Prologue

4 minutes de lecture

New York, États-Unis, cinq ans plus tôt.

Je me rappellerais toujours ce jour-là, celui où tout a basculé, où le monde que nous connaissions a sombré dans le chaos.

C'était un matin ensoleillé, ce qui était assez rare car à New York, il faisait souvent plus gris qu'autre chose. Comme tous les jours, je me suis encore réveillé à la bourre, j'allais sans doute être une fois de plus en retard en cours.

Je ne sais pas pourquoi j'ai toujours été incapable d'être à l'heure quand il s'agissait de l'école, malgré toute la bonne volonté dont je pouvais faire preuve. Cette journée ne fit pas exception à la règle.

Je me prépare en quatrième vitesse et, sans prendre le temps de dire au revoir à ma famille, je file jusqu'à mon nouveau lycée. Si j'avais su ce qui allait arriver, je ne serais pas parti, je serais resté avec eux pour essayer de les protéger. Pour les sauver.

J'étais sorti de chez moi, avec cette drôle de sensation qui me tordait le ventre. J'avais l'impression très ancrée que quelque chose n'allait pas, qu'il y avait un problème. Je le sentais au plus profond de mon être. Si seulement je n'avais rien ressenti, peut-être que cela ne serait jamais arrivé.

Tout a commencé par un violent tremblement de terre, nous avons paniqué : lycéens, professeurs, nous mettant à crier. Puis tout s'est arrêté, aussi vite que c'était apparu.

La terre s'est mise à bouger et à gronder de plus en plus fort. Cela m'a semblé durer des heures.

Lorsqu'enfin le calme semblait être revenu, chacun de nous s'est lentement redressé et je me suis avancé devant la fenêtre.

Ce que j'ai vu m'a figé sur place. Notre établissement était littéralement coupé en deux, une immense fissure séparait le sol.

J'ai regardé à droite, puis à gauche. La faille continuait son chemin dans les deux directions. Ce n'est que plus tard que j'ai appris qu'elle traversait la Terre.

Nous avons attendu de longues minutes afin d'être sûrs qu'il ne subsistait aucun danger. Puis nous sommes sortis de notre classe pour nous diriger dans la cour du lycée afin de mieux approcher cette étrange plaie qui barrait le sol.

Une odeur pestilentielle s'en échappait, dans l'air glacé, aussi froid et sombre que la Mort.

Soudain, quelque chose a jailli de la fissure et nous nous sommes tous reculés. Cet être n'était définitivement pas humain. Il était fait de ténèbres et de néant pur. Son corps semblait inconsistant et glacial. Tout était noir chez lui : des oreilles pointues, des crocs acérés et des griffes tranchantes. Il émanait une aura de danger et de peur : un prédateur. Rien que le fait de le voir me donner la chair de poule, mais le plus effrayant restait ses yeux qui étaient d'un rouge sombre, profond, et semblaient scruter les tréfonds de mon âme. Je pouvais aussi y voir une faim dévorante et une cruauté sans égale.

L'un des élèves s'était approché de cette entité pendant que d'autres créatures sortaient de la faille. Il lui a demandé qui elle était, ce qu'elle faisait ici.

J'avais envie de courir vers mon camarade et de le faire reculer, cette chose allait le manger, j'en étais persuadé ! Il fallait qu'il s'éloigne !

Cependant, je n'ai pas eu le temps de dire quoi que ce soit, car lorsqu'il a tendu la main pour la toucher, la créature l'a attrapé avec une vitesse ahurissante avant d'ouvrir sa mâchoire et de lui mordre violemment le visage.

Nous nous sommes mis à hurler de peur, tandis que mon copain était aspiré par la créature, et semblait se fondre dans son corps. De plus, il criait, visiblement encore vivant.

Plus il se retrouvait entremêlé dans le néant du corps de la créature, plus il continuait de hurler pendant que sa chair, ses os et tout le reste se faisaient ronger par quelque chose d'invisible qui se trouvait à l'intérieur du monstre. Finalement il ne resta plus rien de lui. Cependant quelque chose émergea du dos du monstre, une nouvelle créature, notre camarade venait de se transformer en l'une d'elles !!!

Il se tourna lentement vers nous et c'est là que j'ai compris qu'il était bel et bien mort, mais revenu à la vie dans la peau d'un de ces « choses » !

Après ce moment surréaliste, ce fut le chaos partout, pas seulement dans notre ville, mais sur la Terre toute entière, la faille coupant notre belle planète en deux. Les monstres se mirent à attaquer les gens sans relâche, tuant ainsi les trois quarts de la population mondiale.

Ce génocide dura des mois. Notre armée a essayé comme elle pouvait de les arrêter mais ces entités étant déjà mortes, elles se retrouvaient donc invulnérables. De plus, le climat se dérégla complètement, les canicules suivaient les violentes tempêtes de neige sans aucune raison. Beaucoup d'animaux, de plantes et de ressources périrent ou se transformèrent à cause de l'aura putride des montres et de la faille, devenant ainsi toxiques ou très dangereux pour nous. C'est pour cette raison que ma famille trouva la mort, notre nourriture ayant été contaminée par eux.

***

L'Humanité était sur le point de rendre son dernier soupir. Mais un espoir inattendu arriva. En effet, un jour un grand portail s'ouvrit dans le ciel et de cette percée émergèrent nos sauveurs : les Undrental.

Ils sont venus avec leur magie et leur technologie et ont réussi à rétablir un ordre fragile, transformant les humains qui le voulaient en Waas, faisant ainsi des nous des Gardiens.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Samildanach ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0