Trobar Clus (sept 2006/oct 2007)

2 minutes de lecture

Le Trobar Clus (prononcez clouss), est l’un des genres poétiques spécifiques aux troubadours Occitans . Il est fermé, clos (clus), reste énigmatique pour qui n’est pas initié . Ce poème étant énigmatique aussi, j’ai choisi de l’appeler ainsi .

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Alors que mon château semblait perdu,

Surgit de l’ombre un mystérieux inconnu …

Un chevalier, il me semble du Carcassès,

A voulu que les croisés je lui laisse,

Et qu’au fond de ma forteresse,

J’aille noyer ma tristesse .

Mais enfin me diras-tu,

Qui es-tu donc noble inconnu ?

Pour quelle obscure raison,

Es-tu venu assurer ma protection,

En te débarrassant de ces truands,

Je ne sais d’ailleurs trop comment,

Il me semble avec une épée,

Mais alors comment expliquer ces corps brûlés ?

T’aurais-je rendu un service,

Qui de ta vie risquait le sacrifice ?

En retour exiges-tu de moi,

Des écus, un gîte, ou un toit ?

Sous ton heaume j’imagine,

Un visage bienveillant qui s’illumine,

Mais peut-être sous ta bonté apparente,

Se cachent des intentions moins innocentes ?

Peut-être que ce casque ténébreux,

Dissimule un visage hideux,

N’attendant que son heure,

Pour m’accabler d’un malheur ?

Es-tu un homme, une femme ?

Es-tu seulement humain ?

D’un ange ou d’un démon as-tu l’âme ?

Pourquoi ce regard si lointain ?

Pourquoi mes mots se heurtent-ils,

À un mur infranchissable de silence ?

Pourquoi ai-je l’impression qu’il est inutile,

Que j’ai pour des réponses de l’espérance ?

Tant de mystères ne font qu’accroître mon Désir,

Et si tu persistes toujours à ne rien me dire,

Alors pour tout visage, bien à regret,

De ton heaume je devrai me contenter .

Mais sois sûr qu’avec le temps,

Je me déciderai, à travers villes et champs,

À cavaler à ta recherche car étrangement,

Je sens bien que je ne pourrai vivre longtemps,

Sans connaître l’être à qui je dois le salut .

C’est un étrange sentiment que tu as pu,

En moi faire naître, je ne sais même pas,

Si de peur, d’amour ou de folie il s’agit là .

Mais peut-être est-ce ta mission,

De semer le trouble dans les pensées des gens,

Et de les amener ensuite, comme par enchantement,

À suivre le chemin de la perdition ?

Oui, depuis ta venue je dois être à demi fou,

Mais tant pis, je l’assume plus que tout,

En attendant de chimériques réponses,

En mon castel que tu as sauvé je m’enfonce,

Espérant une autre attaque de croisés,

Pour qu’à nouveau peut-être tu viennes me sauver .

Et si ces chiens me tuent pour de bon,

Cela sera pour moi une délivrance,

De ne plus me torturer avec tant de futiles questions,

La mort serait même une chance .

Oui je suis fou et j’assume,

Puisque pour toi un étrange feu me consume,

Alors que même pas je ne sais,

Si tu es homme ou femme, bon ou mauvais,

Et que je cherchais simplement à te remercier,

Mais un curieux sortilège semble avoir tout compliqué .

Sache seulement que si on se revoit,

Pour te donner ta récompense... je serai là …

DJEDGE DU TARN

Commencé le Lundi 25 Septembre 2006,

Continué Lundi 1er et Mardi 2 Octobre 2007

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