Chapitre 16 - Escale à Paris

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  Le voyage a duré une éternité. Environ sept heures pour être exacte. Nous avons profité de ce moment de répit pour prendre de quoi manger dans l’avion, même si les prix nous ont fait halluciner. Le voyage s’est bien passé, du moins dans le calme. Nous n’avons pas vraiment osé parler, de peur de dire quelque chose qui nous trahirait si un autre passager l’entendait. Seuls les pleurs d’un bébé à quelques sièges des nôtres a brisé ce silence pesant, rendant l’ambiance plus pesante encore.

  C’est donc ainsi que nous avons rallié la France, dans un voyage calme nous concernant, mais absolument pas reposant. Nous sortons donc de l’aéroport avec une lenteur traduisant notre épuisement mental. Sans vraiment savoir où nous allons, nous naviguons entre les rues de Paris. Puis regardant dans un coin de rue au hasard, j’ai aperçu un café à l’aspect moderne, dont l’affichage en vitrine indiquait qu’ils proposaient des ordinateurs à “louer”, normalement fait pour jouer à des jeux-vidéos. J’attrape alors le bras de Misty, l’arrêtant dans sa marche. Je prends aussitôt l’initiative de lui montrer ma découverte alors qu’elle m’interroge du regard. Cependant, même après avoir vu la raison de mon arrêt soudain, elle ne comprends toujours pas où je veux en venir.

  • Tu veux jouer aux jeux-vidéos ? C’est pas trop le moment tu sais… fit-elle.
  • Mais non je sais bien, je veux dire, on connait le nom de ma tante, mais on a aucune idée de l’endroit où elle vit… Le seul moyen de le savoir c’est internet, donc…
  • Oh, je vois ! Allons-y dans ce cas, mais je ne parle pas très bien français…
  • Ne t’en fais pas, je m’en occupe, j’ai appris cette langue depuis toute petite.

  Sans plus attendre, elle s’empare de mon poignet et nous entraîne à l’intérieur de ce bar à jeux. Après une courte discussion avec le gérant, celui-ci nous débloque l’accès à un ordinateur et nous apporte des boissons que nous avons commandées au passage. Un rapide remerciement et nous voilà devant l’écran allumé, une page de recherche ouverte. Je tape alors la seule information que je connais sur cette personne, c’est à dire son nom et prénom. Lana Leroy. Le problème, c’est que j’obtiens toutes sortes de résultats, pas l’un plus pertinent que l’autre. Au fil de mes recherches, je tente d’associer ce nom avec celui de ma mère, Mila Uila, et même de mon père aussi Ethan Uila. Mais rien n’y fait. Rien ne semble nous lier avec une certaine Lana. Et même, les noms de mes parents ne donnent rien, comme s’ils n’avaient jamais existés…

  J’ai presque abandonné tout espoir, naviguant au hasard sur internet, là où les résultats concernant Lana me mènent. Mais c’est alors que je suis tombée sur un site qui m’est complètement inconnu. Sur ce dernier, un profil du nom de Lana Leroy est apparu dans les résultats de recherches. Ce qui m’a frappé, c’est la photo de profil. La ressemblance avec ma mère est frappante, elle a le même air, la même douceur dans le regard… C’est elle, sans aucun doute. Même Misty est subjuguée par la ressemblance. Par chance, son profil indique la ville où elle réside : Orléans. C’est assez proche de Paris, nous avons de la chance. Il m’a suffi de quelques clics en plus, grâce aux nouvelles infos que je viens de trouver, pour avoir l’information dont nous avons besoin. J’ai alors noté son adresse sur un papier, puis j’ai cherché un moyen de nous y rendre. Le plus simple étant en train, nous avons trouvé le trajet jusqu’à la station desservant Orléans, se nommant la gare d’Austerlitz. Mais la route à pieds durant normalement près de six heures, il nous fallait prendre un taxi pour nous y rendre. Avant de quitter le bar, après avoir fini nos verres respectifs, j’ai prit l’initiative de demander au gérant s’il était possible d’appeler un taxi pour nous. Il a très gentillement accepté et nous sommes donc sorties du bar à l’arrivée de la voiture, prenant soin tout de même de payer notre location et nos boissons.

  Sans plus attendre, nous avons filé vers notre destination à bord du véhicule. Après un peu plus d’une demi-heure, nous sommes arrivées à la gare, dont nous avons rejoint l’entrée. Notre escale à Paris touche à sa fin.

  Après avoir récupéré les billets au guichet, nous avons rejoint notre quais et nous sommes installées à nos sièges, sans vraiment savoir comment nous repérer dans ce dédale de nombres sur les sièges et de wagons mal indiqué. Nos billets nous indique que le voyage va durer une heure, temps pendant lequel nous en avons profité pour nous reposer.

  Le trajet a alors été rapide pour nous, puisque nous avons dormis une bonne partie de ce dernier. Nous sommes donc descendues à Orléans, plus précisément à la gare des Aubrais. Tout ce que nous avons désormais, c’est ce petit bout de papier sur lequel j’ai noté l’adresse ainsi que des indications pour la rejoindre depuis la gare. Mes notes sont peu précises alors j’espère que nous n’allons pas nous perdre.

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