Chapitre 36

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71 jours depuis que j’ai perdu la femme de ma vie…71 jours. Ce matin, je suis en route pour aller dans mon service et la fille de l’accueil me stoppe.

- Max ! Max ! Attends ! On a déposé ça pour toi ce matin. Me dit-elle en me donnant un colis

- Mais qui t’a déposé ça pour moi ?

- Une femme, elle m’a demandé si je pouvais te le donner quand je te verrais.

Une femme ? Mais quelle femme ? J’ai sous les yeux le paquet que je regarde sans savoir si je dois l’ouvrir.

- C’est quoi ? Me demande Brice

- Un colis.

- Sans dec…j’ai l’air si con que ça ?

Je me marre puis regarde de nouveau le carton.

- T’ouvres pas ?

- Je ne sais pas qui me la déposé.

- Bah raison de plus, tu dois avoir la réponse à l’intérieur. Bon par contre moi je dois aider au bloc, je ne peux pas traîner, tu me diras hein.

- Ouais bien sur.

J’ouvre le carton et à l’intérieur il y a une petite boite. Je l’ouvre et je reconnais immédiatement le porte clé. Cynthia ! Mais pourquoi aurait elle déposé ses clés ? Ca ne tient pas debout. Je reste là figé sur son porte clé où il y a deux clés dessus différentes. L’une d’elle est la clé de chez elle, c’est sur mais l’autre je ne sais pas à quoi elle correspond. Mais pourquoi m’envoyer ses clés ? Toute la journée, cette question me hante…Et si c’était un piège ?

A la fin de mon service, je décide d’en avoir le cœur net. Je pars de l’hôpital et je me dirige directement chez elle, on dirait qu’il y a personne. Je pars devant son ancienne école, et j’attends à la sortie. J’ai le cœur qui palpite dans mes veines, nos souvenirs inondent ma tête et ses clés sont dans mes mains. A-t-elle repris sa vie, elle a du je suppose annuler ses préavis et retrouver ses petites habitudes. Alors que je me fais mes scénarios, la porte de l’école s’ouvre.

Putain, c’est elle !!!

Mon cœur rate un battement lorsque je la vois sortir, et comme par habitude, je l’observe. Elle est toujours aussi belle, elle parait bien, elle a le sourire et fait même plus femme je trouve. Son regard se dirige de l’autre coté de la rue comme ci elle cherchait quelqu’un et nos regards se croisent. Elle a ce regard qui me fait tellement d’effet. Je ne la lâche pas du regard, j’aimerais qu’elle traverse la rue, qu’elle se jette sur moi mais elle finira par détourner le regard et rentrer chez elle. Je reste là à regarder sa maison de l’autre coté de la rue. Je regarde le trousseau de clé, qu’est ce que ça veut dire ? Pourquoi n’est-elle pas venue me parler ? Pourquoi revenir vers moi alors que ça fait plus de 2 mois qu’elle a retrouvé sa liberté. Et pourquoi je me pose toutes ses questions alors que j’ai la clé de chez elle et que j’ai plus qu’à entrer.

J’attends et j’observe la fenêtre de sa chambre comme j’avais l’habitude de faire, toujours pas de rideaux, je me demande encore pourquoi elle en met pas.

- Putain, merde !!!

Cynthia vient de rentrer dans sa chambre, elle se déshabille sans que j’en loupe une miette, elle se penche sur son lit pour le défaire, ses fesses galbées comme spectacle.

- Putain qu’elle est belle.

Elle se met à genoux sur son lit, et je devine qu’elle doit sûrement utiliser un sextoy pour se faire du bien, au vu de ses ondulations. Cette fille veut vraiment me rendre dingue ! Je la vois aller et venir se caressant les seins et mon sexe gonfle douloureusement dans mon pantalon.

- Petite coquine. Ouais vas-y baise toi Cynthia, t’es belle mon amour, si belle.

Cette fille n’a pas besoin de me toucher pour m’exciter. Elle se cambre sous l’effet de son accessoire, et fini par se faire jouir et moi je coule dans mon pantalon comme un ado. Je regarde ses clés, puis la porte, puis ses clés, puis elle, puis ses clés, puis la porte…quand je dis qu’elle me rend dingue.

L’excitation est trop grande, et je finis par filer à sa porte. Je sens mon sang palpiter dans mon corps, je suis à quelques centimètres de la serrure, mais mes pulsions me guident et j’ouvre sa porte. La maison est calme, et sombre. J’avance doucement et me dirige vers sa chambre, elle est allongée dans son lit, sous un drap qui recouvre ses formes. Elle semble dormir, pourtant y a encore moins d’un quart d’heure elle se faisait jouir. J’avance discrètement dans sa chambre jusqu'à être juste à coté d’elle. Elle parait paisible. Je ravale un soupir et l’observe dormir puis je retire doucement le drap qui laisse découvrir des beaux tétons bien durs et ses lèvres charnues et toute lisse comme un abricot. Ca me rappelle quand je l’ai enlevé, qu’elle dormait et que je découvrais pour la première fois son corps.

- Oh Cynthia.

J’hésite, je m’avance, puis recule. Je devrais partir, m’enfuir mais mon corps refuse, mon cœur aussi et mon cerveau est complètement déconnecté. Ma queue est de nouveau raide et me brule tellement elle a envie. J’hésite encore un peu puis craque. Je pose ma main sur sa bouche et ses yeux s’ouvrent et comme je m’y attendais, elle se débat, panique, mais elle a voulu que je passe la voir et je ne vais pas lui faire regretter sa décision.

- A moi aussi tu m’as manqué Cynthia.

Je la retrouve enfin aussi féroce que dans sa chambre du sous sol, elle tente de s’enfuir mais je la rattrape et la replaque sur son lit, ventre contre le matelas et tête dans son oreiller. Elle me supplie de la laisser tranquille, de ne pas lui faire de mal. Je n’ai pas de mal à l’immobiliser, je dégrafe mon pantalon et comme pour lui rappeler nos souvenirs, je me fais glisser sur sa fente humide. Je la lâche pas des yeux, elle est essoufflée, le visage rempli de larmes, et elle sait que je vais la prendre dans quelques secondes. Je glisse juste dessus et mon sexe bute sur l’entrée de son orifice qui est tout contracté.

- Calme-toi, je ne veux pas te faire mal Cynthia mais toi que veux-tu ?

Elle se débat, m’insulte, j’ai compris le message. Quand je force mon sexe à rentrer dans son anus, je vois la douleur et la colère se dessiner sur son profil, se mordant les lèvres comme pour supporter ce que je lui fais. Je ne m’arrête pas jusqu'à être entièrement en elle, comme pour reprendre mes marques. Je sais qu’elle a mal, mais j’ai besoin de la sentir autour de moi, tout comme elle a besoin de me sentir en elle.

- Arrête Maxime ! Tu me fais mal ! Jt’en supplie arrête !

Je m’arrête juste à l’entrée, et son souffle retrouve doucement son calme. Quand je pousse un peu, elle me fait signe que non, et me demande de ne pas faire ça.

- T’en veux encore hein.

- Salaud ! T’es qu’un salaud ! Un cinglé ! Un…

Je ne lui laisse pas le temps de continuer que je vais et viens en elle sans m’arrêter pour la faire taire. Son corps est complètement modelé à mon sexe, et elle est luisante par son excitation. Elle a beau se tenir à son lit, et me supplier d’arrêter, je continue.

- T’as voulu que je vienne, t’as voulu ça, t’aime ça Cynthia !

- Non arrête, arrête Maxime !

Je sais ce qu’elle aime, je sais ce qu’elle veut, elle ne prend son plaisir que comme ça.

Ses larmes la libèrent de sa vie monotone et ennuyeuse, elle se sent vivante alors que je la prive d’air en serrant son cou avec mes mains pour qu’elle reste immobile. Elle est prisonnière de mes doigts qui la serrent de plus en plus, elle sent son souffle disparaître petit à petit, amenant encore plus de panique, elle se débat et je sens son rythme cardiaque résonner en moi. Elle manque d’air, sa vie m’appartient, elle ne peut plus parler, ni gémir, aucun son ne sort de sa bouche, les seuls mouvements qu’on ressent se sont mes coups de bassin qui tape contre le sien. Je relâche doucement ma prise, et elle se met à tousser pour reprendre un maximum d’air, ah l’instinct de survie !

- T’es fou ! J’arrivais plus à respirer !

Elle reprend vite ses esprits et les insultes vont de plus belles alors que nous formons plus qu’un seul être. Je lui attrape ses seins et les malaxent, ils sont toujours aussi magnifiques. Mes mains glissent sur son ventre, pour aller caresser son clitoris gonflés et sensible, je sens ses fesses se coller à moi et ses gémissements lui échapper.

- Je vais te faire jouir ma belle, tu le sens comment ça monte en toi.

Elle se débat pour me faire mentir, mais je sens tout ses muscles se contracter autour de moi, ses reins se cambrent, et le ruissèlement s’échappe sur ses cuisses.

- Je te déteste Maxime ! Je te déteste !

Ces quelques mots pour moi pleins de haine m’amusent. Je l’attrape par les cheveux, pour lui voler un baiser, son cou se tord en arrière, je vois sa gorge tendu et j’imagine déjà ma jouissance. Je la mets au bord du lit comme je peux, et lui prend la bouche m’enfonçant dans sa gorge. Enfin le silence !

Le seul bruit c’est sa salive qui claque et mes râles, je suis comme dans un rêve éveillé, je n’arrive pas à croire ce que je suis en train de faire. Pour moi c’était fini, je la reverrai plus et pourtant je lui fais l’amour chez elle. J’ai du lui tenir les mains pour qu’elle reste tranquille, mon nez caresse son ventre, ses cotes, ses hanches. Je la respire, la goute en la caressant avec ma langue, la mordille, l’aspire, l’embrasse. Quand j’arrive à lui enfoncer l’intégralité de mon sexe, je sens son souffle s’affaiblir et je m’amuse à l’emmener de plus en plus loin, je reconnais ses réactions, elle finit par abandonner le combat et je sais que c’est le moment de la libérer.

Je tente de lui laisser une main libre pour voir ce qu’elle va me faire, et sans attendre elle attrape mes bourses pour les serrer très fort. Elle me provoque, elle sait que ça me rend dingue quand elle fait ça. Je la sens les tordre et la douleur envahir mon corps. Mon sexe gonfle dans sa gorge, alors que mes bourses s’écrasent dans sa main, je lui laisse son autre main libre et sans attendre elle va rejoindre l’autre pour taper sur mes testicules qui ne sont que douleur. Une main qui presse, l’autre qui frappe et me voilà crachant mon sperme dans le fond de sa gorge, lui écrasant le visage avec mes fesses alors qu’elle me tient toujours.

- Tu peux lâcher Cynthia.

Ah ma demande elle tord mes deux sacs vides comme pour me montrer qu’elle en n’a pas fini avec moi. Je ressens toute sa colère retentir en moi.

- Cynthia stp, c’est trop douloureux là !

Elle est entrain de renverser la situation, c’est moi qui suis privé de ma liberté. Je sens mes jambes trembler, mais elles sont stoppées par un violent coup de poing qui s’écrase entre mes bourses et mon orifice et je tombe sur le coté me tenant ce qui me reste. Elle a surement voulu me faire payer ma trahison, j’avoue, je le mérite. Elle me fixe haineuse et se jette sur moi pour me frapper de nouveau. Heureusement elle n’a pas vraiment de force, et je ne tarde pas à la stopper. On dirait une lionne, une vraie furie. Je tente par la parole de la calmer mais rien y fait, elle n’a pas l’intention de se calmer. Elle est en pleine crise de nerfs ou plutôt de rage.

- Cynthia, du calme ! Arrête-toi !

Elle ne répond que par les coups et les insultes et ma patience arrive à terme. Sans le calculer, le dos de ma main s’écrase sur sa joue, et elle explose en larmes. Et merde !

- Pardon !!! Pardon !!!

Je la prends dans mes bras et à ma grand surprise elle ne me rejette pas, au contraire elle me sert fort contre elle, sa tête nichée contre moi.

- Tu m’as tellement manqué Max. J’ai essayé de t’oublier, j’ai essayé mais c’est impossible, c’est impossible…Impossible. Dit-elle en pleurant à bout de souffle.

Ses mots effacent mes semaines de torture.

- Je suis là mon amour, je suis là.

Je sens son souffle ralentir doucement, pendant que je lui caresse les cheveux pour lui calmer ses larmes. Bordel cette fille va vraiment me rendre barge. Je n’arrive pas à la suivre mais je sais que je la suivrais au bout du monde. Très vite je sens que le sommeil à pris sa place chez elle, et ne va pas tarder à m’emporter, même si j’ai peur que demain, elle soit de nouveau loin de moi. Mais lorsqu’elle se love contre moi, je sais que notre relation prend un tout autre tournant. Jusqu’où va-t-elle m’amener ?

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