Au cœur des cépages

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Elle se baladait heureuse au coeur des vignes
Le soleil levant lui offrait un subtil signe
Celui d'une journée somptueuse et divine.

Il prenait un grand soin des grappes de raisin
Il observait les tendres et délicats grains
Les fruits mûrissaient un peu plus chaque matin.

La belle étudiante en vacances rêvait
Dans les allées gravillonnées, elle flanait
Une exquise et douce chaleur l'enveloppait.

Le jeune ouvrier novice écoutait ses pairs
Lui enseigner avec passion les mystères
Du noble produit se nourrissant de leurs terres.

Elle découvrait curieuse pas à pas
Une palette de couleurs aux mille éclats
Du vert pastel au soyeux et joli grenat.

Agenouillé, il taillait les tendres gourmands
De ses doigts agiles et vifs, avec talent.
Son labeur était très agréable à présent.

Ses fabuleux cheveux aux teintes mordorées
En cascade sur ses épaules dévalées
Pour plonger dans son fabuleux décolleté.

Sous son polo bleu marine et au col bordeaux
S'esquissaient les triangles de ses pectoraux
Sculptés par ses heures passées à son boulot.

Elle poursuivait le chemin avec audace
Caressait du bout des doigts avec tant de grâce
Les pétioles qui envahissaient l'espace.

Il prenait bien garde de ne pas malmener
Les nouveaux rameaux fièrement se redresser
Portant la récolte du jus de cette année.

Dans ses yeux bleus, une étincelle crépitait
Dans le fond, une silhouette s'agitait
Dans ce paysage chatoyant à souhait.

Dans ce bel après-midi de juin bouillonnant
Il laissait paresser son regard séduisant
Sur les immenses lignes des primeurs naissant.

Dans sa robe fleurie, elle déambulait
Le vent farceur sous son jupon blanc se glissait
Cet air coquin s'amusait et la chatouillait.

Son bronzage agricole était si séduisant
Sa peau couleur caramel, mélange élégant
Ses mollets galbaient par les efforts incessants.

Pas un seul instant, elle aurait imaginé
La suite de cette histoire dans cette allée
Où tout était agréablement agencé.

Pas un seul instant il aurait pu espérer
Qu'une belle déesse pouvait exister
Même dans tous ses rêves les plus insensés.

Elle se stoppa
Il la regarda
Elle sourit
Il en frémit.

Une scène se jouait
Un moment féerique
Des paroles échangeaient
Un contact magique.

Il la complimenta
Elle apprécia
Il en rit
Elle rougit.

Un échange se créait
Dans cette nature sauvage
Un rencontre se tissait
Entre les précieux feuillages.

Elle s'approcha
Il l'admira
Elle le frôla
Il frissonna.

Un élan alors les guida
Un saut vers l'inconnu
Une mélodie débuta
Un accord absolu.

Il l'enlaça
Elle savoura
Il la serra
Elle s'abandonna.

Un lien les réunit
Dans les vignobles si verdoyants
Une jonction se fit
Un entrelacs des plus élégants.

Main dans le main, ils trottinaient sur le sentier le coeur guilleret. Chacun songeait à la partition qu'ensemble ils allaient pianoter avec passion sur le corps de l'autre en effusion. Lui s'imaginaient l'égrainer avec délicatesse. Elle était curieuse de découvrir sa peau avec ivresse. Elle désirait s'enivrer de son arôme. La terre foulée par leurs pas pressés soulevait une fine pellicule de poussière. Une fois arrivés devant les portes de la cave, leur désir se fit plus fort, cognant dans leurs poitrines encore et encore. Il poussa le pan de bois pour permette à la belle de se faufiler. Dans la pièce, l'odeur tapissa ses narines d'un délicat parfum de tanin.

La salle immense plongée dans l'obscurité apportait une fraîcheur apaisante. Tous leurs sens en émoi, ils plongeaient dans ce lieux avec joie. Un bouquet d'arômes subtils embaumait leur narines, leurs palais salivaient à l'envie de déguster un peu de cette boisson divine. Il s'aventura au fond de l'espace et s'agenouilla pour recueillir le jus qui coulait du tonneau. Ce liquide aux couleurs vermeilles revêtait sa robe soyeuse. À la vue de l'élixir, elle passa sa langue sur ses lèvres rosées avant de laisser glisser le vin dans sa bouche. Elle ferma les yeux juste pour apprécier les saveurs fruitées. Elle prolongea le plaisir avant qu'il se faufile dans son gosier. Le verre dans ses doigts faisait tourner le grand cru, lui rêvait les yeux ouverts au fruit défendu.

Emportés par l'ambiance de l'espace tamisé, ils voyageaient dans des fabuleuses contrées irréelles. Les flammes des chandelles dessinaient les ombres de leurs courbes sensuelles. Les volutes se rapprochèrent et fusionnèrent quand il l'entoura de ses bras. Dans ce petit coin de lui, elle se sentait si légère. Dans ses mains, elle devenait une plume virevoltante. Il la faisait valser lentement. Collée à son torse, elle se découvrait plus volage. À son tour, il faisait d'elle cette perle d'en un écrin de velours. Des bulles pétillaient dans le creux de son ventre. Ses doigts prenaient soin de chaque parcelle de peau, bichonnaient ses fesses et remontaient le long de ses reins. Il entretenait sa belle avec la délicatesse et découvrait avec gourmandise chaque grain de beauté.

Avec agilité, il fit glisser les bretelles de la robe. Le tissu échoua à ses pieds. Charmé par sa poitrine. Il saisit les tétons entre son pouce et son index, petits joueurs, ils titillaient leur extrémité avec malice. Comment pourrait-il résister ? Sa bouche vint à son tour s'emparer de cette friandise. La langue lécha avec gourmandise ces perles exquises. Son invité frétillait, des friselis galopaient sur ses bras. Quand il prolongea son étreinte, elle ne put contenir un gémissement. Il était prévenant et bienveillant. Elle n'avait jamais connu autant d'attention. En peu de temps, il l'avait envoûtée et les degrés augmentaient. Dans tout son être une onde de bien être se diffusait, vaporeuse et merveilleuse.

Il déposa sa beauté sur le bar qui d'usage servait pour les dégustations de précieux nectars. À cette heure tardive, le millésime avait une autre saveur. Lentement, il écarta les cuisses de sa partenaire pour s'abreuver de sa subtile rosée. Avec délicatesse, il posa sa langue à sa source. Le contact charnel de l' oblongue l'emporta vers des cieux mouvementés, le moelleux de ce grand cru était s'en nul autre pareil, il se saoulait sans modération. Chaque assaut de sa bouche sur l'ourlet de ses lèvres intimes provoquait une explosion des sens. Elle se trémoussait, dès qu'il poussait le bouchon un peu plus loin, des râles explosaient et avec eux des jets de plaisir. Quand il pénétra sa caverne inondée, elle exulta.

Elle se sentait tellement bien dans ses bras
Dans les cépages poursuivirent leurs ébats
Témoin, la lune de son halo, les berca.

Il appréciait cette jolie mignonnette
Avec elle l'amour c'était vraiment chouette
Lâcher prise sans se prendre la tête.

Elle lui avait offert son attention
Savourant son sexe avec délectation
Prodiguant de formidables sensations .

Il s'attardait sur ses courbes voluptueuses
Avec ferveur traçait ses formes généreuses
Paresser avec une langueur fabuleuse.

Dans les vignes en cet après-midi de juin
Un couple élégant avançait main dans la main
Dans leurs yeux brûlaient leur amour rouge carmin.

Attrape rêve

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