Epilogue

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— Léo, vous n’êtes pas responsable de sa mort vous savez.

— Si, j’aurais dû comprendre qu’il n’allait pas bien, l’amener chez un médecin passer des tests… des hallucinations, ça aurait dû tout de suite me mettre la puce à l’oreille. Je suis censé faire des études en médecine.

Voilà deux semaines que nous avons enterré Alex. Je l’ai découvert dans sa salle de bain, le corps lacéré de toute part, son sang maculait le sol et son visage était méconnaissable. Je n’arriverai jamais à me retirer cette image de la tête. J’aurais dû l’aider, j’aurais dû être là pour lui et jamais il ne se serait fait ça.

L’autopsie a révélé qu’Alex souffrait d’une tumeur au cerveau, celle-ci appuyait fortement sur une partie de son cerveau. C’est ce qui lui provoquait des hallucinations qui lui paraissaient si réelles. C’est aussi cette tumeur qui avait provoqué une infection, car celle-ci avait légèrement percé. Si seulement je l’avais écouté, je l’aurais traîné de force à l’hôpital. Je n’ai pas su protéger mon meilleur ami, il était mort par ma faute. Il s’était mutilé lui-même lors d’une crise d’hallucination, s’arrachant le visage et le torse.

Depuis ce jour je n’arrive pas à remonter la pente. J’ai perdu ma place de premier de ma promo, je n’arrive pas à me concentrer en cours. Le sommeil ne veut plus de moi, je perds pied petit à petit. La dépression est profonde, même avec le soutien de mes parents je n’y arrive pas. J’ai perdu mon meilleur ami, le seul avec qui je pouvais tout dire tout faire. Je l’aimais, oui je l’aimais tellement.

Ce soir encore je me couche, espérant trouver le sommeil, mais je sais que je ne vais faire que cogiter. Ressasser le passé, essayer de comprendre à quel moment j’avais merdé, à quel moment j’aurais dû voir qu’il n’allait pas bien du tout. Je me mets à sangloter, évacuant le trop-plein de tristesse avant de finalement sombrer enfin dans le sommeil.

C’est vers trois heures du matin que je suis réveillé par un petit bruit. Je n’ouvre pas les yeux, trop bien installé pour allumer la lumière et regarder ce qui peut bien faire ce bruit. J’entends comme quelque chose qui gratte le plancher, comme de petites griffes qui courent dans ma chambre. Je lâche un grognement et le bruit cesse immédiatement. Je verrai demain, peut-être que j’ai des rongeurs dans l’appartement, comme ce qu’avait eu Alex.

Je commence à me rendormir avant que les petits bruits ne recommencent, une sorte de grattement au niveau de ma tête de lit. Puis un souffle froid glisse dans ma nuque, comme si quelqu’un soufflait dans mon dos, avant qu’une voix me murmure.

— Léo…

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