Chapitre 17

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Ce matin, Cynthia n’a pas l’air très bien et ça m’inquiète. Je décide de lui faire une prise de sang. Je prépare son bras alors qu’elle est toute faible. Elle ne réagit même pas quand je la pique alors que d’habitude elle a ce petit sursaut.

- Qu’est ce que tu m’as fait. Dit-elle faible.

- Tes chaînes t’ont pas mal abîmée et t’as des plaies infectées. Ou alors t’es enceinte, ce que j’espère pas mais la prise de sang nous le dira.

- Enceinte ? Non, je…

- T’as pas eu tes règles depuis que t’es ici. C’est peut-être dû au stérilet ou au stress aussi, on verra bien.

Je l’amène aux toilettes pour prendre un échantillon d’urine. J’avoue que son état m’angoisse, car si c’est une infection je peux régler le problème rapidement, si elle est enceinte par contre, ça va être un vrai problème. Je ne veux pas d’enfants, la partager est pour moi impensable.

- Laisse-moi le faire toute seule. Me dit-elle

- Non, je veux être sûr que ça soit bien fait.

On attend 15 minutes et enfin le filet d’urine remplie mon flacon. Je prépare l’ordonnance grâce au livret d’ordonnance pré-signé d’un médecin de l’hôpital que j’ai pris. J’ai 500 ordonnances que je peux remplir selon mes besoins. Je dépose le tout dans la boîte aux lettres du laboratoire et j’attends les résultats de Cynthia. Mon téléphone sonne au moment où je rentre.

- C’est Brice, j’ai pas trop de tes nouvelles, je voulais savoir si ça allait.

- Ouais ça va, j’ai du gérer des trucs importants et là je me repose. Ça va toi ?

- Pas vraiment, je peux passer ?

Et merde. Après tout Brice est mon meilleur ami, je ne peux pas le rejeter car j’ai Cynthia. Pour une fois elle attendra, de toute façon sans les résultats je ne peux rien faire et ça m’évitera de cogiter.

- Salut Max. Me lance Brice en arrivant

- Salut mon pote, qu’est ce qu’il se passe ?

- Faut que jte parle.

- Je t’écoute.

- On est ami, Max, n’est ce pas ?

- Bah ouais.

Où veut-il en venir ? Est ce qu’il aurait su pour Cynthia ? Non impossible. Je n’ai pas prévu que mes proches découvrent ce que je fais dans mon sous-sol, j’espère qu’il ne se doute de rien.

- On peut tout se dire ? Continue t’il

- Ouais mais qu’est ce qui se passe ?

Je lui offre une bière et je le vois mal comme jamais et redoute le pire. Comment je vais me sortir de là si jamais il est courant. Comment aurait-il pu savoir. Tout m’angoisse en ce moment, je me rends compte que je ne contrôle pas tout.

- Je sais pas comment te le dire Max, t’es mon pote et je suis mal putain.

- Accouche Brice, c’est quoi le problème ?

- J’ai passé la nuit avec Dim’. Lâche t’il d’un coup

- Dim ? Dimitri le brancardier ? Le mari de Natacha ?

- Ouais et le père de Léonard et Pierre.

Je reste bouche bée devant la confidence de mon ami mais laisse sortir un soupir de soulagement. Lui l’homme à femme, s’est tapé un mec, ça c’est la meilleure tiens.

- T’étais bourré ?

- Non même pas, pas une goutte d’alcool dans le sang.

- Ok. Et comment t’en est arrivé là ?

- On devait se faire un plan à 3 avec Natacha, et hier soir je suis venu manger chez eux. On a couché tous les 3, on la baisé tous les deux c’était top. Et puis il m’a laissé dans le cul de sa femme et là, il s’est foutu derrière moi et je sais pas, j’ai pas pu dire non, j’avais pas envie de dire non.

- Mais t’as aimé ?

- Ouais. Un peu trop à mon goût.

- Et après ?

- J’ai finis dans le cul de sa femme, lui dans le mien, on a rebaisé avec elle et puis on s’est couché.

Je sens qu’il me cache autre chose.

- Et ensuite ? Dis-je

- Natacha était du matin et nous de l’aprem.

- T’as recommencé ?

- Va dire non toi quand on te suce au réveil.

- Euh bah un mec me suce, je lui mets une droite directe perso.

- Bah pas moi Max, pas moi ! Putain je déconne Max.

Je le vois mal alors qu’au final, y a pas de quoi.

- Et après la fellation, y a eu plus ?

- On a baisé 3 fois Max, deux fois chez lui et une fois au taf.

- Ah ouais, quand même.

- Je connaissais pas ces sensations là mais putain, c’est un truc de fou.

- Bon ok, mais je vois pas pourquoi tu fais une gueule d’enterrement.

- Je suis Hetero !!! Hetero Max!!!

- Et bien là je dirais peut être bi, sauf si t’aimes juste qu’on te sodomise et là même une femme peut le faire. C’est peut être juste ça qui t’a fait craquer.

- Tu crois ?

- Essaye avec une femme de te faire goder, voir si tu as toujours envie d’un mec.

- Ouais pas con. Merci mon pote, t’es vraiment comme un frère pour moi. J’espère que t’es pas déçu et que ça changera rien entre nous.

- Bien sur que non, tu fais ce que tu veux de ton cul, tant que tu touches pas au mien.

- T’es con. Ricane t’il.

La discussion se termine et je peux aller rejoindre sereinement Cynthia qui dort. Lorsque je lui touche le front elle est bouillante. Je regarde ses blessures et c’est pas très joli. Je regarde mes e-mails et je viens de recevoir ses résultats. Lorsque je descend, je la regarde alors que la sueur coule sur son front.

- Laisse...moi. Dit-elle quand je m’occupe de lui mettre sa perfusion.

- T’as une infection, t’as besoin d’un antibio, je vais te soigner.

- Je veux pas...je veux mourir.

- Hors de question, tu vas t’en sortir, c’est normal ce qu’il t’arrive, ton corps n’est pas habitué à être attaché, mais il s’y fera.

Elle a l’air si faible. Je caresse son visage alors que ses yeux fatigués me regardent pendant que je fais ses pansements.

- Je suis enceinte, c’est ça ? Dit-elle

- Non ma belle mais t’as une grosse infection, faut que tu te reposes.

Sa fièvre est importante, je lui passe un gant sur son visage pour la rafraîchir et descend doucement sur son corps. Je pourrais la détacher mais je reste vigilant, elle pourrait jouer encore la comédie, il faut toujours se méfier d’elle.

- Tu dois être tellement chaude.

Elle est somnolente, trop attirante pour que je me retienne. J’ouvre mon pantalon et libère mon sexe impatient, je caresse sa fente et pousse pour entrer en elle. Elle laisse juste échapper un grognement plaintif de sa belle bouche.

- T’es si bouillante, j’adore ton corps mon amour. Je prends soin de toi, ne t’en fais pas.

Je reste juste au bord, me massant mon gland puis m’enfonce plus loin mais elle réagit à peine.

- T’es si belle lorsque t’es fragile.

Elle est tellement chaude à l’intérieur que ça me fait presque mal mais je reste à me masturber en elle. Elle se débat même pas. J’aime autant quand elle se laisse faire que lorsqu’elle me repousse car je sais que dans les deux cas, elle adore ça.

- Tu aimes ça hein.

Elle gémit, elle me veut encore.

- Je vais rebander pour toi ma belle, je le sais que t’en as envie.

Ses cuisses sont trempées, sa vulve gonflée et rouge. Lorsque je me retire un filet de sperme sort d’elle alors que son corps rend un dernier spasme de jouissance.

- Tu vois, que t’aimes ça.

- J’ai mal.

- Où ça ?

- Partout.

- Ça va aller. Je vais te remettre sur pied.

- Je...je voulais..mourir. Dit-elle

- C’est pour ça que tu t’abîmes ?

- Oui...laisse-moi mourir Maxime.

- JAMAIS !!! JAMAIS !!! Dis-je hors de moi.

Chaque jour je prends soin d’elle. Heureusement, son traitement est efficace et l’a remet vite sur pied. Son caractère est encore plus rebelle et excitant maintenant qu’elle a survécu. Je sais désormais de quoi elle est capable.

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