Chapitre 7 - Achalmy

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An 500 après le Grand Désastre, 2e mois de l’automne, Terres du Nord.

Il faisait un sale temps pour notre traversée de la chaîne montagneuse. Un air plutôt doux soufflait dans la vallée depuis deux jours, si bien que les averses ne se transformaient pas en flocons, mais en pluie moite. Le ciel gris et bas nous cachait les sommets enneigés, des brumes louvoyaient le long des flancs de montagnes et les sentiers étaient boueux.

Six jours que nous avions laissé le couple d’Occidentaux derrière nous. Les tourtereaux avaient passé la nuit avec nous avant de reprendre la route pour l’Ouest. Comme je l’avais prévu, Julian et Charlotte avaient allégé quelque peu leur bourse pour nous remercier de les avoir sauvés. Mars et moi avions pu faire le plein de bandages et onguents auprès d’un guérisseur itinérant rencontré au pied de l’un des premiers monts de la chaîne nordiste.

Mars était inquiet à l’idée de traverser diverses montagnes avant d’atteindre le Mont Valkovjen. Je l’avais vite rassuré : plutôt qu’une véritable chaîne, nos montagnes se rassemblaient plutôt en massif. Cette disposition permettait à chaque mont d’être assez écarté de son voisin et taillait des vallées où mon peuple avait pris ses marques depuis des générations. Il y avait quelques bourgs répartis entre ces montagnes, où certaines familles n’ayant pu fuir les neiges virulentes à temps pouvaient se réfugier pour l’hiver. Le reste de l’année, ces petits villages accueillaient des jeunes en quête de leur Maturité, des clans voguant d’une montagne à l’autre pour commercer ou de rares boutiques physiques. Même si les Nordistes étaient majoritairement nomades, nous connaissions aussi le plaisir d’avoir un foyer et de se retrouver dans des lieux spécifiques pour célébrer ensemble.


Nous traversions en ce moment l’une des vallées qui séparaient les montagnes. Même si on ne pouvait pas l’apercevoir à cause du brouillard, je savais que le Mont Valkovjen se dressait droit devant nous, à seulement quelques heures de marche, entouré de ses voisins plus petits. On l’appelait aussi le Seigneur du Nord, car son emplacement central dans le massif et sa présence imposante donnaient l’impression qu’il s’élevait au-dessus des autres monts, comme placé sur un piédestal.

C’était sur ce Seigneur du Nord que j’étais né, à mi-chemin entre le pied de la montagne et le territoire de mon clan maternel. Né en plein hiver, alors que mes Terres n’étaient rien de plus qu’un immense voile blanc où le sang et la boue des combats tachaient l’immaculé du paysage. Lors d’une tempête de neige, dans un petit cabanon de fortune, où ma mère avait péri.

J’étais à la fois impatient et anxieux de retrouver ces terres. Elles étaient miennes sans l’être. Mon sang m’identifiait comme étant originaire du Mont Valkovjen. Pour autant, je n’y avais jamais mis les pieds et mon père m’en avait toujours tenu éloigné. Me sentirais-je vraiment dans mon élément une fois sur la montagne sacrée ? Ou la mémoire ensanglantée de ma mère resurgirait-elle pour empoisonner mon expérience ?

Sans compter sur les témoignages de plusieurs Chasseurs croisés en chemin qui affirmaient que des éclaireurs du clan Valkov forçaient tout voyageur à rester à une certaine distance à l’aide de flèches et de pièges. Pourquoi cette hostilité ? S’il était su et reconnu que les Valkov étaient gardiens de notre montagne sacrée, aucune loi ne les plaçait au-dessus du reste de mon peuple. Le Mont Valkovjen devait être accessible à tout Nordiste souhaitant se rendre sur le point culminant d’Oneiris. C’était une liberté et un droit qui me semblaient essentiels.

Si les Valkov s’imaginaient qu’ils pouvaient me les retirer, ils se fichaient un doigt dans l’œil.


Le soir arriva avant que nous ne pussions attaquer le flanc du Mont Valkovjen. La pluie se calma au moment où Mars allumait un petit feu pour griller nos restes de légumes et de viande du midi. Emmitouflés dans nos couvertures respectives, nous restâmes un moment silencieux à contempler le ciel dont le vent dégageait les nuages. Même si l’obscurité ne nous permettait pas de le distinguer correctement, je devinais la silhouette majestueuse du Mont Valkovjen là où les étoiles disparaissaient.

Une drôle d’appréhension grandissait en moi au fur et à mesure que nous nous approchions de la montagne sacrée. Elle renfermait de nombreux espoirs que j’avais peur de ne pas satisfaire. Serais-je vraiment capable de rapporter un Saphir des Glaces comme je le proclamais haut et fort ? Le clan Valkov accepterait-t-il ma venue ou serais-je repoussé au même titre que les autres voyageurs ? Et le Dieu Eon était-il vraiment passé par là en s’exilant ?

— Al ?

La voix ensommeillée de Mars m’arracha à mes rêveries. Sa couverture serrée fermement autour de ses épaules, l’Occidento-Sudiste observait le ciel d’un air pensif, la bouche maussade.

— Tu es sûr que nous allons réussir à grimper cette montagne ?

— Ma mère l’a fait, répondis-je instinctivement, grimaçant aussitôt de mon argument.

— Ta mère était une puissante Chasseuse, si j’ai bien compris ? De l’un des clans les plus réputés du Nord. (Mars m’adressa un petit sourire dépité dans la lueur des flammes.) Je suis un guérisseur bâtard, Al. Tu es un Chasseur, le fils de deux guerriers et héritier de clans ancestraux. Le sang des Dieux est puissant dans tes veines. Évidemment que tu y arriveras. Mais moi… ?

— Je ne sais pas faire de feu à partir de rien, répliquai-je aussitôt en donnant un coup de menton vers les flammes qui nous éclairaient dans l’obscurité des sous-bois. Je ne sais pas soigner une plaie ou une infection comme tu sais le faire.

Je sortis un bras de mon couchage pour le dégourdir puis laissai s’attarder mon regard sur Mars pour qu’il s’assurât de mon sérieux.

— Sans toi, j’ai bien plus de chances de mourir en tentant l’expédition. Mars, je t’aime bien, mais si tu étais réellement un fardeau pour moi, je t’aurais laissé auprès de Zane et de mon père dans l’Ouest. Je sais que tu peux m’aider et c’est pour ça que j’ai accepté que tu me suives dans cette aventure.

Mon ami poussa un reniflement, mélange d’agacement, de gêne et de dépit.

— J’espère que tu ne comptes quand même pas trop sur moi pour te sauver.

Il y avait un léger tremblement dans sa voix. Il ne s’estimait pas à la hauteur de ce que j’attendais de lui. On ne lui avait sûrement jamais vraiment dit qu’il était capable de réaliser des choses qui eussent du sens, de l’importance, des conséquences. Il se voyait comme une énième âme qui foulait le sol pour un jour s’éteindre dans l’anonymat. Il n’y avait rien de mal à ce dernier point, tant qu’on s’était poussés à bout le reste de notre existence.

— Mars, tu es utile, ajoutai-je d’un ton ferme après quelques secondes de silence. Tu m’es utile. Et je te vois pas non plus comme un vulgaire outil. Tu es mon ami et je sais que je peux compter sur toi. Voilà ce que ça veut dire.

Les traits du guérisseur se défirent un par un tandis qu’il prenait la mesure de mes paroles. Moi-même légèrement embarrassé par mes paroles, je pris soin de fixer le ciel. Je ne mettais pas souvent mon cœur à nu et sûrement pas avec n’importe qui. Mais j’avais appris de mes erreurs ; Zane, Alice et mon père avaient déjà fait les frais de mon caractère réservé. Pas la peine d’effilocher le lien qui m’unissait à Mars en le délaissant et en ignorant les craintes qu’il osait m’avouer.

Mars me dévisageait en silence, la bouche légèrement entrouverte, l’air songeur. Finalement, il sourit puis souffla d’un air conspirateur :

— Toi qui joues avec la mort, tu apprends enfin à jouer les cartes des vivants.


Le ciel s’était dégagé. Dès que j’ouvris les yeux à l’aube, je repoussai ma couverture et grimpai un promontoire recouvert de neige. Il m’élevait au-dessus des arbres les plus bas et m’offrait une meilleure vue sur le mont imposant qui se dressait face à moi. Je l’observais en silence, ma respiration formant un nuage de buée sous mon nez. Puis je souris. Le Mont Valkovjen était beau. Majestueux, puissant, glorieux. Les premières neiges avaient parsemé de blanc ses forêts de sapins et ses flancs rocheux. Des brumes lointaines masquaient encore son sommet immaculé, mais le soleil levant le nimbait d’un halo doré vers l’est.

Dans un geste d’impatience, je refermai la main autour du manche de Kan, trépignant à l’idée d’enfin fouler ce sol sacré. Le katana vibra familièrement entre mes doigts. D’ailleurs… les Valkov possédaient-ils eux aussi des armes élémentaires ? Après tout, Eon, mon long sabre de glace, appartenait originellement à ma mère.

— Al !

La voix de Mars m’arracha à la contemplation de la montagne sacrée. Je l’aperçus entre deux troncs d’arbre, tournant la tête dans tous les sens en quête de ma personne. Avec un soupir, je dévalai le promontoire et allai à sa rencontre.

— Mars, par ici !

Il sursauta puis relâcha un souffle de soulagement en me voyant arriver.

— J’ai eu peur, grommela-t-il une fois que je fus assez près pour qu’il n’eût pas à crier. Tu es parti du campement en ne prenant que tes sabres. J’ai cru qu’on avait été attaqués.

— Je suis juste allé voir le Mont Valkovjen dans le lever de soleil, expliquai-je d’un ton conciliant en prenant la route inverse. Désolé de t’avoir inquiété.

Il maugréa de nouveau avant d’accepter mes excuses.


Au zénith, nous avions atteint les contrebas du Mont Valkovjen. Même si nous n’avions pas croisé grand-monde ces derniers jours, le silence et l’absence d’âmes humaines semblaient peser dans l’air ambiant. La neige crissait sous nos pas synchronisés, le vent léger filant entre les troncs complétait nos respirations régulières et le soleil réchauffait agréablement nos nuques. Mais il n’y avait pas un bruit de plus. Les animaux fuyaient en nous sentant venir.

Comme le Mont Valkovjen n’était pas la destination première qu’empruntaient les Nordistes en expédition, il n’y avait pas ou très peu de sentiers. Nous dûmes tracer notre route de nous-mêmes, nous fiant aux marques de passages animaliers et à la topographie des lieux.

Une première trace de sang m’accrocha l’œil en milieu d’après-midi, assez fraîche pour que le liquide rouge eût attiré mon attention. Une éclaboussure sur une pierre saillant de la mince couche de neige. L’ayant remarquée lui aussi, Mars s’approcha et passa le doigt dessus avant de le lécher.

— Sang humain, annonça-t-il en m’adressant une grimace.

Songeur, j’inspectai les environs à la recherche d’autres traces sanglantes. Après quelques pas, j’en trouvai une nouvelle sur un lit de feuilles mortes épargnées de la neige par les branches basses d’un sapin. Intrigués, Mars et moi remontâmes les gouttes de sang sur une dizaine de mètres jusqu’à un petit bord rocheux. Deux mètres plus bas, une Chasseuse respirait laborieusement, dos appuyé contre le mur de roc.

— Vous allez bien ? souffla Mars d’un ton préoccupé en se penchant en avant.

Je plaçai une main sur sa poitrine pour le pousser en arrière au moment où un pic de glace jaillissait devant nous. Le sang éclatant brusquement dans mes veines, je dégainai Kan et frappai le nouveau bloc gelé qui fonçait vers nous. À son contact avec ma lame, il se liquéfia et je profitai de cette source aqueuse immédiate pour la projeter vers l’ennemie. Plutôt que de la blesser directement, je me servis de l’eau pour lui entraver poings et pieds en solidifiant le liquide.

— On te veut pas de mal, lançai-je à la Chasseuse en me penchant prudemment dans sa direction.

Un pic gelé jailli de terre s’arrêta à quelques centimètres de ma joue. Sans ciller, je levai le doigt et en appuyai la pulpe contre la pointe. Une goutte vermeille coula le long de ma peau.

— Qui t’a attaqué ? enchaînai-je sans plus attendre en brisant le bloc gelé grâce à mon toucher.

— Vous faites pas partie de ces salauds de Valkov ? gronda la jeune femme en m’adressant un rictus meurtrier.

En théorie, oui, en pratique, non, songeai-je avec un sourire en coin.

— On est de passage, c’est tout, répondis-je à la place d’un air conciliant avant de glisser Kan dans son fourreau.

Une fois ma lame rangée, je gardai la main autour du manche puis m’inclinai. D’une pensée, je brisai les menottes de glace qui avaient retenu ses poignets. La Chasseuse se dérida doucement, jusqu’à reproduire le salut à son tour. Nous n’étions plus en conflit.

— Alors… vous êtes blessée ? intervint Mars en s’avançant timidement sur le rebord du promontoire.

L’inconnue lui jeta un regard étonné, avant de saisir son épaule ensanglantée.

— J’ai reçu une flèche. Les éclaireurs Valkov plaisantent pas.

— Voudriez-vous que je regarde votre blessure ?

— Par un Occidental ? marmonna la Chasseuse d’un air dérouté en fronçant le nez.

Je m’esclaffai, m’accroupis sur le rebord rocheux pour me laisser tomber presque deux mètres plus bas puis désignai Mars qui m’imitait, plus maladroitement pour sa part.

— Occidental, mais plutôt doué pour soigner, faut le reconnaître. Et le bougre est à moitié Sudiste, il peut allumer des feux.

Sur ces paroles, Mars glissa et termina les fesses dans la mince couche de neige. La Chasseuse blessée le toisa en silence puis soupira.

— J’ai pas d’autre choix, hein ?


Nous proposâmes à la Chasseuse de partager la soirée avec nous. J’allai chasser notre repas tandis que Mars aidait la jeune femme à nettoyer la plaie et à la bander. Heureusement, elle avait sur elle sa propre réserve de bandages.

À mon retour, Mars racontait des anecdotes à propos de sa jeunesse aux côtés d’un mystérieux guérisseur Oriental. L’air ennuyée, la Chasseuse fixait les flammes sans cacher son désintérêt. Je la comprenais ; Mars était sacrément bavard.

— Alors, ce sont des Valkov qui t’ont fait ça ?

Les lèvres pincées en une fine ligne amère, elle acquiesça, avant de donner un coup de menton vers le lièvre que je tenais par les pattes arrière.

— Besoin d’aide pour dépecer le bestiau ?

— Ça va aller, souris-je avant d’adresser un regard moqueur à Mars. Mon ami t’a soigné, tu lui dois bien d’écouter ses histoires interminables.

Elle pouffa tandis que le guérisseur rougissait en enfonçant la tête dans les épaules.

Je m’attelai sans tarder au dépeçage du lièvre puis à sa cuisson. Rapidement suspendu au-dessus du feu à l’aide d’une broche artisanale constituée de branchages trouvés aux alentours, je me laissai enfin choir sur ma couverture. Comme le ciel ne s’était pas recouvert dans la journée, les étoiles étaient flamboyantes au-dessus des monts obscurs. Je trouvais les cieux toujours plus beaux observés depuis mes Terres.

— Tu es en quête de ta Maturité ? finis-je par souffler à l’adresse de la Chasseuse, qui s’était emmitouflée d’une épaisse couverture.

Elle releva ses yeux d’un bleu de glace dans ma direction, l’air maussade.

— Oui. Je comptais rapporter un Saphir des Glaces du Mont Valkov. J’ai pas encore abandonné, mais ces enfoirés d’éclaireurs aident pas.

— Des éclaireurs ? répéta Mars d’un ton dubitatif en faisant tourner la viande au-dessus des flammes. Tu es certaine qu’ils appartiennent au clan Valkov ?

— Ils l’ont proclamé quand je les ai interrogés. Au début, ils m’ont simplement demandé de faire demi-tour et, quand j’ai insisté, ils ont brandi leurs armes. J’ai riposté, mais ils étaient plus nombreux. J’ai pris la fuite quand j’ai été blessée à l’épaule.

Perplexe, je tripotais le manche d’Eon. Pourquoi repousser les Chasseurs en quête de leur Maturité ? Ça ne s’était jamais fait jusqu’ici, alors pourquoi maintenant ?

— Ils ont pas dit pourquoi ils refusaient qu’on marche sur leurs terre ? lançai-je à l’attention de la Chasseuse, qui se renfrogna un peu plus.

— Pas spécialement. Juste qu’ils pouvaient pas accueillir plus de Chasseurs sur le Mont Valkovjen. Qu’ils étaient débordés et pouvaient pas gérer l’afflux de personnes à cause de la Maturité.

— Peut-être que les grottes sont vides ? supposa Mars en grattant le bouc à son menton.

— Ça m’étonnerait, à moins que les Valkov se soient lancés dans la joaillerie et qu’ils pillent leurs propres cavernes, maugréai-je en me laissant aller en arrière sur ma couverture. Comme les grottes du Mont Valkovjen sont difficilement accessibles, peu de personnes s’y aventurent. Les stalagmites sont donc pleines de Saphirs des Glaces.

Songeur, je récupérai les fourreaux de mes sabres pour les dresser au-dessus de ma tête. Les symboles sur la garde d’Eon luisaient à la lumière des flammes et des étoiles.

— Non, ça doit être autre chose. Peut-être qu’ils ont peur de pas être assez nombreux pour surveiller les actes de chaque Nordiste. Ils craignent un éventuel pillage des grottes valkovjennes.

— Quand même, susurra la Chasseuse en se tenant l’épaule. Ils sont vraiment agressifs pour des prétendus gardiens d’une montagne sacrée.

Je tiquai face à son ton méprisant. Le Mont Valkovjen n’était pas une simple montagne sacrée. C’était une légende, le plus grand défi de tout Nordiste, une aventure à laquelle seuls les meilleurs pouvaient prétendre.

— D’autres Chasseurs ont été blessés ?

— Je voyage seule, donc je ne sais pas. Mais les éclaireurs semblaient nombreux et, d’après les accusations qu’ils ont portées sur moi, je dirais que j’étais pas la première à tenter l’expérience. (Elle nous adressa un regard grave tour à tour.) Vous comptez y aller, vous aussi ? Pourquoi vous voyagez, au fait ?

— On pense y aller, oui, répondis-je rapidement. Je veux aussi récupérer un Saphir des Glaces qui soit originaire du Mont Valkovjen. Mon ami ici présent fait le voyage avec moi pour s’endurcir et s’améliorer sur la voie des armes.

J’omis de mentionner mon affiliation au clan Valkov et notre recherche de Dieu exilé. Pas la peine de compliquer les choses avec une inconnue que j’aurais déjà quittée le lendemain.

— Belle ambition, approuva la Chasseuse en hochant la tête. Peut-être qu’être deux vous aidera à passer outre la vigilance des éclaireurs. J’espère vous recroiser sur la route menant aux grottes du Mont Valkovjen.

— L’espoir est partagé, s’enthousiasma Mars avant de se pencher vers notre broche de fortune. Le repas est prêt !

L’espoir n’était pas spécialement partagé de mon côté, mais j’avais trop faim pour me prendre la tête avec de stupides formulations.

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