Épilogue : Ma fille.

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En passant la porte de la maison, Kimi abandonna sa grosse valise dans le hall d’entrée pour se ruer dans le salon et sauter dans les bras de son frère. Tout comme avec Dossan à l’aéroport, l’étreinte fut mouvementée.

Ce dernier attrapa le bagage qui était complétement tombé au sol et entra dans le salon pour le faire rouler dans un coin.

Il les observa se câliner et devenir tout excité avec beaucoup d’amour. Il avait tellement de chance de les avoir.

Sortant clé, portefeuille, téléphone de ses poches, il remarqua qu’il avait un appel en absence en vérifiant instinctivement l’appareil. Il n’y avait pas de nom au numéro, mais est-ce que par hasard… ?

Attrapant ses deux enfants chacun par une épaule, il se sentit dans l’obligation de se justifier :

  • Je dois absolument répondre à un appel, commença-t-il d’une bouille désolée. Alors je propose que vous commenciez à préparer quelques en-cas avec tout ce qu’il y a dans le frigo et moi je vais chercher les boissons en attendant ? On fait comme ça ?
  • Ça marche, c’est la fête ! s’exclama Kimi, ravie.
  • Maaaanger, répondit Leroy, tout aussi extasié.

Amusé de leur réaction, Dossan s’éclipsa dans le garage où ils stockaient toutes leurs boissons. Il attrapa son téléphone pour rappeler l’inconnu et colla l’appareil à son oreille en attendant une réponse. Il devint un peu nerveux, se remémorant sa rencontre avec Blear à l’aéroport. La voix de son vieil ami l’apaisa directement :

  • Dossan, enfin ! Je n’arrive pas à croire que tu m’aies fait attendre, ne pas répondre à un appel de Chuck Ibiss, c’est un crime de nos jours, plaisanta ce dernier.
  • Chuck, rit alors Dossan. Tu as essayé de m’appeler, j’imagine que c’est important, poursuivit-il d’un ton un peu plus sérieux.
  • C’est exact…

Il laissa un temps avant de s’expliquer.

  • Je sais que tu as croisé Blear aujourd’hui, elle m’a appelé.

Dossan l’écouta attentivement, en réalité qu’à moitié surpris.

  • Directement après, je pense. Elle avait l’air plutôt paniqué, expliqua-t-il. Et elle se posait énormément de question, vis-à-vis de toi… De Kimi…
  • Qu’est-ce que tu lui as répondu ? lui demanda-t-il dans la hâte.
  • Je lui ai dit que je ne savais pas, comme prévu.
  • Merci Chuck, souffla-t-il, soulagé.
  • Depuis quand je ne tiens pas mes promesses ?
  • Je sais, je t’ai toujours fait confiance.
  • C’est agréable de t’avoir au téléphone, avoua Chuck d’une petite voix.
  • Pour moi aussi, cela faisait longtemps…
  • Cela dit, je n’ai pas tellement apprécié mettre Blear sur une mauvaise piste. Tu ne penses pas qu’il serait temps qu’on leur explique ? Ils méritent de savoir ce qu’est devenue la fille d’Alicia et Louis.
  • … Je suis d’accord, répondit-il après un temps, mais je crois que le temps fera bien les choses.
  • Dossan…
  • Fais-moi confiance. Je t’en prie.
  • Tu sais bien que je ferais n’importe quoi pour toi.
  • Je le sais… Et je ne te remercierai jamais assez.

En entendant la porte du garage s’ouvrir, Dossan mit fin à l’appel à contre-cœur. Chuck ne lui en tenait pas rigueur, étant un homme très occupé lui-même. Chacun avait pris une direction différente parmi les Richess et le plus banal de leur ami également.

Attrapant deux trois bouteilles dans ses bras, Dossan réussit encore à coller un bisou sur le crâne de sa fille qui était venue lui donner un coup de main.

Sa fille… qu’ils avaient tous essayés de s’arracher.

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