Malaise

Une minute de lecture

Aurélie s’était endormie. Le minibus s’enfonçait dans les ornières, glissait dans la boue, heurtait les caillasses : c’était un véritable miracle qu’il ne se soit pas encore encastré dans un rocher, ou bien précipité au bas de la falaise.

Le professeur se tenait au siège devant lui, les yeux fermés il se concentrait sur sa respiration. Il craignait plus que tout de rendre son petit déjeuner bien copieux. Son cœur rendait amer le fond de sa gorge. Il se récitait le tableau de Mendeleïev, c’est une pratique qu’il avait mise au point quand il était enfant, lorsque sa mère l’abandonnait au grenier. Était-ce intentionnel de sa part ou non, il n’avait jamais pu mettre un point final à cette question, et surtout à toutes les réponses que son cerveau fébrile avait créées.

— Alors professeur, on ne résiste pas à la beauté des paysages ?, s’amusait Edgar Siks, debout dans la travée centrale.

Le professeur Samuel fixa le guide d’un regard froid.

— Retournez à votre place jeune homme, je sais m’occuper de moi. Comment vous vous appelez déjà ?

— Edgar… Edgar Siks, pour vous servir… professeur, répondit le guide désappointé.

— La chapelle alors ?

— La chapelle ? s’étonna le guide.

— Oui, la chapelle !

— Mais… quelle chapelle ?, s’inquiétait Edgar.

— La chapelle Sixtine !, grogna le professeur qui partit d'un grand éclat de rire.

— Bon…, je vais retourner à ma place.

Il n'en eut pas vraiment le temps, le bus tourna vivement et Edgar fut projeté vers l’arrière.

Le professeur s’exclama : « Je ne vous ai pas vexé au moins ? »

Il n’avait pas l’habitude qu’on se soucie ainsi de lui. Dans son enfance quand il appelait sa mère, celle-ci ne lui répondait presque jamais, ou le faisait attendre. Il s’en était fait une raison suffisante pour ne pas se fier aux inconnus et engloutir ses propres émotions, comme la baleine qui avale Jonas sans s’en rendre compte.

Aurélie dormait profondément malgré le roulement cahin-caha du minibus.

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Stradi Varius


Sur une toile de maître, l’on peut admirer chaque instant de la vie qui passe. Chacun des traits que l’on fixe avec intérêt peut nous en dire beaucoup sur la personne représentée. Toutes les rides indiquent, chacune, des émotions que l’on a ressenti par le passé, qui sont marquées à même la peau comme les traces d’un fer porté au rouge, comme une trace d’esclavage. L’esclavage à une vie qui conduit, inéluctablement, à une forme de folie.

Il est certain que quiconque ne peut naître fou. La folie ne vient pas de façon innée s’ancrer dans le cerveau d’une personne. Cela se travaille, et cela s’amène au fil du temps, tout comme ces rides qui marquent la peau, la folie s’inscrit dans les cachettes qu’offre l’intellect. L’on dit souvent qu’un homme qui aura tué toute sa famille est vraiment un fou depuis la naissance. Mais non, il ne l’est que depuis que les autres hommes lui ont donné le goût de ces choses insensées. De ces choses horribles qu’on lui aura inculqué de force, ou bien avec quelques soupçons d’innocence inquiétante.

Si l’homme ne nait pas fou, il le devient. Malmené et brutalisé par les affres de la vie et ces incertitudes qui le conduise à devenir quelque chose d’insane, quelque chose de monstrueux. Comme habité par Belzébuth lui-même, comme détruit et gangréné de l’intérieur malgré le sourire de façade qu’il saura afficher dans de bonnes circonstances afin de n’inquiéter quiconque croisera sa route. Cette noirceur s’inscrit en-dedans pas des événements traumatisants qui s’enchaînent, qui se poursuivent, qui assènent de nombreux coups à la déficience, alors, mentale d’un homme qui se perd dans les limbes de l’Enfer, en compagnie d’une entêtante petite musique rythmée et destructive en son for intérieur.

Cette démence. Cette folie. Cette noirceur. Cette fourberie. Cette affreuse chose. Cela détruit toute une personne en son intérieur. C’est en lui que cela pousse, telle une mauvaise plante, une mauvaise herbe bien laide et repoussante que l’on ne saurait détruire, que l’on ne saurait déraciner de là-dedans. Il fait bon vivre dans le corps chaotique d’un homme déraisonné, qui n’a plus guère la foi, ni même l’espérance d’aller au Paradis, comme certains peuvent lui dire. Cette notion de Paradis que l’on tente d’enseigner à ces enfants, à ces jeunes, qui, parfois, ont pu connaître bien pire que l’Enfer lui-même. Il faut se comporter convenablement, il faut faire ce qui est juste, tendre la main à son ennemi et sourire face à la méchanceté tout en tendant la joue à toutes formes de vilenies, ou de tromperie.

Mais faut-il réellement tendre une joue lorsque l’on se fait frapper par un parent maudit, à coup de ceinturon et à coup de quelques badines bien acérées ? Faut-il sourire face à l’ignominie écrasante de la souffrance que procurent les insultes assénées et terrassantes que d’autres peuvent colporter à son encontre ? Faut-il rire et tendre une main amical à l’ennemi qui aura tout fait pour détruire chacune des parcelles qui fait notre propre humanité, ces parcelles qui font ce que nous sommes à l’heure actuelle où nous nous faisons abattre diaboliquement par un autre espèce de fêlé de l’humanité ? Faut-il donc se restreindre à pardonner et à continuer, gai-luron, à fêter la munificence de la vie lorsque chacun des coups reçus, chacune des paroles rencontrées, sont là pour blesser et tuer avec une facilité déconcertante ?

Alors, en effet, l’on peut admirer bien des choses que la vie offre sur une simple toile de maître. Le beau reflet d’une vie passée et la splendeur du moment présent que la scène offre à nos regards enthousiasmés. Les beaux atours que le modèle peut porter, le beau sourire qu’il peut arborer, la belle coupe qui met à l’honneur son front délicat et son regard somptueux. La moustache bien lissée sur des lèvres distinguées et légèrement pincées pour démontrer une certaine distinction, tout de même. Le port altier, les épaules droites mais décontractées, le buste bien haut, le menton relevé, les yeux perçants de travers faisant la corrélation avec la main posée sur le pommeau d’une épée acérée rangée au fourreau d’un ceinturon de cérémonie.

Oui, il est possible de voir le bonheur en cet instant, en cet état, par la présentation que l’on veut bien lui en donner. Mais est-ce qu’il faudrait vraiment se référer à ce que l’on veut montrer de nous, sans pour autant pouvoir vérifier de l’intérieur ? Ah, la belle femme. Ah, le bel homme. Tout en sagesse et force d’une démonstration d’élégance au naturel. L’on peut se convier à la petite folie en sa compagnie délicate et appréciable, sans se soucier du temps qui passe ou d’un quelconque risque qui l’on se pourrait de rencontrer en sa compagnie. Sous un visage d’ange pareil, que peut-il bien nous arriver après tout ? Rien de bien dramatique, si ce n’est quelques petites tromperies possibles, mais point bien fâcheuses ou si déconcertantes que cela après tout.

Mais, oui ! Finalement, que peut-on bien risquer d’une si belle allure ? D’une si belle posture ? Rien de moins que de pouvoir, par exemple, se retrouver haché complètement, démembré de la plus diabolique façon. Finir dans quelques malles séparées, d’une tête allant à l’est, du pied allant au nord et du buste allant à l’ouest dans un désordre inimaginable. Que tout cela termine une course éhontée au fin fond d’une Seine déjà bien chargée en histoires lugubres et terrifiantes. De redécouvrir, là-dessus, au fond de l’eau, un ami que l’on aurait perdu de vue depuis quelques années déjà et qui aura eu le seul point commun de n’avoir comme ami que celui que nous trouvions délicieux et fort intéressant.

Nous pourrions, de même, recevoir le compliment d’être tout bonnement à croquer, et se retrouver, ainsi, entre les dents carnassières d’un individu affamé et terriblement en manque de chair humaine. Avide de quelques impacts rassasiant d’une peau et de poils onctueux et divins. Se retrouver sous le joug d’un démon que l’on ne pouvait soupçonner au premier regard, ni même au deuxième, ni encore au troisième. Allons. Quiconque aurait pu donner le bon dieu sans confession à ce cher Hannibal Lecter. Cet homme si fin, si brave, si sage, si intelligent, si fort, si charismatique. Ceux qui en sont arrivés à ces extrémités se sont donc retrouvés au fin fond d’un gouffre visqueux et acidifié, dans une longue agonie souffreteuse.

Serait-ce un regard livide que l’on peut percevoir dans les entrailles de votre être dérangé par ces idées que la folie peut alors apparaître sous le faciès d’un ange ? Il vous faudra faire plus attention à chacune des rides qui tracent le parcours de vie d’une tête qui vous est présentée. Admirez chacun des impacts qui se posent sur le derme, jusqu’à l’épiderme, d’un être pour en découvrir chaque sens et en déterminer alors où se place votre propre folie par rapport à la sienne. Jugez bon de laisser aller, ou de partir à coeur vaillant vers d’autres destinations afin de ne risquer de déconvenues.

C’est un peu le constat que se faisait cet homme au-devant du tableau sus-décrit. La main sur le menton, se le grattant par quelques moments, l’air interrogateur et songeur tout en parcourant, de ses yeux marrons, l’oeuvre gigantesque qui trônait sur l’âtre d’une cheminée de marbre. Voilà bien des heures qu’il contemplait cette « simple croûte », comme le lui disait l’hôte de maison. Il est logique de vouloir signifier à ses invités qu’une oeuvre d’art autobiographique est, alors, une basse chose. Du moins, lorsqu’un peu de modestie et d’humilité s’apporte quant au regard que l’on peut porter à quelque chose d’aussi grand et magnifique.

Ses cheveux bruns se mirent à onduler sous un coup de vent donné par la cause d’une porte vitrée attenante alors ouverte avec grand fracas. L’homme, toujours en admiration, resta pensif dans la même posture, sans même bouger un seul cil. Spectateur d’une oeuvre théâtrale, subjugué et obnubilé à tel point que le monstre même de la vie extérieure ne saurait le dérober de ces circonstances.

Un individu s’approcha donc de lui, en ses arrières, sans faire plus amplement de bruits que ce qu’il avait, certainement, l’habitude de faire en temps normal. Un homme tout aussi brun que le premier, avec l’air malicieux et tout autant sournois que ce que l’on pouvait admirer du tableau toujours autant sondé par des yeux inquisiteurs.

« Matson ! »

Le nouveau venu sembla hurler de sorte à effrayer son invité, mais sans aucune réaction de la part de ce dernier. Mais, en fait, il est certainement temps de dire une vérité sur l’état des choses et d’y aller en confessions. L’homme qui vient d’entrer n’est autre que moi-même. La personne représentée, elle-même, sur cet oeuvre gigantesque que mon ami ne cesse de lorgner avec autant d’intérêt qu’il ne puisse réagir à la simple portée de ma voix. Sans aucun doute est-ce une sorte d’habitude, pour lui, que j’agisse de la sorte depuis le temps que nous nous fréquentions. Du moins, je m’en trouvais presque bouche bée d’admiration devant une telle concentration qui, de fait, pourrait s’apparenter, aussi, à une quelconque forme de folie extraordinaire.

Je m’en allais donc au devant de mon ami, tout sourire, me permettant de lui friser un coin de la maudite moustache qu’il trônait sur son horrible faciès écoeurant d’anglais mal luné.

« Matson. Je vous conjure de bien vouloir pardonner l’attente maudite dont vous êtes sujet, aujourd’hui, par ma simple et bonne faute. Je vous ai fait attendre, quoi, une heure ? Deux heures ? Point plus, tout de même.

-De fait, vous m’avez bien fait attendre quatre heures, mon cher, finit-il néanmoins par lâcher d’une voix monocorde.

-Autant de temps ? Alors je ne l’ai guère vu passer, depuis que ma montre s’est honteusement éteinte d’une fatigue lancinante. Vous savez, les affres du temps. Je vous en ai déjà parlé, n’est-il pas ? Enfin, pour mon excuse, j’étais en train de régler une affaire d’une…

-Extrême importance. Je ne le sais que fort bien, dit-il en me coupant d’une façon toute arrogante. Pourriez-vous cesser de me frétiller la moustache, je vous prie ?

-Allons bon. Et pourquoi ne vous laisseriez-vous point pousser la barbe entière plutôt que cette serpillère écoeurante qui pénètre au coeur même de vos naseaux obliques ? Et puis, que faîtes-vous à me reluquer de telle façon que la peinture ce tableau en pourrait couler de disgrâce devant tant d’inquisition ? »

C’est en parlant de peinture que je perçus une tâche fort peu délicate sur le haut de mon pourpoint. Du rouge persistant qui ne saurait être apprécié de quiconque saurait le voir. Je me fis mettre légèrement en retrait, comme pour aller chercher un verre de whisky, ou autre alcool frénétique qu’il est de bon ton d’offrir à ses invités. Tout en me glissant discrètement vers l’antre de ces entremets bucoliques, je me dévêtais élégamment jusqu’à pouvoir enfin jeter le malencontreux indice de décadence dans un coin sombre de mon salon déjà souillé par bien d’autres choses dont je n’énumérerai pas les états.

« Eh bien, j’admirais votre croûte, dit Matson. Tout en me remémorant le bon temps où, justement, vous aussi arboriez une vilaine serpillère sous vos naseaux obtus. Je me disais, de même, qu’il y avait quelque de nouveau et de dérangeant dans l’expression que vous arboriez à l’époque où vous avez posé devant ce peintre que je vous ai fait grâce de vous présenter.

-Cessez donc vos billevesées, mon ami. Vous le savez que trop bien qu’il m’ait été joyeux de participer à ce petit théâtre organisé par vos soins. Me costumer de cette façon inélégante fut, pour moi, un merveilleux moment. Vous savez, je me dis qu’il est de bon ton qu’une oeuvre soit immortelle. Plus tard, on dira certainement que j’avais du sérieux, que j’en imposais. Alors que, voyez-vous, il n’en est rien réellement.

-Et ce n’est point moi qui le dit-là, fit-il en souriant d’une façon toute narquoise. Mais où sont donc vos manières ainsi que mon verre de whisky qu’il me tarde de savourer à cette heure avancée ? Et que faisiez-vous de si important, par ailleurs ?

-Mais il arrive, il arrive. Eh bien, je me fis joie de rendre visite à un ancien ami afin de lui faire valoir mon contentement quant à des services… rendus par le passé. Et… »

Alors que je m’avançais avec les verres en main, je me rendis compte que ma chemise se trouvait être déchirée à bien des endroits. Aussi, que quelques douleurs, que je ressentais jusqu’alors, provenaient de griffures ancrées dans ma peau. Ma lèvre supérieur se releva avec effroi en constant pareille chose. Je me trouvais à deux pas de mon ami, mais je me fis faire demi-tour bien prestement afin de ne point trop montrer ces choses-là à des yeux angéliques.

« Pardonnez-moi un instant. J’oubliais que vous aviez en horreur les glaçons et, comme un nigaud, je vous en ai glissé deux. Qu’ai-je donc en tête pour m’égarer dans tels assauts à l’encontre de vos principes dérangeants ? Mais attendez-moi tout en m’admirant, que je puisse aller enfiler quelques vêtements plus confortables pour notre entrevue.

-Si. Faîtes donc. Je n’en ai encore que pour quelques instants afin d’imaginer qui, réellement, se cache derrière ce portrait si bien fait. »

Une fois les verres lâchés sur la petite desserte en bois, de laquelle les moulures représentaient de bien charmantes sirènes s’éjectant gracieusement hors de l’eau pour aller saluer un navire marchand du Pays-Bas, je m’évadais par le long escalier en colimaçons afin de gravir l’étage qui me séparait de ma libération.

C’est alors que, devant un miroir sur pied, je pouvais constater l’étendue des dégâts et la chance d’avoir pu me soustraire aux prunelles de mon ami. Si la chemise étant complètement déchirée par endroit, mon pantalon l’était tout également, tout en étant tâché d’un liquide bien persistant. Les souvenirs d’un élan de générosité face à une vieille connaissance qui en avait bien besoin.

Je fis grimace, tout en me passant de l’eau sur le visage et en prenant une longue et forte respiration. L’eau coulait ocre dans un bassinet, mais cela cessait rapidement de sorte qu’il m’ait été possible de m’habiller convenablement avec des atours que l’on ne porte que lorsque l’on a une idée derrière la tête. Je repris une grande respiration jusqu’à sentir quelque chose de très inconvenant. De dérangeant. De mauvais. Il me fallut jeter un regard au fond du long couloir, qui amène à diverses chambrées, pour comprendre d’où cela pouvait bien provenir. Quelques mouches se faisaient même une joie d’aller recueillir, d’un peu plus près, une bonne bouffée d’odeur.

Je pris la tangente vers l’escalier que je n’ai, certainement, jamais descendu aussi prestement pour aller me quérir auprès de mon invité.

« Matson. J’ai changé d’avis. Je vous sens tellement bouleversé par mon moi calme et austère du haut de ces deux mètres, que je me suis dit que vous apprécieriez très certainement d’aller fêter un événement en particulier dans un autre endroit que celui-ci. Surtout que le whisky, ici, est fort mauvais. Pensez, il a tourné pendant près de vingt ans des des tonneaux dont nous ne savons la provenance, ni même la fabrication. Allons ! Où avez-vous donc foutu votre manteau ?

-Dante, n’allez pas me refaire le coup. Je ne suis certainement pas d’humeur à aller badiner dans les recoins malfamés dont vous avez l’habitude de me faire grâce depuis bien des temps déjà. Ne pourrions-nous rester ici, pour une fois ?

-Ah ! Mais j’insiste, Henry ! Vous dîtes cela uniquement parce que vous n’avez pas encore goûté ce whisky. Vous ne le devriez, je vous le dis.

-Bon, soit. Allons. Mais je ne veux pas y rester des heures, de nouveaux !

-Comme vous y allez, la dernière fois c’est vous qui aviez tenu la grappe à la table de poker.

-Uniquement parce que j’étais en veine.

-Et vous avez diaboliquement tout perdu, avec votre veine. Allons-y. »

Il me fallut insister un peu, comme d’habitude, mais il finit toujours par céder. Une fois la porte passée, en le bousculant légèrement par l’épaule afin qu’il se hâte, je pouvais reprendre ma respiration et mon aisance habituelle. Il faut bien avouer que je n’ai pu me résoudre à régler certains problèmes délicats qui me hantent même au sein de ma demeure. Je dois être surmené pour en oublier même la moisissure qui trône non loin de ma propre chambre à coucher.

Mais je vous l’ai dit, n’est-il pas ? Il y a toujours des choses qui se cachent derrière, même, des êtres sympathiques et des sourires francs. Il y a toujours un monstre qui sommeille au fond de chacun, sans que l’on ne puisse les tirer par les cornes, les faire sortir de là. Et c’est un peu ce qui cause mon chagrin en ce bas monde. Seulement, ça, vous devriez le découvrir par la suite.


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Défi
Anne Thomas
Un dernier défi ? Peut-être pas…
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