Il suffirait...

Une minute de lecture

Il suffirait d’avoir à disposition un matériel d’écriture

De déposer une dernière fois les traces d’une vie à peine étincelante

D’esquisser un sourire fané, déformé par l’asthénie, de s’abandonner à une rupture

Peut-être évidente, peut-être salvatrice, peut-être même brillante.


Il suffirait de s’allonger dans un silence si plaisant

De fermer les yeux, d’oublier le monde autour de soi, d'éradiquer les autres

D’esquisser des larmes, cachées par la façade monotone, un abandon martelant

Qui dérive dans le flot de pensées, tantôt épuisé, tantôt noir, à cause des autres.


Il suffirait de se trancher la gorge, d’avaler des cachets, de se jeter d’un pont

Pour entendre ce silence si chaleureux dont les cris ne sont plus qu’une arme rouillée

À peine, sans doute, je m’enfoncerai dans le gouffre, au plus profond

De mon existence, j'abandonnerai la moindre essence pour ne pas mourir brisée.


Il suffirait de se poser dans un coin bien tranquille, dans une forêt bien humide

Où rien ni personne ne peut s’y rendre, ne peut me pousser davantage dans un épuisement si intense

De s’allonger dans l’herbe, sous la pluie, à observer ce ciel timide

Qui déverse la paix à peine cachée par les torrents d’essence

de la vie.

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