Drones

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Vladimir Kovaskof, retraité des forces spéciales russes en Tchétchénie, vient de recevoir un appel urgent.

Une mission délicate tout juste 48h pour la mener à bien. Un riche commanditaire lui demande de récupérer des sangliers géants dans le Sud de la France.

Depuis qu'il a monté, à la fin des aventures Tchétchènes, sa société d'intervention para-militaire privée, les missions s'enchainent.
Il le doit pour beaucoup au matériel racheté ou récupéré directement à l'Armée Russe. Des armes, du fusil de sniper, aux lance-missiles portables, du matériel de transport aérien, des radars, des lunettes de visions nocturnes à amplification de lumière et caméras infra-rouges, rien ne manque à sa panoplie pour des interventions rapides et musclées.

Vladimir n'est pas trop étonné de la demande, il est déjà intervenu pour organiser des chasses d'animaux protégés, tigres ou léopard, dans des régions assez hostiles où il était relativement facile de soudoyer les populations locales pour ce genre d'opérations.

Mais là, ce sera la première fois qu'il va intervenir en France, dans un parc régional protégé et en plus dans une discrétion totale, c'est ce qui lui est demandé.
Au moins dispose-t-il d'un budget sans contrainte pour mener à bien la mission.

Premier point positif les coordonnées GPS précises du périmètre géographique de leur terrain d'intervention lui ont été fourni immédiatement à la commande.

Il affrète un jet privé et décide d'atterrir à l'Aéroport d'Avignon c'est le plus proche, situé à 50 km du lieu présumé de leurs recherches. Dans le jet, immatriculé en Europe, trois énormes drones ( complètement démontés pour ne pas attirer l'attention en cas de contrôle douanier ) du matériel de communication hyper sophistiqué, ainsi que des fusils à seringues hypodermiques avec tout l'attirail de vision nocturne. Ces fusils pouvant devenir mortel si l'infection du produit par la seringue est létale.

Tout le matériel de transport ( camion 4x4, remorques, voitures ) est loué sur place au nom d'une société française disposant d'une filiale en Lithuanie. Il lui faut éviter au maximum de laisser des infos qui remonteraient jusqu'à société.

Arrivés à Avignon, en fin d"après-midi son équipe composée de trois pilotes de drones, trois chauffeurs, un technicien de communication, deux tireurs délites, ainsi que lui-même, Vladimir décide de partir immédiatement pour le Luberon pour une première reconnaissance aérienne nocturne.

Il prenne la route de Mérindol, en prenant soin de laisser assez d'espace entre leurs véhicules pour ne pas passer pour un convoi. Si jamais ils devaient tomber sur des autochtones leur posant des questions, ils ont prévu de se faire passer pour une équipe de la TV Lithuanienne, effectuant un reportage touristique sur les merveilles de la Provence. Vladimir a tout prévu avec des faux certificats d'autorisation délivres par le ministère du Tourisme.

Les véhicules se regroupent sur le site d'une ancienne carrière pour remonter les drones et définir plus précisément leur secteur d'intervention.

— Vladimir, as-tu une idée de la tailles des cochons que l'on doit repérer, c'est nécessaire pour calibrer les caméras infrarouges des drones, questionne le chef pilote des drones.

— D'après les infos que je dispose ce sont des bêtes d'environ 250 à 300kg, de toute façon ce sont les plus gros animaux qui doivent exister dans cette zone assez sauvage, les sangliers sont 3 fois plus petits, les chevreuils aussi.

— Donc on va rechercher de grosses masses de chaleurs, si elles sont mobiles ce sera plus facile à repérer, mais au fait Vladimir, combien de bestioles cherchons-nous.

— Quatre maximum, elles sont toutes identiques, ce sont des animaux clonés d'après le dossier, cela explique peut-être notre mission. Nous devons de préférence les capturer vivants, et ils se blessent ou meurent dans l'opération nous devons les rapatrier quand même. Par contre si pour des raisons indépendantes de notre action nous ne pouvions déplacer les corps, nous devrons impérativement extraire le coeur, les poumons, le foi et les reins de ces cochons.

— Si c'est pour manger des abats, c'est plus simple d'en acheter au boucher du coin Vladimir, ils sont bizarres tes clients.

— Ne m'en demande pas plus, tout ce je sais c'est que cela fait partie express des conditions d'exécution de cette mission sans le respect d'une de celles-ci nous ne serions tout simplement pas payés.

— Vladimir au vue de l'étendue de la zone je te propose que nous nous séparions.
Je reste ici pour couvrir les dessous de la Forêt de cèdres et la Forêt elle-même, vous prendrez quelques kilomètres plus loin sur votre gauche le village de Lourmarin et la direction d'Api, en vous approchant du point GPS qui nous a été fourni.

A la nuit tombée, une fois sur zone les deux équipes déployèrent leur drone. Chaque pilote est équipé d'un caque de réalité virtuelle relié aux caméras des drones. La particularité des drones utilisées, en-dehors de l'équipement électronique sophistiqué est tout simplement leur silence, en effet à 20 m d'altitude leur niveau sonore est pratiquement inaudible.

La chasse peut commencer, les détecteurs infra rouge sont calibrés pour repérer des masses importantes, si les sangliers recherchés sont dans les parages, ils ne devraient pas passer inaperçus.

Leurs drones ont une grande autonomie, environ 50 minutes, mais la traque est longue, des limiers rouges fugaces apparaissent mais rien qui ne puisse suggérer un très gros animal.

— Hey, alerte le pilote couvrant le vallon de l'Aiguebrun, via son talkie crypté relié aux autres équipes, j'en ai repéré un ça doit être ça une sacrée masse d'après la tache rouge, il longe une rivière, il s'arrête, il s'éloigne de celle-ci. Merde, j'ai repéré une seconde tache plus petite, je vais essayé de m'approcher.

— Attention de ne pas scratcher l'appareil dans les arbres, en infra il y a des choses que l'on distinguent mal.

— Ne t'inquiètes Vladi je maîtrise.

S'approchant de sa cible, soudain le pilote entend deux détonations via les micros directionnels du drone.

— Vladi, y a un mec qui vient de tirer sur la grosse tache rouge, on est pas les seuls à les chercher ses bestiaux !

— Remonte, il ne faut pas qu'il puisse t'entendre, essaye de localiser les deux points pour savoir ce qu'il se passe.

— La grosse tache continue de descendre la rivière, mais ça va pas vite, l'autre s'éloigne, on dirait qu'elle remonte sur la route, il y a un phare qui s'allume, la lumière remonte la route on dirait une moto.

— Vite il faut agir, trouver cette bestiole et mettre la procédure en place.

— Les autres vous avez trouvé quelque chose la-haut ?

— Peut-être on a des masses qui bougent sous les falaises, mais il faut qu'on atterrisse on est en limite de batteries.

— Bon on s'occupe du premier et on revient demain soir pour trouver les autres. Notez bien les coordonnées, pour ne pas perdre de temps.

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