Limbes Termesques (12/18 mai 2022)

2 minutes de lecture

Poème toujours en rapport avec le Château de Termes dans l'Aude, qu'à visité Mazaria avec un de ses amis . Ce dernier lui ayant fait part d'une drôle d'idée : Celle des assiégeants rejouant en boucle le siège du château . Idée que je me permet ici de développer .

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Dans la fraîcheur du petit matin,

D'un castel, elle prit le chemin,

Celui d'un preux chevalier d'antan,

Qui sur l'azur du ciel se découpant,

L'invitait depuis son trône rocailleux,

À percer ses secrets poussiéreux.

Et des histoires sans pareilles,

Pour qui sait prêter l'oreille,

Elle y perçoit avec admiration,

Dans les pierres et environs.

Là, de l'autre coté du visible,

En quelques limbes imprévisibles,

Englués en un piège sempiternel,

Des assaillants de la citadelle,

Rejouent en boucle les assaults,

Qu'infligèrent sans pitié au château.

Dans quel but leur faire revivre,

Soif de sang dont ils furent ivres ?

Peut-être qu'à force de répétition,

Les-en dégouter vraiment pour de bon ?

Regretter pour entamer purification,

Et ainsi pouvoir accéder au Pardon,

Cette clé pour retrouver Paradis perdu ?

Mais si ces âmes damnées sont prises,

En pareille destinée punitive,

Des assiégés, qu'en est-il alors ?

Condamnés à resubir encore et encore,

Souffrances, pleurs et cris,

De ce lointain passé qu'on n'oublie.

Ou bien sont-ce, mis-en scène,

Leurs échos, pales reflets factices,

Qu'aurait conçu divinité païenne,

Recopiant jusqu'à la moindre cicatrice,

Leurs modèles qui ne sont plus en peine,

Libérés de leur obligation incarnatrice,

En Paradis Retrouvé de Paix Souveraine ?

Revenant de cet ailleurs d'Outre-Tombe,

Notre rêveuse ici-bas retombe,

Ne se perdant plus en folles conjectures,

Qui toutefois, elle en est sûre,

Lui apporteront matière à écriture .

Pour l'heure, ici et maintenant,

Au creux des pierres ancestrales,

Elle savoure la caresse du vent,

Bercée par le chant des cigales,

Contant les exploits chevaleresques,

Du Seigneur des lieux que presque,

Elle s'attendrait, de cette pierreuse fresque,

À voir sortir par d'une porte l'arche,

Pour vers elle se mettre en marche,

Et lui offrir comme il le fit jadis,

Baiser rappelant qu'elle fut sa promise.

Olivier de Termes, chevalier sans peur,

Son fief retrouvé par sa secrète amante,

Elle le chercha en invisible ailleurs,

Mais c'est encore ici même en son antre,

Parmi les vestiges honorés de fleurs,

Qu'elle peut le mieux ressentir sa présence,

Et c'est déjà Paradis qui la met bien en transe .

DJEDGE DU TARN - Du Jeudi 12 au Mercredi 18 Mai 2022

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