Chapitre 53

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- Alors comment allez-vous Naïa, me demanda Octavio alors que nous étions dans l'infirmerie.

- Bien soigneur, le bébé bouge bien, mais je suis de plus en plus fatiguée. Je pense que ce n'est plus dû à la brucellose. J'avoue avoir du mal à dormir et la position debout devient vraiment pénible.

- Au vu de la saison de toute façon, les cueillettes ne vont plus être utiles. Il me semble donc important de les limiter, même de vous les interdire. Plus, non plus, de charges lourdes, même si vous pouvez continuer à marcher, mais seulement pour faire un peu d'exercice. Je pense aussi qu'il vous faudra faire de la gymnastique, adaptée. La faire avec Edwina, qui est aussi enceinte, serait une bonne idée.

Il est vrai que j'en oubliais presque qu'elle attendait aussi un bébé, tant elle ne prenait pas de poids et tenait une forme olympique. Elle m'avait avoué que sa première grossesse, à la maison de la maternité, avait été extrêmement facile et qu'elle avait pu reprendre le travail seulement deux semaines après l'accouchement.

- Je pense que ça me fera du bien au dos, car mes douleurs deviennent pesantes.

- Je pense que Charlotte pourrait vous aider. Je crois qu'elle faisait beaucoup de sport dans votre communauté.

- Oui, course à pied, danse et musculation.

- Parfait, elle saura vous faire faire les bons gestes. Bon, prochaine visite dans un mois Madame et prenez soin de vous et du bébé.

- Merci Soigneur.

Déjà trois semaines que j'étais guérie. Déjà trois semaines que Fabien et Charlotte étaient rentrés de leur expédition. Le mystère restait entier et monopolisait nos discussions. Nous étions tous impatients d'y retourner, mais il nous faudrait être patients et attendre le printemps.

- Alors, cette visite chez notre soigneur préféré, s'est-elle bien passée ? me demanda Tommy.

- Oui, le bébé va bien, mais il faut que j'arrête mes cueillettes.

- Oui, je pense aussi que c'est plus sûr. De toute façon, il n'y a plus grand-chose à récolter, à part les collets, et je peux m'en charger.

- Tu ne peux pas tout faire non plus.

- J'irais juste moins souvent. Maintenant que toutes les maisons sont finies, que tous les enclos sont faits, les champs semés, je passe mon temps à couper du bois ou à bricoler de petits objets pour améliorer notre confort. Mais rien d'indispensable, alors que la nourriture, c'est indispensable.

- Ce n'est pas faux.

- Au fait, j'ai parlé à Octavio de ton mal de dos et il m'a montré comment soulager tes douleurs, en te massant les iliaques.
- Les quoi ?

- Les iliaques. Installe-toi sur la chaise, face au dossier, je te montre.

Tommy releva mon pull et posa ses mains sur mon dos. En voyant mon sursaut, il comprit qu'il devait commencer par les réchauffer. Il les frotta donc, consciencieusement, l'une contre l'autre.

- Désolé, dit-il.

- Ce n'est rien. J'ai beaucoup de chance de t'avoir, tu es toujours aux petits soins pour moi.

- Comme tu l'es pour moi, répondit-il, en commençant son massage. Normalement ça risque d'être un peu douloureux, m'a averti Octavio.

Effectivement, le V formé par son massage, partant de mon coccyx vers ma taille, appuyait exactement sur la naissance de ma douleur. J'essayais de me détendre, alors que Tommy cherchait à déverrouiller tous mes points de tension douloureux. Il alternait subtilement avec des gestes superficiels, agréables et plus profonds, utiles, mais plus sensibles.

- Ça va, c'est supportable, se renseigna-t-il.

- Oui et je pense que ça devrait soulager mes douleurs.

- Mais il faudra recommencer régulièrement, dit-il alors qu'il déposait un baiser sur mon cou. Et puis il n'est pas interdit de terminer par quelque chose de plus agréable.

- Oui, c'est sûr, alors que je tendais déjà mon cou, pour recevoir d'autres baisers.

Après quelques minutes, ses mains ne massaient plus du tout mon dos, mais ma poitrine. Nous étions incapables de nous contrôler, dès lors que nos peaux rentraient en contact.

- Tu ne trouves pas qu'il fait froid ? me demanda-t-il.

- Non, ça va, la cheminée tourne bien.

- Tu es vraiment sûre, alors qu'il regardait avec insistance le lit.

- Ah... Maintenant que tu le dis, je pense effectivement qu'il fait un peu frais.

Me prenant par la main, il m'accompagna dans le lit, pour nous glisser tous deux sous les draps. Mon gros ventre nous obligeait à nous mettre souvent en chien de fusil, mais je trouvais ça très agréable. Rapidement, Tommy retira tous ses vêtements, pour ensuite s'occuper des miens. Nus l'un contre l'autre, il glissa sa queue entre mes cuisses, alors que je tendais mes fesses pour rendre mon intimité plus facilement accessible. Sans attendre, il mit son manche au chaud et commença de doux va-et-vient. J'attrapai ses mains chaudes, pour qu'il vienne masser ma poitrine généreuse.

- Tu aimes mes seins ?

- Je les adore et encore plus depuis que tu es enceinte. C'est si agréable de les malaxer, de les palper, de les caresser...

- Et j'aime ça.

Il accélérait déjà le rythme, excité par le massage sensuel qu'il m'avait fait. Depuis quelques semaines, mes envies câlines étaient décuplées allant jusqu'à me réveiller la nuit, pour lui sauter dessus. À mon tour, je sentais les premiers frissons s'emparer de moi, alors que petit à petit, je pivotais pour finir par me retrouver à quatre pattes. Les mains sur mes hanches, Tommy me pénétrait profondément et de plus en plus vite. Ses mains maintenant massaient mes fesses s'approchant de mon petit trou. Dès qu'il l'effleura, l'orgasme explosa et s'empara des moindres parcelles de mon corps. Ses gémissements accompagnaient le sien maintenant en même temps que ses derniers mouvements saccadés et fébriles.

- J'adore tes massages mon ange.

- Et bien, je te masse quand tu veux.

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