer de comprendre ce que j’avais fait de mal.

— Mon Dieu, que tu peux être bête, écarte les jambes ! Je veux tout voir ! Tout ça m’appartient maintenant, entre-toi bien ça dans ta petite tête d’écervelée !

J’écartai les jambes sans discuter une fois de plus, toute volonté m’avait quittée. J’avais juste hâte que tout cela se termine. Je dévoilais ainsi pour la première fois toute mon intimité à mon ennemie…

— Je comprends pourquoi tu cachais ton sexe, il dégouline de mouille ! Et tes poils, sérieux, ils sont d’un laid ! Tu pourrais faire des efforts de présentation… Hum, cela me donne une idée ! Je reviens dans cinq minutes. Et ne t’avise pas de bouger pendant ce temps !

Je l’entendis sortir du bureau, me laissant seule, à quatre pattes sur les coudes et les jambes tendues et écartées. Je sentis ma cyprine couler le long de ma cuisse. Comment un tel abaissement pouvait-il m’exciter ? Je n’osais bouger, elle pouvait revenir d’un instant à l’autre.

Les minutes s’écoulèrent, me donnant l’impression que j’étais là depuis une éternité ; je devins folle à l’attendre ainsi. Si quelqu’un ouvrait, j’aurais bien du mal à expliquer pourquoi j’étais dans cette position scandaleuse. Malgré tout, je me résignai. Une à une, les briques de ma volonté et de ma résistance s’évanouissaient.

Que faire d’autre à part obéir du mieux possible pour éviter les conséquences ? Avais-je vraiment le choix ? Après tout, je devais juste tenir deux mois. Qu’est-ce que deux mois dans une vie ?

Un sentiment plus troublant se mélangeait à mes pensées : je sentis qu’une partie de moi éprouvait du plaisir à être traitée ainsi. Il est vrai que j’avais souvent rêvé d’être attachée et soumise, mais il ne s’agissait que de fantasmes comme tant d’autres en ont !

À force de me visualiser ainsi, des petites vagues de plaisir me parcouraient. Un sentiment discret, fort, mais enfoui, ancré au plus profond de moi qui ne demandait qu’à sortir.

Je repris mes esprits. Ce n’était pas possible d’avoir du plaisir dans une situation pareille ! J’étais les fesses à l’air dans le bureau de mon ennemie, à l’attendre. La chaleur qui irradiait mon sexe se propageait lentement dans tout mon corps. Comment pouvais-je aimer cela ?

Lorsque Cécilia entra, je ne me retournai pas. Je tendis du mieux possible mes jambes et ma croupe, docile, pour ne pas la décevoir. Quelques secondes passèrent, je patientais.

Un petit clic d’appareil photo se fit entendre, suivi d’autres. Je me retournai vivement pour confirmer ma crainte : elle me prenait en photo dans cette posture !

Elle était à moins d’un mètre de mes fesses, essayant plusieurs angles de vues pour trouver le meilleur et le plus indécent possible pour ses clichés. Un sourire narquois, trahissant un certain plaisir, s’affichait sur son visage. J’imagine que ma position devait être ubuesque et complètement avilissante. Jambes écartées, rougies par la fessée, le pubis et l’anus dévoilés, les coudes au sol, les seins tombants, je devais être ridicule.

— Tu n’as pas le droit… murmurai-je, la larme à l’œil.

— Si tu veux me dire quelque chose, parle plus fort, je ne t’entends pas bien ! répliqua Cécilia en jubilant. Oublie tous tes repères et ta pudeur, tu m’appartiens désormais ! C’est clair ? Ose dire que tu n’aimes pas montrer ta chatte ! Hé, j’y pense ! Ne t’avais-je pas dit de ne pas tourner la tête ? Tu sais ce qu’engendre la désobéissance, dit-elle en faisant parcourir sa règle sur mon dos.

Ce bout de plastique se baladant sur mon échine me terrorisait, j’étais pétrifiée…

— Et ne t’avise pas de te protéger ou d’esquiver, ajouta Cécilia.

Avant que je puisse la supplier, plusieurs coups claquèrent sur mes fesses. Mon cul me brûlait ! La règle remonta ensuite lentement sur le sillage de ma colonne vertébrale puis Cécilia se mit à frapper de manière précise et sèche sur mes flancs.

J’en arrivai à anticiper la douleur à chaque fois qu’elle soulevait la règle. Elle jouait avec moi. La règle se posa doucement sur mon dos et redescendit. Elle passa entre ma raie, je priai intérieurement pour qu’elle ne me frappe pas à cet endroit si délicat. Elle continua à descendre à l’intérieur de ma cuisse, puis d’un coup frappa de gauche à droite entre mes deux cuisses. Un bruit spongieux se fit entendre à chaque coup. Mon Dieu, mes cuisses étaient trempées de mouille.

— Mais quelle salope ! Je me demande si c’est vraiment une punition ce que je te fais. J’ai plutôt l’impression que tu prends ton pied ! Tu vas saloper la moquette à ce rythme ! fit Cécilia tout en continuant de taper.

La douleur était forte, toute cette partie de mon corps était en feu. Je me concentrai pour ne pas bouger ni crier. Je savais que, si je flanchais, la punition ne ferait que s’éterniser. Sa règle remonta en effleurant mon ventre pour rejoindre ma poitrine. Elle passait tout autour, glissait sur les côtés, effleurant mon téton, c’était doux et pas si désagréable pour le coup.

Soudain, la règle s’écarta de mon corps et s’abattit rudement sur mon extrémité dressée. Une décharge électrique émanant de mon sein parcourut tout mon corps, tout s’embrouillait en moi. La douleur se mélangeait au plaisir, je ne parvenais plus à faire la différence sous tous ces coups. J’étais incapable de contrôler mes pulsions, j’abandonnais petit à petit ce qui me restait de dignité.

Les coups continuaient à pleuvoir avec précision. Impossible de savoir où aurait lieu le prochain contact, le prochain choc, s’il serait doux ou fort. Ses mains entrèrent en action, elles me tripotaient sans vergogne, malaxant mes seins, tirant mes pointes, écartant sans douceur les lèvres de mon sexe, caressant puis frappant mes fesses endolories. Elle étalait mon jus intime sur mon périnée et ma raie. Chaque passage m’obligeait à refouler des gémissements.

Mon corps aimait être maltraité, la boule de chaleur à l’intérieur de mon ventre s’intensifiait et se répandait dans tout mon corps. Ma chair était brûlante, à fleur de peau, et cette sensation m’effrayait. Cécilia avait peut-être raison : étais-je une salope refoulée ?

« Non, ce n’est pas possible, c’est juste elle qui sait y faire », me rassurai-je en pensée.

Mais l’excitation s’emparait de mon être plus que de raison. Je n’étais concentrée que sur le tactile. Ce moment semblait ne jamais devoir finir…

Sa règle remonta encore une fois vers mon entrejambe, et frappa d’un coup sec mon sexe complètement dilaté. Le bruit de ma chatte trempée me fit tellement honte. Elle continua à m’administrer des coups de règle. Quand elle s’attaqua à mon clitoris, des contractions incontrôlables se déclenchèrent dans mon vagin et des décharges de plaisir m’envahirent. C’en était fini, toute raison m’avait quittée, j’adorais cela…

— Je n’ai jamais vu autant de mouille ! Écoute-moi ce bruit ! Tu n’es vraiment qu’une sale vicieuse. Et que fait-on aux salopes dans ton genre ? se moqua Cécilia. On s’amuse avec elles, bien sûr ! ajouta-t-elle en m’enfonçant deux doigts sans scrupule.

Elle ne rencontra aucune résistance, évidemment, et je ne pus retenir un gémissement bien audible cette fois-ci. Cécilia s’esclaffa et enchaîna des va-et-vient pendant plusieurs minutes. Mon excitation était à son comble, je n’en pouvais plus, je voulais jouir, j’allais jouir !

— Comprends-tu que tu m’appartiens désormais ? As-tu encore un doute sur ta condition ? demanda Cécilia.

— Non, maîtresse, plus de doute, je vous appartiens ! répondis-je sans réfléchir, haletante…

Elle s’arrêta net, me laissant au bord de la jouissance.

— Ça suffira pour aujourd’hui, lança Cécilia.

Elle ne pouvait pas s’arrêter maintenant ! Tout mon corps attendait un orgasme, rien d’autre ne comptait pour moi à ce moment précis !

— Je… heu… S’il vous plaît… murmurai-je, embarrassée.

— Ah, tu veux quelque chose peut-être ? Alors, demande gentiment à ta maîtresse ! ironisa Cécilia qui avait très bien deviné l’objet de ma requête.

Je n’allais quand même pas m’abaisser à lui demander de me faire jouir, je ne pouvais pas être descendue si bas… Cécilia reprit ses caresses très lentement, caressant ma corolle de son pouce à chaque passage. Je tressaillis et mon corps fut parcouru de spasmes de plaisir.

— J’attends, petite pute !

— Faites-moi jouir, je vous en prie, maîtresse ! dis-je, m’abandonnant à ce plaisir malsain.

— C’est bien, tu commences à comprendre ! Je veux bien répondre favorablement à ta demande, mais ça ne sera pas si facile, s’amusa Cécilia.

Elle reprit ses va-et-vient avec vivacité, m’enfilant de ses doigts intrusifs, poussant sur mon fondement avec son pouce. Cécilia s’amusait véritablement à m’amener au bord de la jouissance, gémissante, pour s’arrêter juste avant que je n’atteigne l’orgasme, m’abandonnant chaque fois un peu plus frustrée pour recommencer ensuite.

Déconnectée de la réalité, j’oubliais tout, je ne pensais qu’à mon plaisir. Mes sentiments refoulés avaient pris les commandes. Cette position obscène, ces caresses sans douceur, j’étais prête à tout pour éteindre le feu qui brûlait mon bas-ventre.

— Tu vas répéter tout ce que je te dis si tu veux pouvoir jouir, m’invectiva Cécilia. « Je suis une grosse salope qui aime qu’on la tripote. »

— Je suis une grosse salope qui aime qu’on la tripote.

Et cela continuait, ces phrases s’imprégnaient petit à petit dans mon subconscient.

— Je suis Lucie et j’aime exhiber ma chatte en chaleur.

— Je suis Lucie et je suis la bonne chienne de ma Maîtresse.

Cécilia me récompensait en enfonçant profondément ses doigts dans mon sexe à chaque répétition. J’éprouvai, malgré moi, un plaisir démesuré à me faire humilier de la sorte.

— Je ne suis qu’une poupée sexuelle, tous mes trous appartiennent à Cécilia.

Annihilant les dernières réticences de ma conscience, je répétais le plus vite possible ce qu’elle me disait, je voulais vraiment qu’elle me fasse jouir. Je hurlais presque, entraînée par la situation.

— Je mouille comme la dernière des putes à la moindre excitation… Je vénère ma Maîtresse pour parfaire mon éducation… Pitié, fais-moi jouir ! Je ferai tout ce que tu voudras ! criai-je.

— Voilà ce que je voulais entendre ! s’exclama Cécilia.

Elle accéléra encore ses mouvements, pinça mon clitoris, mes seins, et arriva le plus bel orgasme de ma vie dans un cri de délivrance rageuse. Un plaisir énorme et libérateur.

C’en était fini de moi, je m’écroulai au sol, tremblotante, vaincue. Elle avait gagné, je n’avais à ce moment-là plus aucune volonté de résistance. À peine consciente, haletante, je l’entendis ricaner.

— Tu as conscience que tu es pire qu’une chienne en chaleur ? Tu n’es vraiment qu’une pute prête à tout pour jouir ! Tu n’es pas d’accord ? Nettoie mes doigts, je suis toute sale à cause de toi.

Elle présenta ses doigts à l’entrée de ma bouche. Alors que j’étais complètement sous le choc, mes lèvres s’entrouvrirent et ma langue lécha avec minutie les deux doigts qu’elle me présentait. Ils étaient trempés de ma cyprine, c’était bien la première fois que je me goûtais.

Elle ramassa mes vêtements et me les jeta à la figure, tout en gardant le soutien-gorge et la culotte.

— Rhabille-toi, il est déjà 10 heures, bonne à rien ! À partir de maintenant, tu ne porteras plus aucun sous-vêtement et tu ne mettras que des jupes courtes. Si je t’appelle sur ton portable, tu devras venir immédiatement dans mon bureau. Et n’oublie pas ton engagement : à la moindre opposition, je balance tout. Maintenant, dégage.

— Oui, maîtresse, répondis-je en baissant les yeux, toute penaude.

Une fois rhabillée, je rejoignis mon bureau, toute bouleversée. J’avais encore du mal à comprendre ce qui venait de se passer. Comment avais-je pu en arriver à supplier Cécilia de me faire jouir ? Comment avais-je pu avoir du plaisir dans une telle situation ?

J’étais mortifiée, et si quelqu’un nous avait surpris, si Mike apprenait cela, ça serait la fin pour moi.

Pendant de longues minutes, j’étais à l’affût du moindre signe montrant que mes collègues m’avaient démasquée. J’espérais de toutes mes forces que personne ne m’ait entendue crier…

Je n’avançai pratiquement pas sur mes dossiers ce matin-là. Au lieu de cela, des pensées angoissantes tournaient en boucle dans ma tête. Est-ce que Cécilia tiendrait sa promesse à la fin de ma période d’essai ? Que me réservait-elle encore ? Pouvais-je me sortir de ce chantage ? La réalité me rattrapait…

Cécilia avait toutes les cartes en main, il suffisait qu’elle montre une photo de moi à quiconque et je perdrais Mike et mon travail. J’avais tellement de crédits sur le dos ! Toute ma vie se jouait ici et maintenant. La seule conclusion logique était d’aller au bout du bout et de subir tout ce qu’elle me ferait. Je n’avais pas d’autre choix que d’accepter cette soumission ! me convainquis-je. Deux mois à tenir, cela semblait réalisable. Soixante petits jours de rien du tout !

Néanmoins, je n’osai pas sortir de mon bureau de la matinée. Je ne voyais pas comment je pourrais supporter le regard des autres après ce que je venais d’accomplir.

L’heure du déjeuner arriva, je vérifiai une dernière fois que tous mes boutons de mon chemisier étaient bien fermés. Ma tenue restait correcte, et avec mes cheveux recoiffés, j’étais quand même présentable. Sans sous-vêtement, on devinait aisément la forme de mes seins à travers le tissu, mais cela, je l’avais déjà fait pour Mike.

Cécilia entra sans frapper dans mon bureau et brisa mes derniers espoirs. Elle avait un don inné pour appuyer là où ça faisait mal.

— Salut pouffiasse, on mange ensemble avec Mike aujourd’hui. On doit parler de certains dossiers. J’aimerais d’ailleurs que tout le monde profite de ton penchant lubrique. Défais immédiatement trois boutons du haut de ton chemisier. Si tu pensais pouvoir rester respectable, oublie tout de suite !

Son regard ne laissait aucune échappatoire. Je déboutonnai immédiatement les boutons demandés. L’ouverture du chemisier descendait un peu en dessous de ma poitrine, ce qui rendait le décolleté indécent et laissait visible le flanc de mes seins. En étant attentif, on pouvait facilement deviner que je ne portais pas de soutien-gorge ! « Si ma mère me voyait comme ça, elle qui tenait à ce que je porte une tenue discrète et qui me disait toujours qu’il fallait plutôt suggérer que montrer ! Et Mike, que va-t-il penser ? Impossible de me montrer ainsi ! », me dis-je.

Lorsque Mike entra dans le bureau pour nous demander si nous étions prêtes, son regard s’arrêta quelques instants sur mon buste. Je pus deviner de la surprise et du désir dans son regard, il ne m’avait rien demandé aujourd’hui…

— Tout va bien, Lucie ? me demanda-t-il, intrigué.

— Oui, bredouillai-je sans assurance. Allons manger.

Lors du trajet sur le chemin du restaurant d’entreprise qui se trouvait quelques étages plus bas, j’avais l’impression que tout le monde cherchait à me déshabiller du regard. Cécilia avait l’art de me mettre dans des situations embarrassantes ! Le repas se passa sans accrocs, nous en profitâmes pour faire un point sur le travail en cours. Mike me rappela que je devais faire une présentation demain matin devant une dizaine de personnes concernant le nouveau produit sur lequel je travaillais.

— Je serai prête, ne t’en fais pas, assurai-je, confiante dans le travail que j’avais préparé.

Cécilia profita de cette discussion pour demander :

— Dis-moi, Mike, une fois son projet terminé, est-ce que je pourrais faire équipe avec Lucie pour gérer quelques dossiers ? Je souhaiterais prendre en charge la fin de sa période d’essai, si Lucie est d’accord bien sûr ? Il est temps de mettre les rivalités de côté et de travailler main dans la main pour conjuguer nos talents, précisa-t-elle d’un ton que je devinais ironique.

— J’apprécie ta demande, Cécilia ! C’est comme cela qu’on avance dans une entreprise. Je n’y vois pas d’inconvénient si Lucie est d’accord, ajouta Mike.

Je devins rouge écarlate, Cécilia avait tout prévu ! Non seulement elle se faisait mousser devant Mike, mais en plus elle renforçait sa mainmise sur moi et m’obligeait à passer le reste du temps avec elle. Une vraie manipulatrice !

— Oui, pas de problème, répondis-je timidement.

— Excellent ! ajouta Cécilia. D’ailleurs, Mike, j’aimerais t’emprunter Lucie ce vendredi soir pour parfaire certains dossiers. Penses-tu que cela soit possible ?

— Pas de souci, bonne idée, cette soirée de travail devrait être bénéfique pour Lucie ! dit Mike, emballé par l’idée.

Personnellement, je me décomposais. C’est moi, ou elle me considère comme un objet qu’on emprunte ? Qu’avait encore prévu son esprit tordu ? Ce moment provoqua une vague de panique chez moi. Cependant, je ne voulais surtout pas offenser Cécilia devant Mike, Dieu sait ce qu’elle pourrait me faire faire…

— Merci, dis-je à mon tour sans conviction.

Le repas se termina sans autre allusion, j’étais personnellement songeuse et peu disponible. Je parlai le moins possible, et quand cela était nécessaire, je regardais l’attitude de Cécilia pour être sûre de ne pas faire quelque chose qui aurait été à l’encontre de ses souhaits.

« Même quand elle ne fait rien, elle modifie ma façon de penser, d’agir… », pensai-je.

Mike, quant à lui, passa une bonne partie du temps à regarder discrètement ma poitrine comme pas mal d’autres hommes dans la salle d’ailleurs. D’habitude, j’aime bien être désirée, mais là, je savais que c’était au-delà de la décence admise. Mon embarras était croissant, j’avais très chaud aux joues, je devais être rouge comme une pivoine, pour le plus grand plaisir de Cécilia qui exultait.

L’après-midi se passa comme la matinée : je restai enfermée dans mon bureau, même si je savais Cécilia occupée par une réunion. Finalement, j’ai pu finir de rédiger le document sur le plan de lancement du nouveau produit que je devais présenter le lendemain. Le résultat était plus que satisfaisant.

En fin d’après-midi, mon téléphone portable se mit à sonner, c’était Cécilia. Pendant quelques instants, je me demandai si je devais répondre. Cet appel allait forcément m’apporter son lot de désagréments, mais ne pas prendre l’appel serait bien pire. En fin de compte, je décrochai.

— T’as intérêt à répondre plus vite la prochaine fois, sinon ça va barder, me lança-t-elle avec fureur.

— Oui, maîtresse Cécilia, pardonnez-moi, répondis-je, déstabilisée.

— Je ne pardonne rien du tout, rejoins-moi dans mon bureau tout de suite, ajouta-t-elle d’un ton sec.

— J’arrive tout de suite, maîtresse, obtempérai-je.

Je me levai immédiatement pour la rejoindre dans son bureau. À peine entrée, elle me présenta une feuille.

— Je t’ai préparé un document qui scellera notre liaison et que tu devras recopier et signer pour demain. Et comme tu as mis trop de temps à répondre, tu ne me l’écriras pas une fois, mais dix.

— Commence par répéter les phrases suivantes à haute voix, dit-elle en me tendant la feuille.

Chaque phrase était lourde de sens et me faisait peur.

— « Je suis désormais l’esclave de Maîtresse Cécilia, je répondrai immédiatement à tous ses ordres, quel que soit le lieu ou l’endroit sans objection. Je ne porterai plus de sous-vêtement. L’ensemble de mes orifices sera à disposition de ma maîtresse à tout instant, comme toute esclave se doit de l’être. En présence de ma maîtresse, je conserverai les yeux baissés en signe de soumission permanente. Je remercie ma maîtresse pour ses futures punitions qui me permettront de parfaire mon éducation. »

Au moins, cela avait le mérite d’être clair, je savais à quoi m’attendre.

— Merci, maîtresse, de prendre le temps d’éduquer la pauvre fille que je suis, répondis-je en espérant lui faire plaisir.

— Ça va être long, je ne suis pas sûre qu’on puisse faire quelque chose d’une nymphomane comme toi, mais le temps nous le dira. Casse-toi à présent ! On se voit demain pour ta présentation et n’oublie pas de recopier le pacte en dix exemplaires.

Puis elle s’en alla, me laissant seule dans son bureau.

Sa dernière phrase restait énigmatique, qu’avait-elle prévu de faire à la présentation ? Un sentiment d’angoisse m’enveloppa soudainement.

« Cette présentation devait se faire devant une dizaine de personnes au moins, elle n’oserait pas m’infliger une punition en public quand même ! », pensai-je.

Mike me sortit de ma léthargie en frappant à la porte du bureau de Cécilia, un peu surpris de me trouver là, mais sans poser de questions. Nous rentrâmes alors à la maison.

Lors du trajet retour, il me dévisagea et m’avoua avoir pensé toute la journée au repas de ce midi :

— J’ai été excité toute la journée après avoir vu ton magnifique décolleté à midi. Depuis quand tu ne portes plus de soutien-gorge sans que je te le demande ?

La question me prit de court, je devais vite trouver une excuse :

— Mon cadeau t’a plu ? Je sais que c’était un peu limite, mais j’ai eu trop chaud aujourd’hui. J’avais envie de te plaire, tu voulais que je sois plus sexy, non ?

— Oh oui, que cela me plaît ! Tes seins sont superbes et tu as raison de les mettre en valeur. J’ai adoré la vue. J’ai eu la trique plusieurs fois en y repensant l’après-midi. Fais juste attention quand même aux autres salariés, le décolleté était vraiment vertigineux. Je ne voudrais pas que cela jase !

— Oui pardon, je ferai attention, m’excusai-je faussement, bien consciente que ce n’était pas de mon fait. Un instant, je me suis demandé si ce ne serait pas plus sage de l’avertir de ce que me faisait subir Cécilia. Mais, après réflexion, ce n’était pas aussi simple que cela. Ç’aurait été avouer mon comportement innommable dans les toilettes et qui sait comment il pourrait réagir. Il avait beau être gentil, humain et attentionné, il n’apprécierait peut-être pas de fréquenter une femme libidineuse.

Pendant que Mike s’occupait du repas, je m’isolai plusieurs minutes pour recopier le texte de Cécilia. Ce fut fastidieux et rébarbatif. À force de les écrire, chaque phrase se gravait en moi, comme si c’était l’unique vérité.

« Je suis désormais l’esclave de maîtresse Cécilia »

« Je ne porterai plus de sous-vêtement »

« Soumission permanente »…

C’est à partir de ce moment que j’ai pris pleinement conscience de ma future déchéance, car tout ceci n’était que le début. J’allais en baver… Je trouvai un point de réconfort en me disant que cela n’allait durer que deux mois…

Ce soir-là, je fis l’amour avec Mike, avec douceur et tendresse. Et pourtant mille pensées me traversaient l’esprit. S’il savait l’humiliation que j’avais subie dans la journée, s’il savait que j’étais nue et soumise quelques heures auparavant dans le bureau de Cécilia. Pire ! S’il savait que j’avais demandé à jouir comme la dernière des putes dans les locaux de son entreprise… Quelle serait sa réaction ? C’est sur cette inquiétante pensée que je m’endormis.

Fin du premier chapitre.

Note de l'auteur :
Pensez à mettre un commentaire et une note si vous aimez ce type de roman ! C'est rapide pour vous, et cela m'aide beaucoup ! Je fais beaucoup d'effort pour redorer l'image de la pornographie, en plaçant le désir féminin au centre du livre. J'espère que cette approche vous plait !


A propos de l'auteur :
Passionné d'érotisme et d'écriture, Axel Maubuisson vous propose des situations originales hautement érotiques dans un contexte réaliste. Axel est très attaché à la montée du désir et à l'importance de l'histoire dans ses romans.
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