Épisode 66

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Bulbizarre

Je suis un peu sonnée par l’explosion électrique qu’on vient de ressentir. Papa nous a protégé avec un mur de glace rapide, alors que maman et moi, s’était réfugiées derrière une barricade en caoutchouc. Maman a refusé de se cacher pour cette confrontation, même si elle a dû confier notre bébé Artikodin à un groupe de mères de familles qui sont présentement protégées à l’intérieur de notre académie. Une partie du toit du grand bâtiment vient de disparaître avec cette attaque massive.

— Bon sang ! grogne mon père. Ils ont la rage, ou quoi ?!

Je reprends mes esprits et me sers de Fouet Lianes pour lancer des projectiles en direction du Rhinoféros qui s’en est pris à Pikachu, un peu plus tôt. Ronflex a perdu connaissance, mais je crois qu’une Nanméouïe s’en occupe déjà. Lucario est sur le bord de la panique, quand il remarque ce qui s’est passé à son fiancé, mais mon frère le ramené à l’ordre :

— Ne t’en fais pas pour lui ! Il va bien ! Reste avec nous, Rio !

Pikachu envoie une attaque Queue de Fer à Rhinoféros qui perd enfin connaissance. Celui-là, c’était notre ennemi le plus coriace, jusqu’à présent. Je suis contente de voir que mes amis ont survécu à l’explosion électrique. Maman contourne le mur de glace et lance Vibraqua sur un individu qui s’approche de notre barricade. Quant à mon père, il s’élance dans la mêlée et invoque un puissant Blizzard.

Les secouristes se sentent revigorés depuis qu’un trio étrange nous a rejoints, un peu plus tôt. Il m’a cru reconnaître un Nidoking, le Pokémon qui s’est laissé tomber de l’hélicoptère… Serait-ce celui que je pense ? Non… Ça ne serait pas possible…

— Bulbi, par ici ! lance Matoufeu.

Mon ami est en train d’esquiver un Dardagnan qui essaie de le frapper, mais il commence à s’épuiser. Je ramasse deux projectiles avec mes lianes et je les lance dans la direction de notre adversaire, qui lui explosent au visage. La guêpe s’effondre par terre et Matoufeu l’achève avec son attaque Flammèche.

De son côté, Tiplouf envoie Siphon à un groupe d’individus masqués. Pikachu décide de l’aider en lançant l’attaque Éclair, ce qui électrocute nos adversaires. Un peu plus loin, les combats se font de plus en plus violents. Cette partie de la ville commence à être contrôlée, même si on peut toujours entendre des cris depuis l’intérieur de l’académie.

— Nous avons besoin de renforts pour protéger les civils ! hurle Roigada.

Je dois faire le vide autour de moi pour me concentrer sur nos cibles. Je lance tout ce que j’ai à portée de liane, jusqu’à ce qu’il ne me reste plus de munition. J’ai dû atteindre une bonne dizaine de cibles, en tout. Il ne me reste plus qu’à employer Tranch’Herbe ou Canon Graine.

— Bulbi, suis-moi ! me lance aussitôt une voix derrière moi.

Je me retourne pour voir Marill. Cette dernière est sortie de chez elle pour me retrouver.

— Mari !? Mais qu’est-ce que tu fiches ici !?

— Les civils ont besoin de nous dans l’école ! Je ne pouvais pas rester là, les pattes croisées !

Je hoche la tête et je lance à ma mère et mon père :

— Je vais dans l’académie ! Ils ont besoin de nous !

— Très bien ! On vous rejoint quand c’est possible ! me répond mon père.

— Faites attention ! réplique ma mère.

Aussitôt, je suis ma meilleure amie loin du champ de bataille et nous escaladons les marches de l’académie à pas de course. Nous pouvons déjà entendre des cris dans le réfectoire. Des individus louches ont pénétré les premières lignes de défenses des civils, alors que des secouristes leur envoie des projectiles. Marill lance l’attaque Roulade et fonce tout droit vers un premier adversaire, avant d’en percuter un second. Quant à moi, je lance Poudre Dodo sur un troisième. Tous trois trébuchent alors que nous allons rejoindre nos camarades, derrière les barricades.

— Vous voilà ! s’exclame Maraiste qui m’a reconnu. On commençait à avoir peur !

— Sont-ils entrés dans les autres couloirs ? demandé-je.

— Oui, mais le réfectoire était plein. Vous vous êtes débarrassé des derniers.

— C’est bon ! s’exclame Marill. On y retourne ! Vous, restez ici et continuez de protéger les autres ! Tu viens, Bulbi !?

Je la suis dans la noirceur et nous fonçons de couloir en couloir, pour enfin nous retrouver près de la salle de classe des plus jeunes enfants. Il y a des cris à l’intérieur, alors que deux individus louches essaient de défoncer la porte. L’un est plus grand et plus gros que l’autre. Il s’agit d’un Brutapode. J’ai déjà vu un Pokémon de cette espèce à la télé. Celui-là m’a l’air d’être coriace. Aussitôt qu’il voit Marill, il lui lance Choc Venin en plein dans la tronche. Ma pauvre meilleure amie se retrouve propulsée vers l’arrière et perd connaissance.

— Mari ! hurlé-je.

Aucune réponse. Le Brutapode me vise aussitôt de la même attaque, mais je lui envoie un Canon Graine avant d’éviter ce qu’il me crache. Sa capacité frôle mon bulbe. Mon corps se met à briller d’une étrange lueur et je me sens grandir et élargir un peu jusqu’à ce que ma transformation soit complétée. Je viens de devenir un Herbizarre. Je me sens remplie d’une nouvelle puissance, l’énergie revient en moi alors que je fonce tout droit vers l’énorme insecte. Son acolyte est nulle autre qu’un Sablaireau. Celui-là prend la fuite quand il voit mes lianes sortir de mon bulbe. Je claque ces derniers sur son partenaire et envoie ce dernier contre un mur. Son épine dorsale a dû craquer, car il n’arrive plus à bouger.

— Ha ha… Ha ha ha ! lance le Brutapode.

— Ça te fait rire, misérable !? Tu vas bientôt mourir !

— C’est justement ce qui me plaît ! Nous allons tous mourir au nom de notre Dieu… Bientôt, il ne restera plus rien sur cette terre…

— Pour ça, faudrait déjà qu’il soit ressuscité et ce n’est pas sur le point d’arriver !

Je lui envoie un Canon Graine dans la tronche, puis un autre, et un autre, et encore un autre, jusqu’à ce que sa tête éclate. Je ne voulais plus l’entendre. C’est réussi. Il est mort. Je me retourne alors que j’entends les gémissements de Marill.

— Ouille… ma tête… couine celle-ci.

— Tiens-toi sur mon bras, je vais te conduire en sécurité !

Déboussolée, Marill ne remarque pas qui je suis.

— C’est drôle, tu ressembles à quelqu’un que je connais, toi…

— Mari, c’est moi, Bulbi ! Ressaisie toi, bon sang !

Je la soulève, alors qu’elle reprend un peu ses esprits.

— Accroche-toi à mon bulbe, nous sortons !

Elle s’exécute alors que je rebrousse chemin vers la sortie de l’académie. Je croise enfin deux infirmières qui viennent à peine de rentrer avec un blessé sur une civière.

— Mesdames ! lancé-je. Mon amie est empoisonnée !

— Laissez-la avec nous, me dit une Nanméouïe.

— Ohhh… ma tête tourne, couine mon amie alors que je la pose près des deux soigneuses.

Je ne peux pas rester là. Mon instinct me dit de repartir à la recherche du Sablaireau. Les salles de classes sont encore en danger. Je remarque que d’autres secouristes sont entrés au réfectoire. Je leur lance de me suivre. En groupe de quatre, nous nous enfonçons encore une fois dans les couloirs, alors qu’un autre groupe monte à l’étage supérieur.

Je ne sais pas comment se déroulent les combats à l’extérieur, mais je crois avoir trouvé ma place ici. Je suis beaucoup plus confiante qu’avant le début du mois, grâce à toute l’aide psychologique que j’ai reçue de mes amis. Mes entraînements avec mes camarades m’ont permis d’évoluer. Ce n’est pas le moment de célébrer, mais je suis quand même heureuse que ça me soit arrivé aujourd’hui. Peut-être que nous gagnerons ce conflit, après tout !

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