Sonnet à l'orpheline de Scio

Moins d'une minute de lecture

Derrière le vert émeraude se cachent

Des lieux de terres dévastées et stériles,

Gorgées du sang chaud déversé par les haches,

Se reflétant dans une main lasse et fébrile.

Et dans la chevelure brune transparaît

Les spirales infernales de flammes agitées

Qui rongent et torturent l’apathie sans l’étreindre :

Le feu sourd et atone que rien ne puisse éteindre.

Les nuages jaunis portent les stigmates,

Brûlant encore du brasier incandescent.

Pertes et cœur étouffés sous le tissu mat

D’un blanc crémeux puis sale, là où, s’égarant,

Les yeux fixent les âmes aimées et damnées,

Soulignés d’une triste cédille écarlate,

Qui se perd dans l’eau claire des iris fatiguées.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Vous aimez lire Chloé T. ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0