Crépuscule

Une minute de lecture

Ciel, ô pleure ici-bas sur ce pelage noir,

Obombre les reliefs de ce front ridicule

En couvrant les flambeaux du vaste promenoir

D'où s'en vient doucement l'aimable crépuscule.

Il nous dira toujours qu'on le recherche en vain,

Ce bonheur qui de loin prend des relents de gogues

Et fait semblant d'aimer dans les verres de vin,

La cendre du tabac et la poudre des drogues.

Ce n'est guère non plus dans le De profundis

Qu'on rattrape le temps dissipé par sa quête,

Mais une rumeur court depuis les temps jadis,

Le bonheur serait dans et non hors de la tête.

Il faut bien avouer, par le doute asservi,

Que sous ce camaïeu de bleu crépusculaire,

L'on ne saurait trouver du Mal un trait ravi,

Seulement la beauté d'une paix passagère.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Thomas Hillokâ ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0