Chapitre 38 Un thé au coin du feu - Partie 1

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 Une fois sortis de l'auberge, Hank tourna à droite et traversa la place centrale, en se dépêchant pour s'éloigner le plus vite possible de l'odeur de chair brûlée qui y flottait encore. Il jeta un œil vers l'endroit où il s'était trouvé seul face aux djaevels. Il avait déjà eu des soins par deux fois durant ce cours laps de temps, ses blessures étaient donc refermées depuis longtemps, mais le choc psychologique était encore bien présent. Il passa à côté de la maison de Ryban et s'engagea dans la rue qui la longeait.

- Tu as vu les regards qu'ils m'ont lancés à l'auberge ? Comme s'ils avaient peur que je mange Tabatha.

- Ne te plains pas, j'ai eu droit à pire en arrivant. Ils ont dû penser que je vous avais tué toi et Taby.

- Je n'arrive pas à croire qu'on soit si mal vus en ville, après tout ce qu'on a fait pour eux.

- Moi non plus, et je n'ai pas envie d'essayer aujourd'hui. Tout ce que je veux, c'est partager un repas avec toi et m'écrouler dans mon lit.

 Dans les rues, quelques badauds bravaient le froid hivernal. Quelques personnes effectuaient des réparations sur des fenêtres et des portes que les djaevels avaient détruites - Hank se rappela d'ailleurs qu'il avait promis à Roussel d'aller lui-même remplacer la vitre qu'il avait éclatée - et même la boulangerie avait rouvert ses portes. Les habitants de Ts'ing Tao reprenaient leur vie petit à petit. Et tous regardaient Sin fo et Hank comme s'ils étaient contagieux. À l'approche de leur maison, Sin fo ralentit l'allure.

- J'espère que personne ne nous attend avec un problème ou une plainte, je n'ai envie de voir personne.

- Tu ne les verras pas de toute façon, lui répondit Hank en passant devant le portail sans s'arrêter.

- Où vas-tu, s'étonna Sin fo.

- On va chez Tabatha.

- Pourquoi ?

- Parce qu'elle me l'a demandé.

- Elle t'a parlé ? Quand ?

- Quand je l'ai prise dans mes bras, elle s'est réveillée quelques instants, et elle m'a demandé de la ramener chez elle. Je n'avais pas le cœur à lui refuser.

 Sin fo secoua la tête avec un sourire. Elle aussi avait beaucoup de mal à refuser quoi que ce soit à Tabatha, même lorsqu'elle était en pleine forme. Ils traversèrent une rue uniquement composée d'habitations en silence, puis Hank reprit d'une voix lourde et hésitante :

- Elle m'a demandé autre chose. Elle m'a demandé de faire venir Maxou.

Après un silence gêné, Sin fo lui répondit :

- Nous ne pourrons pas lui cacher la vérité. Nous devons lui dire ce qui est arrivé.

- J'aimerais bien le savoir aussi, dit une voix derrière Sin fo.

 La jeune femme sursauta et se retourna pour se trouver face au visage sombre de Archibald.

- Par tous les dieux Archie tu m’as fait peur ! Est-ce que tu nous suivais ?

- Oui pourquoi, il y a une loi contre ça ? Vous avez écrit une loi contre ça ?

- Écoute Archie, si tu es venus jusqu'ici pour m'agresser...

- Tu as failli m'arracher le bras, et c'est moi qui t’agresse ?

- Arrête Archie, tu te donnes en spectacle, intervint Hank.

 En effet, plusieurs personnes avaient passé leur tête à la fenêtre pour voir ce qui faisait autant de bruit dans la rue.

- Je me fiche de tous ces gens, et de ce qu'ils pensent de moi ou de vous.

- Que veux-tu Archie ? Des excuses ? Écoute, je suis désolée de t’avoir parlé sur ce ton, je n'étais pas tout à fait moi-même, mais je ne m'excuserais pas pour ce que je t’ai dit, parce que tu l’avais mérité. Tu avais dépassé les bornes.

 Archibald resta face à eux sans rien dire. Il en voulait toujours à Sin fo et à Hank, mais il devait reconnaître que la jeune femme avait raison. Hank tenta d'apaiser la tension entre eux deux :

- Je sais qu'elle n'a l'air de rien comme ça, mais Tabatha n'est pas si légère qu'on pourrait le croire, et je commence à fatiguer. Viens avec nous Archie, on va se poser et je te raconterais tout.

 Archibald acquiesça et ils reprirent leur route en silence.

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