Mardi 4 juin / 4

4 minutes de lecture

Charlotte

Le doc a sans doute raison. Je ne peux pas en vouloir à Manu si en ce moment on est moins en phase côté sexe. S’il a moins envie, ou pas au même moment que moi. Mais cela faisait quelques semaines qu’on était vraiment sur la même longueur d’ondes. Et surtout qu’il ne me refusait aucune caresse. Cette harmonie était tellement belle. Et bonne.

Tant pis, ça reviendra. J’ai la chance que mon homme accepte que je m’amuse sans lui, que ce soit avec d’autres partenaires ou des jouets. Je ne vais pas m’en priver.

Je m’installe confortablement sur la méridienne de notre chambre, le téléphone entre les mains et je fais défiler la liste de mes contacts. Allan ? Non, je l’ai vu fin mai, c’est pas raisonnable. Michel ? Bof. J’avais l’impression qu’il s’attachait. La distance nous fait du bien. Je refuse de mettre mon couple en danger avec un mec qui imagine une relation durable avec moi. Quentin ? Lui ça fait longtemps. Je salive d’entendre sa voix de crooner. En quelques mots il arrive à me rendre folle. Sa queue n’est pas très belle, un peu tordue et surtout elle reste molle, mais il est très habile de ses doigts. Et sa bouche aussi… L’appel est lancé, une sonnerie, deux… trois…

— Que me vaut le plaisir, déesse ? me dit-il en guise de salutations.

C’est incroyable, mais sa voix… si caverneuse… j’écarte les jambes et pose une main immédiatement sur mon pubis.

— Salut Quentin… tu ne devines pas ?

— Je suis un peu overbooké, aujourd’hui. On peut fixer la semaine prochaine ?

Il rêve lui. C’est maintenant que je veux baiser. Je fais la moue et minaude :

— Tu n’as pas dix minutes pour une amie ?

— Tu es sur Morges ?

— Non. Mais par téléphone… Je me rappelle de certaines conversations très chaudes entre nous.

— Et d’une situation cocasse lorsque je roulais avec le kit mains libres. Les piétons doivent encore se souvenir de tes gémissements. Va pour dix minutes, je verrouille la porte de mon bureau. Ton beau mâle n’assure plus ?

— Tu connais ma libido, perds pas de temps et grogne-moi tes…

— Je t’arrache ta culotte, déchire la dentelle et aspire immédiatement ta mouille. Je suis certain que tu es déjà toute humide.

— Oui… ça coule.

Et je ne mens pas. Je ne me suis pas encore caressée que ma fente luit d’impatience.

— Tu me montres ?

Je m’y attendais, il aime le jeu, mais surtout les photos. Je cadre l’objectif entre mes cuisses, pose une main sur mon pubis et deux doigts écartent mes lèvres. Je dois m’y rependre à deux fois, mais il semble satisfait du résultat.

— Tu veux voir ma queue ?

Franchement ? Non. Mais je ne veux pas le vexer alors j’accepte. Je supprimerai immédiatement la conversation de toute façon, je refuse que les enfants tombent sur ce genre de clichés. Et encore moins dans mon téléphone.

Et son sexe ressemble à mon souvenir. Pas vraiment droit ni tendu, il brille un peu, ses veines le décorent, mais pas comme j’aime. Chacune ses goûts, n’est-ce pas ? Et là, c’est plus ses mots que j’attends et le lui dis.

— Ma main sur ton beau cul… je malaxe tes fesses…

Accélère ! C’est pas mon cul qui brûle, mais ma chatte. Mes doigts ne patientent pas et je frotte mon bouton qui se gonfle et m’électrise dès le premier frôlement.

— L'index entre doucement dans ton petit trou.

— Non… non, pas doucement, dis-je en gémissant. Fort, vite, ma chatte… mon clito.

— Déjà ? Impatiente ! se moque-t-il.

Oui, impatiente et chaude, je me tortille, écarte mes jambes, pose un pied au sol, et j’enfonce mes doigts profondément. Je me cabre, halète, soupire et il me décrit l’état de son sexe. Je sais qu’il ment quand il dit qu’il est dur, mais je m’en moque, c’est sa voix que je veux entendre, imaginer sa bouche sur mes parties, sa langue tourner sur mon clito, s’enfoncer dans mes parois, me gober, m’aspirer et…

Dans un ultime cri, je jouis.

— Attends… j’y suis presque.

Je l’écoute s’astiquer le gland, il me murmure des mots cochons, je sais que ça l’affole et je l’aide pour la dernière ligne droite.

— Oui, j’aime ça. Que tu me baises, que tu me prennes brusquement. Tu m’enfiles ta queue dans la gorge et tu me laisses te pomper.

— Ahhhhhhhhhhhhhh, merde… Bordel… c’est bon !

Il rit jaune… j’ai reconnu ses grognements et je sais que la séance est finie. Il m’avoue en avoir foutu partout, je m’en doutais un peu. Il s’excuse, prétexte un lavage rapide avant d’enchaîner sur un rendez-vous pro. Il m’avait prévenu et je ne pensais pas m’attarder en roucoulade.

Je raccroche et ferme les yeux en grimaçant. Le problème ? J’ai encore envie.

L’entendre jouir m’a remise en forme pour un second round. Mais cette fois, je veux me sentir pleine.

Je me lève, passe une main entre mes lèvres, m’amuse de toute cette humidité, lèche mes doigts, avant d’ouvrir mon tiroir à sextoys. Je laisse mes paumes caresser les différents silicone et latex sans regarder. Je choisis un modèle très gros, très nervuré. Et debout, devant le meuble, j’écarte les jambes, plie légèrement les genoux et passe le jouet sur ma fente pour le lubrifier. Je frotte de plus en plus vite et fort jusqu’à me l’enfoncer. Je couine, soulève mon corps sur la pointe des pieds et rejoins lentement la méridienne pour des caresses profondes. Je vérifie l’heure… Il me reste quelques minutes avant le retour des enfants. Viiiiiiiiiiite !

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thalina4
- Je suis un paradoxe ambulant, rétorqua Daisy.

- J’avais remarqué. Le jour où tu as parlé de Coco Chanel et de Sun Zu dans un même sujet, j’ai été bluffé. Encore plus en remarquant que ta playlist va d’Ariana Grande à Metallica en passant par Aerosmith, répondit Matt.

- Comme le disait en effet cette grande dame que je respecte tant, Coco Chanel : « pour être irremplaçable, il faut être différente » ajouta-t-elle.

- Ça tu l’es, ma belle. Et c’est cela qui fait ton charme.


Etudiante en droit et fashionista dans l'âme, Daisy Nod, vingt-ans est une bourgeoise au tempérament bien trempé des beaux quartiers de Manhattan.

Issue de parents très conservateurs et un brin snob, ses relations sont conflictuelles avec ses derniers qui peinent à ce qu’elle se conforme au moule de la petite fille parfaite.

Quand elle rencontre Matt Keller, la pop star internationale aux multiples conquêtes, elle ne s’attendait pas à cette collision amoureuse ni au tourbillon dans lequel il allait la transporter. Leur attraction est immédiate. Leur amour rapide. Peut-être même un peu trop.

Mais leur idylle ne sera pas de tout repos.
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XiscaLB
On dit "jamais deux sans trois", ça vaut aussi pour nos récits ;)
Bienvenue à vous sur ce nouveau 4 mains !
Lecossais et moi vous souhaitons une bonne lecture !
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Rien ne les destinait à se rencontrer.
Militaire de carrière, Julia est caractérielle, indépendante et prête à tout pour se faire respecter.
Responsable Financier d’une ONG, Arthur est rêveur, utopiste et déteste tout ce qui porte une arme ou un treillis.
Le destin les réunit sur le terrain, au milieu des bombes et des réfugiés. La guerre fait rage en Silvanie et ils vont devoir travailler ensemble, mettre de côté leurs différences. Leur objectif commun : sauver le plus de réfugiés possible et leur offrir un espace où vivre et survivre en attendant la fin de la guerre. Et c’est sans doute le seul point sur lequel ils s’entendent.
Malgré une rencontre mouvementée et un contact électrique, il l’énerve autant qu’il l’attire, elle l’agace autant qu’elle l’hypnotise. Elle résiste à tout prix, quand lui ne veut qu’une chose : qu’elle craque.
Tous deux sont bien loin de se douter qu'au-delà de leur attirance mutuelle se joue bien plus. C’est le sort du pays tout entier qui est en jeu, c’est l’avenir de la Silvanie que leurs actions vont influencer. Leur relation survivra-t-elle à tant de pression ?
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Lina2402
Réponse à Feuille blanche

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