Épisode 67

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Pikachu

Plus tard dans la nuit, il ne reste plus tellement de combats à travers Bekipan Ville. Les pertes ont été nombreuses de chaque côté, mais les membres du culte ont été éradiqués… du moins, ici. L’électricité est revenue, ainsi que nos smartphones. Peu à peu, nous regagnons cette planète, même si durant la matinée, nous devrons nettoyer nos communautés. Parmi les corps entremêlés, je reconnais Maraiste et Machoc qui se sont sacrifiés afin de protéger Milobellus. Notre grande patronne a pleuré leurs morts et s’est élancé dans le terrain pour aller abattre plusieurs disciples d’Yveltal. J’ai cru comprendre que Maraiste et elle étaient très proches. Au moins, la pauvre Machoc est partie rejoindre son père…

Bulbizarre est revenue vers nous après avoir mené un raid dans l’académie avec d’autres secouristes, mais elle n’est plus la même. Elle a évolué en Herbizarre, au grand étonnement de la Team Pancakes et de ses parents. En ce moment, elle s’occupe de panser quelques blessés avec les infirmières Nanméouïe et d’autres volontaires.

— Je ne peux pas croire que c’est déjà terminé, soupire Tiplouf à côté de moi.

— Pas forcément, remarque Ronflex, derrière nous. C’était peut-être que la première vague… On va peut-être devoir combattre d’autres disciples, d’ici les prochains jours.

— La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a aucun signe d’Yveltal nulle part sur la planète, remarque Lucario qui est en train de consulter les nouvelles sur son smartphone.

— Pour le moment… couine Tiplouf qui enfouit son visage dans la fourrure de Flammy.

Notre ami Matoufeu caresse la tête de celui-ci pour le réconforter. Notre chef est épuisé. Il a bien combattu, même si on a failli le perdre lors de l’explosion. Heureusement pour lui, j’étais là pour absorber une partie du choc. Cela m’a quand même permis d’augmenter ma puissance pendant quelques minutes. Nous allons bientôt pouvoir aller nous coucher et récupérer. Il nous est impossible de nettoyer nos rues en une journée. Ça va nous prendre des jours. Un peu plus loin, on entend le père de Ronflex qui crie victoire.

Celui qui prétend être le Grand Prêtre d’Yveltal s’est enlevé la vie, au beau milieu d’un combat à Poképolis, lit Lucario sur son appareil. Il aurait entraîné dans sa chute, la perte de plusieurs victimes, ainsi que ses disciples dans une très grosse explosion…

— Quel con… Il a fait tout ça pour rien, grogne Flammy.

— Les extrémistes religieux vont toujours se sacrifier pour une cause perdue, c’est connu, grogne Tiplouf. Au moins, nous sommes vivants…

— Pas tous… mais oui, les membres de la Team Pancakes sont sains et saufs.

Tiplouf se tourne vers moi et me fait un câlin en pleurant.

— Merci de m’avoir sauvé la vie, pleurniche-t-il.

— Pas de quoi, Tippy, pouffé-je de rire.

Je lui caresse la tête, comme s’il était un petit frère.

Le soleil commence à se lever à l’horizon, alors que les tous derniers membres du culte battent en retraite. Non loin de nous, un peu voir Milobellus qui fracasse un dernier Pokémon avec son Laser Glace, alors que Roigada envoie une puissante attaque d’eau sur un autre adversaire. La ville a été sauvée grâce à notre travail d’équipe. Et si ce que Lucario a lu est vrai, le Grand Prêtre de la secte est mort.

— Bonne nuit les amis… baille Ronflex, derrière nous.

Pour ne pas changer, il s’écroule par terre, derrière lui et se met à ronfler aussitôt. Il nous a beaucoup aidé pendant les confrontations et a même perdu connaissance deux fois. À notre grand bonheur, il avait reçu le soutien de soigneurs et pour cette raison, il avait bloqué plusieurs attaques qui auraient pu nous tuer. Lucario se contente de s’en approcher et donne une bise sur le bedon de son fiancé.

J’avoue que je commence à les envier, ces deux-là. Leur complicité me donne envie de sourire chaque fois qu’ils sont l’un près de l’autre. Je me demande si je connaîtrais ce genre de bonheur, un jour. Je retourne mon attention vers Tiplouf qui me regarde d’un drôle d’air.

— Qu’est-ce que t’as ? me demande-t-il.

— Rien, rien… Je suis juste content qu’on soit vivant, tous les six.

— La Team Pancakes pourra bientôt recommencer à explorer les donjons ! s’exclame Herbizarre qui s’approche de nous. Je suis prête à recommencer mes recherches pour Roigada. Il y a tant de trucs que je souhaite apprendre de lui, vous n’avez pas idée !

Notre amie a retrouvé son côté intello qui souhaite découvrir de nouvelles choses. Même plus grande, elle ne changera jamais. Elle me fait rire alors qu’elle sautille de joie. Marill se trouve tout près. Je ne sais pas où elle était et ce qu’elle fait là, mais je suis ravi de voir qu’elle va bien.

Pendant ce temps, des civils sortent de leurs maisons et de l’académie, puisque tout le monde a crié victoire et célèbrent dans les rues.

— C’est moi ou j’ai l’impression que tout ça, c’était trop facile ? remarque Lucario.

— Bah, tu dis qu’il n’y a aucun signe d’Yveltal, dit Flammy. Leur sacrifice n’aura servi à rien. Si ça se trouve, leur Grand Prêtre leur a menti sur toute la ligne.

— Comme tous les charlatans qui commencent un culte, soupire Feuforêve en s’approchant de notre groupe. Je me disais bien aussi qu’il y avait quelque chose de louche, dans tout ça.

Herbizarre ne peut s’empêcher de la fusiller du regard et fait volte-face. Je ne comprends pas sa réaction, mais Marill décide de suivre notre amie qui s’éloigne. La fille de la prêtresse est tout aussi confuse que moi.

— Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? dit-elle en se tournant vers nous.

— Marill m’a expliqué que tu faisais des trucs avec un jeune Arcko qui avait commencé à faire de l’œil à Herbizarre, lui répond Lucario.

— Ah… ce type ? Pfft, un quasi-coup d’un soir. Sérieux, elle ne perd rien avec ce minable. Il a même pleuré avant même qu’on se mette au lit et a pris la fuite comme un bébé.

Je grince des dents alors qu’elle rit à gorge déployée. Cette jeune femme est dangereuse. Mais au moins, elle est de notre côté. Elle s’éloigne aussitôt pour rattraper Herbizarre au loin. Je crois que toutes les deux ont beaucoup à s’expliquer.

— Il n’était pas assez bien pour ma sœur, de toute façon, formule Tiplouf.

Il se tourne vers moi et m’observe un moment :

— Et toi, je t’interdis de t’en approcher.

— Eh ! Mais qu’est-ce qui te prends tout d’un coup ?

Je recule, effrayé par son air menaçant. Il cligne des yeux et éclate de rire avant de se laisser tomber sur le dos, tapant ses ailes et ses pattes au sol.

— Pouahahahaha ! J’te fais marcher !

Arf ! Il m’a encore eu ! Pour me venger, je lui envoie quelques voltes qui lui chatouillent les pattes. Il sautille et s’éloigne alors qu’on joue au loup à travers tout le quartier. Un moment plus tard, nous nous arrêtons devant le restaurant des Ronflex, qui a été barricadé et protégé durant la veille. Mon estomac se met à grogner, ainsi que celui de mon ami. Des secouristes sont déjà en train de le dégager, alors que Monsieur et Madame Ronflex désirent couvrir leur boutique.

— Je donnerais n’importe quoi pour des pancakes, soupire Tiplouf. J’ai tellement faim !

— Ça tombe bien, petit. C’est ce qu’on va préparer ! s’exclame la maman de notre ami.

— Chouette ! C’est mon repas préféré !

— Ah… voilà qui explique le nom de notre équipe, commenté-je tout bas.

— Pardon ? me demande-t-il, confus.

— Rien, rien… Je me parle tout seul.

Et dire qu’il est celui qui a protesté lorsqu’il a baptisé notre équipe, la Team Pancakes… Décidément, ce petit pingouin émotif m’étonnera toujours.

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