First Love

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La première fois que j’ai entendu ton prénom, nous étions au collège. J’avais un ami qui parlait sans cesse de toi. Il me disait « Regarde cette fille, elle est mignonne tu ne trouves pas ? » J’acquiesçais avec des mouvements de tête sans vraiment y prêter attention. Je n’avais pas encore découvert l’extravagante et séduisante jeune femme qui sommeillait en toi. D’ailleurs toi non plus, tu n’avais pas conscience de ton immense potentiel de séduction.

Chaque fois qu’il te rendait visite dans l’espoir de t’enjôler, je le suivais. J’admets qu’initialement, j’étais plus ou moins destiné à tenir la chandelle. Mais malgré moi, petit à petit je discernais ta personnalité au fur et à mesure que tu découvrais la mienne. Quant à toi, je me rappelle que tu venais toujours accompagnée d’une copine. Etait-ce parce que cette dernière profitait de chaque occasion pour me faire du pied ou pour ne pas te sentir seule ? Je ne le saurai sans doute jamais.

Mais après plusieurs mois, de l’eau avait coulé sous les ponts, et il ne s’était rien passé. Une fois que nos amis respectifs, qui ne le sont plus aujourd’hui, ont remarqué que ni l’un ni l’autre ne cédions à leurs avances, nous avons fini par nous côtoyer uniquement tous les deux. Etait-ce le fruit du hasard ? Je ne le sais pas non plus, mais je ne suis pas du genre à croire à ces choses-là. Je préfère l’idée que ça soit le destin.

Puis nous sommes allés plus loin. Totalement inexpérimentés en la matière, nous avons connu ce que l'on nomme communément le premier amour. Celui qui change une vie. Et nous n’avons pas échappé à la règle. Un jour. Une semaine. Un mois. Un trimestre. Un semestre. Un an. Un enfer plutôt. Ça aura été une véritable catastrophe. Un désastre. Un fléau. Pour faire simple, un échec total.

J’aimerais tant me contenter de garder les bons souvenirs, mais ils sont tellement liés aux mauvais que je ne saurais les dissocier. Je préfère donc me taire... Nous avons ravivé assez de douleurs comme ça, inutile d’aller plus loin.

Mais ce n’est pas là où je voulais en venir. Nous avons chacun refait nos vies, mais cela ne change rien à tout ce que nous avons vécu auparavant. Tu auras été et tu resteras la première qui m’a fait vibrer. Celle pour qui mon estomac s’est noué la toute première fois, que ce soit au premier rendez-vous, lors du premier baiser, ou simplement en pensant à toi.

J’aimerais juste te dire ce que je ne t’aurais jamais assez répété au cours de notre liaison, en souvenir des 15 ans passés depuis notre premier baiser.

Je t’aime.

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