Les mots sucrés salés (suite)

13 minutes de lecture

Ô silence

Si je me tais pour te laisser parler

Immerges-tu en mon cœur la souffrance

Ligues-tu ma parole à ma pensée

Ensemencé dans la terre des sons

Noir soleil des particules muettes

Cauchemar des fins de conversation

Entendras-tu ma prière pour t'écouter

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Dans les campagnes brunes, blondes

S'écoule le vent automnier

Autour des arbres séculaires

Tandis que le ruisseau inonde

Les airs de son chant familier

Guidé par les champs parcellaires

Les jupons émoussés abondent

Sous l'arc roux du chapelier

Rosée sanguine du lactaire

Les orages désespérants

Sous l'œil attentif des nuages

Brisent la nuit d'éclairs violents

L'été a forcé le passage

Autour des arbres séculaires

Au rythme des coups de canon

Dansent des ombres débonnaires

Dessus la tombe des saisons

Ne pas embrasser les solstices

Quand décembre se joue de juin

Où trouver la moindre Injustice

Dans le baiser froid sibérien

Si le mal était hivernal

L'astre blond ne serait que lune

Et de mon rêve automnal

Ne resterait que la nuit brune

Les nuages entouraient la lune égarée

Lui montrant le chemin qui mène à l'horizon

Perdue dans le ciel lourd aux couleurs bigarrées

Les elfes de la nuit soufflaient à son giron

Il faut fuir avant que l'aurore dévorée

Par l'arrivée du soleil sur fleurs et bourgeons

Par la lumière sur les âmes déchirées

Ne vienne des tréfonds assombrir ta raison

Pluie! Nourrit le ruisseau que la montagne enfante

Conduit son bras tordu vers un fleuve plus fort

Que les plaines, et les collines, et les pentes

N'empêcheront jamais de rejoindre le port

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Les mots s'enflamment sous la table

Serpents sifflez vos vérités

Devenez grands chers misérables

Quand vos vertus, vos vanités

Empoisonnent tout ce qui pousse

Oui! Tremblez si l'abeille tousse

Car le vaccin pour vous sauver

Vit dans la fleur assassinée

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Fable ou "conte à rebours"

Rien ne fût comme avant

Les arbres, les forêts perdirent leurs parents

Les poissons se cachèrent des océans

Seul le soleil resta le reflet permanent

De la brillantine sur des cheveux défaits

Les gens n'en finirent pas de déménager

D'une prairie sans herbe à un rocher fleuri

De roses synthétiques aux pains étaminés

L'automne en juillet sur des parterres jaunis

Et puis quelqu'un écrivit sur le sable

Entre deux mers, entre deux marées d'éternité

Les vagues découpèrent comme un sabre

La fine feuille de papier salé

Et le monde mourut d'ignorance et de paix

Sans guerre en mangeant à sa faim

Pourrit de l'intérieur par le banquet macabre

Sans connaître les vers du poète marin

"Aucune parcelle du ciel n'est à vendre

Et aucune âme ne doit s'y rendre"

C'était mal connaître l'être humain

Qui confond souvent progrès et confort

Oublie que de la nature le bien commun

Ce sont aussi les animaux et la flore

Après les océans, le ciel fût une poubelle

Avec des frontières entre les horizons

Du micro-plastique polluant le plancton

Nous passâmes aux congés dans le ciel

Dans des bulles avec vue sur la terre

Admirant le gris au lever du soleil

De cette tombe ronde sans cimetière

Perdre son nom de planète bleue au réveil

La plongea dans un long sommeil

"Dis papa c'était quoi une girafe"

"Demande à ton grand-père, il connaît toutes les anciennes plantes"

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L'élite des mots d'amour, synonymes, rimes

S'évadent de mon cœur prisonniers du cerveau

Trouvent refuge dans tes yeux pour ce doux crime

Serrures et verrous, de la clé au trousseau

De noyé ou voler je choisirai les cimes

Cacherai le soleil au plus beau des caveaux

Si un jour la douleur se dessine en victime

Joutes verbales assombrissant le tableau

Regards amoureux que la colère décime

Et l'oubli des serments de l'autel aux anneaux

Restera dans les yeux que ce profond abîme

Où se meurent les cœurs, où se meurent les sots

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Depuis que ce monde existe qu'avons nous fait ?

De nos jours, de nos souvenirs, qu'avons nous fait ?

La nuit est pareille au jour, l'étoile le sait

Du rêve éclairé ne renaîtra pas l'amour

Alors dormons puisque rien ne nous effraie

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Petite âme, ma douce amie

Soleil de mes soirées chéries

Depuis sur les chemins, partie

Laisse en mon cœur un feu éteint

Le ciel enfume mon destin

Défait mes pleurs et mon chagrin

Par ma plume saigne ma main

Griffe la douleur endormie

Petite âme, ma douce amie

De ce drame, cette infamie

De ce dénouement déplorable

Qui ne ravira que le diable

De nos pauvres vies, une fin

À nous de voir ce que chacun

Pourra faire du genre humain

Et de nos valeurs enfouies

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L'horloge fuit le temps qui passe

Tic tac tic tac tic tac tic tac

Truculent rythme cardiaque

Tactique du cœur qui se lasse

Du jour, de la nuit, de la pluie

De la mer et de son ressac

Traînant des pieds son flot tranquille

Où les canaux se font fragiles

Le cœur se moque des impasses

Battre toujours au fond du sac

À remplir le seau de la vie

Exister comme par magie

Et se nourrir d'une eau croupie

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Une mariée le long des quais de l'amour

Suit le reflet troublé de sa robe du jour

De sa dentelle entrecoupée d'ombres rebelles

Tissu létal sous l'arche de l'arc en ciel

Ô protège-la mon ange tant que tu peux

Fait qu'elle soit l'amie des vents, du froid, du feu

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Et j'imagine un soleil plus bleu qu'une orange

Où le rideau du ciel tomberait sur la terre

Que chaque été donnerait la naissance à l'ange

Qui protège les cœurs des écorces amères

J'imagine une pluie plus sèche qu'un soleil

Où les yeux des prophètes puniraient le ciel

Que chaque hiver serait un printemps de douleurs

Horizon perdu sous les jupes du bonheur

J'imagine l'avenir plus vert qu'un printemps

Où l'illettré écrirait les textes de loi

Que la poésie n'existerait que pour toi

Un billet d'amour contre la gifle du temps

J'imagine mon rêve plus dur que le marbre

Où serait gravé sur le bloc mon épitaphe

Que chaque censeur écorcherait de son sabre

Faisant pleurer dans les soirées mon biographe

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Les années passées ravivent la nostalgie

Elles restent au fond du cœur comme un tombeau

Les fantômes se foutent de nos faits de vie

Ravis de nous mener derrière le rideau

Nous croyons toujours que de ranimer des flammes

Refera partir le feu des amours d'antan

Mais les cœurs délaissés ont repris leur élan

Décorés leurs larmes comme des oriflammes

Nous tarissons d'éloges ce que nous vécûmes

La jeunesse pâmée en leurre du bonheur

Les actes, les mots que nos mémoires exhument

Passent avec le temps en perdant leurs couleurs

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Bonjour tristesse ! Te revoilà mon amie

Tu as abandonné mes plus belles douleurs

L'espoir s'emparant parfois de toutes mes pleurs

Quand le soleil camouflait son nez sous mes nuits

Que reste t-il de nos naufrages trépassés

Ah! De mon fabuleux cœur aujourd'hui trop sage

De nos amertumes au goût sucré de fiel

Que reste t-il de nos amours entrelacées

Personne ne peut venir réouvrir leurs cages

Le temps s'amuse de nos années de sommeil

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Les plus tristes expériences amoureuses

Tiennent de par nos erreurs que l'on croyait vôtres

Avec le cruel départ de la main de l'autre

Là, derrière l'iris de nos âmes pleureuses

S'écoulent alors les jours comme un ru de pluie

Cherchant un chemin pour de futiles bonheurs

Suivant le chant des sirènes en profondeur

Faibles illusions de nos joies englouties

Te voilà donc ! Paix intérieure en otage

Ma plaie de cœur s'ouvre sur ce charmant terminus

Le bleu de l'azur contre le noir de l'orage

Quoi de plus reposant que de renaître sage

Quitte à regretter tous les abus de Bacchus

Le vin dans mes veines n'est qu'un factice usage

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Elle était sereine sous son manteau de plumes

La pie

L'encre de ses ailes écrivait des poèmes

Dans le ciel

Que les noirs nuages gommaient sans amertume

Sous la pluie

Restait la nuit pour vanter les contes à thèmes

Du soleil

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Habillé par mes fioritures

En manteau nacré de doublures

J'enfile mes deux bras de mer

Et vogue sous un ciel amer

Le cœur en berne de mon deuil

Au fond de moi, un vague orgueil

Me ramène sur le rivage

Alors parfois s'éteint ma rage

Habité de mon âme en tôle

Du nerf d'acier au jeu de rôle

Dans le manteau nacré d'orgueil

La mort prodigue à mon cercueil

La plus délicate doublure

Ainsi gisent en paix nos corps

Sur fond de luxe et de couture

Autour du bois vernis qui dort

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Nouveau concept : l'alexandreux... Douze pieds + un

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Ma chérie chantait le soir sur un rayon de lune

Le souffle de son corps éteignait les âmes vives

L'ombre de ses rêves dansaient au fond des lagunes

Autour des ravines du cœur que le temps ravive

Danse mon amour ! Danse

Que tes pas de ballerine balaye la crasse

Et la pisse des pensées vierges nauséabondes

Sur le requiem de la bêtise de ce monde

Et les requins qui bâtissent et puis se prélassent

Donne-nous le désir courageux du désespoir

Désuètes illusions de nos cauchemars

La passion détonne quand la raison s'égare

Reste la cruauté dans la beauté d'un regard

À l'heure du matin où les malfaisants dorment

Gisent les draps torturés dans la nuit des couteaux

Gonflés comme des ballons par des genoux difformes

Où vient mourir le vent sur la cuisse des bourreaux

Allez! Sortez la tête de ce capharnaüm

Hé oui ! Souvenez-vous que l'on vous nomme des hommes

Et soyez maudits ou sanctifiés peu importe

Tant que la mort passe ou pas le pas de votre porte

Tous ces visages en pleurs sous des lunettes noires

Découvrent leurs forces dans les tombeaux et la gloire

Mais au moment de partir dans un dernier soupir

S'accrochent au doux brouillard dont ils ont souvenir

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La paupière livide du sanglotant plaisir

S'ouvre comme une aurore sur des seins grelottants

L'éphémère bonheur dans la douleur des géants

Au moment où la pensée dépasse le désir

Sur la peau défaite, le sillon creux de l'étreinte

La vapeur rose sortant des bouches allaitantes

Les baisers mêlés aux filets de la lune éteinte

Se noient dans les yeux d’agate aux envies ruisselantes

Du cri de rage à l'humilité du cœur plaintif

Les corps rabattus se fondent en statue de sel

L'ironique souffrance échappe à l'acte charnel

Dans la mémoire perdue des embrassés chétifs

Seul au monde avec la tête dans les lèvres fraîches

La langue mauve récolte le miel du délice

Sans la moindre résistance ni le moindre vice

Le lait chassieux s'écoule au milieu de la laîche

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La nuit

Tout dort

L'air si pur s'endort

Et je rêve encore

Le jour

Étend son linge d'or

Sur mon dos qui se tord

Sous le feu qui colore

La lune s'efface devant le soleil

Jusqu'au soir le ciel s'allume de bleu

La vie, rien que la vie autour du Dieu

De la nature, des nuages et des corneilles

Tout autour du Dieu des hommes, les anges

Pareils à ces coléoptères lumineux

Qui nous montrent dans la nuit le chemin des cieux

Et nous laissent le matin les deux pieds dans la fange

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Retour aux alexandrins

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Les jours de tempêtes où la mer défilante

Sous le regard voilé de la lune étonnée

Envoie ses fiers enfants aux vertèbres saillantes

Mourir sur les rochers en soldats mal armés

Le songe d'une voile aux gréements libérés

Rugissante des cris de futurs naufragés

Dans un rai de lumière s'en va dépassée

Par de ventrus terrils mouvants et affamés

Puis un lac argenté comme une triste flaque

L'œil rouge des matins de beuverie en plus

Sur le haut des vaguelettes et résidus

Finira son épopée dans l'horizon flasque

La mer s'endort alors sous son phare allumé

Des oiseaux en retard se pressent de rentrer

Tout est paisible ce soir, tout est régulier

Et l'on entend simplement la mer respirer

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Sous ses yeux, la paix mortelle, belle, éternelle

Les bras en croix exsangues sur un corps d'ivoire

Voguent les bougies de suif sur plis de flanelle

Et les fumées de vœux aux pieds des encensoirs

Le son gras de l'orgue jouant De profundis

S'élève vers le ciel envoûtant de l'église

Se pose sur ses pâles joues comme une bise

Comme le ferait la Sainte femme à son fils

Le bois de chaire pour des sermons sur la chair

Vice et cupidité sont déjà dans la place

L'homme devient bon quand il n'est pas à sa place

L'avidité dans sa quête de vouloir plaire

Quand les démons de l'âme exhortent la faiblesse

Certains changent le chemin de croix en caresses

Et franchissent les barrières que l'âge impose

Pour déposer leurs mains entre des cuisses roses

La pénitence par procuration papale

Couvert par la foi et la prière du soir

Du bonnet de curé à la mitre orientale

Le fil de laine ou d'or dans le noir reste noir

Vierges infécondes au petit corps naissant

À la faible chevelure, au crâne luisant

Qui peut bien croire aux idées vagabondes

Que votre cœur tournoie dans l'air comme une fronde

Ô Dieu tout puissant dans ton infini pardon

Que l'on prie l'âme chrétienne ou mahométane

Du désert du Soudan aux dalles vaticanes

On ressent la douleur au nom des religions

Il semble que l'enfer soit bienvenue sur terre

La peur de l'au-delà, une sauce douce amère

Et que rien n'y fasse, même les punitions

Ne trouvent une raison dans la flagellation

(

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Je t'admire autant que le dôme de la nuit

Mon amphore des ténèbres, ma beauté brune

Je t'adore à genoux dans mes rêves bannis

Enivré de pensées tristes et taciturnes

Ta froideur orne mon cœur de la gravité

Qu'ont dans le ciel âcre les astres sans lumières

Je suis comme un cheval fourbu sur sa litière

Qui aura tant couru et si peu embrassé

Je connais dans tes yeux ce beau soleil couchant

Qui enlise les cœurs et cache les abîmes

Je veux renoncer avant que le temps m'abîme

M'évader de tes mots, vivre confusément

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Quand je pense vouloir sans jamais désirer

Je sens en moi cette coulure, cette pente

De ce bas plafond, je ne vois que la charpente

Au lieu d'y percevoir un ciel illuminé

Quand je pense à ce corps que les autres comtemplent

Comme un instrument de désir, un feu sacré

J'y vois de la cruauté, l'entrée de son temple

Par la fente velue prête à me sacrifier

Alors, je suspends le temps de son vil cortège

La vue de tout regard dessine son portrait

De ma prison d'amour dorée de sortilèges

Mon cœur se sent blessé quand l'aurore apparaît

Votre funeste parfum caché sous la peau

Ne peut exister que dans la douleur de l'autre

S'échappant mièvrement de ce front pâle et chaud

Vient endormir mes yeux à jamais dans les vôtres

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Jeunes pousses, frais pétales, forêts, ruisseaux

Maison de la nature où règne le chaos

Vous ! Abeilles ! Demeurez toujours des amies

Accusant les fleurs de nos années d'infamie

De nos esprits salis par la beauté du gris

À se noyer dans le plus étrange des songes

Qui voudrait que la nature aime le mensonge ?

Et quand le bourreau coupe; Entends-tu quelques cris ?

Jusqu'au vermisseau que l'hiver épargne en vain

Que la charrue bouscule à la rosée des heures

Éventré par des becs, arrosé de venin

Meurt à la semence ou quand la graine effleure

Tempêtes et ouragans aux tambours démembrés

Aux orages perdus dans des ciels orangés

Punissent les sols de leurs fouets de lumière

La lande profonde se moque des prières

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Aucun regret

Le parfum de la vie

Le parfum de l'amour

Le parfum de la mort

Aucun regret

Le parfum de la facilité

Le parfum de la docilité

Le parfum de l'éternité

Aucun regret

Le parfum des fleurs

Le parfum du vent

Le parfum de la poussière

Et tous les regrets

Le parfum de l'oubli

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En restant au soleil l'amour s'évapore

En restant sous la neige le caractère se durcit

En restant sous le vent les idéaux s'envolent

En restant dans ton cœur j'habille mon passé

En restant dans ma prison de verre, je brûle

En restant assis j'admire des étoiles mortes

En restant près du feu j'enflamme les glaciers

En partant de ta vie je parjure mes serments

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Lieu privilégié où paissent les corneilles

Accrochés aux ombres des lampions volants

Solidaire du vent dans des cheveux de treille

Pour un vermeil éclat en tout soleil couchant

Lieu privilégié où naissent les corbeilles

Au fond des nids de fleurs s'étale le pétale

Éperdues sous le plomb de tout soleil létal

Naissent les blessures et leur éclat vermeil

Lieu privilégié où crèche la paresse

Au fond du lit de fer s'étale le cheveu

Pareil au ruisseau roux que la lune déverse

Sur le corps enbrassé par tous les amoureux

Lieu privilégié où sèche la jeunesse

Accrochée aux lampions éteints et crevés

Que le vent balade sans aucune noblesse

Sous un soleil couchant qui ressemble à l'été

Lieu privilégié où prêche la caresse

Jetant son dévolu sur l'épine d'un sein

La main moite trône sous le poids de la fesse

Pour ne connaître de la vie que le satin

Lieu privilégié où brille le silence

Entends la corneille fleurir le réveil

De discours volants en reflets vermeils

Quand sous la tombe repose la décadence

Lieu privilégié où blesse le remords

Le cœur solitaire sous la terre promise

Protéger du ciel, de ses ondées, de la bise

Les âmes perdues se couchent sur du bois mort

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Sur le nuage vert s'est posé le ciel vide

Comme une cariatide aux milliers de bras

La forêt se voûte portant le poids du drap

Qui se gonfle encore dans un souffle livide

En soi s'est installée la peur de l'orphelin

Comme punition à vivre la solitude

Cette retraite profonde sans lendemain

Qui finit par nous faire aimer la servitude

Ce qui semblait lointain est à portée de tir

Et ce nuage vert serait bientôt fumée ?

Le chant de l'oiseau ne serait que souvenir ?

La guerre menace quand tremblent les armées

Ainsi je sens le froid glacial de l'oural

Passer en mon être comme autant de murmures

Des mots dont je ne peux connaître la nature

Des mots pour soulager le cœur d'un animal

Dans son terrier cossu bien à l'abri des bombes

"Allez mourir pour que je glorifie vos tombes !"

Chante le mercenaire oligarque roublard

Qui brille dans les marchés financiers de l'art

Que le ciel semble pâle, ton visage aussi

Le sourire grave des grâces bizantines

La lèvre mouillée se referme sur la nuit

Russie ! Au nom des guerres sans gloire tzarines

Ne donne pas de vies au nouveau Raspoutine !

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Rayon de lune

Transperce moi le corps jusqu'au cœur

Et fais moi croire que c'est le seul chemin du bonheur

Je ne veux plus entendre la respiration de la peur

Elle couvre le chant des oiseaux

Tu n'es pas un rayon de lune

Et pourtant tu m'a transpercé le corps

... Jusqu'au coeur

Et fait peur aux oiseaux !

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