Bienvenue à El Paso ! Chapitre 3 - ...Rien ne va plus...

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  Le soleil était haut dans le ciel en ce milieu de journée et, malgré les mois d'hiver qui s'annonçaient, la chaleur régnait encore lorsque le gamin se dirigea vers le bureau du shérif. En contrepartie du service qu'il s'était engagé à lui rendre, l'étranger avait demandé un entretien avec lui, le précédent ayant été quelque peu interrompu par les effets secondaires de l'alcool. De très bonne grâce, le shérif avait accepté, si bien qu'il avait quitté son bureau peu après le déjeuner. Mais il était parti avec plus de questions qu'il ne voulait de réponses, à commencer par le nom de l'étranger... Comment diable faisait-il pour toujours éviter de lui révéler son identité ? À croire que la situation tournait toujours en sa faveur. Mais à retors, retors et demi ! Lorsque l'aide qu'il lui avait promise serait arrivée, il saurait lui faire cracher le morceau. Pour l'heure, il entamait une ronde avec ses adjoints dans la ville et ses alentours, laissant ces deux inconnus à leur récréation.

- C'est dégueulasse que l'shérif vous laisse pourrir ici, maugréa le gamin.

- Allons, ne t'en fais pas. Hormis la poussière, la décoration rustique et les quelques cloportes qui ont élu domicile dans ma paillasse, je n'ai pas à me plaindre...

- Mais c'est pas juste ! Vous méritez pas d'êt'là !

- Mon garçon, je t'en prie, essaie d'apprivoiser ta langue. Tes contractions sont une torture plus efficace que la vacuité d'esprit de mon hôte. Par ailleurs, sache que je me trouve exactement là où je veux être...

- J'ai été élevé au milieu des vaches et du purin, moi ! J'ai pas eu la chanc' d'avoir des liv' et une fourchette d'argent dans l'cul, moi ! râla-t-il.

- Il n'est jamais trop tard pour apprendre... rétorqua l'étranger sur un ton bienveillant.

- Comment ? demanda le gamin, radouci.

- Quel est ton nom ?

- Tout l'mond'm'appelle "Little Jim", m'sieur...

- Sottises ! Je te demande ton nom complet, lança l'étranger sur un ton plus ferme.

- Jamie... Jamie J. Brett...

- Voilà ce que je te propose, Jamie. Si tu acceptes d'améliorer un tant soit peu ta personnalité, je te promets de tout mettre en oeuvre pour rendre justice à tes parents.

- Vous délirez ! Faudrait vous en prendre à toute la ville !

  L'étranger ne releva pas sa remarque. Après un bref silence, il lui dit en tendant une main :

- Acceptes-tu ?

  Sans plus attendre, Jamie la lui serra.

- De toute façon, j'ai rien à perdre..., déclara-t-il.

- Fort bien. À l'avenir, je te demanderai donc de bien vouloir laisser tomber les contractions laborieuses et inutiles...

- Bien m'sieur...

- Mon-sieur, répéta l'étranger en articulant les syllabes.

- Monsieur...

- Bon début. Alors dis-moi, ce shérif, cela fait longtemps qu'il est en poste ?

  Jamie marqua un temps avant de répondre.

- Pas du tout. Il a été élu après la mort de mes parents. C'était l'adjoint du shérif précédent avant...

- Le précédent est décédé ?

- Non non, il est parti...

- Ebranlé dans ses convictions face à des citoyens qui n'avaient pas la même vision de la loi que lui ?

- Bah comment vous le savez ?

- Evite les "ben" et les "bah", je te prie... Et je commence à comprendre le fonctionnement de cette ville...

- Moi toujours pas.

- C'est tout à fait normal, tu es encore un peu jeune. Et les actuels adjoints, que faisaient-ils avant ?

- Oh, ils ont pas l'air comme ça mais ils sont mauvais...

- Anciens soldats ?

- Pas vraiment. Enfin, si ! Ou plutôt, non. Ils étaient franc-tireurs aux côtés des Confédérés. Après la guerre, leur groupe s'est éparpillé. Mais ces sept-là sont restés ensemble et ils se sont installés ici. Ils s'étaient reconvertis en chasseurs de prime et, au fil des années, je sais pas très bien comment, ils se sont fait bien voir par la population. Si bien que quand Dicks est devenu shérif, il les a aussitôt nommé ses adjoints pour gagner l'estime de la population. Et ça a marché, putain...

- Evite ce langage...

- Pardon...

- Donc, ces adjoints ne doivent pas beaucoup apprécier les noirs. Je me trompe ?

- Monsieur... on est dans le sud, vous savez...

- Certes...

  Il ne voulait pas encore lui dévoiler ses pensées, mais à présent, il pouvait imaginer effectivement sans se tromper comment était régie cette ville et quels étaient les idéaux qui coulaient dans ses veines...

- Vous comptez faire quoi, du coup ?

  L'étranger mit un temps avant de lui répondre, plongé dans sa réflexion.

- Je compte faire au mieux... Cependant je voulais te demander... Tu connais le petit Tommy ?

- Evidemment ! On se connaît depuis plusieurs années... Je suis allé le voir hier soir, d'ailleurs.

- Comment va-t-il ?

- Il irait moins bien s'il avait vu la tête de son oncle...

- Je me doute... Et c'est un bon ami ?

- Pour sûr ! C'est même l'un des seuls que j'aie...

  L'étranger se leva alors de sa paillasse, s'approcha de lui et lui posa une main sur son épaule à travers les barreaux.

- Jamie, dans les moments les plus durs, il est très important de garder ses amis près de soi...

- J'veux bien vous croire, répondit Jamie.

- ...et j'entrevois de sombres heures pour cette ville...

  Jamie parut soudain plus perplexe.

- Sombre comment... ?

- Assez pour que tu restes avec ceux qui te sont chers...

  Il planta fixement son regard dans celui du jeune homme, lequel ressentit comme une impression de dureté insoupçonnée. L'espace d'un instant, il lui sembla même qu'il ne faisait plus face au même homme. L'intonation de ses derniers mots et la fermeté de sa main sur son épaule ne firent qu'accroître sa perplexité. Il soutint son regard encore un moment, l'esprit plein de questions avant de lui demander :

- Qu'est-ce que je devrais faire pour commencer, d'après vous... ?

  L'étranger esquissa un léger sourire et lui répondit :

- As-tu conservé le revolver de notre "imprévu alcoolisé" de l'autre jour ?

- Même son ceinturon...

- Alors, fais-en bon usage...

  Son épaule libérée, Jamie se leva en adressant un regard entendu à l'étranger et se dirigea vers la porte donnant sur la rue.

- Ah, Jamie...reprit-t-il, durant les prochaines vingt-quatre heures, évite les lieux trop fréquentés...

- Bien... Mais au final, je ne sais toujours pas qui vous êtes...

- "Au final", tu le sauras, mon garçon... lui répondit l'étranger avec un nouveau sourire.

  Sur ces mots, Jamie lui rendit son sourire, tourna les talons et quitta la pièce pour retrouver l'agitation des citoyens nauséabonds d'El Paso.

  Il savait qu'il n'était pas très futé, pourtant il avait bien conscience que l'étranger venait de le mettre en garde contre quelque chose... Quelque chose qui allait arriver bientôt qui plus est. Mais il était bien en peine de savoir quoi ou de s'imaginer ce qui allait se produire. Et visiblement, seul l'étranger savait ce que leur réservait l'avenir. Bien décidé à suivre son conseil, il rentra chez lui récupérer le revolver et en faire bon usage...

  Lorsque la nuit tomba, les rues se désemplirent peu à peu de leurs badauds. Les commerçants retournaient l'affichette accrochée sur leur porte d'entrée et le saloon récupérait tout ce que El Paso comptait d'ivrognes, de femmes aux moeurs légères, de tricheurs, de bagarreurs, de vieux solitaires, d'âmes en peine et de gens passage. Même les adjoints du shérif s'y trouvaient, comme chaque soir, pour profiter de la vie. Jamie, lui, était resté tranquillement dans la maison familiale. En entendant au loin l'animation qui régnait dans la ville, on était loin de penser qu'il pourrait arriver quelque tragique événement... pourtant là-haut dans le ciel, la lune était gibbeuse dans sa phase croissante, ce qui signifiait qu'elle serait pleine dans trois jours environ. Tommy lui avait raconté ce qu'il avait entendu dire par les deux hommes la veille tandis qu'il était à moitié inconscient. Voilà qui ne présageait rien de bon. Mais il aurait donné cher pour avoir ne serait-ce qu'une idée de la manière dont les événements se déclencheraient. Dans le même temps, au-dehors, du lointain lui parvenait le bourdonnement d'un groupe de chevaux au galop...

  Jamie se dirigea vers une fenêtre d'où il pouvait avoir une vue sur l'entrée de la ville et scruta l'horizon. C'était comme un rêve. Dans le silence le plus profond, seule la cavalcade trahissait l'arrivée de ces hommes. Leurs vêtements étaient aussi sombres qu'un ciel de nuit et leurs poitrines semblaient étinceler par intermittence. Tout autour d'eux, ils soulevaient des nuages de poussière sur leur passage, donnant à l'ensemble une aura spectrale. Quelques minutes après, et malgré la distance, il put voir sous les rayons de la lune le premier d'entre eux mettre pied à terre dans la rue principale et se diriger vers le saloon.

  Dès son entrée dans la salle, l'individu fit forte impression, surtout de par la tenue qu'il arborait. Les discussions cessèrent immédiatement, plongeant le lieu dans le calme pour la deuxième fois depuis l'arrivée de l'étranger deux jours plus tôt. L'individu resta immobile un moment à l'entrée, observant les visages alentour.

- Vous ! lança l'individu à l'homme bedonnant qui se tenait derrière le comptoir. Vous êtes le gérant de cet établissement ?

- Pour sûr, ouais ! répondit le barman. Je peux vous servir que'qu'chose, monsieur ?

- Major... rétorqua l'individu.

- Pardon ?

- Je suis le Major Général Edward Hatch, commandant du district du Nouveau-Mexique, déclara le militaire.

- Ma foi, Major, on voit pas passer souvent des militaires par ici... Bienvenue à El Paso ! Pour la peine, j'vous offre un verre !

- Désolé, mais mes hommes m'attendent.

- Eh ben qu'ils viennent Major, qu'ils viennent ! s'exclama le barman jovial. Vous avez dû faire un long ch'min, vous pouvez bien boire juste un verre !

  Imperceptiblement, le Major esquissa un sourire.

- Voilà un homme qui a de la fierté pour l'armée de son pays ! lança-t-il en caressant sa moustache de deux doigts.

- J'ai été soldat, Major, ça s'commande pas...

- Un homme prêt à mourir pour son pays, en somme !

- C'est ça ! J'ai failli y passer à Gettysburgh !

- Tout comme moi, mon cher !

- Confédéré ?

- Hélas pour vous, non...

- Ah..., fit le barman déstabilisé.

- Mais qu'importe. La guerre n'est-elle pas finie depuis quinze ans ?

- Ouais, z'avez raison...

  Cependant que le barman rassemblait une grande quantité de verres vides sur le comptoir, le Major se tourna vers la salle.

- Mesdames et messieurs, soyez fiers de votre hôte ! lança-t-il.

  Puis revenant au barman :

- Quant à votre proposition, je pourrais vous remercier au nom de mes hommes mais je pense qu'ils préféreront le faire d'eux-même !

  Tout en parlant, le Major cheminait à nouveau entre les tables vers la sortie. Au-delà des portes, chacun put l'entendre s'exclamer : "Régiment ! Pied à terre !" avant qu'un groupe d'hommes ne fasse irruption dans le saloon. Pas moins d'une quarantaine de soldats firent leur entrée à la suite du Major. Et cependant qu'ils se dirigeaient vers le comptoir ou les quelques tables encore libres, l'atmosphère dans la salle devint de plus en plus pesante. De retour au comptoir, le Major fit face au barman, le teint livide à ce moment-là. Chacun des hommes ôta son feutre, dévoilant pour la plupart, un visage à la peau d'ébène.

  Depuis l'étage supérieur, surplombant la salle, un observateur suivait avec attention le déroulement de la scène.

- Eh bien, ce verre ? demanda le Major en dévisageant le barman.

- Ben...

- Y a-t-il un problème ?

- Ben... C'est vraiment vos hommes ? murmura le barman en désignant du menton certains soldats.

  Le Major balaya la salle d'un regard. Tous ses hommes se reposaient enfin après le périple et échangeaient joyeusement entre eux, partageant quelques éclats de rire. Puis il revint au barman l'air imperturbable.

- Sans l'ombre d'un doute. Pourquoi cela ?

  Le barman resta silencieux quelques instants avant de répondre :

- On accepte pas les noirs dans c'saloon...

- Vous dites ?

- ...même à El Paso tout court...

- Je crains d'avoir mal compris, monsieur. Mon oreille me jouerait des tours ? dit le Major en lui jetant un regard lourd de reproches.

- J'peux pas servir vos... hommes...

- Et pourquoi ? lança le Major dont les oreilles commençaient à rougir de colère.

- À El Paso, on veut pas d'noirs !

- Et pourquoi ?

- Ben c'est la loi... c'est comme ça..., déglutit le barman.

  Le Major l'observa durant de longues secondes avant de dire d'un ton neutre :

- Allez me chercher le shérif, j'aimerais apprendre à connaître votre loi...

  Sans même essayer de discuter, le barman s'adressa à un homme au bout gauche du comptoir.

- Eh Bob ! Tu peux ram'ner...

- N'en faites rien... "Bob"... monsieur le barman s'en chargera lui-même..., intervint sèchement le Major.

  À ces mots, le dénommé "Bob" reprit sa position campée au comptoir sans quitter des yeux le militaire, l'air indécis autant qu'inquiet. Dans le même temps, le barman ne pouvant supporter davantage le lourd regard du Major, il s'activa vers la sortie. Après son départ, le Major Hatch vint se mettre derrière le comptoir et commença à remplir les verres alignés à la suite sans relever la bouteille.

- Pour le régiment du Nouveau-Mexique... Whisky ! lança le Major.

  Tous ses hommes accueillirent la nouvelle à l'unisson, donnant un nouveau départ à leurs conversations enjouées. Un homme par tablée vint récupérer les verres pour ses camarades tandis que ceux accoudés au bar dégustaient déjà le liquide ambré. Les citoyens qui avaient pris leurs habitudes en ce lieu regardaient impuissants la scène qui se déroulait tout autour d'eux sans qu'ils ne puissent -ou veuillent !- faire quoi que ce soit. Ils découvraient désormais une tout autre ambiance, tout en se sentant étrangers dans leur propre saloon. Dans l'inconscient collectif, la vie à El Paso venait de connaître un premier tournant.

- Et afin de prouver à la population de cette ville que l'armée des Etats-Unis d'Amérique est aussi tolérante qu'altruiste, reprit le Major, cette dernière lui offre une tournée générale !

  Des exclamations de joie résonnèrent dans le vide de la salle, tandis que le Major alignait de nouveaux verres avec l'aide de quelques soldats.

- Bien parlé ! lança l'un.

- Ouais ! À l'armée ! dit un autre en levant son verre.

- À l'armée ! répétèrent plusieurs autres.

  La seconde d'après, c'est toute l'assemblée qui brandit son whisky à l'unisson.

"À l'armée !"

- Wohwohwoh ! C'est quoi c'bordel ! éructa le shérif en débarquant dans le saloon.

  La bonne ambiance n'aurait duré qu'un temps. La voilà déjà qui retombait.

- Vous devez être le shérif ? demanda le Major.

- Un peu, ouais ! Et vous ! Z'êtes qui ?

- Le barman d'un soir.

- Vous foutez pas d'moi ! Vot'nom !

  Un coup de feu éclata soudain dans le grand espace vide tandis que le chapeau du shérif s'envola de sa tête sans crier gare. De sa main droite, le Major tenait son revolver au canon encore fumant cependant qu'il continuait à remplir les verres de sa main gauche, sans trembler.

- Les règles de base de la politesse veulent que l'on se découvre en entrant dans un lieu public et à plus forte raison lorsque l'on est en présence d'une femme ou d'un militaire ! s'indigna le Major.

- Qui me dit que vous êtes bien militaire, hein ? rétorqua le shérif.

- Et qui me dit que vous êtes bien shérif ? Qui plus est, un shérif devant souvent se salir, je l'imagine mal tout de blanc vêtu...répondit le major du tac au tac.

- Mon étoile vous suffit pas ? s'emporta le shérif.

- Peut-être brille-t-elle trop pour vous permettre de voir mes galons ?

- Bon ! Mettons qu'vous êtes militaire, lança le shérif bien qu'il ne put cacher un agacement prononcé, qu'est-ce vous foutez dans ma ville et derrière le comptoir du saloon en plus ?

  Il se pencha pour ramasser son chapeau, le visage rouge de colère.

- J'ai cru comprendre que la ville avait besoin d'un nouveau barman...

- Un nouveau barman ? Qu'est-ce vous m'chantez là ?

- Nous avons été informé par un de vos citoyens que la ville d'El Paso nécessitait un nouveau gérant pour son débit de boisson...

- Le barman, il est là ! balança le shérif en désignant l'homme bedonnant derrière lui.

  Un nouveau coup de feu retentit suivi d'un bruit lourd. Celui d'un corps tombant à la renverse. À deux pas derrière le shérif, le barman venait de s'écrouler d'une balle en pleine tête. Sous l'effet de la surprise, le shérif fit un bond, découvrant au passage son épaule et le haut de son bras gauche tacheté de sang frais.

- L'on peut également considérer comme mal élevé le fait d'interrompre une personne lorsqu'elle est en train de parler...

  Le shérif, dont la colère avait franchi un nouveau stade, porta la main à sa crosse. Un cliquetis l'empêcha cependant de peser son geste : le Major venait de le mettre en joue.

- Je disais donc que la ville d'El Paso nécessitait un nouveau gérant pour son débit de boisson ainsi qu'une aide non négligeable dans une guerre indienne à venir...

  Le Major jeta la bouteille vide à ses pieds et en sortit une autre sous le comptoir.

- Une guerre indienne... ? répéta le shérif.

- Une guerre indienne, répéta le Major.

- C'est à vous qu'l'étranger a télégraphié, alors ! s'exclama le shérif.

  Le Major rengaina son revolver.

- Mais pourquoi vous avez descendu c'gars ? reprit le shérif. Il avait rien fait, bordel ! Et en tant que représentant de la loi...

- À compter de ce soir, je suis le seul représentant de l'ordre dans cette ville ! l'interrompit le Major.

- Mais..., balbutia le shérif, interdit, son chapeau à la main.

  Le Major prit alors un dernier verre qu'il posa sur le comptoir avant de le remplir d'une dose généreuse de whisky. Puis il le leva vers le shérif en arborant un grand sourire aux lèvres :

- Un whisky ?

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