Remerciements

Une minute de lecture

Voici venu le temps des remerciements. Quand je termine un livre, je les lis avec envie, en me demandant à quoi ressembleraient les miens. Il faut croire que tout à une fin et qu’il est temps de vous dire « merci », ce si petit mot qui contient tellement de choses.

Tout d’abord, merci à Pierre Garcin et à la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile, plus particulièrement Isabelle Cano, d’avoir pris le temps de répondre à mes nombreuses questions.

Merci à tous les lecteurs anonymes, ceux qui ont préféré rester dans l’ombre mais qui ont tout de même pris quelques minutes de leur temps pour lire mon histoire.

Anne-Christine B., Calypso Dahiuty, Charlotte Bouillon, Crepusculaire, Dandelion, DLD, Expos-ito, Hemlock, Ivanitch, Julian R, korinne, NM Lysias, Rose Éternelle, Tichousmile, Tsundey, isi Dhamma, Vis9vies, vous avez un jour commenté ou aimé, et par ce petit geste, vous m’avez poussée à continuer.

Tess, merci d’avoir lu mes textes et de m’avoir partagé les tiens.

Il y a deux personnes ici dont je ne connais que le pseudo mais à qui je dois beaucoup :

Lou C, merci pour tes compliments et tes encouragements incessants. Lire tes commentaires me donnait toujours le sourire, même quand je doutais.

Pour chaque faute corrigée, pour chaque suggestion faite, pour chaque lecture et relecture, Parallel, merci du fond du cœur. Te compter parmi mes lecteurs m’a poussée à continuer sans lâcher.

Enfin, il y a deux personnes sans qui cette histoire ne serait pas là. L’une m’a rappelée ce rêve enfoui en moi, l’autre m’a poussée à le réaliser. Sara, Mélanie, mes deuxièmes étoiles à droite, merci est un mot bien trop petit pour exprimer tout ce que je vous dois.

Pour finir, il y a ces lecteurs qui passeront peut-être par là un jour, dans quelques semaines, quelques mois, quelques années. Pardon, je vous en ai surement fait voir de toutes les couleurs. Mais si vous êtes venu jusqu’à ces derniers mots, n’oubliez pas celui-là : merci.

À tous : vous m’avez offert la lune.

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Journal d'une étudiante de septembre à juin.

Nouvelle initialement écrite pour Rêves de Lignes
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— Je vous souhaite la bienvenue à tous chez Prophéties et Associés, la plus grande fabrique de légendes de l'Univers !
 L'hôtesse, à la peau bleue comme des saphirs, nous souriait en dardant sur nous des yeux brillants tels des étoiles. J'y étais enfin ! Mon premier jour dans l'entreprise de légendes la plus réputée de toute la Création. C'était surtout ici, cent ans avant qu'elle ne se réalise, que la prophétie de Zadear et la princesse de glace avait été écrite. L'auteur était depuis éternellement connu et adulé : il avait réussi à créer le couple le plus parfait de tous les temps et pacifier la planète la plus habitée par la même occasion, rien que ça !
 On nous fit visiter une partie des locaux, de l'atelier de fabrication de la lumière céleste aux salles de réunion des plus grands prophètes de l'Histoire. Il y avait partout des fontaines d'éther, des micro-nuages stellaires holographiques et des statues des Infinis, des hérauts dont le travail était tout simplement inégalable.
 Un homme se présenta alors devant nous. Il avait des yeux rouges et oranges, sa peau rutilait comme un diamant et sa toge, d'un blanc immaculé, semblait faite de nuage. Il murmura quelques mots à l'oreille de l'hôtesse avant de se tourner vers nous.
— Bonjour à tous. Avant de vous séparer dans nos différentes équipes, nous allons procéder à une évalution de votre potentiel d'inventivité. Suivez mademoiselle Nariel quand elle appelera votre nom, je vous prie.
 Le mien fut le troisième. L'hôtesse me mena à travers quelques couloirs. Le trajet me parut interminable, comme une suite de portes, toutes fermées, qui vous oblige à poursuivre votre route sans pour autant voir la destination. Nariel me fit entrer dans un bureau. Les murs, recouverts de motifs floraux or et argent, étaient éclairés par un immense globe universel qui flottait au-dessus de son terminal. Près de l'installation, deux personnes étaient assises à une table de verre. La première avait une tête triangulaire recouverte d'écailles chatoyantes, tandis que la seconde ne montrait pas son visage : il était enfoui sous une tonne de longs poils brun-roux. En me voyant entrer, chacun se présenta, l'un après l'autre.
— Susssie, dit le serpent avec une voix rauque de femelle Sarpanta.
— Stoaktitoothrrrork, dit l'homme-serpillère, mais tu peux m'appeler Rork.
— Aely, me présentai-je avant de m'asseoir.
 Nariel déposa un porte-documents sur la table et en sortit un parchemin, qu'elle tendit aux prophètes, puis quitta la pièce. Pendant qu'ils discutaient, je laissai mon regard parcourir le globe. C'était une représentation intégrale de l'Univers mesurant près de trois mètres de diamètre. A l'intérieur, on y découvrait une vingtaine de petits repères lumineux de différentes couleurs, représentant des prophéties en cours.
 Les rouges, tout d'abord, étaient celles qui avaient échoué. C'était peu fréquent, surtout chez Prophéties et Associés, mais il n'était pas impossible que le sujet d'une prédiction meurt avant de la résoudre. C'était la principale cause d'échec. S'ajoutaient à ça le risque de dissipation spatiale, la concurrence, et, malheureusement, la malchance de voir que le héros ne trouve pas son oracle.
 Les vertes, ensuite, étaient celles qui avaient été accomplies. Le globe en comptait douze, un peu partout. Le seul moyen pour une prophétie de se réaliser était d'observer un mode d'emploi très précis : découvrir l'oracle et suivre ses instructions à la lettre. Un seul pas de travers de la part du sujet pouvait tout faire échouer.
 Les jaunes étaient en déplacement : attaché à un rayon de soleil, elles prenaient le trajet le plus rapide vers leur destination. Les bleues quant à elles, étaient en cours de réalisation. Je savais qu'il me suffisait de toucher l'un des points pour faire apparaître un écran présentant les événements, passés ou présents.
 Je remarquai qu'il y avait un espace non représenté sur le globe. Avant que je ne puisse m'y attardé, les prophètes se tournèrent vers moi.
— C'est un très bon projet de fin d'année que vous avez présenté à l'Académie des Jumeaux Devins.
— Merci.
— Papier de l'Arbre Feror, sur la planète Neuvis, encre de lumière vusrinéene à la plume - très belle écriture d'ailleurs.
— Sujet original. La situation sur Grara vous déplaît ?
— Je suis née là-bas. Depuis l'avénement du faux-roi, tout a changé.
— Attention alors, siffla le serpent. Dans une prophétie, vous ne pouvez absolument pas vous impliquer.
— J'ai mis une année graraïque pour l'écrire. Je ne fais plus ce genre d'erreur.
 Ils se regardèrent - si Rork voyait quelque chose. Puis Susssie se leva et contourna le globe. Elle passa près de la zone noire, siffla, puis désigna un endroit à l'autre bout de l'Univers. L'hologramme se transforma pour afficher une unique planète.
— Saolia, pour un premier test, Rork ?
— Pourquoi pas ? Ils sont habitués à recevoir nos prophéties.
— Excusez-moi, mais pourquoi il y a une zone floue sur votre mappe ?
— Ah, la Voie lactée...
 Susssie revint en arrière et zooma sur le néant présent sur son image. Rork plaça sa tête entre ses énormes mains, coudes posés sur la table.
— Nous étions trois dans ce bureau, avant. Le dernier a été remercié il y a quelques siècles.
— Notre partenaire a perdu les pédales pendant nos vacances. Il a littéralement bombardé une planète de prophéties. En moins de deux siècles autochtones, il y a mis près de cinquantes messagers.
— Il a même brisé la première règle du prophète.
— Ne jamais s'adresser directement ou indirectement au sujet, récitai-je.
— Pauvre Dieu, je ne sais même pas ce qu'il est devenu, déplora Rork.
— Depuis deux milles ans, la zone est en quarantaine. Les experts pensent qu'il y en a encore pour un moment.
 La sarpanta replaça l'hologramme sur Saolia, puis revint s'assoir. Elle me tendit un parchemin vierge, Rork me donna une plume d'oiseau-shird à pointe de cristal.
— Voyons comment tu te débrouilles avec le stress. Tu as un an pour écrire et réaliser une prophétie.
— Un an ici ?
— Autochtone, s'esclaffa Rork. On a à peine le temps de prendre notre pause, alors tu devrais te dépêcher !
 Sussie régla alors un sablier puis ils quittèrent la pièce en lançant le "A toute à l'heure !" le plus stressant de toute ma vie.
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