Ebréla

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Au petit matin, j'entre-ouvre un œil. Rocabot dort encore à côté de moi. Me sentant bouger, je le vois ouvrir les yeux et bailler à s'en décrocher la mâchoire. On s'étire, je remballe mon sac de couchage. Une nouvelle journée de route nous attend. Nous rejoignons le sentier et repartons d'un bon pas. Nous devons être au cœur de la forêt. Ici, les arbres sont nombreux et plus anciens formant un ensemble aux multiples teintes de verts. Je suis surprise qu’Echo et moi n'ayons aucune courbature. Je me demande si l'infusion d'herbes que Bulbizarre nous a donné peut y avoir joué un rôle. Nous avançons d'un bon pas, j'ai bon espoir que nous atteignons la ville tôt dans l'après-midi. J'ai plusieurs fois l'impression que nous sommes suivis. Mais lorsque je me retourne, je ne vois que des herbes bouger. A midi, nous mangeons sur le bord du chemin. Il faudra que je refasse le plein de baies et j'aimerai bien trouver celles qu'Echo a particulièrement apprécié. Nous reprenons notre marche. Les arbres s'espacent progressivement et la lumière du jour pénètre de plus en plus dans le sous-bois. J'ai ramassé un bâton épais qui me semble tout à fait adapté pour entraîner Echo à l'attaque Morsure. Je le glisse dans une des lanières de mon sac.

Nous émergeons du bois. Devant nous, s'étend une large allée bordée d'arbres aux fleurs roses qui descend en pente douce jusqu'à une petite ville dont les toits rouges brillent au soleil. De part et d'autre de l'allée, de vastes champs de fleurs et d'herbes hautes ondulent sous le vent. Un vol de Roucool traverse notre champ de vision et Rocabot les regarde avec insistance. En suivant l'allée, nous croisons de plus de plus de personnes. Certains s'avancent seuls tandis que d'autres sont en groupe ou accompagnés d'un ou de deux Pokémons. Je suis surprise de voir le jeune âge qu'ont certains d’entre eux. L’après-midi se poursuit tranquillement. Arrivée aux portes de la ville, sur la place extérieure, j'observe un vaste espace dégagé qui ressemble à un terrain de foot de mon monde. Les buts ne sont pas matérialisés par des filets mais juste par deux carrés peints au sol. À chaque extrémité du terrain se trouve deux enfants d'environ douze ans. De part et d'autre, des enfants mais aussi des adultes s'arrêtent pour les regarder. Je prends Rocabot dans mes bras qui tremble de voir autant de monde autour de lui. Je m'avance vers un vieux monsieur assis sur un banc bordant le terrain.

« Bonjour. Excusez-moi mais que se passe-t-il ? » je l’interroge.

- Oh ! C'est la jeunesse ça. Les jeunes qui viennent d'avoir un nouveau Pokémon aiment s'essayer au combat. Ce terrain a été proposé par la ville afin qu’il n’y en ait plus n'importe où dans les rues. »

- Et tout le monde peut participer ? »

- Bien sûr. Je suis surpris que vous ne sachiez pas ça. Vous êtes dresseur avec votre Rocabot, non ? »

- Pas exactement. Je l'ai trouvé et depuis nous voyageons ensemble. Nous venons rencontrer le Professeur Psiro pour qu'il nous dise si nous pourrions être dresseur. »

- Ah d'accord ! Ce n’est pas courant ça, d'arriver avec un Pokémon pour demander d'être dresseur. Z'êtes une rigolote ! » s’exclame-t-il.

- Est-ce que nous pouvons regarder le match ? » Je demande voyant les deux jeunes armer leurs bras d'une Pokeball pour engager le combat.

- Viens donc, je te fais une place sur le banc. Ce sont des petits combats de débutants mais tu devrais y apprendre des trucs quand même. » Dit-il en se poussant de façon à libérer une place assise à ses côtés.

Nous nous installons, Écho sur mes genoux. Les deux jeunes ont lancé leurs Pokeballs. De celle du combattant de gauche, une jeune fille portant une longue natte s'échappe un Pokémon lapin gris tandis que de celui de droite, un garçon aux grosses lunettes, sort un Pokémon oiseau au beau plumage bleu. Je laisse échapper un « Oooh » et le monsieur m'explique :

« Le Pokémon lapin est un Sapereau, un Pokémon de type Normal et le Pokémon oiseau est un Nirondelle de type à la fois Normal et Vol. »

La fille s'écrit :

« Sapereau, attaque Charge ! »

Tandis que le Sapereau s'élance à toute vitesse sur le Nirondelle, le garçon réagit :

« Nirondelle, envole-toi et lance rugissement ! »

Le Nirondelle étend ses ailes et s'envole juste à temps. De son bec s'échappe un fort cri. Le Sapereau secoue vigoureusement ses grandes oreilles.

« Oh ! Le petit a bien réagit. » Commente le vieux monsieur. « Il a réussi à la fois à esquiver l'attaque charge et à abaisser l'attaque de son adversaire. »

- Abaisser l'attaque ? » Je demande.

- Le Rugissement de Nirondelle diminue l'attaque du Pokémon adverse. Ses attaques affectant le statut et les capacités de l'adversaire ne sont pas à négliger. » M'explique-t-il.

Je reporte mon attention sur le terrain. Écho lui aussi semble absorbé par le combat. Le garçon essaye de pousser son avantage avec une attaque offensive Picpic mais la jeune fille ne se laisse pas déborder.

« Sapereau saute à droite et refait charge tant qu'il est bas ! »

Le Sapereau esquive au dernier moment l'attaque Picpic et pivote sur ses pattes arrière pour se relancer sur Nirondelle la tête en avant. Nirondelle n'a pas le temps de rétablir son vol que le Sapereau est déjà sur lui. Le choc est rude et Nirondelle recule.

« Ça va aller Nirondelle! Mets-toi hors de portée ! »

Il s'envole de nouveau à quelques mètres du sol.

« Refait Rugissement Nirondelle ! »

- Et toi Sapereau, Groz'yeux ! »

Le cri de Nirondelle retentit une nouveau fois. Sapereau secoue rapidement ses oreilles et fixe intensément Nirondelle dans les yeux. Le vol de Nirondelle perd momentanément un peu de stabilité.

« Eh bien ! Tu as de la chance ces deux jeunes se donnent à fond et le combat est de bonne qualité ! » S'exclame le petit vieux à mes côtés.

- C'était quoi le truc des yeux ? » Je l'interroge assise tout au bord du siège sentant l'adrénaline du combat se répandre aussi dans mon corps.

- L'attaque Groz'yeux diminue la défense de l'adversaire. C'est un peu comme si ça annulait l'attaque rugissement de Nirondelle. Ce sont encore de jeunes Pokémons, je ne pense pas qu'ils pourront continuer longtemps. Regarde. » me dit-il.

Je regarde plus attentivement les deux Pokémons en lice. Effectivement, Nirondelle bat des ailes avec moins de vigueur et Sapereau a une respiration plus saccadée. Le jeune garçon semble avoir bien conscience du risque pour son Nirondelle et s'écrit :

« Nirondelle vole autour de lui, reste suffisamment à distance. Quand tu vois une ouverture fait Picpic! »

- Sapereau bondit et charge de nouveau. »

Le Sapereau observe le Nirondelle et bondit soudainement vers lui. Nirondelle s'attendant à cette attaque effectue une vrille pour s'esquiver. Le Sapereau retombe sur ses pattes mais est dos à Nirondelle qui profite de ce moment pour lancer l'attaque Picpic. Cette fois, il fait mouche et son bec vient frapper à plusieurs reprises Sapereau qui tombe au sol couvrant ses oreilles de ses pattes.

« Assez Nirondelle. » dit le jeune garçon rappelant son Pokémon qui vole vers lui et vient se poser sur son épaule. Nirondelle gonfle ses plumes semblant très fier de lui et frotte sa tête contre la joue de son dresseur.

« Revient Sapereau, tu t'es bien battu. » dit la jeune fille en tendant la Pokeball devant elle. Dans un éclair de lumière rouge, Sapereau disparaît vers l'objet sphérique. Les deux dresseurs vont se serrer la main. Je suis surprise de les voir rigoler. Devant mon air interloqué, le monsieur sourit :

« Ces deux-là, ils ont grandi ici, ils se connaissent depuis toujours et sont allés à l'école Pokémon ensemble. Ce combat leur permet de progresser qu'ils gagnent ou qu'ils perdent. »

- Je vois. »

- Si tu cherches la maison du professeur, descend la rue principale et ce sera la maison à la porte orange. Tu ne peux pas la louper. »

- Je vous remercie. » Dis-je en prenant congé.

Nous suivons les indications du monsieur. J'ai reposé Rocabot au sol, il marche à mes côtés. Il garde les oreilles dressées, attentif à l'activité ambiante.

« C'était drôlement impressionnant ! » Je lui lance.

- Roc ! » Jappe-t-il.

- Le Sapereau s'est bien battu mais le jeune garçon et son Nirondelle avaient une bonne stratégie. »

- Roc, roc ! » Approuve-t-il.

- Tu crois qu'un jour on fera ça ? »

- Roc roc rooooc ! » Il bat de la queue en faisant des bonds.

- Si on s'entraîne, ça pourrait être chouette. » Dis-je rêveuse.

- Roc. » Il hoche la tête vigoureusement.

Nous nous arrêtons acheter des baies pour nos pique-niques quotidiens, je débourse 10 Poknurs. Je ne trouve pas les baies en forme de toupie qu’Echo apprécie tant. Le vendeur m’informe tout de même qu’il s’agit probablement de baie Figuy. On en trouve rarement dans le Bois de Sou’Kat. Le cadeau que nous a fait Bulbizarre est donc assez précieux.

Nous arrivons ensuite devant une demeure à la porte orange. Je sonne. Nous attendons quelques minutes puis un homme d'âge moyen portant une longue blouse blanche tachée d'encre ouvre la porte. Il est essoufflé, a les cheveux en bataille, et un œil qui commence à prendre une couleur violette. Il me détaille en quelques instants, son regard se pose sur Écho et s'éclaire.

« Un dresseur ! Parfait ! Viens m'aider ! » et il me saisit par la main m'entrainant à l'intérieur, Écho sur mes talons. Nous traversons un vaste hall, tournons à droite, courons à travers une bibliothèque et sortons par une grande baie vitrée. Notre course se poursuit par un patio menant à un bassin. Arrivé au bord, il s'agenouille m'entrainant vers le bas.

« Il faut que tu m'aides, Tentacruel s'est enfoncé une épine sous une de ses tentacules et je ne parviens pas à l'enlever. »

Plongeant les yeux dans l'onde, je remarque le Pokémon méduse qui se tortille. Il semble en pleine rage et déverse de l'encre tout autour de lui. L'état de la blouse du professeur trouve ainsi son explication. Fouillant dans ma mémoire, je me souviens avoir aider l'infirmière Noémie à soigner un Tentacool qui s'était coupé et que rien ne semblait pouvoir calmer. Plus Tentacruel s'agite, plus il risque d'aggraver la blessure en enfonçant l'épine.

« Il faut jouer de la musique ! » Je m'exclame.

- Pardon ? » Le professeur se fige, ne comprenant pas mon intervention et essayant de saisir le Tentacruel pour l'immobiliser de force

- La musique les apaise. Avez-vous des instruments de musique ici ? »

- Un harmonica. Je vais le chercher. »

Il s'élance vers la maison. En l'attendant, je dépose mon sac sur le bord, et me glisse dans l'eau à côté du Tentacruel. J'ai de l'eau jusqu'à la taille. Je fredonne doucement un vieil air de musique de mon monde. Je pose le plus doucement possible ma main sur le bord de sa tête. Immédiatement ses tentacules viennent enserrer mon bras. Je continue de fredonner et caresse délicatement le bord du crâne. La pression de ses tentacules continue de s'accentuer. Écho gémit au bord du bassin, impuissant. Je chantonne un peu plus fort, Écho commence à moduler ses plaintes sur ma voix et accompagne mon chant. Le Tentacruel s'immobilise mais ne relâche pas sa prise. Je repère le tentacule blessé qui reste à l'écart des autres. Revenant de la maison, le professeur apporte triomphant l'harmonica. Il se fige de stupeur lorsqu'il m'aperçoit dans l'eau.

« Jouez. » Je lui souffle avant de reprendre mon chant avec le soutien d'Echo. Il porte l'instrument à ses lèvres et commence une mélodie qu'il calle sur ma voix. Progressivement, le Tentacruel se calme. Les tentacules relâchent mon bras et je peux doucement glisser ma main vers l'épine. Je m'en saisis et sans modifier le tempo de notre petite symphonie, je tire dessus d'un coup sec. L'épine se retire. Tentacruel projette de l'encre dans toutes les directions, nous aspergeant Écho, le professeur et moi-même. Il s'éloigne vite à l'autre bout du bassin. Je m'extirpe de l'eau et frotte la tête de Rocabot.

« Merci Echo ! Tu m'as bien aidé. Ça va professeur ? »

Face à moi, le professeur est tout pâle.

« Je suis désolé ! Je ne voulais pas vous mettre en danger ! Venez, il faut soigner votre bras ! »

Mes yeux se posent sur mon bras qui porte de longues traces rouges circulaires là où les tentacules s'étaient agrippés. Je le suis à l'intérieur, il me conduit dans une sorte de salle de soins. Je m'assois sur un brancard pendant qu'il sort du désinfectant et des bandages. Il va vraiment falloir que j'arrête de foncer tête baissée au mépris de ma sécurité...

« Il faut nettoyer ça rapidement. Les Tentacruels sont des Pokémons poison... »

Après un silence il ajoute :

« J'espère que tu ne lui en voudras pas. D'habitude, Tentacruel est très calme. »

- Ne vous inquiétez pas. Je sais que c'est la douleur qui l'affolait. »

- Comment as-tu su pour la musique ? » Me demande-t-il.

- J'ai donné un coup de main dans une clinique Pokémon. J'avais aidé l'infirmière à soigner un Tentacool comme ça. J'ai supposé que celui-ci y serait sensible aussi. »

- C'était très astucieux. » Dit-il en désinfectant mon bras.

- Merci. »

Nous restons silencieux le temps qu'il finisse de panser mon bras.

« Je vais faire du thé pour qu'on se remette de ces émotions. Je vais chercher quelques habits de rechange... bien que cette encre nous siée à merveille. Voici une serviette pour ton Rocabot. »

Quelques instants plus tard, il me ramène des vêtements.

« On se retrouve dans le jardin. Tu me raconteras alors ce qui t'amène. Je m'occupe du thé. Tu peux laisser tes habits là, Madame Samovar, mon assistante, va s’en occuper. Tu pourras les récupérer demain matin si ça te va. » dit-il.

Après m’être changée, Echo et moi retournons près du bassin. Il y a quelques poufs au bord, je m'y installe. Écho vient s'asseoir à côté de moi. Le jardin est assez vaste centré par le bassin et entouré d'arbres fruitiers. J'entreprends de rincer le pelage d'Echo avec l'eau du bassin et je l'essuie avec la serviette. Le professeur revient, un plateau de thé à la main. Il s'assoit à mes côtés.

« Alors que me vaut la visite d'un dresseur inconnu ? »

- Je ne suis pas dresseuse. »

- Oh pardon ! En voyant ton Rocabot j'ai cru que... Enfin bref. Quelle discipline pratiquez-vous ? »

- Je... Aucune. »

- Aucune ? » Dit-il interloqué. Ça n'a que peu de sens tout ça... »

Je lui raconte alors mon arrivée dans le Pokeworld, comment j'ai rencontré Écho, notre séjour à la clinique Pokémon et la recommandation de l'infirmière de venir le rencontrer. A la fin de mon récit, il laisse passer quelques instants de silence semblant rassembler ses idées. Nous sirotons nos thés fumants.

« Fascinant… Fascinant… » finit-il par dire, pensif.

- Euh... Qu'est-ce qui est fascinant ? »

- Le lien que tu as créé avec Rocabot semble déjà fort pour qu'il choisisse de se lier à toi par le biais de la Pokeball. Et à en juger par l'effet que tu fais à Tentacruel, je dirai que tu as un certain talent pour interagir avec les Pokémons. » Dit-il en désignant le bassin derrière moi.

Je me retourne et constate juste à côté de moi, collé au bord, le Tentacruel. Paisible, il semble danser doucement dans l'eau.

« Et tu viens me demander l'autorisation de devenir dresseuse de Pokémon, c'est bien ça ? »

- Oui, je crois... Je ne sais pas vraiment en quoi ça consiste... » je suis un peu désarçonnée par ses remarques.

- Un dresseur Pokémon est une personne qui capture et combat avec ses Pokémons pour développer leurs capacités. La plupart ont pour ambition de devenir Maître Pokémon, c'est à dire de combattre dans des arènes afin d'obtenir des badges témoignant de leur puissance. Les arènes sont dispersées à travers la région et gardées par un champion que les dresseurs défient. C'est le Champion d’arène qui définit les règles du combat. A l'issue, s'il en estime le dresseur digne, il lui remet le badge de son arène. »

- Alors en gagnant un combat d'arène, on devient Maître Pokémon ? »

- Ce serait trop simple. Il faut huit badges pour accéder à la ligue Pokémon de la région. La ligue est un tournoi qui oppose plusieurs dresseurs aux maîtres de la ligue. C'est seulement en remportant la ligue que l'on devient Maître Pokémon. »

- Ça semble assez complexe. Je ne sais pas si je suis capable de faire tout ça. »

- Chacun trouve son chemin et sa place. Être dresseur permet de voyager et d'apprendre beaucoup des Pokémons avec lequel nous cohabitons. De ce que tu m'as racontée, tu es déjà dresseuse. Il ne te manque plus que quelques pistes et quelques outils. » Me sourit-il.

- Echo, est-ce que tu veux qu'on essaye ? » Dis-je en me tournant vers Rocabot qui a écouté la conversation avec beaucoup d'attention.

- Roc roc ! » Jappe-t-il gaiement.

- Mais... Euh... Écho a peur des autres Pokémons. Est-ce que ça ne va pas poser problème ? » J'interroge le professeur.

- Le fait que tu lui demandes son avis et son enthousiasme sont très prometteurs. Je pense que vous surpasserez cet obstacle avec un peu de temps. »

- Hum... » je reste pensive quelques instants, contemplant Écho. « Oui ! Un pas après l'autre. De quoi avons-nous besoin ? »

- Ha ha ! Une dresseuse dynamique qui ne perd pas le Nord ! Venez tous les deux. » lance-t-il en se levant.

Nous le suivons à l'intérieur de la maison. Nous traversons la bibliothèque et le hall, passons devant la salle de soins, suivons un long couloir bordé de plusieurs portes fermées jusqu'à atteindre une salle où se trouve une sorte de générateur avec plusieurs Pokeballs dans de petits réceptacles en demi-sphères.

Surprenant mon regard, le professeur m'explique : « Habituellement, je confie l'un de ces Pokémons aux nouveaux dresseurs. Mais tu n'as pas eu besoin de moi pour te trouver un compagnon. »

Il va jusqu'au fond du laboratoire, fouille dans les tiroirs d'un grand bureau et me tend une sorte de petit ordinateur portable à clapet rouge pétant. Je le prends dans mes mains tandis qu'il m'informe : « Ceci est un Pokedex. C'est un guide à l'intention des dresseurs. Il enregistrera les renseignements concernant les Pokémons que tu croiseras. Essaye-le en l'ouvrant et en le dirigeant vers Rocabot. » Je m'exécute et de l'appareil s'échappe une voie :

" Rocabot, le Pokémon chiot. Il vit depuis toujours avec les humains. Lorsque son dresseur est triste, il reste à ses côtés pour le soutenir moralement."

« Super ! » Je m'exclame.

- Je pense effectivement que ça te sera d'une grande aide. Et pour t'aider à débuter ton voyage, voici cinq Pokeballs pour commencer et deux Potions qui soigneront ton Pokémon en cas de blessures. »

- Je vous remercie. »

- Et voici ton PokeNav. » Dit-il en me tendant un second petit ordinateur bleu. « Il comprend une fonction carte, l'heure et un téléphone. Mon numéro de téléphone est déjà configuré à l'intérieur. N'hésite pas à m'appeler si tu as des questions. »

- Merci beaucoup. »

- Je te conseille de repasser par Zemton mais de ne pas t'arrêter à l'arène. Son niveau est un peu trop élevé pour une débutante. Poursuit ton chemin jusqu'à Nedirager. Prend la route 4 à l'Est de Zemton et tu arriveras à la ville. »

- D'accord. »

- Voilà, tu as tout ce qu'il te faut pour débuter ton voyage. Si tu souhaites dormir dans la ville ce soir, Madame et Monsieur Sévi tiennent une petite auberge peu chère. Ils ont l'habitude de recevoir de jeunes dresseurs. Continue de descendre la rue jusqu'au magasin au toit bleu et prend à droite, continue tout droit. Tu ne peux pas le louper, c'est au niveau de l'arche surmonter de trois cloches. »

Il me raccompagne à l'entrée. Je le remercie encore pour tous ces conseils et ses présents.

« C'est moi qui te remercie, ainsi que Tentacruel. Je suivrai avec attention ta progression. Repasse demain matin, tes vêtements t’attendront dans le hall. »

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